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La voix tonitruante du « Gaullisme social » disparaît.

7 janvier 2010

Séguin

Le Gaullisme est en deuil ce 7 janvier 2010, d’avoir perdu si rapidement et si subitement Philippe Séguin.

Philippe Séguin, par son parcours exceptionnel, que cela soit dans ses études ou dans sa carrière administrative et politique, fut le représentant le plus parfait de cette République méritocratique que, depuis la Révolution Française, nous essayons d’imposer. Cette vision lui était chevillée au corps. Il voulait un monde où tout est toujours possible et ouvert. Un monde où les plus démunis de la République ne sont pas oubliés. C’était le sens de la tentative de rénovation du RPR qu’il avait entreprise avec Charles Pasqua durant les années 1990.

Philippe Séguin, par ses coups de gueules immenses, mais toujours sensés, toujours raisonnés, tentait par tous les moyens de faire avancer les idées de progrès pour le bien du pays. Que cela soit sur l’Europe ou sur l’Histoire, il avait en horreur les simplifications outrancières ou vulgaires parfois véhiculées avec complaisance par ses confrères.

Philippe Séguin, toujours prêt à la discussion et aux compromis, ne s’abaissa jamais à compromettre ses convictions les plus profondes pour des manœuvres politiciennes. Face à l’adversité, il redressa toujours la tête et releva maintes fois le gant.

L’énergie qu’il mit au service de la France doit être un exemple pour nous tous.

Son image, pour les jeunes gaullistes, est celle d’un homme dont les convictions forcent l’admiration et le rendent, pour nous tous, si proche et pourtant si mythique.

Nous pleurons sincèrement cet homme généreux, qui nous permet de voir, vivre et s’exprimer, en une synthèse quasi-parfaite, les convictions que le Général de Gaulle pour la première fois avait portées.

Nous pensons, ici, aux amis et à la famille de Philippe Séguin. Nous sommes solidaires de leur douleur extrême. Nous pensons également à ses amis politiques qui souffrent de la perte d’un frère d’armes et d’un père politique pour certains. Nous déclarons que son exemple ne sera pas oublié, d’un gaullisme ouvert sur le monde et poussé par un esprit de conquête.

La disparition soudaine de Philippe Séguin, la perte de cette magnifique personnalité gaulliste, dans un temps où le gaullisme se trouve mal en point, doit nous attrister profondément, mais ne doit en aucun nous abattre. La relève est là, prometteuse et convaincue. Dans son action future, elle ne devra pas oublier cet homme qui, de son vivant, n’a pas forcément été suffisamment soutenu et reconnu.

Ce sont toujours les meilleurs d’entre nous qui partent les premiers.

Philippe Séguin en est la preuve.

Vœux pour l’année 2010

6 janvier 2010

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Chères amies, chers compagnons,

Je vous souhaite à tous, au nom du bureau national de Debout les Jeunes, une bonne et heureuse année 2010.

Celle qui s’achève a vu naître officiellement Debout les Jeunes, qui a tenu son congrès fondateur au début du mois de septembre. Debout les Jeunes s’était déjà illustré à plusieurs reprises durant les élections européennes, notamment le 29 mai avec la « délocalisation » de la représentation de la Commission européenne à Paris.

C’est un beau bébé qui grossit et se renforce à vue d’œil. Notre bureau national est maintenant installé et l’impulsion donnée par ses membres porte déjà ses fruits. Le site internet est ouvert depuis quelques semaines et est sans cesse développé. Dans toutes les régions et tous les départements, des actions sont organisées et le « kit-militant » sera bientôt prêt.

Pour le reste, l’année 2009 nous aura surtout apporté la preuve de la justesse du combat que nous menons et des critiques que nous formulons. Encore récemment, un reportage publié dans le dernier Canard enchainé dénonçait les conséquences désastreuses de la réintégration du commandement de l’OTAN sur l’organisation des opérations en Afghanistan, où l’état-major français ne décide ni ne contrôle plus rien. On nous avait pourtant assuré qu’au contraire, notre position au sein de l’Alliance atlantique en serait renforcée… Et l’on pourrait multiplier les exemples à l’envi.

Le grand drame est que nous sommes désormais les seuls à dénoncer ces absurdités et à proposer une alternative ambitieuse et raisonnable. Les derniers à droite, De Villiers en tête, ont abandonné et sont rentrés au bercail.

Mais, n’en doutons pas, un jour, l’avenir donnera raison à cette phrase de Clémenceau : « Dans la guerre comme dans la paix, le dernier mot est à ceux qui ne se rendent jamais ». C’est en tout cas le vœu que je fais pour 2010.

Laurent Seurot

Président de Debout les Jeunes