You are browsing the archive for Actualité.

C’est parti pour les cantonales

13 juillet 2010

Je tiens tout d’abord à remercier Yannick Lacroix qui met permet de prendre la parole un court instant. Je me présente, je m’appelle Maxime THIEBAUT. Je suis Secrétaire général adjoint chargé de l’accueil et de la formation des nouveaux militants jeunes de Debout-Les-Jeunes, branche jeunes de DLR, ainsi que Délégué départemental Jeunes 71.

Je souhaiterais préciser une chose concernant notre candidat aux cantonales de 2011. Yannick est motivé, Yannick a des convictions affirmés et Yannick est jeune. En effet, du haut de ses 20 ans, il sait marquer la différence. La jeunesse est une qualité, elle ne devrait pas être considérée en politique comme un défaut ! Elle permet un jugement neuf, elle casse avec les préjugés, et confirme que le gaullisme est une « certaine idée de la France » toujours d’actualité.

« Une certaine idée de la France » aujourd’hui bafouée, aujourd’hui piétinée par une politique UMP des privilèges qui va à l’encontre de la volonté nationale. Une volonté violée comme nous le prouve la ratification parlementaire du traité de Lisbonne, texte quasi similaire à celui défendant une Constitution européenne et qui fut rejeté par référendum en 2005.

Cette politique à la botte de l’autocratie bruxelloise depuis déjà de nombreuses années est la cause de la désindustrialisation de notre Etat et de la délocalisation de nos entreprises. Elle n’amène que misère sociale et chômage de masse à un peuple qui se pose des questions au sujet de son avenir et qui aimerait qu’on arrête de lui mentir ! A un peuple qui ne veut pas d’une France maison de retraite ! A un peuple que l’on retrouve à Montceau-les-Mines, comme dans de nombreuses villes françaises, et qui voit ses emplois mourir à petit feu !

Etant chalonnais, je fus choqué de voir Montceau-les-Mines avec tant de vitrines tintes en blanc, tant de commerces fermés, alors qu’il existe un avenir possible pour cette ville et son département.

Je ne vais pas revenir sur la politique locale. Je préfère vous parler de la situation politique et économique, nationale et européenne qui est le cancer contre lequel nous nous battons aujourd’hui. Contrairement à ce que veulent nous le faire croire l’UMPS, car je pense que nous pouvons joindre les deux ensemble, qui nous a mis dans cette situation et nous maintient la tête sous l’eau, il n’est pas nécessaire d’aliéner la Nation française si nous voulons que notre Etat survive. Il n’est pas obligatoire de transférer notre souveraineté à une Europe oligarchique non démocratique si nous voulons faire subsister la France ! Il n’était pas nécessaire de créer une monnaie unique avec des politiques économiques différentes si nous voulons une Europe sans crises comme le défendaient les européistes de 1992. De plus, et nous le savons tous, il est impossible de construire une Europe économique sans une Europe sociale préalablement établie. C’est ainsi que depuis 17 ans nous connaissons le chaos : croissance au point mort, investissements et salaires qui stagnent, délocalisations et déficits publiques en hausses. Alors que c’est une évidence : l’Euro ne marche pas !

Finalement, vers quelle Europe veulent-ils tendre ? Quelle Europe pour demain ?

Alors qu’ils prônent l’indépendance de la France, qu’ils débattent de l’identité nationale, qu’ils commémorent une Nation forte devant la croix de Lorraine ou la tombe du Général de Gaulle, ils tendent sans vouloir nous le dire clairement de peur que les peuples se rebellent, et c’est malheureusement ce qu’il se passera s’ils continuent de persévérer dans cette voie, vers une Europe fédérale ! Et ce, sans le consentement des peuples qui la composent avec des jeunes qui se voient d’avantage citoyens du monde que citoyens européens.

Et puis comment voulez vous une Europe fédérale avec une Allemagne qui refuse à présent tout transfert de souveraineté et qui refusera d’aliéner son système fédéral ? Comment voulez une Europe fédérale sans peuple européen ? Comment voulez vous que l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne ou bien encore la France acceptent de se voir devenir similaires à l’état fédéré de Virginie aux Etats Unis ? Comme le dirait M. Nicolas Dupont-Aignan, « on marche sur la tête » ! Ce qui est certain, c’est que cette Europe sera balayée par l’histoire. Bien sûr en espérant que ce ne soit pas les peuples qui tiennent le manche du balai… Car ce serait alors l’aboutissement d’une tragique catastrophe d’ores et déjà prévue.

Mais alors, quelle Europe propose Debout-La-République ? Quel est le projet de M. Nicolas Dupont-Aignan ?

Alors que la seule défense que l’UMPS possède contre le pragmatisme de M. Nicolas Dupont-Aignan est de le traiter de « populiste », Debout-La-République propose une Europe des coopérations, une Europe confédérale des Nations qui respecte les peuples. C’est cette Europe que défendait le Général de Gaulle, que défendait Philippe Seguin le 5 mai 1992 lors de son discours à l’Assemblée Nationale où il était opposé aux transferts de compétences nécessaires à l’établissement de l’Union économique et monétaire européenne, et celle que défendent aujourd’hui de nombreux économistes tels que M. Jacques Sapir.

Une Europe des coopérations, c’est une Europe avec des projets à 4, 5, 6, 7 ou 8 pays… Pourquoi toujours vouloir tout faire à 27 ? Une Europe des coopérations, c’est Airbus, dont de nombreuses pièces sont malheureusement faites aux USA à cause de l’Euro trop cher… Une Europe des coopérations, ce serait aussi le TGV européen, des universités européennes ou bien encore la voiture électrique de demain. Car rappelons le, cette situation politique et économique fait que nous loupons les plus grands défis scientifiques du 21ème siècle alors que la Chine ou les Etats-Unis ont déjà la tête baissée dans le guidon !

La solution est donc de revenir aux monnaies nationales avec un Euro de réserve monnaie commune pour les banques. La solution est de redonner à la France sa souveraineté nationale pour qu’elle puisse dévaluer sa monnaie et relancer son économie. Ainsi elle permettra à sa croissance de s’accroitre. Mais il faut aussi baisser les charges sociales des PME de 40% à 20% comme en Allemagne… Ainsi nous permettrons à la France de relancer ses régions et ses départements, ainsi nous permettrons la fin du chômage de masse avec le retour du plein-emploi ! Un plein-emploi qui permettrait la création minimum des 500 milles emplois nécessaires pour permettre à notre système actuelle des retraites de fonctionner ! Les jeunes ont besoin de boulot, les jeunes veulent du boulot, et les jeunes telles que Yannick vont se battre pour que cela soit possible !

Les Français sont prêts à l’effort, mais un effort juste et partagé. Un effort qui demanderait aux politiques actuelles d’avouer leurs erreurs ! Mais comment voulez vous qu’ils le fassent alors qu’ils sont les acteurs mêmes de cette crise… C’est pour cela que M. Nicolas Dupont-Aignan a appelé à une nouvelle résistance à la capitulation économique. Une résistance à laquelle nous participons ensemble, avec Yannick Lacroix ! Car le gaullisme, c’est savoir dire non ! Le patriotisme n’est point du nationalisme. Nous aimons notre pays mais nous ne détestons pas celui des autres.

Je vous remercie.

Publier sur Facebook

Du problème des retraites

7 juillet 2010

Si on ne réforme rien, c’est le chaos. Si on ne fait rien, on va à la ruine. Si on ne fait rien avant 2050, c’est 100 milliards de déficit. Ces quasi slogans relayés avec ardeur par les médias ne sont pas sans rappeler leur propagande de 2005 avec le Traité de Lisbonne. Français si vous ne dîtes pas OUI, c’est le chaos !
Et pour cause, dans cette réforme, que je serais plus tenté de qualifier de réformette est très loin de résoudre les problèmes auxquels nous sommes confrontés. Faisant pour l’instant fi de la pénibilité du travail, faisant aussi fi des régimes spéciaux de retraites le gouvernement s’est lancé dans une réforme incomplète. Toutefois, on peut mettre au crédit du gouvernement de n’avoir jamais évoqué le régime par capitalisation pourtant ouvertement  souhaité par des quotidiens comme Le Figaro.
En tout état de cause, le régime par répartition subit une crise de financement, mais aussi une crise politique du fait d’une individualisation de la société. Doit-on pour autant abandonner ce système, instauré il y’ a plus d’un siècle et demi par Bismarck afin d’unifier l’Allemagne? Il favorise la solidarité entre les générations, et donc l’unification – voire la consolidation – d’une nation: l’alsacien cotisant pour le breton, le savoyard cotisant pour le normand. Enfin, il garantit un revenu pour tous les retraités.
Comparons maintenant au régime par capitalisation. Celui-ci mène clairement vers une marchandisation des retraites, lesquelles peuvent se retrouver quasi nulles dès lors que les bourses chutent. Dans un contexte de crise mondiale, ou les marchés boursiers se révèlent très volatiles, on ne peut pas placer toute son épargne au risque de tout perdre. Ainsi la crise asiatique de 1997 a t-elle ruiné des milliers d’épargnants américains…  En outre, quelle sera la réelle valeur des actions si 1 milliard de chinois et d’indiens seraient obligés de placer leur épargne en bourse ? Déjà bien peu représentatifs de la réalité économique, les marchés boursiers en seraient complètement déconnectés ! Ce faisant, le régime de retraite par capitalisation n’est absolument pas une réponse crédible à la crise du régime des retraites, mieux: elle est détestable.
Mais alors comment pouvons nous expliquer cette quasi faillite du système par répartition? Évidemment, on a toujours l’argument démographique: moins d’actifs pour plus d’inactifs. De telle sorte qu’en 2050, il n’y aura plus que 2 actifs pour financer une retraite. Y a t-il une autre explication ? Fort peu suspecte de bolchévisme, la Commission européenne nous dit que la part des salaires dans l’ensemble de l’économie française est passée de 66,5 % en 1982 à 57,2 % en 2006, soit une baisse de 9,3 points de PIB. Or, notre système, basé sur des cotisations sociales adossées au travail ne peut plus tenir du fait d’un partage de valeur ajoutée de plus en plus en défaveur du travail. Par ailleurs, nous pouvons en déduire 2 autres choses: d’une part, la retraite à 60 ans, était rendue possible par un taux de cotisation et une démographie favorable, et d’autre part, celle-ci relevait indiscutablement d’une mesure dite de “justice sociale” par Pierre Mauroy, Premier ministre de l’époque. Elle l’était à mon sens, uniquement dans la mesure ou elle concernait la génération touchée par la Seconde Guerre mondiale. Mais depuis lors, il est évident que l’âge légal de départ à la retraite doit être repoussé. De la même manière, les régimes spéciaux doivent clairement être abrogés. Par soucis d’égalité, le public doit avoir le même régime que le privé, surtout lorsque l’on sait le nombre d’avantage supplémentaire qu’ils ont: sécurité de l’emploi notamment.
Aussi, Xavier Bertrand nous explique doctement qu’il ne faut pas taxer ou baisser les pensions des retraités pour la bonne et simple raison que “ce sont eux qui consomment”. La consommation étant notre moteur actuellement, il convient de ne pas augmenter l’impôt. Or, c’est une erreur de diagnostic manifeste. Les “vieux” sont ceux qui par définition ont accumulé toute leur vie. Ceux là même qui sont parti à la retraite à 60 ans, qui ont connu la croissance incroyable des 30 Glorieuses. Les taxer à coup de CSG reviendrait à les faire payer eux aussi, ce serait une mesure juste. N’oublions pas les “vieux” ne consomment pas tout, ils se constituent souvent une épargne que les jeunes entrant dans la vie active n’ont souvent pas. En faisant participer les “vieux”, nous pourrions rendre du pouvoir d’achat au ménages actifs. Mais pourquoi le gouvernement ne le fait t-il pas ? Clairement parce que ce sont ces mêmes “vieux” qui ont participé au succès de Nicolas Sarkozy en 2007. En conséquence, le gouvernement trouve de fausses bonnes excuses pour exclure ces mêmes vieux de tout effort. Bruno Palier, chercheur au CNRS, appelle ça l’égoïsme des baby-bommers. Et on ne saurait lui donner tort. Enfin, outre la langue de bois de X.Bertrand, il y a aussi – et il convient de le souligner -, les mensonges de la publicité du gouvernement concernant les retraites. D’une part, elles ont couté 8 millions au contribuable, et d’autre part elle ne dit pas la vérité. Que nous dit-elle ? En 2018, le système sera en équilibre. Toutefois, ce que la pub ne dit pas, c’est qu’il sera en équilibre si et seulement si le pays est en situation de plein emploi. Autrement dit, en dessous de 5%… Cette prévision est assez cynique, surtout quand on sait que le mal français, c’est le chômage de masse contre lequel François Mitterand déclarait “avoir tout essayé pour le combattre”.
Dès lors, comment faire pour pérenniser le système ? Les démagogues socialistes – si l’on m’autorise ce pléonasme – disent qu’il faut taxer le capital. Toutefois, ce serait faire une grave entorse à la sacro-sainte libre circulation des capitaux: pierre angulaire de la “construction européenne”. Ainsi, quelle serait la réaction de la Commission de Bruxelles lorsqu’elle apprendrait que les gouvernement français souhaite taxer le capital ? On se souvient du triste épisode de Renault ou, malgré la volonté de Sarkozy, Bruxelles a immédiatement crié au scandale protectionniste. De plus, de quel capital s’agit t-il ? Des plus-values boursières ? Des transactions bancaires ? De l’épargne ? Bref, taxer le capital, mais quel capital ? Taxer les riches, oui mais à partir de combien sommes-nous riches ? A bien des égards, il manque ici une définition claire des termes employés. En tout état de cause, taxer les plus-values boursière, c’est se tirer une balle dans le pieds. La place de Paris étant déjà bien moins “compétitive” que celle de Londres, taxer ses transactions ferait fuir les investisseurs, ces derniers allant au plus rentable.
Il nous reste une donc une solution: la croissance. Souvent créatrice d’emplois, de consommation et donc, de revenus pour les caisses des divers organismes de l’État, elle est la clé de voûte du retour à l’équilibre tout aussi bien sur le financement de nos retraites. Néanmoins, voilà qu’une vague de rigueur s’abat sur l’Europe. Ainsi, il ne faudra compter sur les ménages pour consommer, ceci vont se tourner vers une épargne de précaution, peut propice à un retour à la croissance, à l’emploi, et donc à une augmentation des cotisations des retraites… Nous pourrions toutefois utiliser le levier monétaire. Mais non: nous n’avons plus la maîtrise de notre monnaie, et, étant (encore) sur-évaluée, elle ne permet pas de dégager de forts excédents commerciaux qui pourraient créer la aussi de l’emploi sur le territoire national.
Outre les problèmes économiques et démographiques, la réforme des retraites pose à mon sens un problème  philosophique. Pendant des années, les Hommes ont été contraints à des journées de travail inhumaines. Inutile de réécrire Germinal de Zola, mais dans ce cas, l’Homme a réussi à accroître sa productivité. Dit autrement,  nous produisons plus, et plus vite. A fortiori en France où notre productivité est l’une des plus élevée au monde. Sans forcément dire que je sois d’accord avec cet argument, force est de constater que c’est une problématique importante, et qu’il convient de ne pas l’écarter d’un revers de main: sommes-nous condamnés à travailler plus longtemps, alors que nous produisons mieux, et plus vite ?
Stanislas Korst
Publier sur Facebook

Halte à la violence gratuite

5 juillet 2010

Depuis son élection en mars 2008, le maire de la ville de Salomé, monsieur Amielh, commune située au sud-est de Lille, subit des violences indignes qui expriment une haine envers la République et ses représentants élus. Le maire de cette commune de 3000 habitants a subi différentes attaques indirectes puis directes de la part des bandes de jeunes qui demeurent impunis malgré les forts soupçons qui pèsent sur eux. Ces individus ont commencé par empoisonner les animaux du maire (son âne et ses chiens), puis ont commis deux cambriolages, un vol de voiture et ont ce week-end provoqué un incendie sur les jeux pour enfants disposés dans le jardin de monsieur Amielh, incendie qui d’après les premières expertises aurait pu se propager rapidement à la demeure de la victime. En sus, les délinquants responsables de ces actes ont également agressé physiquement l’adjoint du maire après les élections de mars 2008.

Cette escalade de violences et de menaces a commencé suite aux élections municipales de mars 2008 remportées par monsieur Amielh. Celui-ci avait insisté lors de sa campagne sur sa volonté de lutter contre la délinquance dans sa ville ( pour partie issue de bandes de quartiers sensibles de la ville de Roubaix, voisine de la ville de Salomé) en ciblant le trafic de drogue et les comportements violents. Suite à son élection, le maire de Salomé a commencé à s’attaquer à ces problèmes, ce qui a suscité ces réponses vives de la part des délinquants.

Il est important que Debout La République et Debout Les Jeunes Nord – Pas-de-Calais expriment leur soutien à monsieur Amielh dont le courage et les efforts doivent être salués. Ces réactions violentes des bandes visées par le combat juste du maire de Salomé n’ont rien de surprenant. La démission de l’Etat ainsi que celle des élus locaux depuis quelques décennies face aux violences, aux communautarismes et face à la dictature d’individus indignes de la citoyenneté française est la principale raison de ce sentiment d’impunité des auteurs de ces actes audieux.

Dans le but de mettre fin à ces troubles, de rétablir l’autorité républicaine ainsi que pour garantir la sécurité et la liberté des citoyens français, Debout Les Jeunes Nord – Pas-de-Calais apporte tout son soutien à monsieur Amielh et les candidats de Debout La République aux prochaines élections aux Conseils Généraux de la région auront le courage d’agir pour le bien commun quelle que soit leur étiquette politique.

Rémi Bergermoton311

Coordinateur DLJ Nord – Pas-de-Calais

Délégué départemental jeune

Publier sur Facebook

Cantonales : Nicolas Chevalier-Roch se lance !

30 juin 2010

Lors de la conférence de presse qu’il a organisée ce mercredi 30 juin, Nicolas Chevalier-Roch, responsable DLJ Alsace, a officiellement annoncé sa candidature pour les élections cantonales de mars prochain, sur le canton de Sierentz (Haut-Rhin).

En terminale S l’an prochain, il sera sans doute l’un des plus jeunes candidats de France, puisqu’au moment du scrutin, il n’aura que 18 ans et sept mois.

Vous pourrez suivre sa campagne au quotidien, sur son blog : http://nicolas.chevalier-roch.over-blog.fr/.

Je vous invite également à adhérer à sa page facebook : http://www.facebook.com/#!/pages/NCR-2011/127997610557975?ref=ts

Publier sur Facebook

Transport pour le 2ème Congrès de DLR

28 juin 2010
21 novembre 2010
6:00au10:00

Date : 21 novembre 2010.

Départ à Dôle (39) vers 6 heures (horaire à confirmer).

Prix : 15 € aller/retour tout compris.

Possibilité de prendre le bus aux sorties de l’A39 et/ou de l’A38 et/ou de l’A6 (à partir de Pouilly-en-Auxois). Arrêt à Dijon au Cimetière – 239, Rue d’Auxonne.

Inscriptions obligatoires jusqu’au 1er novembre auprès de Magalie Michaud : magalie.michaud@aliceadsl.fr

Publier sur Facebook

A apéro géant, polémique géante

25 juin 2010

A l’heure où les annonces d’apéros géants se multiplient sur les réseaux sociaux de type facebook, les tensions communautaristes sont mises à jour.

Après la polémique suscitée par la proposition d’apéro “saucisson – pinard”  dans le quartier de la goutte d’or à Paris, la grande mosquée de Lyon dit s’inquiéter d’une annonce similaire au sein de la capitale du Rhône.

S’il est vrai que les annonceurs de ces apéros “saucisson – pinard” soient liés de très près à des groupes d’extrême droite radicale, celles-ci ont au moins deux mérites.

Le premier est qu’il démontre que le communautarisme et l’intolérance religieuse sont présents dans notre pays. Cela révèle que ces tensions communautaires et les refus de respecter la loi républicaine sont en voie d’atteindre leur paroxysme et cela grâce à l’inaction des partis au pouvoir (PS – UMP – Centristes – Verts – Communistes). En effet, le problème des signes religieux à l’école était déjà récurrent au temps où Lionel Jospin était ministre de l’éducation nationale. En effet, ce dernier avait, déjà en 1989, demandé au Conseil d’Etat un avis sur la question.

Depuis 21 ans, aucun ministre, aucun Président de la République n’a pris la question plus générale de la coexistance des religions en France à bras le corps. Si ceux-ci n’avaient eu ne serait-ce qu’un soupçon de courage, nous pourrions peut-être aujourd’hui affirmer que la Nation française, l’idée du vivre ensemble existent encore. Mais la faiblesse de l’Etat depuis 30 ans a fait naître et se développer les sectarismes religieux, le communautarisme qui conduit à un conflit récurrent à l’école publique, à des prières dans les rues de la République et à une tension immédiate dès l’annonce d’apéros “saucissons”.

Le second consiste en la révélation (par eux même) que les organisations censées défendre les droits de l’homme sont purement et simplement motivées par un anti-racisme primaire et paranoïaque. Celles-ci intentent des actions en justice dès qu’une parole concerne les personnes musulmanes, juives, homosexuelles, d’origine étrangère…. mais se taisent face aux comportements anti-français, et anti-républicains. Ces même associations qui prônent la tolérance,  et la lutte contre le racisme, sont pourtant les grands responsables de cette paranoïa d’une stigmatisation de telle ou telle communauté.

Afin de renverser ce phénomène et de créer un nouvel élan de “vivre ensemble” cessons d’écouter ces associations dont la parole de protection des droits de l’homme est à sens unique, combattons toutes les discriminations, et faisons la promotion de la tolérance et du respect mutuels ainsi que le respect de la loi et des principes de la République.

Publier sur Facebook

Réunion DLR/DLJ 21

25 juin 2010
9 juillet 2010
18:30au23:30

La prochaine réunion DLR/DLJ 21 se déroulera au Restaurant Le Bistingo – Passage Darcy – Dijon le 09/07 à 18 h 30.

L’ordre du jour sera le suivant :

* Élections cantonales 2011.
* Adhésions.
* Collage et affichage.
* Université de rentrée.
* Congrès.
* Questions diverses.

Renseignements et réservations (obligatoires jusqu’au 07/07 à 16 h) auprès de Magalie Michaud, Responsable DLJ de la Côte d’Or (magalie.michaud@aliceadsl.fr)

Publier sur Facebook

Bruxelles, capitale fédérale des Etats-Unis d’Europe

21 juin 2010

La récente victoire du parti NVA (Nieuw Vlaamse Alliantie : Nouvelle Alliance Flamande) lors des dernières élections fédérales belges a provoqué stupeur, indignation et consternation en Europe : “Comment ? Un parti nationaliste arrivé en tête en Belgique, dont la capitale est le siège de la Commission européenne ? Quelle ironie !”. 

Pourtant, ce n’est pas tellement le caractère conservateur et nationaliste de ce parti qui devrait inquiéter les européens, mais plutôt ses idées sur l’Europe… Car en effet il s’avère que le NVA (contrairement au parti Vlaams Belang par exemple) défend profondément l’idée d’une Europe fédérale. Son leader, Bart de Wever, a d’ailleurs déclaré récemment qu’il souhaitait que l’Europe et les grandes régions confédérées deviennent “les deux niveaux de compétence les plus importants”. Dans une interview parue sur le site du Figaro, Vincent De Coorebyter, directeur du Centre de recherche et d’informations socio-politiques (Crisp) de Bruxelles, explique que “leur argument est que l’indépendance des régions va dans le sens de l’histoire européenne, puisque l’Union se base sur les régions auxqelles elle confère toujours plus de pouvoirs. [...] Tout cela amène logiquement, selon le NVA, à la disparition des Etats-Nations artificiels, comme la Belgique. Le NVA se bat donc pour une Europe à deux niveaux : supranational et régional.” Tout est dit… 

Le NVA n’est donc pas un “adversaire” de l’Europe technocrate. Tout au contraire, c’en est même un allié hautement stratégique… Et pour cause ! La probable dissolution de la Belgique, conséquence de l’indépendance de la Flandre tant souhaitée par le NVA, serait confronté au “problème” de Bruxelles (située géographiquement en Flandre mais peuplée à 80% de francophones)… Pseudo-problème pour l’Europe en fait, puisque cette dernière se verrait alors probablement confiée l’arbitrage de cette affaire. Et à n’en point douter, un statut de territoire indépendant, appartenant à l’Union européenne, serait la seule solution “équitable” pour les deux parties… Et cela serait alors l’occasion rêvée de décerner un statut tout particulier à la “future ex-capitale belge” : celui de capitale fédérale d’Europe !! Une sorte de “Bruxelles D.C.” pour “les Etats-Unis d’Europe”, qui, par la ratification du traité de Lisbonne, se considère déjà officiellement comme personnalité juridique et reconnaît la citoyenneté européenne… 

La destruction des Nations au profit d’une Europe fédérale poursuit son cours…

Publier sur Facebook

Un nouveau DDJ pour l’Isère

20 juin 2010

Damien Durand a été nommé délégué “jeunes” pour le département de l’Isère. Pour le contacter : damien_durand2000@yahoo.fr

Publier sur Facebook

Indemnisations parlementaires : l’appel de NDA

19 juin 2010

Dans un communiqué de presse paru le 14 juin dernier, Nicolas Dupont-Aignan a appelé les parlementaires et les ministres à “montrer l’exemple en diminuant leur rémunération de 10%”. Félicitations, NDA ! Enfin un parlementaire qui ose aborder le sujet ! Même s’il risque de s’attirer les foudres de ses “collègues adversaires”, NDA démontre une fois de plus qu’il se démarque du système politique existant, tant par son courage et son bon sens que par son positionnement et ses idées.

En ce temps de crise, à l’heure où le gouvernement demande aux Français de travailler plus longtemps afin de combler le déficit de la caisse de retraite, il est vrai que les régimes de faveur auxquels sont soumis nos élus sont particulièrement inconvenants : cumul d’une retraite avec la rémunération de fonction gouvernementale, “indemnités chômage” en cas de non-réélection, pensions à vie, etc. Et le plus ironique, c’est que ce sont les parlementaires eux-mêmes qui votent leurs propres indemnités…
La “loi Debré” concernant ces “parachutes dorés” a d’ailleurs été votée en catimini, et – pour une fois ! – bizarrement, le PS ne s’est pas opposé à une proposition de loi venant de son grand rival de “droite”.

Ce que Nicolas Dupont-Aignan a demandé, aucun autre homme politique, même de “gauche”, n’avait osé le proposer avant. Bien au contraire, au rayon des hypocrites, on peut citer notamment François Hollande, qui avait déclaré lors d’une interview sur un plateau télé : “Je n’aime pas les riches !”. Déclaration indécente et surtout ubuesque quand on imagine le montant de ses “émoluments compensatoires”, ainsi que de ceux de sa compagne d’alors…

Plus récemment, la polémique lancée par Rama Yade à propos de l’hôtel de luxe de l’équipe de France de football en Afrique du Sud pour la Coupe du monde : en parallèle de ses déclarations, la secrétaire d’Etat aux Sports a-t-elle renoncé à ses privilèges et indemnités, du moins en partie ? Et au passage, je serais curieux de savoir dans quel hôtel elle a séjourné, elle, en Afrique du Sud… ?

Nous ne pouvons donc que saluer cet appel courageux de Nicolas Dupont-Aignan. Il n’y a plus qu’à “officialiser” cette demande à travers une proposition de loi à l’Assemblée pour mettre les autres parlementaires au pied du mur. Et même si cette proposition aura malheureusement peu de chances d’aller plus loin, et sera sûrement “étouffée”, elle a le mérite de montrer qu’il existe encore dans notre pays des hommes politiques attachés à certaines valeurs…

Publier sur Facebook

Bigeard, l’éternel combattant

19 juin 2010

Le général Bigeard nous a dit adieu. Il a choisit la date symbolique du 18 juin, si chère à son cœur de soldat de la France Libre, pour tirer sa révérence. C’est presque sans bruit, alors que certains vont pleurer des larmes de crocodiles à Londres devant la statue du général de Gaulle, qu’il a dit au revoir à cette France qu’il n’a cessé de chérir tout au long de sa vie.

Le combattant de la France libre

Sergent dans le 23ème régiment de forteresses (RIF) à vingt-trois ans, adjudant un an plus tard, il fut un parmi tant d’autres de ses jeunes combattants de la campagne de France de 1940 dont le courage n’aura pu inverser le cours des choses. Capturé, évadé, repris deux fois par les soldats gardant le stalag dans lequel il était retenu prisonnier, la troisième fois sera la bonne, et il rejoindra la zone libre, puis la Résistance en 1943. Les deux dernières années de la guerre le consacreront comme « formateur des résistants français» au combat pour la Libération avant le débarquement allié. Il finira la guerre avec le grade de capitaine et la Légion d’Honneur accrochés à son uniforme, grâce notamment à son exemplarité et sa proximité avec ses hommes.

La seconde guerre mondiale marqua non seulement les premiers faits d’armes de Bigeard, mais montra aussi les valeurs auxquelles il fut attaché sa vie durant : l’abnégation, le courage et le combat pour la Nation et la Patrie menacées.

De l’Indochine à l’Assemblée nationale

Les guerres coloniales furent une nouvelle épreuve d’importance pour lui. La guerre d’Indochine le fit prisonnier dans la cuvette de Dien-Bien-Phu, où il fut pris à la chute du camp. La guerre d’Algérie, elle, entacha son histoire et sa réputation de soldat : les accusations de torture fusèrent pendant de nombreuses années, tant du FLN que de certains anciens camarades d’Algérie,  accusations qu’il n’a eu de cesse de démentir tout au long de sa vie jusqu’à aujourd’hui. Cela n’empêcha pas les décorations de pleuvoir et de s’agrafer sur sa vareuse. L’indépendance annoncée sonna aussi comme un nouveau départ pour “celui qui n’avait fait que servir militairement” son pays depuis près de trente ans. Après un bref passage au secrétariat d’Etat à la Défense, il choisit le service parlementaire où il exerça pendant près de dix ans dans l’Assemblée Nationale.

Une certaine idée de la France

A soixante-dix ans, il se retire dans sa résidence à Toul, où il écrivit des ouvrages consacrés à ses souvenirs, ses mémoires de soldat, mais aussi ses visions de la France et de son évolution, dont les titres étaient sans équivoques, de J’ai mal à la France à Mon dernier Round en passant par Adieu ma France. Son franc-parler et sa gouaille sévère mais juste s’ajoutent elles aussi à ce personnage emblématique et charismatique qui posait un regard désabusé sur cette France qui semblait et semble encore s’abandonner à son sort.

C’est donc à l’âge fort honorable de quatre-vingt-quatorze ans que le vétéran de tant de guerres nous a dit au revoir, non sans nous avoir glissé cette boutade: «  Je suis le dernier des cons glorieux ! Et je m’arrangerai pour mourir un jour qui fasse chier tout le monde !» Pari réussi !

Laurent Maisonnat, DLJ 69

Publier sur Facebook

Education nationale et Nation éduquée

15 juin 2010
A partir de septembre, la proposition de réforme du rythme scolaire du ministre de l’Education Luc Chatel sera testée dans une centaine de collèges et lycées. Cette réforme s’inspire un peu de ce qui se pratique en Allemagne depuis de nombreuses années : semaine de 4 ou 5 jours, selon les établissements, les cours ont lieu uniquement le matin et l’après-midi est ainsi réservée au sport ou aux activités extra-scolaires.
Cette proposition s’inscrit dans un projet de réforme du rythme scolaire : cours le matin et sport l’après-midi donc, mais également raccourcissement des vacances d’été ou encore le mercredi travaillé.
A priori, ces mesures ne semblent pas mauvaises. Cela permettrait aux enfants de pratiquer plus de sport et cela allègerait les journées de cours. Mais malheureusement, je doute que cela ne change quelque chose concernant les problèmes majeurs de l’absentéisme à l’école et de l’échec scolaire…
Il est en effet primordial de se pencher sur ce sujet. Concernant l’école buissonnière, le gouvernement avait pourtant donné la bonne direction en annonçant vouloir responsabiliser les parents des élèves absentéistes en supprimant leurs allocations familiales. Malheureusement, le chef de l’Etat a annoncé par la suite que les allocations seraient versées rétroactivement dans le cas où les enfants retourneraient en cours. Il suffirait donc aux élèves de ne faire acte de présence qu’une fois de temps-en-temps pour que cela n’ait pas d’impact au niveau du versement des allocations familiales… Cela annule de fait tout l’intérêt de la démarche ! Il est important de rester ferme sur ce point afin de responsabiliser les familles.
En outre, même si la réduction du nombre de fonctionnaires de manière générale peut se justifier, il n’est pas forcément judicieux que le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite s’applique à l’Education nationale. En effet, mettre plus d’enseignants (et de manière générale plus de moyens) à disposition des écoles publiques permettrait de réduire le nombre d’enfants par classe, ce qui ne pourrait qu’avantager les élèves, même si, bien évidemment, rien ne remplace la prise de conscience de l’utilité de s’instruire et la volonté de réussir.
A ce titre, il est nécessaire de rétablir “l’école du mérite”. C’en est assez des allègements de programme et du nivellement par le bas. Au contraire, le principe de l’école est que chaque élève y trouve son compte et ait envie de se former, de se cultiver, de devenir compétent et de trouver un métier à la sortie. Pour ce faire, on pourrait par exemple remplacer l’obligation de scolarisation jusqu’à 16 ans par l’obligation d’obtention d’une qualification (pouvant aller du BEP jusqu’au doctorat). Cela constituerait ainsi un but à atteindre pour les élèves.
Enfin, il faut également en finir avec la violence à l’école, qui n’avait jamais atteint un tel niveau auparavant, comme en témoigne la nouvelle affaire de l’adolescent poignardé au lycée Henri Wallon d’Aubervilliers. La surveillance dans les établissements scolaires des “zones à risque” doit être renforcée, le nombre de surveillants n’étant pas suffisant pour faire face à une telle montée de violence. Et les sanctions conte les “jeunes” impliqués dans ces histoires doivent être exemplaires.
Tout cela (plus de moyens, plus d’envie de réussir et moins de violence) permettrait de retrouver dans les écoles publiques une atmosphère plus adaptée à la réussite des élèves. Pas sûr que la modification du rythme scolaire souhaitée par Luc Chatel y change grand-chose…
Publier sur Facebook

Les origines du chômages – première partie

12 juin 2010

Le contexte: (à l’origine était le plein-emploi)

Dans le prolongement de la convention nationale pour le plein-emploi organisée par DLR le samedi 10 avril 2010, et dont j’ai réalisé un petit montage (voir ci-dessous), je vous propose de remonter à la source, et de comprendre d’où vient le chômage.

Voici donc la première partie de l’article (qui en comptera trois, le découpage réalisé étant dû à la longueur de l’article):

http://www.dailymotion.com/videoxcxzn4

La société française telle que nous la connaissons aujourd’hui est pour une grande part directement issue de la seconde guerre mondiale car cette guerre a significativement redistribué les cartes au sein de notre société et de nouveaux rapports de forces ont alors émergé, rapports de forces dont les effets se font toujours ressentir actuellement.

La France sort de la seconde guerre mondiale appauvrie, affaiblie, détruite. Détruite moralement par la défaite, l’occupation, la collaboration et détruite physiquement par les vols allemands et les bombardements alliés. Un nouveau départ s’impose. Et ce nouveau départ aura bien lieu, d’une part grâce à de Gaulle, qui fournit à la France une régénérescence morale, et d’autre part grâce au plan Marshall1, qui fournit à la France une régénérescence matérielle2. Double don, double dépendance. Deux différences absolument fondamentales sont néanmoins à noter entre les deux supports de la reconstruction de la France. Tout d’abord, l’un est interne (de Gaulle) quand l’autre est externe (le plan Marshall). Cela est extrêmement important, car autant de Gaulle est un pur produit du système (il est issu de la bourgeoisie traditionnelle française), autant le plan Marshall est une anomalie systémique (c’est un apport matériel et financier issu d’une autre nation, les États-Unis). Ensuite, autre différence radicale, de Gaulle porte en lui la valeur de l’effort (le pouvoir conquis de haute lutte), quand le plan Marshall valorise au plus haut point la valeur du confort (l’argent qui tombe du ciel). Nous avons donc une époque portée par deux paradigmes antagonistes qui portent en eux deux états-d’esprits diamétralement opposés. Tout le travail de de Gaulle et des ex-résistants, durant l’immédiat après-guerre, va consister à gérer au mieux cette anomalie. Ils vont y réussir à merveille. La France de l’après-guerre va d’ailleurs être le moment de la résolution de l’éternel dialectique homme/femme: chacun réalise sa destinée, dans un espace enfin défini (dans un pays aux frontières retrouvées), la femme crée la vie et l’homme crée le monde: c’est le baby-boum d’une part et la modernisation de la France d’autre part; l’équilibre mille fois cherché est enfin trouvé3. Les ressources matérielles du plan Marshall, canalisées, organisées au mieux par de Gaulle, vont permettre un essor fabuleux de la France. L’après-guerre n’est finalement pour notre pays rien d’autre que la réalisation de l’idéal rousseauiste: la démocratie comme dépassement de la dialectique du corps et de l’esprit, la résolution de la problématique intime par le collectif, l’action du corps social étant alors organisée, de son plein gré, par une pensée politique légitime et préoccupée du bien commun.

  1. Le changement de rapport de forces:

  2. Néanmoins, un nuage pointe à l’horizon. En effet, les facilités matérielles du plan Marshall, si elles ont eu une formidable utilité pour la France de l’après-guerre, finissent à la longue par devenir trop importantes pour une société qui ne peut plus gérer ce luxe, ce trop-plein, ce surplus. Au maximum de l’utilisation canalisée, raisonnée de ces facilités, nous avons les trente-glorieuses, et le plein emploi. Mais le surplus n’en finit pas d’arriver, il déborde pour submerger, dérégler la société française, et le gaullisme finit par être dépassé. En 1968, la génération du baby-boum arrive à l’âge adulte, dans un monde reconstruit, confortable, apaisé, et qui n’a pas besoin d’elle. Mais elle est là. La société française a su se mobiliser pour repartir à la fin de la guerre, car la France est un vieux pays qui a donc connu de nombreuses guerres et troubles de tous ordres, et qui a su y faire face (puisqu’elle a perduré). Mais, par contre, autant l’agression étrangère est un phénomène classique dans l’histoire de France, autant l’aide externe est un phénomène totalement nouveau, qui plus est à cette échelle: la société française n’est pas prête à gérer cet événement. Pour les générations qui ont connu la guerre _les guerres (1870, 1914, 1939)_, la mobilisation, la contrainte et l’effort collectif sont logiques et acceptés. En revanche, pour la génération qui est issue de l’immédiat après-guerre, qui n’a donc connu que la paix et un confort qui va croissant, ces notions sont illogiques, inutiles et frustrantes, car aucun problème ne se profile à l’horizon. Aucun projet collectif ne peut lui être proposé. Rien qui pourrait justifier des contraintes morales et comportementales qui tiennent donc plus à ses yeux du sadisme que de la nécessité. C’est bien là d’ailleurs l’échec historique de de Gaulle, ne pas avoir su proposer un projet à la génération née de l’après-guerre, et même plus, son incapacité à penser qu’il fallait lui proposer un projet (j’y reviendrai un jour). A contrario, le plan Marshall ne vient pas seul, il est complété par tout un appareil idéologique qui va accompagner, habiller, la modernité, et ainsi remplir le vide laissé par le gaullisme. Une fois le plan Marshall passé, cet appareil idéologique restera, lui, fermement ancré dans la société. Aux acteurs (les gaullistes) vont ainsi succéder les consommateurs (les bobos). Aux adeptes de l’effort vont succéder les adeptes du confort. Au dépassement de la dialectique homme/femme va succéder la domination du féminisme. À la politique va succéder la psychanalyse. Au «devoir de» va succéder le «droit à». Au citoyen va succéder l’individu. À la protection sociale va succéder le bouclier fiscal. À la démocratie va succéder la dictature de la pensée unique. Au commissariat au plan va succéder la concurrence libre et non-faussée. Au patriotisme va succéder l’atlantisme (et ces pendants, le mondialisme et l’européisme).

    Si j’ai décidé d’évoquer _très succinctement_ ces différents aspects, a priori non concernés par la problématique de l’emploi, c’est pour montrer l’aspect systémique des changement intervenus, la cohérence d’ensemble, et le changement de logique qui préside au tout. L’important étant de bien saisir que le chômage est une donnée trop importante, trop durable, trop conséquente, pour être une anomalie, un épiphénomène anecdotique. Si chômage il y a, c’est qu’il fait partie intégrante du système actuel, et, comme toute partie du tout, il en dépend comme il le renforce. Inutile donc de vouloir résorber le chômage par une ou deux mesures. C’est bien toute la société sur laquelle il faut agir. En effet, tout changement visant à combattre le chômage, s’il est isolé, sera irrémédiablement contrecarré par les autres facteurs, les autres composantes de la société. La lutte contre le chômage, si elle est à contre-courant de la logique globale du système, sera inéluctablement vouée à l’échec.

    Voyons maintenant plus précisément comment la société française est passée du plein-emploi au chômage de masse.

    Graphique : taux de chômage 1967-2005

    Le plein-emploi, résultant de la rencontre d’un projet, le remodelage du monde (la reconstruction de la France), et des moyens de sa réalisation (moyens intellectuels et matériels, à savoir l’État gaulliste et le plan Marshall), pose problème à une catégorie de la population, les employeurs privés. En effet, le plein-emploi, c’est la réalisation du projet marxiste, c’est à dire la dictature du prolétariat. L’employé domine l’employeur, notamment car il peut le choisir (et choisir de le quitter). Cela est insupportable pour le patronat, pour des raisons psychologiques. Un _grand_ patron est patron pour dominer, pour être obéi, il se veut le mâle dominant de la tribu capitaliste. Or il est, de fait, dominé. Il va donc tout faire pour rétablir le rapport de forces de la lutte des classes en sa faveur, en agissant précisément par où il se sait (il se sent) dominé, c’est à dire au niveau du rapport offre/demande d’emploi.

Le patronat parviendra-t-il à satisfaire son égo? Le plein-emploi va-t-il y survivre?

Vous le saurez bientôt en lisant sur ce site: «Allez, au chômage! (la loi de l’offre et de la demande)».

______________________________________________

1Je m’inspire ici de la pensée de Michel Clouscard, que l’on retrouve notamment dans «Le capitalisme de la séduction».

2Près de 2,5 millions de dollars (de l’époque) donnés à la France par les États-Unis de 1948 à 1952 (soruce: http://fr.wikipedia.org/wiki/Plan_Marshall).

3Pour plus de détails concernant cette problématique, voir mon article «Badinter… minable» publié sur le site DLR Paris ici : http://75.d-l-r.fr/?q=node/86 et sur le site DLJ ici : http://debout-les-jeunes.fr/blog/03/2010/872/badinter-et-les-femmes/.

Publier sur Facebook

Réforme des retraites : un point de vue différent

5 juin 2010

Autre temps, autres mœurs, les vérités d’hier ne sont plus celles d’aujourd’hui. Ainsi, les retraites et leur financement sont devenus en cette veille d’été une priorité nationale avec l’aide des médias officiels qui ont tôt fait de relever que les retraités français étaient parmi les plus jeunes d’Europe puisqu’ils pouvaient couler des jours paisibles dés leur soixantième anniversaire, un record absolu si on met à part les Grecs qui sont devenus entre temps des épouvantails aux yeux de la doxa néolibérale.

Quoi qu’il en soit, en ces temps de rigueur budgétaire où les plans d’économies drastiques essaiment un peu partout sur le vieux continent, la réforme des retraites se lit maintenant sur toutes les lèvres et figure en bonne place dans tous les éditoriaux comme si la maison France était en feu sous l’œil inquisiteur du pompier pyromane personnifié à merveille par la commission européenne ou le FMI si prompts à intervenir dés lors qu’il s’agit de détricoter le modèle social des états. De là à dire que la conjoncture économique actuelle et les pressions supranationales servent d’alibis parfaits à une réforme qui en des temps un peu moins chaotiques auraient mis quelques millions de Français dans la rue, il n’y a qu’un pas qui est, avouons le, assez facile à franchir.

Ce faisant, ces objections soulevées et sans vouloir entrer dans des considérations interminables, la refonte du système de retraite n’en est pas moins indispensable et prétendre le contraire serait soit de la mauvaise foi soit de l’ignorance. Toutefois, réformer pour réformer ne doit pas devenir un dogme et il est légitime d’appeler de nos vœux un projet consensuel au terme d’un débat de fond que seule une élection présidentielle ou un référendum sont en mesure d’apporter. A notre grand regret, telle n’est pas la méthode retenue par l’exécutif qui a préféré prendre le risque de rendre inefficace et injuste cette réforme, comme si la France avait besoin de ça avec tout ce qui lui tombe sur la tête depuis des années. Il est vrai que la langueur de la crise, la trêve estivale conjuguées au souhait d’une performance de l’équipe de France lors de la coupe du monde de football sont en mesure de tuer dans l’œuf toute velléité sur la question mais cela ne constitue pas une méthode de gouvernement, loin s’en faut.

Pour le reste, après des semaines où tant la majorité que l’opposition ont avancé à pas de velours sur la question, il paraît désormais acté, à la grande satisfaction des marchés et du patronat, que les Français c’est à dire vous et moi travailleront plus longtemps. Quelques chiffres ont pu être avancés ici ou là mais le quidam n’est toujours pas plus éclairé sur ce qui l’attend dans les années à venir.             Retraite à 62, 63 ou 65 ans? Qui vivra verra. Une seule certitude: les soixante ans ne seront plus synonymes de repos bien mérité, faute à qui veut bien l’entendre à une espérance de vie toujours plus élevée au fil des années. Il ne suffit pourtant pas de vivre plus vieux, faut il encore vivre en bonne santé. Voila un élément que nos dirigeants doivent se mettre en tête, ce qui nous amène à une question centrale de la réforme, celle des métiers difficiles.

Le véritable enjeu de la réforme: la question de la pénibilité

A cet égard, se dessine dans ce flot d’inquiétudes un point positif qui est celui de la pénibilité que le gouvernement et les partenaires sociaux semblent bien vouloir enfin prendre en compte. Sur cette question, tout le monde s’accorde pour affirmer que les personnes ayant occupé les emplois les plus difficiles doivent bénéficier d’une retraite anticipée. Quand on sait que l’espérance de vie moyenne d’un ouvrier est inférieure d’environ 10 ans à celle d’un cadre, on mesure à quelle point cette question ne peut plus être occultée. Pour avoir travaillé dans l’artisanat, en usine et dans la fonction publique, j’ai pu constater qu’il n’existe pas une dichotomie entre métiers non pénibles d’un côté et non pénibles de l’autre mais plutôt différents degrés de pénibilité qui sont souvent propres à un métier et qu’on ne rencontrera pas dans un autre. Dans ce cas, comment décider froidement dans un bureau à Bercy ou rue de Grenelle d’augmenter la durée de cotisation de ces salariés sans prendre en compte la carrière de chacun ? Pour s’en convaincre, il suffit de s’intéresser de plus prés à la caissière de chez Auchan, à l’ouvrier soumis au rythme des 3*8, au conducteur de bus en région parisienne ou à l’agriculteur à côté de chez nous. Qu’est ce qui rapproche ces différentes professions ? A première vue pas grand-chose. Pourtant si on regarde bien, tous exercent  des métiers qui sont certes différents mais qui comportent des risques indéniables sur la santé psychique et physiologiques des individus en cause (stress, ports de charges lourdes, horaires décalés, risques d’agression, dangers sanitaires).A cet égard comment considérer ces réalités incontestables dans le calcul de la durée de cotisation afin que la retraite ne soit pas un eldorado inaccessible mais plutôt un havre de paix après une vie de dur labeur ? Nicolas Dupont-Aignan et Debout la République proposent à ce sujet une retraite à la carte, seule garantie à mon sens dans l’individualisation des parcours professionnels. Il s’agit bien évidemment d’une question de bon sens. En poussant le raisonnement plus loin, on peut même penser que la question l’âge de départ à la retraite ou celle relative à la durée de cotisation sont des faux débats et que l’enjeu est ailleurs.

Pourquoi ne pas envisager plutôt un capital- points devant être atteint afin de prétendre à faire valoir ses droits à la retraite et qui serait le même pour chaque actif quelque soit le salarié indifféremment du fait qu’il soit du secteur privé ou du secteur public? Après tout ce système ne serait pas plus idiot ou difficile à mettre en place qu’un autre et permettrait au passage de mettre fin à l’injustice criante des régimes spéciaux. L’approche du calcul des droits à la retraite peut, il est vrai, s’opérer de cette manière et serait le plus approprié afin de prendre en compte cette question de la pénibilité. Ainsi, en revoyant de fond en comble la logique, je suis enclin à penser que la référence devrait non plus être le trimestre travaillé et les annuités mais plutôt l’heure travaillée que l’on multiplierait par un coefficient de base commun à tous les secteurs professionnels. A ce coefficient on y pourrait ajouter un autre pouvant aller jusqu’à un quart de sa valeur en fonction du degré de pénibilité de l’emploi occupé. Au final, au terme d’une carrière les salariés ayant eu les conditions de vie les plus pénibles pourraient prétendre à leur retraite 8 à 10 ans plus tôt qu’une personne occupant un emploi relativement calme, ce qui serait en mesure de rattraper l’amplitude constatée dans l’espérance de vie comme je l’ai soulevé plus haut. Avec ce système chacun partirait à la retraite au même seuil mais les personnes ayant étés confrontées aux métiers les plus difficiles pourraient partir plus tôt puisqu’elles auraient cumulé leurs points plus rapidement. Il s’agirait là d’une certaine justice sociale demandée par tous les Français.

Comment fixer les différents coefficients dans le calcul de la durée d’activité?

Le coefficient de base pourrait être fixé par la loi ou par décret en fonction du capital-points requis, là dessus pas de grande difficulté. Les majorations prenant en compte la pénibilité pourraient être quant à elles débattues dans chaque branche professionnelle par le biais de conventions collectives voire même par des accords d’entreprise sur la base d’une fourchette propre à chaque secteur professionnel dégagée après une concertation nationale pluriannuelle entre le gouvernement et les partenaires sociaux en ayant pris en compte l’évolution des risques psycho-professionnels et l’amélioration des conditions de travail.

Ces solutions ne sont certes pas des solutions miracles et elles ne répondraient qu’à une seule facette du problème, celle de la durée d’activité mais permettent toutefois de l’envisager sous un autre angle. Quant au financement des caisses de retraites, là non plus pas de solution miracle: il ne pourra être assuré que par une politique volontariste de croissance. Pour ce faire, la France doit retrouver une capacité industrielle de premier plan fondée notamment sur de grandes entreprises publiques dans les secteurs vitaux de l’eau et de l’énergie et miser sur le développement des TPE et PME qui sont aujourd’hui les premières sources d’emplois. Concernant les autres mesures et qui sont des nécessaires préalables à une croissance pérenne, Debout la République y a déjà longuement pris part et je n’y reviendrai donc pas (sortie de l’euro, TVA sociale…). D’un point de vue général, la réforme des retraites aussi nécessaire fut elle, n’aura vraiment de sens qu’une fois le chômage des seniors combattu avec ardeur. Quand on sait qu’avec un taux d’inactivité de 50% pour cette catégorie, la France figure dans la fourchette basse des pays de l’OCDE, on se dit que la véritable réforme à faire est celle des mentalités. Dur, dur.

Nicolas Thivet

DLJ Meurthe-et-Moselle

Publier sur Facebook

Debout la banlieue

4 juin 2010

Alors qu’elles sont souvent stigmatisées, montrées du doigt, les « cités » ont pourtant un fort potentiel, et les banlieues également. C’est pourquoi, il faut revenir sur cette lettre de plusieurs maires[1] qui s’indignent sur le sort de leurs villes et de leurs quartiers.

Citoyen de Seine-Saint-Denis, je suis souvent confronté aux hallucinations des médias qui démontent trop souvent l’image des banlieues. Certes il y a un réel problème de fond (économie souterraine, violence, dégradation, …) mais pourquoi ?

Ces citoyens ont été abandonnés par les pouvoirs publics. Lieu de dortoir pour les ouvriers, avec le temps les « cités » ont vu les nouvelles populations d’immigrés venir en France. Laissé en friche, le « tié-kar » est un endroit insalubre. Pas de rénovation, on a laissé les familles s’entasser sans suivre l’évolution des normes de sécurité. De même pour l’évolution économique. Les usines ont fermé, faisant place au secteur tertiaire (des services), ainsi ces lieux n’avaient plus réellement de raison d’exister.

Ce « sentiment d’abandon » explicité dans la lettre des maires, ne doit pas être qu’un cri de détresse. Cette situation sociale est très grave, l’abandon de ces quartiers a laissé place à toutes sortes de dérives. C’est le Far West ? Oui, mais la faute à l’Etat et aux organismes qui n’ont pas investi dans ces lieux riches de culture, d’ambition et de volonté.

La concentration d’immigrés, de chômeurs, de précarité, de familles éclatées, … ont généré la ghettoïsation, à la perte de repères. « Les politiques-politiciens » s’indignent des agissements des habitants (perte de patriotisme, manque de culture, musique violente), mais aucun d’entre eux n’y met les pieds ou tente de relancer ces endroits d’où l’on veut vite s’échapper. Il ne faut pas non plus s’étonner du manque d’implication dans la citoyenneté : le taux d’abstention est fort, car il y a peu de relais entre les habitants des quartiers et les pouvoirs publics.

De plus, comme dénoncé lors de notre campagne des régionales, Nicolas Dupont-Aignan avait bien raison d’insister sur le manque de transport dans les banlieues ! D’ailleurs de nombreux quartiers sont encore défavorisés. Le caillassage des bus, n’est pas synonyme de vengeance contre ces compagnies mais l’est d’une exaspération vis-à-vis des pouvoirs qui les entourent. Notre parti souhaite lutter contre cette ghettoïsation, ce communautarisme, comment vouloir une société où tout le monde se côtoie sans se comprendre.

C’est pourquoi il faut insister et se battre pour relancer ces endroits afin d’éviter de nouvelles émeutes. La fracture sociale est grande, la fracture identitaire l’est également. Si l’on veut éviter que le fort taux de chômage, l’échec scolaire, la perte de repères dans une société discriminante soient le fruit d’une ghettoïsation digne des Etats-Unis ou d’un communautarisme à l’anglaise, il faut enfin se battre pour la rénovation et le réaménagement des ces territoires de villes. Ainsi il est regrettable de voir que le plan souhaité par Madame Amara n’a pas réellement d’écho au gouvernement.

« Liberté, Egalité, Fraternité » à quand une application pour nos citoyens de ces quartiers ?

Pierre Pomerantz – Délégué jeunesDLJ 93


[1] http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Lettre-a-ceux-qui-ignorent-les-banlieues-194854/

Publier sur Facebook