Pourquoi mon engagement au sein de Debout la République ?
L’engagement en politique a de nombreuses sources et on y trouve toutes sortes de raisons diverses et variées: besoin de reconnaissance sociale, tradition familiale, carriérisme ou existence de convictions profondes et sincères chez un individu. Nul doute que cette dernière espèce est la plus rare, à notre grand regret, démontrant le malaise croissant dans la société française entre la chose publique et les citoyens.
Pas un seul jour ne passe, pas un seul événement ne se déroule sans que l’on constate la césure grandissante entre ceux-ci et leur personnel politique. Si ce désamour n’est encore pas la règle au niveau local où le maire reste l’élu remportant les suffrages dans tous les sens du terme, au niveau national le divorce est depuis longtemps consommé entre les Français et leurs élites.
Les raisons sont multiples et il serait vain de les exposer en quelques lignes. Tout du moins peut-on constater un étiolement, pour ne pas dire une disparition du clivage gauche / droite à l’instar de ce qu’affirmait il y a 20 ans déjà René Rémond un de nos plus illustres politologues français. Ce clivage totalement putatif ne semble exister aujourd’hui seulement que dans les petits cercles médiatiques feignant d’y voir ainsi le fil conducteur de toute action politique afin d’en faire les choux gras dans leurs éditoriaux, bien loin des préoccupations quotidiennes des Français.
Nos compatriotes ne s’y trompent toutefois pas et décèlent à ce petit jeu toutes les ficelles qu’on voudrait bien leur cacher pour mieux les tromper.
Il suffit pour s’en convaincre d’observer l’empressement avec lequel les deux principaux partis politiques français UMP et PS ont voté main dans la main un traité que les Français avaient rejeté trois années auparavant, en compagnie des Verts et du Modem, si prompts à jouer au chat et à la souris au plan national mais alliés providentiels au niveau européen.
Après un tel épisode, comment pourrait-on avoir encore envie de s’investir dans la vie publique et avoir confiance en des gens censés nous représenter en vue de satisfaire l’intérêt général ?
Devant ce recul de la démocratie, il n’est donc pas surprenant de voir nos concitoyens se réfugier dans l’abstention massive au regard de la pauvreté du paysage politique français gangréné par des partis qui disent noir à Paris et blanc à Bruxelles dans le silence général et complice des grands médias nationaux La surprise est plutôt la grande patience des Français à l’encontre de leurs dirigeants mais nul ne peut prédire combien de temps le fil va encore tenir.
Destruction des services publics, perte des acquis sociaux et déclin continu de la France ne sont pourtant pas une fatalité à laquelle nous devrions nous abandonner au nom d’une sacro-sainte compétition économique qui ne profite seulement qu’à une petite minorité de gouvernants euro-mondialistes jonglant avec l’argent du contribuable pour sauver un système à l’agonie et engendrant de la misère sociale et un désastre écologique sans précédent au risque de détruire définitivement ce qui fait le ciment de notre pays depuis des siècles.
Nous pourrions, il est vrai, rester tranquillement chez nous bien au chaud en attendant des jours meilleurs mais comment expliquerions-nous à nos enfants plus tard nos attitudes passives? Pouvons-nous rester de simples spectateurs de notre déclin ou est-il de notre devoir de faire en sorte que les choses s’améliorent ?
Le malaise est profond et ne peut pas se régler par quelques mesurettes comme cela a été si souvent le cas depuis des décennies. Cela dit, tout reste à faire et on ne peut appréhender les problèmes de demain avec les politiques d’hier qui démontrent chaque jour davantage leurs limites. Les Français réclament une autre politique, plus juste, et sont bien conscients que la réponse à leurs problèmes ne peut pas se trouver sous le sabot d’un cheval, fut-il bruxellois, par quelques poignées de technocrates non élus dont l’excès de zèle et l’inanité n’est plus à démontrer. La France a depuis de trop nombreuses années eu peur de prendre son destin en main, raison qui peut expliquer quelque part son marasme actuel. La politique du journal télévisé ayant pris le pas sur la vision à long terme, le dessein d’une vision partagée semble appartenir à une période révolue. Est-cela que nous voulons pour notre pays ? Sommes-nous moins compétents que par le passé pour décider en toute indépendance de notre futur et de celui de nos enfants ?
La réponse est évidemment négative. Nous avons toutes les cartes entre nos mains, ne laissons personne d’autre les jouer à notre place.
Pour ces différentes raisons, j’ai décidé de rejoindre Debout la République et Nicolas Dupont-Aignan afin de mener cette lutte qui sera difficile, éprouvante, pouvant nous faire passer quelquefois par des moments de doutes mais qui n’en est que plus noble puisque porteuse d’une cause juste. Les événements récents prouvent, si besoin en était, que notre combat est plus que jamais d’actualité et peut être une formidable source d’espoir à condition de s’en donner les moyens.
Nicolas Thivet
Etudiant en droit
[...] Ce billet était mentionné sur Twitter par Debout Les Jeunes !. Debout Les Jeunes ! a dit: Pourquoi mon engagement au sein de Debout la République ? http://goo.gl/fb/xHHt4 [...]