Soutenons notre Poste 100% publique

La crise n’aura pas eu raison de la modification du statut de La Poste. Les dérives du capitalisme, l’ultra- libéralisme à outrance et les abus de la finance mondiale n’auront pas entamé le moral de nos dirigeants à commencer par Nicolas Sarkozy qui souhaite toujours coûte que coûte se débarrasser des derniers services publics français. Après France télécom, EDF-GDF, les autoroutes, c’est au tour de la Poste de subir les ravages de la dérèglementation et de la privatisation. Si rien ne bouge, la SNCF devrait connaitre le même sort dans les années qui viennent.
Toute la panoplie d’effets d’annonces, de désinformations et de mensonges est prête pour permettre aux citoyens d’accepter sans broncher la disparition de leur service public. On préfère ainsi mettre en avant les désagréments engendrés par les grèves des postiers, dans le but d’opposer un peu plus les citoyens entre eux, plutôt que d’expliquer les véritables enjeux de la privatisation de notre service postal. Car il est clair que les répercussions du changement de statut de la Poste vont toucher au plus près les français et particulièrement les plus démunis.
L’Union Européenne contre le service public.
L’Union Européenne s’est attaquée au marché postal dès les années 80. Imposant la fin des monopoles publics nationaux, elle a contraint chaque Etat à se désengager progressivement du capital des entreprises publiques puis à ouvert par étapes le marché postal à la concurrence.
Les grandes étapes du démantèlement du service public de la Poste :
1997 – 1e directive (97/67/CE) : Ouverture à la concurrence à partir du 1 janvier 1999 des envois dont le poids est égal ou supérieur à 350 grammes.
2002 – 2e directive (2002/39/CE) : Libéralisation des envois de 100 grammes et plus au 1 janvier 2003 puis ceux de 50 grammes et plus au 1 janvier 2006. La directive prévoit également l’ouverture totale du marché au 1 janvier 2009.
2008 – 3e directive (2008/6/CE) : Les fortes réticences et les mobilisations contre la directive de 2002 ont contraint la commission à reculer l’échéance d’une libéralisation totale du marché au 1 janvier 2011.
L’ouverture du marché à partir de 1999 a entrainé un déséquilibre dans le système de péréquation financière de la Poste. Comme pour la plupart des services publics en France, la Poste finance ses secteurs déficitaires avec l’argent de ses activités rentables.
En effet, le service de distribution de courriers inférieurs à 50 grammes, très coûteux car il demande énormément de moyens matériels et humains, est financé par l’activité de distribution des lettres et colis de plus de 50 grammes qui est beaucoup plus rentable.
Ce système de péréquation avait jusqu’à maintenant permis à la Poste de financer sans perte ses activités déficitaires tout en préservant sa mission de service public. L’ouverture à la concurrence des activités postales les plus rentables (envois de plus de 50 grammes) a donc ponctionné une partie des ressources que la Poste utilisait pour maintenir son équilibre financier.
La fin du service public postal.
L’ouverture du marché à la concurrence et la privatisation de la Poste vont ainsi entrainer une dégradation puis une disparition du service public dans les communes rurales en particulier. Beaucoup de maires se battent aujourd’hui pour garder leur bureau de Poste. Malheureusement tout porte à croire que la fin du monopole public va engendrer une désertion du service postal en zone rural et une surreprésentation néfaste dans les zones urbaines. Des déséquilibres tarifaires apparaitront et les personnes en milieu rural devront payer plus cher pour être desservies ou devront se déplacer dans des centres de dépôt pour aller chercher leur courrier. Les pays européens qui ont libéralisés leur service postal se trouvent actuellement dans cette situation.
Pour autant les choses ne sont pas figées et une mobilisation des citoyens pour défendre leur service public est possible. Il est donc de notre devoir de protester contre le changement de statut de la Poste et de lutter contre la privatisation rampante de l’ensemble de nos services publics. VB-dljhn
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Je vous trouve généreux de créer un site pour soutenir un Candidat potentiel dans une telle conjoncture démagogique.
Si vous lancez une new-letter, je serai intéressé pour être informé de vos articles et initiatives comme je reçois celle actuelle de DLR…
Je ne suis pas du tout de votre génération par l’âge cellulaire mais vous soutiens de ce type d’initiative à priori Carpediem en vous en souhaitant bien des résultats car la France en a besoin !
La France n’est pas dupe de la diversion de Sarko en ce moment en balançant un élan sur le cancer pour faire écran sur la grippe porcine et que l’identité nationale pour dissimuler les vraies nécessités de la Citoyenneté nationale. Justice sociale, égalité sociale, Liberté totale et non empreinte de ce vaccin appelé démocratie…
Bien vers vous, L.Messager
J’aime bien le texte
On peut rapprocher cette haine du blanc au mythe de l’âge d’or. L’Homme blanc est la civilisation, il représente l’âge de fer, et l’homme noir, qui a su rester sauvage représente un idéal celui de l’age d’or. L’Homme noir dans la conscience raciste collective vit encore en symbiose avec la nature, en communion avec les Dieux. Et le blanc vit en luttes perpetuelle détruisant son environnement, et n’ayant aucun égards envers les dieux.
Evidemment c’est faux, il n’existe aujourd’hui aucune differences culturelle majeure entre les hommes. Les codes sociauxx sont désormais universels : un sourire aura la même signification de Paris à Bombay.
Dans les faits, l’homme blanc d’hier, c’est le noir ou le jaune d’aujourd’hui. En effet, la civilisation européenne est devenue pacifiste (et non pacifique
) tandis que le reste du monde, lui, est resté tout aussi lucide qu’autrefois (“si tu veux la paix prépare la guerre”).
Si les jaunes n’ont pas le même traitement de faveur que le noir, c’est parce que le jaune est historiquement, tout aussi dominateur que le blanc.
L’Arabe lui aussi, en toute logique devrait être au même régime que ses cousins européens ; pour comprendre cette anomalie, il faut se souvenir des “heures les plus sombre de notre histoire” où les peuples arabes furent soumis aux ambitions hégémoniques de la France sur le bassin méditerranéen.
Bonsoir,
D’accord avec vous dans l’ensemble. Il est clair que cette idéologie bobo, très influente dans les milieux médiatiques et culturels, qui eux-mêmes la diffusent amplement, est à combattre farouchement.
J’aurais juste une remarque à faire : dans votre article, vous parlez indistinctement des “bobos” et des “soixante-huitards”. Je pense que ces derniers sont à mettre à part, car à leur époque ils étaient réellement subversifs et savaient vraiment ce qu’était la “culture bourgeoise” qu’ils combattaient puisque leurs parents avaient tenté de la leur inculquer.Par contre, leurs héritiers des générations suivantes (jusqu’aux “bobos” contemporains) ont été élevés au catéchisme bien-pensant et sont eux de véritables conservateurs frileux qui n’acceptent pas la moindre remise en cause de leurs dogmes. La Nation française, les traditions, les grands hommes, tout qu’ils tiennent en horreur ils n’en connaissent rien sauf de douteuses caricatures (le beauf, le réac’ grognon, Pétain, Le Pen, etc..).
Leurs précurseurs soixante-huitards étaient conscients d’éxagérer et de tenir des discours très violents et mensongers histoire de discréditer complètement les élites et les croyances dominantes de l’époque (méthode classique qu’ils n’ont pas inventé). Les bobos, eux, croient vraiment aux conneries qu’ils racontent.
Il a lu dans mon esprit ou quoi?
Texte magnifique, rien à changer.