Le délai de carence de l’État a expiré
23 novembre 2011Communiqué de presse
Encore une fois, au nom de la résorption de la dette et des déficits, le gouvernement entend faire payer aux salariés et aux fonctionnaires le prix d’une crise dont il est à l’origine.
Le gouvernement et le président de la République ont annoncés que sera instaurée une journée de délai de carence dans la fonction publique et une quatrième journée de carence pour les salariés du secteur privé lors d’un arrêt de travail. Le gouvernement escompte réaliser une économie générale de 450 millions d’euros avec cette mesure (250 millions pour le public et 200 millions pour le privé).
Selon les discours de la majorité présidentielle, cette mesure tend, premièrement à restaurer un certain équilibre entre le public et le privé, après l’augmentation des cotisations sociales dans le public pour arriver au niveau du privé, deuxièmement à lutter contre la fraude sociale et troisièmement à faire participer les français à l’effort national contre les effets de la crise.
Certes, un rééquilibrage public / privé semble être juste, mais il n’est pas nécessaire de le faire sans cesse à la hausse. Pourquoi ne pas mettre une journée de carence dans le public et une journée de carence dans le privé? Les arrêts de travail abusifs sont majoritairement de très courte durée. Rallonger la durée du délai de carence ne servirait qu’à sanctionner les travailleurs qui ont réellement besoin d’un arrêt de travail de trois ou quatre jours.
Nous en convenons, la lutte contre la fraude sociale doit demeurer une priorité, mais les mesures prises à cet effet ne doivent pas viser toujours les mêmes personnes, les classes populaires et moyennes qui travaillent, payent leurs impôts. En effet, si des arrêts de travail abusifs existent et permettent à certains de profiter du système social français au détriment des travailleurs honnêtes, c’est tout le système qui faut mieux contrôler : les citoyens en arrêt de travail avec des contrôles de présence au domicile plus réguliers mais aussi le corps médical dans la prescription des arrêts de travail. Il faudra également briser le tabou de véritables sanctions pour les fraudes à la Sécurité Sociale…
Mais n’oublions pas non plus que cette nouvelle mesure s’inscrit dans une politique inefficace de rigueur menée depuis l’été. En effet, il s’agit du troisième train de mesures qui touche la Sécurité Sociale après les deux plans de rigueur annoncés en août et en novembre : doublement de la taxe sur les mutuelles, accélération de la réforme des retraites, limitation du taux d’évolution des dépenses de la sécurité sociale, gel à 1% des revalorisations des prestations sociales…
Alors nous le voyons bien, derrière des pseudo-mesures sur la lutte contre la fraude sociale, le gouvernement et l’UMP sont toujours dans leur logique comptable de la rigueur imposée par les marchés financiers et la Commission Européenne. Quand comprendront-ils que tant que la croissance sera si faible, pénalisée par l’Euro cher et par le libre-échange déloyal avec un taux de chômage élevé, nos comptes seront toujours dans le rouge. Quand comprendront-ils qu’à ce rythme, ils nous emmènent dans un scénario à la grecque où la rigueur entraînera la récession et une nouvelle rigueur.
En 2012, il faudra proposer un vrai plan de relance de la croissance qui seule permettra d’équilibrer les comptes et seul Nicolas Dupont Aignan, candidat gaulliste et républicain, propose aux français une sortie de l’euro, afin que notre pays retrouve sa souveraineté monétaire, de recréer un million d’emplois, c’est à dire 10 000 emplois par département français, en mettant en place un protectionnisme souple et intelligent. C’est la priorité pour redresser notre pays, et de là une répercussion positive aura lieu sur notre système de sécurité sociale !
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