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Débat sur l’identité nationale : la censure est en marche !

EricBesson

Si modérer un site est une démarche classique, en revanche, exclure toute idée qui ne va pas dans le sens de l’idéologie dominante, c’est parfaitement scandaleux, surtout lorsqu’un site se veut un espace de débat !

Ainsi les exemples se multiplient tous azimuts ! Par exemple, hier midi, les journalistes de  l’émission « l’Edition Spéciale de Canal + » ont expliqué que des commentaires qu’ils ont écrits tel « L’identité nationale, c’est liberté, égalité, fraternité et pas le népotisme à la Sarkozy » n’ont pas été mis en ligne !

De même, on peut lire sur le site « rue89.com » que d’autres commentaires plus « droitdelhommistes » et européistes ont été censurés. En substance, ces internautes expliquaient qu’il n’était plus besoin de parler de nation à l’heure de l’Europe et que l’identité française, c’est avant tout respecter les étrangers qui se trouvent  sur notre territoire.

Il va sans dire qu’il doit en être de même de ce blocage systématique pour des commentaires qui, à l’inverse, seront jugés anti-immigrationnistes ou nationalistes, simplement parce que leurs auteurs défendent le modèle d’assimilation à la française.

Quel est l’intérêt si ce site ne se veut qu’un outil de propagande à la gloire de Nicolas Sarkozy, mais plus certainement encore une vitrine pour véhiculer le modèle de société que veut le président de la République ?

En effet, cette majorité lance des ballons d’essai pour voir si ses projets pour la France rentrent dans l’opinion publique. C’est par exemple le cas avec Jean-François Copé et  son club Génération France qui débat inlassablement autour de l’idée de discrimination positive.

Alors, ne nous y trompons pas, à l’inverse de ce que croit une grande majorité de la gauche, une fois encore à côté de la plaque, ce débat sur l’identité nationale n’est pas une tribune offerte au repli identitaire, au nationalisme d’antan pour ramener dans l’escarcelle UMP les électeurs frontistes.

Au contraire, si l’on écoute attentivement les propos d’Eric Besson, il s’agit de savoir où en  est la France aujourd’hui, comment doit-elle mieux s’adapter à la mondialisation, à l’intégration européenne, et à la diversité sa population  de plus en plus métissée.

Donc, loin de se faire le chantre d’un patriotisme cocardier voire exacerbé, ce débat sur l’identité nationale, encadré et censuré par l’Etat, est là pour constater où en sont les Français dans leur acceptation du remplacement de leur modèle par un modèle sociétal à l’anglo-saxonne où se mêlent communautarisme, retour du religieux, quotas ethniques mais sous couverts d’expressions séduisantes : «  laïcité et discrimination positives ».

Anthony Mitrano

Debout Les Jeunes des Alpes-Maritimes

http://jeunes.dlr06.org/

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5 responses to “Débat sur l’identité nationale : la censure est en marche !”

  1. Pierre Mathorel dit :

    Cette nouvelle n’est pas une surprise car le gouvernement sait parfaitement utiliser les médias d’Etat qu’il contrôle.

    Deux preuves avec le traitement de DLR qui est très largement sous médiatiser par rapport à son importance politique dans le pays, et la manière dont NDA est présenté comme un simple allié de Dominique de Villepin.

  2. LeParia dit :

    Pierre.
    “le traitement de DLR qui est très largement sous médiatiser par rapport à son importance politique dans le pays”

    Par rapport à notre importance politique dans le pays, je trouve qu’on a une assez bonne couverture.
    Je ne sais pas, voit on Boutin ou Borloo à la TV aussi souvent que Dupont-Aignan ?
    Nous avons le même nombre d’invitation que le PCF, c’est pas mal.

    Par contre lors des campagnes… Tous les partis ont une vitrine télévisuelle, sauf DLR !
    Les débats rassemble toujours les même: PCF, NPA, PS, UMP, MPF et FN. Alors que nous, contrairement au NPA, nous avons des députés !!

  3. David Jourdes dit :

    Pour en revenir à la censure observée sur le site officiel elle est réelle … Cette campagne est de l’intox !

    Je pense que Nicolas Sarkozy sait très bien qu’il sombre et que se faisant il cherche à re-mobiliser les patriotes, les gaullistes autour de sa personne et de ses volontés politiques.

    Nous devons cependant bien comprendre (et je fus un fervent défenseur de l’UMP avant la constitution du premier gouvernement Sarkozy) que c’est un piège et que nous devons, plus que jamais, maintenir les rangs serrés !

    Dans tous les cas l’ouverture ne va pas lui apporter les voix de gauche (je ne suis même pas certain que Monsieur Besson vote pour lui) et notre force politique ne doit pas se porter sur ses candidats et listes pour les régionales ! De plus mars 2010 est encore loin et nous pouvons créer, dès aujourd’hui, les conditions de sa perte électorale pour la défense de nos valeurs mais aussi pour l’honneur de la France !

  4. Martin Joël dit :

    Le texte qui suit a été totalement censuré trois fois, puis publié tronqué aux trois-quarts, le premier quart étant publié en deux fois.
    C’est la censure-saucissonnage.
    Je continue régulièrement (au moins déjà 20 fois) de poster le texte dans son entier, en changeant de pseudo, mais toujours le couperet.
    Voici ce texte hautement subversif comme on pourra en juger (je vous laisse deviner à quel endroit est tombé le couperet) :

    Pour moi, être Français, c’est se sentir solidaire des valeurs trop longtemps étouffées d’égalité, de liberté et de fraternité, valeurs toujours menacées si l’on n’y prend pas garde. En particulier, ma liberté d’expression vient d’être malmenée par la censure d’une grande partie de mes propos.
    La France que j’aime, c’est celle issue du siècle des lumières. Celle de l’abolition de la torture. Celle de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Celle de l’abolition de la peine de mort. Celle de la solidarité, qu’il est de bon ton dans certains milieux de rebaptiser « assistanat ».
    La France que je ne souhaite pas, ce serait celle de l’inégalité, du favoritisme, du fait du Prince, du grignotage des pouvoirs législatifs et judiciaires, la France confisquée par un clan, la France république bananière. La France où l’on se fait censurer. La France où Mouloud a moins de chance de trouver un emploi que Jean même s’il a plus de diplômes. Cette France-là, n’est pas la France que j’aimerais. Heureusement, cette France-là n’existe pas, cela se saurait…
    La France dont je rêve, c’est celle du droit d’asile, celle de l’égalité devant la loi, celle de l’humanisme. Celle de l’Abbé Pierre, celle de Debussy, de Jaurès, de Monet, de Pasteur. Mais aussi de Petrucciani, génial pianiste de jazz trop tôt disparu. Mais aussi de Yannick Noah, de Rama Yade, de Marie Ndiaye, prix Goncourt 2009.
    La France dont je rêve, c’est une France harmonieusement intégrée dans l’Europe. C’est une France de la mondialisation positive : celle de la Recherche scientifique.
    C’est la France des bons petits plats, des grands crus, des clochers sans Clochemerle, des longs fleuves tranquilles, des poumons verts préservés des appétits bétonniers.
    Douce France… Celle de nos sillons nourriciers, mais plus jamais abreuvés d’un sang impur. Que ceux qui le souhaitent chantent la Marseillaise dans les cérémonies où l’on honore les morts pour la France et le drapeau français,. Pourvu que ce soit pour entretenir la mémoire, pour « Plus jamais ça ! ».
    Pour la paix.
    Mais chantons aussi Charles Trenet :
    Douce France, cher pays de mon enfance
    Bercée de tendre insouciance
    Je t’ai gardée dans mon cœur
    Mon village, au clocher, aux maisons sages
    Où les enfants de mon âge ont partagé mon bonheur
    Oui je t’aime et je te donne ce poème
    Oui je t’aime, dans la joie ou la douleur

  5. DELMAS dit :

    Je pense que ce débat peut être intéressant et qu’il est un peu nécessaire, mais je regrette que le pouvoir en place censure car ce n’est pas démocratique, chacuns à droit de donners son avis, son opinions et même ses idées sur ce sujet là.

    Bref il faut que la censure s’arrête et que le débat souvre vraiment.

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