C’est parti pour les cantonales
13 juillet 2010Je tiens tout d’abord à remercier Yannick Lacroix qui met permet de prendre la parole un court instant. Je me présente, je m’appelle Maxime THIEBAUT. Je suis Secrétaire général adjoint chargé de l’accueil et de la formation des nouveaux militants jeunes de Debout-Les-Jeunes, branche jeunes de DLR, ainsi que Délégué départemental Jeunes 71.
Je souhaiterais préciser une chose concernant notre candidat aux cantonales de 2011. Yannick est motivé, Yannick a des convictions affirmés et Yannick est jeune. En effet, du haut de ses 20 ans, il sait marquer la différence. La jeunesse est une qualité, elle ne devrait pas être considérée en politique comme un défaut ! Elle permet un jugement neuf, elle casse avec les préjugés, et confirme que le gaullisme est une « certaine idée de la France » toujours d’actualité.
« Une certaine idée de la France » aujourd’hui bafouée, aujourd’hui piétinée par une politique UMP des privilèges qui va à l’encontre de la volonté nationale. Une volonté violée comme nous le prouve la ratification parlementaire du traité de Lisbonne, texte quasi similaire à celui défendant une Constitution européenne et qui fut rejeté par référendum en 2005.
Cette politique à la botte de l’autocratie bruxelloise depuis déjà de nombreuses années est la cause de la désindustrialisation de notre Etat et de la délocalisation de nos entreprises. Elle n’amène que misère sociale et chômage de masse à un peuple qui se pose des questions au sujet de son avenir et qui aimerait qu’on arrête de lui mentir ! A un peuple qui ne veut pas d’une France maison de retraite ! A un peuple que l’on retrouve à Montceau-les-Mines, comme dans de nombreuses villes françaises, et qui voit ses emplois mourir à petit feu !
Etant chalonnais, je fus choqué de voir Montceau-les-Mines avec tant de vitrines tintes en blanc, tant de commerces fermés, alors qu’il existe un avenir possible pour cette ville et son département.
Je ne vais pas revenir sur la politique locale. Je préfère vous parler de la situation politique et économique, nationale et européenne qui est le cancer contre lequel nous nous battons aujourd’hui. Contrairement à ce que veulent nous le faire croire l’UMPS, car je pense que nous pouvons joindre les deux ensemble, qui nous a mis dans cette situation et nous maintient la tête sous l’eau, il n’est pas nécessaire d’aliéner la Nation française si nous voulons que notre Etat survive. Il n’est pas obligatoire de transférer notre souveraineté à une Europe oligarchique non démocratique si nous voulons faire subsister la France ! Il n’était pas nécessaire de créer une monnaie unique avec des politiques économiques différentes si nous voulons une Europe sans crises comme le défendaient les européistes de 1992. De plus, et nous le savons tous, il est impossible de construire une Europe économique sans une Europe sociale préalablement établie. C’est ainsi que depuis 17 ans nous connaissons le chaos : croissance au point mort, investissements et salaires qui stagnent, délocalisations et déficits publiques en hausses. Alors que c’est une évidence : l’Euro ne marche pas !
Finalement, vers quelle Europe veulent-ils tendre ? Quelle Europe pour demain ?
Alors qu’ils prônent l’indépendance de la France, qu’ils débattent de l’identité nationale, qu’ils commémorent une Nation forte devant la croix de Lorraine ou la tombe du Général de Gaulle, ils tendent sans vouloir nous le dire clairement de peur que les peuples se rebellent, et c’est malheureusement ce qu’il se passera s’ils continuent de persévérer dans cette voie, vers une Europe fédérale ! Et ce, sans le consentement des peuples qui la composent avec des jeunes qui se voient d’avantage citoyens du monde que citoyens européens.
Et puis comment voulez vous une Europe fédérale avec une Allemagne qui refuse à présent tout transfert de souveraineté et qui refusera d’aliéner son système fédéral ? Comment voulez une Europe fédérale sans peuple européen ? Comment voulez vous que l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne ou bien encore la France acceptent de se voir devenir similaires à l’état fédéré de Virginie aux Etats Unis ? Comme le dirait M. Nicolas Dupont-Aignan, « on marche sur la tête » ! Ce qui est certain, c’est que cette Europe sera balayée par l’histoire. Bien sûr en espérant que ce ne soit pas les peuples qui tiennent le manche du balai… Car ce serait alors l’aboutissement d’une tragique catastrophe d’ores et déjà prévue.
Mais alors, quelle Europe propose Debout-La-République ? Quel est le projet de M. Nicolas Dupont-Aignan ?
Alors que la seule défense que l’UMPS possède contre le pragmatisme de M. Nicolas Dupont-Aignan est de le traiter de « populiste », Debout-La-République propose une Europe des coopérations, une Europe confédérale des Nations qui respecte les peuples. C’est cette Europe que défendait le Général de Gaulle, que défendait Philippe Seguin le 5 mai 1992 lors de son discours à l’Assemblée Nationale où il était opposé aux transferts de compétences nécessaires à l’établissement de l’Union économique et monétaire européenne, et celle que défendent aujourd’hui de nombreux économistes tels que M. Jacques Sapir.
Une Europe des coopérations, c’est une Europe avec des projets à 4, 5, 6, 7 ou 8 pays… Pourquoi toujours vouloir tout faire à 27 ? Une Europe des coopérations, c’est Airbus, dont de nombreuses pièces sont malheureusement faites aux USA à cause de l’Euro trop cher… Une Europe des coopérations, ce serait aussi le TGV européen, des universités européennes ou bien encore la voiture électrique de demain. Car rappelons le, cette situation politique et économique fait que nous loupons les plus grands défis scientifiques du 21ème siècle alors que la Chine ou les Etats-Unis ont déjà la tête baissée dans le guidon !
La solution est donc de revenir aux monnaies nationales avec un Euro de réserve monnaie commune pour les banques. La solution est de redonner à la France sa souveraineté nationale pour qu’elle puisse dévaluer sa monnaie et relancer son économie. Ainsi elle permettra à sa croissance de s’accroitre. Mais il faut aussi baisser les charges sociales des PME de 40% à 20% comme en Allemagne… Ainsi nous permettrons à la France de relancer ses régions et ses départements, ainsi nous permettrons la fin du chômage de masse avec le retour du plein-emploi ! Un plein-emploi qui permettrait la création minimum des 500 milles emplois nécessaires pour permettre à notre système actuelle des retraites de fonctionner ! Les jeunes ont besoin de boulot, les jeunes veulent du boulot, et les jeunes telles que Yannick vont se battre pour que cela soit possible !
Les Français sont prêts à l’effort, mais un effort juste et partagé. Un effort qui demanderait aux politiques actuelles d’avouer leurs erreurs ! Mais comment voulez vous qu’ils le fassent alors qu’ils sont les acteurs mêmes de cette crise… C’est pour cela que M. Nicolas Dupont-Aignan a appelé à une nouvelle résistance à la capitulation économique. Une résistance à laquelle nous participons ensemble, avec Yannick Lacroix ! Car le gaullisme, c’est savoir dire non ! Le patriotisme n’est point du nationalisme. Nous aimons notre pays mais nous ne détestons pas celui des autres.
Je vous remercie.
Publier sur Facebook




