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La Chine et l’Europe

Mes chers amis,

J’aimerais avec vous revenir sur un point qui fut soulevé lors de la dernière convention nationale.  Lors de la première table ronde , alors que d’imminents spécialistes ont pris la parole pour s’exprimer et s’opposer sur leurs visions et leurs idéaux économiques, un homme dans l’assemblée s’est interrogé. Il a pris la parole et, j’ai cru comprendre, fort d’un constat personnel, a soulevé l’épineux problème de la chine.

Comment rivaliser avec une telle force économique? Que faire contre une main d’œuvre si grande… et si docile?


Si ma mémoire est bonne, notre compagnon, chef d’entreprise, avouait se trouver dans une impasse lorsqu’une telle puissance est à même de produire, mais surtout de revendre, des vélos à cent euros et des scooters à mille.

Je suis étonné que cela étonne!  Il ya de cela cinq ans à peu près, je commençais mes études, en Chine justement. Au cœur de Shanghai, vitrine de la puissance économique d’un communisme remanié, image du tournant des années 90, reflet de tous les paradoxes. Toujours est-il, qu’il ya cinq ans, je me demandais déjà comment tous ces mingong (les travailleurs de la campagne immigrés en ville) pouvaient aux vues de leurs faibles salaires, s’offrir vélos et scooters. Croyez moi chers amis, j’en vite compris la raison poussant mon chariot dans le premier supermarché venu. Les prix de tels engins battaient déjà toute concurrence. Mais l’Europe ne voulait rien en savoir, et les médias préféraient marteler le français de reportages vantards et admiratifs!

Pourtant je ne saurais sous-estimer les autorités de l’époque ni celles d’aujourd’hui, notre gouvernement n’est pas dupe! Il voit dans cette concurrence déloyale un palliatif à nos bas salaires. Maintenant que la chine exporte comme nul autre dans le monde, le gouvernement peut aisément calmer nos ardeurs à coups de téléviseurs bon marché et de sacs à main à prix mini. Oui, je vous le dis, il s’agit bien de concurrence déloyal, et ce, à plusieurs niveaux.

Alors que l’Union Européenne contraint certaines de nos entreprises à ne surtout pas baisser leurs prix pour laisser entrer la concurrence sur le territoire national et ainsi soi-disant offrir au consommateur que nous sommes un plus large choix, elle laisse la Chine se livrer à des pratiques hors la loi. Faisant ainsi fi de toutes les conventions et autres traités que ce continent à pu signer, la terre du milieu inonde nos marchés en favorisant la vente à perte et l’exploitation humaine. Loin des discours de campagne, cette position est à l’opposée de la politique économique dont la France se targue, à mille lieux de l’Etat gendarme nous ayant – soit disant – sauvé de la crise.

Pire encore, notre cher gouvernement ose aujourd’hui fermer les yeux sur une économie souterraine proliférant à quelques stations de l’Elysée. Pour reprendre une expression qui n’est pas la mienne, la capitale masque un  véritable commerce de sous-mains, accouchant d’une rue Voltaire où l’on peut aisément se procurer “un pull au prix d’un kilo de patates” !

Nous ne pouvons accepter une telle exploitation de la vie humaine, pas plus au sein de la capitale qu’à seize mille kilomètres. La Chine ne doit pas devenir un exemple, quand bien même serait-elle première puissance mondiale.

Sébastien Golfier

DLJ 35

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2 responses to “La Chine et l’Europe”

  1. [...] Ce billet était mentionné sur Twitter par Debout Les Jeunes !. Debout Les Jeunes ! a dit: La Chine et l’Europe http://goo.gl/fb/rBXI1 [...]

  2. L’intervenant était Serge Rader, militant DLR et pharmacien. Vous pouvez d’ailleurs retrouver sur le site de DLR Paris un reportage où il est interrogé sur le pouvoir des entreprises pharmaceutiques (je vous le conseille vivement si vous n’en avez pas encore pris connaissance: http://75.d-l-r.fr/?q=node/84 ).

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