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Compte-rendu du Conseil national du 29 mai 2010

1 juin 2010

Après un pique-nique frisquet mais agréable aux Invalides, le Conseil national de DLJ s’est réuni ce samedi après-midi à l’Assemblée nationale. Une trentaine de membres étaient présents.

Adhésions et fédérations

Bruno Potier, secrétaire général, a dressé le bilan des adhésions et des fédérations. Le nombre des adhésions augmente de manière régulière, avec une accélération durant les derniers mois, dûe sans doute à la campagne des régionales et à l’exposition médiatique de NDA. Certaines fédérations enregistrent ces derniers temps de nombreuses adhésions : Ile-de-France, Nord-Pas-de-Calais, Alpes-Maritimes. Félicitations à leurs responsables !

En ce qui concerne les fédérations, le Conseil national a acté quelques nouvelles nominations : Stanislas Korst pour l’Ille-et-Vilaine, Pierre Pomerantz pour la Seine-Saint-Denis et Guillaume Pinault pour le Pas-de-Calais.

Site internet

JB Raphannaud et Julien Cabrera ont fait le point sur l’activité du site internet. Le site a trouvé son rythme de croisière.

Nous vous invitons à participer à la rédaction du site en envoyant vos articles à Julien Cabrera (juliencabrera@yahoo.fr), courts de préférence (1 à 2 pages word). Les articles qui ont été proposés et qui n’ont pas été mis en ligne l’ont été pour deux raisons : soit parce qu’ils étaient trop longs, soit parce qu’ils étaient trop généraux. Mais, je le rappelle, n’hésitez pas à nous envoyer vos contributions, quelles qu’elles soient.

En outre, JB a fait remarquer que les articles les plus lus étaient les témoignages de jeunes militants sur leur engagement à DLR. Nous vous invitons donc à nous envoyer vos témoignages, avec votre photo.

Enfin, pour ceux d’entre vous qui surfent régulièrement sur les différents sites d’actualité, n’hésitez pas à mettre le site de Debout les Jeunes en lien dans les commentaires.

Réforme du lycée et de l’enseignement supérieur

Paul-Henri Rossignol, au nom de la commission des projets et débats, a fait un premier bilan du travail de la commission sur la réforme du lycée et de l’enseignement supérieur. Un premier rapport devrait être disponible d’ici la fin du mois de juin. Il servira de base au débat qui se poursuivra sur plusieurs mois à la rentrée. Pour ceux qui le souhaitent, vous pouvez lui envoyer vos contributions (paulhenri.rossignol@sciences-po.org).

Action militante

Arnaud Bérodier, vice-président à l’action militante, a annoncé la sortie de la première version du « Kit-militant » pour le milieu du mois de juin. Il sera envoyé à tous les adhérents. Il sera composé de deux parties : un livre d’accueil avec notamment l’organigramme de DLJ, les principaux contacts DLR, et une partie « militantisme ». Il se veut évolutif et collaboratif. Vous serez donc tous invités à proposer des ajouts, des améliorations. L’idée de ce mémento est qu’il puisse permettre de répondre à toutes les questions que pourrait se poser un militant et vous êtes les mieux placés pour le dire !

Evènements à venir

NDA, qui est venu nous rendre visite pendant plus d’une demi-heure, nous a annoncé les  prochains grands événements de l’année :

-       Les universités de rentrée qui se dérouleront à Dourdan dans l’Essonne les samedi et dimanche 11 et 12 septembre. Réservez donc dès maintenant votre week-end. A cette occasion, DLJ tiendra sa deuxième AG, ponctuée par le renouvellement des responsables nationaux (président, vice-présidents, élection des conseillers nationaux ).

-       Le deuxième Congrès de Debout la République qui se tiendra le 20 novembre. Il faudra être très nombreux. Nous comptons sur vous !

En outre, à l’initiative de Magalie Michaud, vice-présidente en charge de l’évènementiel, propose les rendez-vous suivants :

-       Commémoration du 40e anniversaire de la mort du Général De Gaulle le 6 novembre à Colombey (à confirmer).

-       3e Conseil national DLJ de l’année 2010 – novembre/décembre 2010 (date à confirmer).

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Avec ou sans DSK, le Parti Socialiste reste une alternative de pacotille

27 mai 2010

Poussé par des sondages favorables, il se dit que Dominique Strauss-Kahn, l’actuel directeur général du FMI et figure de proue de la gauche « moderne », se verrait bien le candidat du PS pour la prochaine élection présidentielle. Cette candidature est en tout cas espérée et réclamée par bon nombre de caciques du PS, qui y voit la seule chance de ravir l’Elysée à Sarkozy.

Sauveur du Parti Socialiste, DSK ? Sans conteste, oui, si l’on se place d’un point de vue purement politicien et électoraliste. Il faut bien avouer que le personnage, auréolé d’une stature d’expert et de dirigeant international, est assez populaire dans l’opinion, et qu’il jouit d’une sympathie qui va bien au-delà de l’électorat « traditionnel » de la gauche. « C’est peut-être parce que je suis loin qu’ils m’aiment bien », admet ainsi l’intéressé, qui, tel un Chirac, désormais vacant du pouvoir, culmine au sommet des sondages. Ne disant (presque) rien, ne faisant rien, DSK profite indéniablement de son « exil » temporaire à Washington. Un repli stratégique qui lui permet de faire parler de lui et d’apparaître dans les médias comme une espèce de messie, quand bien même peu de gens connaissent ses positions politiques. Ce qui est pour l’instant un avantage certain, contrairement – en partie – à une Aubry qui a horripilé nombre de ses concitoyens par ses prises de positions, et ses actes.

Mais constituerait-il pour autant une vraie alternative à la politique actuelle ? A-t-on réellement affaire au messie présenté ? Hélas, il faut bien reconnaître que non. De Strauss-Kahn, il n’y a rien à espérer, sauf à considérer la peste comme meilleure que le choléra. Car l’homme n’entend nullement rompre avec les grandes orientations politiques qui ont mené la France et l’Europe au marasme économique et social que l’on connaît. Aucune remise en cause du fonctionnement et de l’essence de l’Europe de Bruxelles. Ni de l’euro qui tue chaque jour un peu plus la compétitivité de notre économie. Ni du libre-échange intégral qui organise l’assassinat de notre industrie et le chômage de masse. Ni encore moins du système financier international…

DSK est pour ainsi dire l’archétype du social-libéral qui s’est échoué sur le mur des réalités. Doté de bons sentiments, mais naïfs. Confiant dans le marché, mais partisan d’une régulation pour en limiter les excès… au point de consentir béatement aujourd’hui à son règne tout-puissant, la régulation n’arrivant pas.  DSK résume au fond tout le drame d’une social-démocratie dont les objectifs et la vision sont biaisés depuis des années, d’où sa crise actuelle. Le libéralisme supposait l’immobilité des facteurs de productions, or ils sont mobiles, entraînant nombre de délocalisations. Les redistributions sociales massives étaient censées contribuer à la croissance par des mécanismes Keynésiens et Fordiens démontrés en économie fermée, mais en économie ouverte elles ont un effet pervers, car ces redistributions pénalisent les entreprises par des charges trop importantes et amplifient le déficit financier et commercial des Etats… Enfin, aucune régulation mondiale rigoureuse n’est en place, ceci entraînant une formidable machine de dumping social provenant de Chine qui ruine totalement l’industrie européenne et donc la logique des Etats européens sociaux-démocrates.

Désormais à la tête du Fond Monétaire International, qui n’est jamais qu’une machine de guerre financière au service du néolibéralisme, DSK s’est résolument sorti de l’impasse social-démocrate… Au prix de la plus grande des capitulations.

Que peut-on encore attendre de lui ? On ne devient assurément pas directeur général du FMI par hasard. Il lui a fallu prouver son renoncement à ses convictions originelles et sa pleine et entière soumission au modèle néolibéral. Sans doute son passage, sous l’ère Jospin, au ministère de l’économie et des finances, où il s’est évertué et même acharné à mettre en œuvre, sous l’auspice de Bruxelles, une politique de privatisations et de casse des services publics avait déjà dû permettre de juger du niveau de docilité du personnage.

Une docilité que son action au FMI confirme de la manière la plus époustouflante qui soit. Contrairement à ce qu’ont cru les esprits les plus naïfs lors de son intronisation comme directeur du FMI, DSK n’y a nullement apporté une sensibilité « sociale » voire « de gauche ». Bien au contraire, il s’est accommodé à merveille d’une organisation qui, sous couvert d’aider financièrement les pays en difficulté, les enjoint de mener une politique rigoureusement libérale, de privatisation à tout-va, de facilitation des licenciements économiques et de lutte contre la hausse du SMIC, pour le bien que l’on sait.

Entre autres choses, on aura ainsi pu entendre  DSK le « socialiste » faire des remontrances à l’Ukraine parce qu’elle avait osé augmenter son SMIC si misérablement bas ; qualifier dédaigneusement de « belles âmes » tous ceux qui demandaient, l’année dernière, en contrepartie du renflouement des banques menacées de banqueroute, un fauteuil au conseil d’administration de ces mêmes banques pour les Etats sauveurs ; se réjouir, pour ce qui est de la France, de la loi dite de « modernisation de l’économie », estimant qu’elle aidera la France à « faire face aux défis mondiaux, à débloquer la rigidité du marché des produits et services, et bénéficiera au consommateur ».  Sans oublier son FMI qui, dans un rapport fin 2007, applaudissait des deux mains la politique économique de Nicolas Sarkozy, l’encourageant à aller encore plus loin dans ses « réformes ». Bonjour l’alternative…

D’aucuns objecteront, bien sûr, que rien ne dit encore que le PS se jettera dans les bras de DSK aussi facilement. Beaucoup de ses militants ne veulent même pas en entendre parler, jugeant que l’homme est au mieux un socialiste « du minimum », au pire un homme tout bonnement « de droite ». DSK serait ainsi un mauvais représentant pour l’idéal et le combat que porte le Parti Socialiste, qui lui, cela ne se discute même pas, est vraiment « à gauche ».

Pourtant, à la lecture des conclusions de la convention nationale du PS pour « un nouveau modèle économique, social et écologique » présentées fin avril par Pierre Moscovici, on ne voit trace nulle part d’un PS en nette coupure idéologique avec Dominique Strauss-Kahn. Ce que les médias ont présenté comme un « virage à gauche » est pourtant profondément imprégné du surmoi libéral et européiste dans lequel est plongé le PS depuis 1983. Les propositions présentées sont en effet d’une timidité et d’une malhonnêteté déroutante. On nous y refait le coup du « changer la vie », alors que les propositions – qui ne sont pas en soi toutes mauvaises, loin de là – ne se limitent jamais qu’à être de ridicules ajustements destinés à rendre le système un peu moins injuste, « un peu moins barbare », pour paraphraser une expression utilisée par Martine Aubry lors des dernières élections européennes. On ne s’attaque qu’aux conséquences des problèmes, jamais aux causes : l’Europe, ses traités, l’euro, le libre-échange. Aucune remise en cause profonde n’y est faite … A peine y évoque-t-on les désirs d’un « euro au service de l’emploi » et d’un « juste échange », mais sans jamais dire comment cela pourrait être mis en œuvre dans le cadre des traités actuels.

Bref, avec ou sans DSK comme chef de file pour 2012, le Parti Socialiste en est encore à des années lumières d’un début de commencement de projet de rupture avec le système. Les Français se contenteront-ils d’élire des assistantes sociales de la mondialisation malheureuse – le programme commun de l’UMPS ? Ou feront-ils le choix d’une vraie alternative, qui va à la racine des problèmes, avec DLR ? La question est posée… Réponse en 2012.

Jérôme Lagae et Thibault Deleporte

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Compte-rendu de la rencontre dijonnaise à l’occasion des 5 ans du NON à la Constitution Européenne

27 mai 2010
http://www.dailymotion.com/videoxdkp16

Magalie Michaud, Vice-Présidente nationale de Debout les Jeunes et Responsable DLJ de la Côte d’Or, a organisé mercredi 26 mai à 19 h 30 un dépôt de gerbe pour commémorer le 5ème anniversaire du Non au Référendum sur le Traité établissant une Constitution pour l’Europe au Square du 18 juin à Dijon, en présence du Secrétaire départemental de DLR 21 et du Coordinateur régional de DLJ Alsace, qui avait fait le déplacement.

Après le recueillement, elle a lu à l’assistance quelques citations du Général Charles de Gaulle sur sa vision de l’Europe :

«L’arbitraire centralisation provoqua toujours, par choc en retour, la virulence des nationalités. Je crois donc qu’à présent, non plus qu’à d’autres époques, l’union de l’Europe ne saurait être la fusion des peuples, mais qu’elle peut et doit résulter de leur systématique rapprochement.»

Charles de Gaulle, Extraits des Mémoires d’Espoir Tome 1 pages 181-182, Plon, 1970.

«[...] comme c’était à prévoir, on vérifie que pour aller à l’union de l’Europe, les Etats sont les seuls éléments valables, que si l’intérêt national est en cause rien ni personne ne doit pouvoir leur forcer la main et qu’aucune voie ne mène nulle part sinon celle de leur coopération.»

Charles de Gaulle, Extraits des Mémoires d’Espoir Tome 1 page 200, Plon, 1970.

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Quand la dette devient une affaire constitutionnelle

25 mai 2010

Nicolas Sarkozy a annoncé, au cours d’une “conférence sur les déficits” à l’Elysée jeudi 20 mai, qu’il souhaite inscrire dans la Constitution l’obligation pour chaque nouveau gouvernement, à partir de 2012, de se fixer, en début de législature, un objectif de déficit public structurel sur cinq ans.

Le président de la République, par cette unique vision budgétaire de la politique et du fonctionnement de l’Etat, montre à quel point l’idéologie de la droite libérale dont il est le porte-parole est décalée de la réalité et des besoins du peuple français. De plus une telle inscription dans la constitution est à la fois inutile et ubuesque.

En premier lieu, il est inutile d’inscrire dans la constitution que chaque nouveau gouvernement se fixe en début de législature un objectif de déficit structurel sur cinq ans.  En effet, dans le cadre de la “stratégie de Lisbonne” qui n’a été que brièvement suspendue lors de la crise, la commission européenne impose aux Etats membres de la zone euros de ramener leur déficit budgétaire annuel à moins de 3% du PIB et la dette publique à moins de 60% du PIB. Par ailleurs, qu’il s’agisse de la constitution ou de ce diktat financier européen, il s’agit d’une aberration sans précédent, car seul le peuple et ses représentants ont la légitimité d’orienter les finances publiques. A l’heure actuelle, face à un Parlement UMPS incapable de résoudre les problèmes des français et aveuglé par l’idéologie libérale et européiste, il revient au peuple de reprendre le droit chemin.

De plus, le conseil constitutionnel ne dispose d’aucune légitimité afin de “rappeler à l’ordre” les gouvernements qui ne respecteraient pas leurs objectifs de déficit structurel. En effet le conseil constitutionnel ne censure les lois votées par le Parlement que d’un point de vue juridique et se refuse à contrôler les normes prises par des moyens plus politiques et qui correspondent à des décisions politiques. Par exemple, la haute juridiction se refuse à contrôler les lois référendaires, les lois constitutionnelles… (elle n’y vérifie que le respect des procédures). Le haut conseil est en effet une juridiction et non un organe politique, et par conséquent ne dispose aucunement de la légitimité nécessaire pour contrôler une orientation politique qu’est l’orientation des finances publiques voulues par une majorité.

Enfin, il serait bon de suivre l’idée de Dominique Rousseau, professeur de droit public à Montpellier I énonçant à juste titre que, “la Constitution n’a pas à  définir le contenu des politique publiques”.

En second lieu, les tenants du pouvoir ne semblent pas réaliser que cette question n’est pas la plus urgente. Non seulement cette politique du tout budgétaire n’est pas la solution mais elle cause de nombreux problèmes. La folle politique du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partants à la retraite réalisée de manière aveugle illustre bien cela. Certes, il était nécessaire de réorganiser l’Etat et de prendre en compte le fait que certains services publics disposaient d’un trop grand nombre d’agents publics mais il faut cibler la diminution des effectifs et parallèlement en augmenter d’autres (santé, police, préfecture….).

De plus, il existe des axes d’actions plus urgents. Portons notre attention en priorité sur la manière de résoudre le problème du chômage de masse, de la paupérisation des classes moyennes et des plus vulnérables, sur le moyen de cesser toute immigration (irrégulière et de travail), sur le moyen de sauver nos retraites (fin du chômage, hausse des taxes sur les produits importés des pays ne respectant pas les normes sociales et environnementales élémentaires, taxer les revenus financiers….), sur le moyen de sortir de ce système individualiste et du capitalisme actionnarial qui privilégie la finance et autres placements aux investissements de demain, sur le moyen de relevé notre système de protection sociale avec une possible étatisation (même partielle) de la gestion des caisses nationales…. mais cessons d’insister sans aucun fondement sur les déficits publics et la dette…qui ont explosés à cause de la crise économique, conséquence de ce monde libéral sans limites.

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Pourquoi mon engagement au sein de Debout la République ?

19 mai 2010

L’engagement en politique a de nombreuses sources et on y trouve toutes sortes de raisons diverses et variées: besoin de reconnaissance sociale, tradition familiale, carriérisme ou existence de convictions profondes et sincères chez un individu. Nul doute que cette dernière espèce est la plus rare, à notre grand regret, démontrant le malaise croissant dans la société française entre la chose publique et les citoyens.

Pas un seul jour ne passe, pas un seul événement ne se déroule sans que l’on constate la césure grandissante entre ceux-ci et leur personnel politique. Si ce désamour n’est encore pas la règle au niveau local où le maire reste l’élu remportant les suffrages dans tous les sens du terme, au niveau national le divorce est depuis longtemps consommé entre les Français et leurs élites.

Les raisons sont multiples et il serait vain de les exposer en quelques lignes. Tout du moins peut-on constater un étiolement, pour ne pas dire une disparition du clivage gauche / droite à l’instar de ce qu’affirmait il y a 20 ans déjà René Rémond un de nos plus illustres politologues français. Ce clivage totalement putatif ne semble exister aujourd’hui seulement que dans les petits cercles médiatiques feignant d’y voir ainsi le fil conducteur de toute action politique afin d’en faire les choux gras dans leurs éditoriaux, bien loin des préoccupations quotidiennes des Français.

Nos compatriotes ne s’y trompent toutefois pas et décèlent à ce petit jeu toutes les ficelles qu’on voudrait bien leur cacher pour mieux les tromper.

Il suffit pour s’en convaincre d’observer l’empressement avec lequel les deux principaux partis politiques français UMP et PS ont voté main dans la main un traité que les Français avaient rejeté trois années auparavant, en compagnie des Verts et du Modem, si prompts à jouer au chat et à la souris au plan national mais alliés providentiels au niveau européen.

Après un tel épisode, comment pourrait-on avoir encore envie de s’investir dans la vie publique et avoir confiance en des gens censés nous représenter en vue de satisfaire l’intérêt général ?

Devant ce recul de la démocratie, il n’est donc pas surprenant de voir nos concitoyens se réfugier dans l’abstention massive au regard de la pauvreté du paysage politique français gangréné par des partis qui disent noir à Paris et blanc à Bruxelles dans le silence général et complice des grands médias nationaux La surprise est plutôt la grande patience des Français à l’encontre de leurs dirigeants mais nul ne peut prédire combien de temps le fil va encore tenir.

Destruction des services publics, perte des acquis sociaux et déclin continu de la France ne sont pourtant pas une fatalité à laquelle nous devrions nous abandonner au nom d’une sacro-sainte compétition économique qui ne profite seulement qu’à une petite minorité de gouvernants euro-mondialistes jonglant avec l’argent du contribuable pour sauver un système à l’agonie et engendrant de la misère sociale et un désastre écologique sans précédent au risque de détruire définitivement ce qui fait le ciment de notre pays depuis des siècles.

Nous pourrions, il est vrai, rester tranquillement chez nous bien au chaud en attendant des jours meilleurs mais comment expliquerions-nous à nos enfants plus tard nos attitudes passives? Pouvons-nous rester de simples spectateurs de notre déclin ou est-il de notre devoir de faire en sorte que les choses s’améliorent ?

Le malaise est profond et ne peut pas se régler par quelques mesurettes comme cela a été si souvent le cas depuis des décennies. Cela dit, tout reste à faire et on ne peut appréhender les problèmes de demain avec les politiques d’hier qui démontrent chaque jour davantage leurs limites. Les Français réclament une autre politique, plus juste, et sont bien conscients que la réponse à leurs problèmes ne peut pas se trouver sous le sabot d’un cheval, fut-il bruxellois, par quelques poignées de technocrates non élus dont l’excès de zèle et l’inanité n’est plus à démontrer. La France a depuis de trop nombreuses années eu peur de prendre son destin en main, raison qui peut expliquer quelque part son marasme actuel. La politique du journal télévisé ayant pris le pas sur la vision à long terme, le dessein d’une vision partagée semble appartenir à une période révolue. Est-cela que nous voulons pour notre pays ? Sommes-nous moins compétents que par le passé pour décider en toute indépendance de notre futur et de celui de nos enfants ?

La réponse est évidemment négative. Nous avons toutes les cartes entre nos mains, ne laissons personne d’autre les jouer à notre place.

Pour ces différentes raisons, j’ai décidé de rejoindre Debout la République et Nicolas Dupont-Aignan afin de mener cette lutte qui sera difficile, éprouvante, pouvant nous faire passer quelquefois par des moments de doutes mais qui n’en est que plus noble puisque porteuse d’une cause juste. Les événements récents prouvent, si besoin en était, que notre combat est plus que jamais d’actualité et peut être une formidable source d’espoir à condition de s’en donner les moyens.

Nicolas Thivet

Etudiant en droit

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Quand Dupont-Aignan affronte l’UMPS

18 mai 2010

Je viens de regarder l’émission d’Yves Calvi où était invité Nicolas Dupont-Aignan. Face à lui étaient postés les complices P.Moscovici et P.Lellouche. Cette émission comporte deux mérites même si son déroulé me révolte.

En premier lieu cette émission aura permis à Nicolas Dupont-Aignan de s’exprimer devant un public assez large et de faire connaître nos idées et notre idéal républicain. Il a en effet pu dévoiler aux français notre vue sur l’Europe et le prétendu plan européen d’aide à la Grèce si miraculeux.

En second lieu cette émission a permis aux français de voir à quel point le système UMPS de la pensée unique est puissant et menace notre démocratie. Souvenons-nous les élections européennes de 2009 : les socialistes et la droite libérale essayaient de nous tromper sur l’existence de différences d’idées entre ces deux partis. Ce soir le mensonge ne peut plus être tenu. Messieurs Lellouche et Moscovici ont démontré leur union sacrée face à Nicolas Dupont-Aignan. Le pacte UMPS a tenté en effet de le faire à chaque fois qu’il prenait la parole.

Cette émission est également révoltante. En effet il est scandaleux de voir deux hommes politiques de partis soi-disant différents se liguer pour tenter de décrédibiliser Nicolas Dupont-Aignan alors que toute personne normalement constituée dira sans hésitation que son discours est tout sauf démagogique et irréfléchi. Chaque critique de Nicolas Dupont-Aignan était accompagnée de faits avérés et de propositions tendant à relever la France et à prendre en compte l’avis du peuple français. De plus à chaque fois que Nicolas Dupont-Aignan tentait de défendre ses propos par des exemples avérés et des arguments vérifiables, le journaliste prétendument arbitre indépendant du débat a laissé largement transparaître ses préférences. Le comportement de ces deux hommes suffisants est inadmissible. Le fait de comparer Nicolas Dupont-Aignan à JM Lepen uniquement parce qu’il ne pense pas comme eux, parce qu’il souhaite que la France retrouve sa souveraineté et parce qu’il souhaite que le peuple français puisse reprendre son destin en main est déconcertant.

Un message peut être passé à ces deux personnages irrespectueux : monsieur Lellouche au lieu de souffler dans votre micro chaque fois que Nicolas Dupont-Aignan s’exprime et de dire ensuite qu’il est caricatural, et monsieur Moscovici, au lieu de prétendre Nicolas Dupont-Aignan ne raconte qu’un ramassis de mensonges, interrogez vous sincèrement sur vos idées, vos dire et vos actes : que se passe-t-il depuis 1974? Vos partis de gouvernement ont-ils amélioré la vie des Français? Ont-ils réduit le chômage de masse? Ont-ils permis le développement de la France et celui des Français avec leurs politiques migratoires? Ont-ils permis une amélioration de la condition sociale avec le tournant libéral des années 1980? NON et votre comportement méprisant envers Nicolas Dupont-Aignan, qui essaie simplement d’enrichir le débat démocratique, résulte simplement de votre culture de l’échec et du fait que êtes conscient que vos politiques sont de moins en moins défendables.

Cela illustre bien le besoin de démocratie et d’indépendance dont la France a besoin. Le pacte UMPS nous mènera à l’abîme mais il n’est pas trop tard. Réveillons-nous et redonnons un sens à cet idéal qui porte le nom REPUBLIQUE FRANCAISE.

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« On est la dernière génération… »

17 mai 2010

Depuis quelques jours, la grande foire internationale de Bordeaux, lors de laquelle se tient également le plus grand salon de l’agriculture en France après celui de Paris, a ouvert ses portes.

L’occasion pour les Aquitains et tous les autres visiteurs d’observer pendant quelques heures toute la diversité animale de nos campagnes, de goûter aux meilleurs vins, de déguster toutes les trouvailles culinaires à base de nos produits régionaux, et de voir les diverses avancées technologiques dans les domaines agricoles.

Un miroir sur les richesses de nos terroirs en somme, un des atouts essentiels de notre pays.

Pourtant, on ne peut que regretter que trop peu de visiteurs ne s’attardent sur les véritables artisans quotidiens de ce patrimoine : les agriculteurs. Quels sont aujourd’hui les fiertés, les attentes et les espoirs de ces hommes et de ces femmes qui, chaque jour, ne comptent pas leurs heures pour entretenir et préserver tout un pan de notre savoir-faire ?
C’est ce que nous avons voulu apprendre, Monique Gros (Secrétaire départementale de DLR 33) et moi-même, en allant à leur rencontre.

A notre arrivée, nous avons d’abord été surpris de constater qu’il y avait si peu de gens autour des différents enclos, littéralement désertés !
L’explication se trouvait au fond du bâtiment : une délégation du Conseil Général, avec à sa tête son président socialiste, Philippe Madrelle, remettait en grande pompe un prix à quelques éleveurs de chevaux, devant une assemblée de courtisans levant ardemment des étendards aux couleurs du département, devant un caméraman visiblement ravi d’immortaliser cet instant.
L’esprit féodal n’est donc pas l’apanage de la seule UMP.
Puis en un instant tout ce beau monde disparu sans s’inquiéter de tout ce qui les entourait : une filière par jour c’est amplement suffisant ; une campagne de communication ça  prend vraiment trop de temps…

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Les premiers exposants que nous avons pu approcher étaient bien singuliers, puisqu’ils n’exposaient ni animaux, ni biens ; ce qu’ils présentaient c’était l’apprentissage d’un travail traditionnel qui a participé à la renommée de la Gironde en tant que terre viticole : la tonnellerie.
Nous avons pu parler avec l’un d’entre eux, Kévin, 19 ans, qui après des études dans la menuiserie à voulu parfaire ses compétences dans cette spécialité.
Avec succès puisqu’il a tout récemment remporté la médaille de bronze d’un concours portant justement sur la maîtrise de cet art.
S’il est, à juste titre, fier de son métier ; il ne cache pas ses inquiétudes sur son avenir : sa classe ne compte que neuf élèves et pourtant aucun d’entre eux n’est sûr de trouver un emploi à la sortie, les châteaux faisant de plus en plus appel à l’industrie pour se fournir.
Par souci d’économie sans doute ; au détriment d’un savoir-faire de qualité hélas.

Illustration Agriculture 1

Dans un second temps, nous avons pu parler à une employée d’un élevage bovin de limousines, une parisienne ancienne secrétaire comptable qui a choisi de tout quitter pour la campagne, à la recherche d’une autre vie.
Toute heureuse de son travail, elle nous a néanmoins appris que l’exploitation dans laquelle elle travaille avait perdu plus d’un quart de son chiffre d’affaire cette année mais que l’élevage s’en sortait grâce à ses mâles reproducteurs très demandés.
Satisfaite des nouvelles exigences d’hygiène et de traçabilité demandées à sa profession, elle a tout de même admis que les lourdeurs administratives accablaient le travail de son employeur, devant jongler en permanence entre sa profession d’éleveur, de gestionnaire et de comptable.
Et tout cela, elle ne lui envie pas du tout !

Illustration Agriculture 3

Enfin, nous avons pu rencontrer un éleveur de moutons, tout ravi qu’on lui pose des questions et qu’on s’intéresse à lui et à sa profession.
Pourtant ce qu’il avait à nous dire n’avait vraiment rien de ravissant : âgé de 50 ans et issu d’une famille de paysans, il nous a vite tenu un discours désenchanté sur sa profession : « on est la dernière génération » d’éleveurs nous a-t-il affirmé à plusieurs reprises.
Pour expliquer ce désenchantement, il nous a raconté qu’il y a quelques années, lui et sa coopérative ont découvert un nouveau marché prometteur pour la vente de leur viande : l’Europe de l’Est.
Avant que ces pays ne rejoignent l’Union, ils exportaient à tour de bras dans ces contrées où manger de la viande était si rare depuis la fin de l’ère soviétique ; alors ils sont allés là-bas, y ont amené des troupeaux et y ont formé de la main d’œuvre locale.
Tout allait bien jusqu’à l’avènement de l’Euro car, après ça, les exportations ne marchaient plus, la viande étant trop chère.
Les éleveurs locaux d’Europe de l’Est ont alors continué d’élever, dans le savoir-faire qu’ils avaient acquis auprès de nos éleveurs, ces bêtes issues d’élevages français pour les vendre à un prix plus bas sur le marché européen, et ce même après leur entrée dans l’Union Européenne.

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Ainsi donc, la concurrence déloyale n’agit pas que dans le secteur industriel.

Notre éleveur s’est ensuite ému du manque de reconnaissance des consommateurs pour sa profession qui, il en est persuadé, se meurt.
En effet, pour lui, les trop lourdes charges de travail qu’entraîne ce métier ne sont pas du tout récompensées : des bénéfices quasi-inexistants, des retraites misérables (sa mère par exemple, employée toute sa vie dans une exploitation, ne touche qu’un peu plus de 350 euros par mois) ne donnent vraiment pas envie aux jeunes de s’investir dans ce domaine qui leur parait si incertain.
Alors c’est vrai, il y a l’Europe et ses subventions, mais il en a marre de survivre, il voudrait juste vivre de son métier, tout simplement.
En plus, ces subventions arrivent souvent trop tard, ce que les banques ne comprennent pas, et sanctionnent lourdement.
Au prix de la fermeture de nombreuses exploitations.

En fait, ce que ne comprend pas cet éleveur, c’est le fait de rester incompris par les institutions, par les politiques, et même par les syndicats, qui se sont éloignés des réelles préoccupations de sa profession.
Alors tel ou tel mouvement, tel ou tel parti, il s’en fiche, ce qu’il attend s’est d’être écouté et représenté par des gens qui n’hésitent pas à venir à sa rencontre.
Alors il se réjouit de notre démarche en nous souhaitant bonne chance et en nous encourageant à ne jamais perdre le contact avec les « vrais gens ».
Nous le remercions et lui souhaitons bon courage.

A la fin de cette visite, nos sentiments sont en demi-teinte : nous sommes heureux de ces rencontres, riches sur le plan humain, mais si emplies d’incertitudes pour l’avenir.
Comment aider ces professions, comment continuer à les faire vivre ?
Sur le chemin du retour, une piste peut-être : des PME agroalimentaires d’Aquitaine se sont rassemblées pour créer une marque collective,  Aquitaine Gourmets, et ainsi peser plus lourd, afin de s’imposer dans la grande distribution tout en conservant leur savoir-faire et leurs valeurs.
De nombreuses autres pistes existent, et il faut que Debout la République y travaille.

Tient, avant de partir, une surprise de taille : un énorme stand de la Commission Européenne, qui, à coup de jeux, de drapeaux européens et autres accessoires ridicules tente de redorer son blason auprès des agriculteurs en se targuant, à travers la voix d’animateurs  venant directement de Bruxelles, d’être  l’ambassadeur d’un avenir radieux régie par elle.
« Campagne vivante, planète vivante » clame-t-elle.
Le seul problème, c’est que, pour le moment, les campagnes se contentent de survivre, mais pour combien de temps dans ces conditions ?

Vincent Minville
Coordinateur Régional DLJ Aquitaine
Responsable DLJ Gironde

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Contrôle des budgets nationaux : ce que ça cache…

16 mai 2010

Ne sachant sans doute plus quoi inventer pour se faire remarquer, concurrencé qu’il est par le charismatique Van Rampoy et l’ultra-populaire Jean-Claude Trichet (pour ceux qui n’auraient pas compris, c’est ironique), notre vénérable président de la commission européenne, Barroso, en a encore sorti une bonne : octroyer à l’UE (la Commission ? le Conseil ? le Parlement ? on ne sait pas) un droit de regard préalable sur les budgets nationaux.

Quand on sait l’importance, à la fois symbolique et politique, que revêt le pouvoir budgétaire des Parlements nationaux, on se dit qu’il fallait oser…

Le budget, origine du parlementarisme

Le pouvoir budgétaire est sans aucun doute considéré, historiquement, comme le plus fondamental des droits du Parlement. C’est en effet au sujet du consentement à l’impôt que se sont créés nos régimes politiques modernes. On ne peut pas manquer d’évoquer la Magna Carta de 1215, par laquelle Jean sans Terre concéda au Parlement britannique (dénommé alors Grand Conseil) l’assurance qu’aucun impôt ne pourrait plus être levé sans son consentement. Ce veto s’est petit à petit transformé en un véritable pouvoir « actif », à travers la discussion de la loi de finances, la possibilité d’amendements, etc. C’est dans le pouvoir budgétaire que nos démocraties modernes trouvent leur origine. C’est là que résident certains des éléments essentiels de la souveraineté : le pouvoir de fixer l’impôt, de recourir à l’emprunt, d’organiser les dépenses, etc.

D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si, dans sa décision relative au Traité de Lisbonne, la Cour constitutionnelle allemande a considéré que, sauf à changer de Constitution, l’Allemagne ne pouvait transférer au niveau communautaire les compétences relatives au budget : « Les domaines essentiels d’action démocratique comprennent, entre autres (…) les recettes et les dépenses, y compris le recours à l’emprunt (§249) ». Elle ajoutait : « La substance du principe de démocratie et du droit d’élire le Bundestag serait violée par le transfert des droits budgétaires du Bundestag si la fixation de la nature et du montant des impositions grevant le citoyen était supranationalisée dans une mesure notable (§256) ».

La France reléguée au rang de collectivité territoriale

Qui plus est, si la compétence budgétaire des Parlements nationaux se trouvait contrôlée, les pays de l’UE se trouveraient dans une situation à peu près analogue à celle des régions, départements et communes, sur lesquels les Chambres régionales des comptes et la Cour des comptes exercent leur contrôle. Pire, on se situerait peut-être même avant les lois de 1982 qui ont supprimé la tutelle budgétaire a priori des collectivités, c’est-à-dire avant même la première étape de la décentralisation…

La fin des compétences nationales ?

Pour dissiper les inquiétudes, on nous dit que les Parlements nationaux garderont le dernier mot. Mais enfin, si ce dernier mot est assorti de menaces de sanctions financières ou politiques, peut-on vraiment parler de dernier mot ?

En outre, et c’est peut-être là le pire, un tel contrôle permettrait aux instances communautaires, par le biais des postes de dépenses, de s’immiscer indirectement dans des domaines qui, selon les traités, demeurent de la compétence nationale : éducation, justice, culture. A travers ce contrôle, c’est finalement toutes les compétences des Etats qui se trouveraient, comme par magie, sous la tutelle des institutions communautaires.

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La Chine et l’Europe

15 mai 2010

Mes chers amis,

J’aimerais avec vous revenir sur un point qui fut soulevé lors de la dernière convention nationale.  Lors de la première table ronde , alors que d’imminents spécialistes ont pris la parole pour s’exprimer et s’opposer sur leurs visions et leurs idéaux économiques, un homme dans l’assemblée s’est interrogé. Il a pris la parole et, j’ai cru comprendre, fort d’un constat personnel, a soulevé l’épineux problème de la chine.

Comment rivaliser avec une telle force économique? Que faire contre une main d’œuvre si grande… et si docile?


Si ma mémoire est bonne, notre compagnon, chef d’entreprise, avouait se trouver dans une impasse lorsqu’une telle puissance est à même de produire, mais surtout de revendre, des vélos à cent euros et des scooters à mille.

Je suis étonné que cela étonne!  Il ya de cela cinq ans à peu près, je commençais mes études, en Chine justement. Au cœur de Shanghai, vitrine de la puissance économique d’un communisme remanié, image du tournant des années 90, reflet de tous les paradoxes. Toujours est-il, qu’il ya cinq ans, je me demandais déjà comment tous ces mingong (les travailleurs de la campagne immigrés en ville) pouvaient aux vues de leurs faibles salaires, s’offrir vélos et scooters. Croyez moi chers amis, j’en vite compris la raison poussant mon chariot dans le premier supermarché venu. Les prix de tels engins battaient déjà toute concurrence. Mais l’Europe ne voulait rien en savoir, et les médias préféraient marteler le français de reportages vantards et admiratifs!

Pourtant je ne saurais sous-estimer les autorités de l’époque ni celles d’aujourd’hui, notre gouvernement n’est pas dupe! Il voit dans cette concurrence déloyale un palliatif à nos bas salaires. Maintenant que la chine exporte comme nul autre dans le monde, le gouvernement peut aisément calmer nos ardeurs à coups de téléviseurs bon marché et de sacs à main à prix mini. Oui, je vous le dis, il s’agit bien de concurrence déloyal, et ce, à plusieurs niveaux.

Alors que l’Union Européenne contraint certaines de nos entreprises à ne surtout pas baisser leurs prix pour laisser entrer la concurrence sur le territoire national et ainsi soi-disant offrir au consommateur que nous sommes un plus large choix, elle laisse la Chine se livrer à des pratiques hors la loi. Faisant ainsi fi de toutes les conventions et autres traités que ce continent à pu signer, la terre du milieu inonde nos marchés en favorisant la vente à perte et l’exploitation humaine. Loin des discours de campagne, cette position est à l’opposée de la politique économique dont la France se targue, à mille lieux de l’Etat gendarme nous ayant – soit disant – sauvé de la crise.

Pire encore, notre cher gouvernement ose aujourd’hui fermer les yeux sur une économie souterraine proliférant à quelques stations de l’Elysée. Pour reprendre une expression qui n’est pas la mienne, la capitale masque un  véritable commerce de sous-mains, accouchant d’une rue Voltaire où l’on peut aisément se procurer “un pull au prix d’un kilo de patates” !

Nous ne pouvons accepter une telle exploitation de la vie humaine, pas plus au sein de la capitale qu’à seize mille kilomètres. La Chine ne doit pas devenir un exemple, quand bien même serait-elle première puissance mondiale.

Sébastien Golfier

DLJ 35

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Soirée DLJ 21 consacrée au 5ème anniversaire du Non à la Constitution Européenne

9 mai 2010
26 mai 2010
19:30au23:30

Programme de la soirée DLJ 21 :

19 h 30 : Dépôt de gerbe au pied de la Croix de Lorraine de Dijon (au croisement de la Rue de Montmuzard, du Boulevard Paul Doumer et de la Place Gaston Gérard) pour commémorer le 5ème anniversaire du Non à la Constitution Européenne en présence du Secrétaire départemental de DLR 21 et du Coordinateur régional DLJ de l’Alsace.

Possibilité de se retrouver dans un restaurant après le dépôt de gerbe.

Renseignements et inscriptions (obligatoires jusqu’au 21 mai à 20 h 00) auprès de Magalie Michaud, Responsable DLJ de la Côte d’Or : magalie.michaud@aliceadsl.fr

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La vérité dévoilée…

6 mai 2010
La récente affaire de la conductrice verbalisée pour port du voile intégral, et celle en ayant directement découlé du mari polygame et fraudeur aux allocations familiales, ont révélé à la lumière du jour ces problèmes dans notre pays.
En effet, c’est un secret de Polichinelle que plusieurs radicaux musulmans pratiquent la polygamie en France malgré son interdiction. Et bien entendu, puisque la polygamie est interdite, c’est forcément qu’il y a à un moment ou à un autre, fraude aux allocations…
Jusqu’à présent, la règle du “pas vu, pas pris” faisait foi, permettant aux illuminés bien-pensant de nier ces problèmes. Mais depuis l’affaire Liès Hebbadj, cela vient mettre en avant cette réalité, aussi gênante et contrariante puisse-t-elle être…
Le port du voile intégral et les abus de droits sociaux ne sont pas de simples faits divers. Ce sont malheureusement des cas parmi tant d’autres. Il suffit de se promener dans certaines villes ou certains quartiers pour constater le nombre croissant de femmes portant le niqab (qu’elles soient consentantes ou non), et qui peut être assimilé à de la provocation de la part des radicaux musulmans et à une montée du communautarisme en France.
L’accumulation des preuves (suppression des sapins de Noël dans certaines communes, horaires aménagés dans les piscines, repas halal proposés ou pire imposés, demande de suppression des croix emblèmes des pharmacies, polygamie, …) qui, pris isolément, peuvent tous être assimilés à des “faits divers” par certains, mais mis bout-à-bout démontrent la non-volonté des intégristes islamistes de s’intégrer dans le pays et d’assimiler notre culture.
Les hérauts de la Pensée Unique ont beau se voiler la face (tiens, tiens, encore une histoire de voile…), ils peuvent toujours contester la forme en martelant “vous n’y connaissez rien, ça ne s’appelle pas une burqa mais un niqab !”, cela n’enlève rien au fond du problème !!
Nous ne pouvons donc que saluer la mise en place d’une loi contre cette pratique barbare et anti-républicaine du port du voile intégral réduisant les femmes à des états de “fantômes” et d’esclaves.
Mais il est également nécessaire de revenir sur les formalités, beaucoup trop “souples” à ce jour, d’acquisition de la nationalité française (et donc des droits et avantages sociaux qui vont avec !). De même, la loi concernant la perte de la nationalité française pour les Français d’origine étrangère doit être durcie afin de représenter une réelle épée de Damoclès en cas de non-respect des lois et des principes républicains…
L’acquisition de la nationalité française, ce sont des droits, mais également des devoirs…
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Journée Debout les Jeunes consacrée au 5ème anniversaire du Non à la Constitution Européenne

5 mai 2010
29 mai 2010
10:30au17:00

Chères amies, chers compagnons,

Nous avons le plaisir de vous convier à la journée Debout les Jeunes consacrée au 5ème anniversaire du Non à la Constitution Européenne le 29 mai 2010.

1. Programme

- 10 h 30 – 13 h 30 : Pique-nique dans un lieu qui vous sera communiqué prochainement.

Une participation financière (modique, entre 5 et 10 €) vous sera demandée. Vous pouvez également, pour ceux qui le souhaitent, apporter une de vos spécialités régionales.

- 13 h 30 – 17 h 00 : Conseil National à l’Assemblée Nationale. La salle vous sera très prochainement communiquée.

2. Ordre du jour du Conseil National

- Bilan des fédérations par le Secrétaire Général.

- Bilan des différentes commissions.

- Perspectives.

- Questions diverses.

Nous comptons sur vous et nous vous demandons de bien vouloir confirmer votre présence d’ici la fin de la semaine à deboutlesjeunes@gmail.com

 

N.B. : La confirmation de votre présence et votre carte d’identité sont obligatoires si vous voulez entrer dans l’Assemblée Nationale.

Amitiés gaullistes,

Magalie Michaud

Vice-Présidente en charge de l’Evénementiel

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La leçon d’Albion

3 mai 2010

Une fois n’est pas coutume, même s’il m’est difficile de l’admettre, l’Angleterre pourrait bel et bien nous donner une leçon de politique !

En effet, si jusqu’à présent la tradition électorale de la « perfide Albion »  se résumait dans l’éternel combat des travaillistes contre les conservateurs et vice-versa ; l’espoir d’une politique alternative crédible vient de faire son apparition dans la campagne des législatives en cours.

Alors que les médias, par habitude, ou complaisance, envers le système présentaient au peuple britannique le schéma classique autour des candidatures de G. Brown pour le New Labour, et D. Cameron pour les Tories ; l’opinion anglaise s’est choisi  un nouveau représentant  à part, dans la personne du Libéral Démocrate Nick Clegg ; un candidat que personne n’attendait et qui a véritablement su capter  la lumière sur ses idées novatrices au cours du premier débat télévisé réalisé au Royaume–Uni.

Mais ce phénomène se poursuivra-t-il dans les urnes ?

Dans tous les cas on aura pu constater que cette irruption singulière dans le paysage politique a pu ranimer un désir profond de changement et de démocratie en Angleterre.
L’augmentation notable du nombre d’inscriptions aux listes électorales britanniques en témoigne et laisse une incertitude sans précédent sur l’issue du scrutin ; comme si le peuple voulait reprendre en main son destin politique,  jusque là paralysé dans des luttes idéologiques stériles et des scandales à répétition.

Et si la France était atteinte du même mal ; de cette véritable sclérose politique qu’est la bipolarisation qui étouffe depuis trop longtemps notre démocratie ?

Et si l’abstention, dont l’ensemble de la classe politique se plaint à chaque scrutin, était le résultat de ce même désir de changement que les peuples voudraient unanimement exprimer face à un système qui a montré plus d’une fois ses limites ?
La démarche qu’entreprennent les anglais ne pourrait elle pas alors s’appliquer à notre pays ?

Proposer une autre politique ; voilà le défi qu’il faut désormais relever pour satisfaire cet espoir, jusque là inassouvi, de changement que porte en elle depuis trop longtemps la Nation française.

Cet idéal, c’est à nous qu’il revient de le concrétiser, en allant plus que jamais à la rencontre de ces citoyens en déshérence, et de leur soumettre notre projet, porteur de véritables solutions alternatives, capable de redonner confiance aux français, en eux-mêmes et dans l’avenir.
C’est à nous de les convaincre que notre rassemblement va au-delà des clivages, et qu’il ne sert que le plus noble des intérêts, le service de la France et des français, pour que demain, Debout la République incarne cet espoir en France.

Vincent Minville
Coordinateur régional DLJ Aquitaine
Responsable DLJ Gironde
Délégué DLR de la 8ème circonscription de la Gironde

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La dernière trouvaille de la Commission européenne !

2 mai 2010

Après le vin rosé, mélange de blanc et de rouge, la Commission européenne vient d’inventer la “colle à viande”, plus connu par les scientifiques sous le nom de thrombine. Elle a en effet proposé d’autoriser cette substance dans les préparations de viandes et dans les viandes pré-emballées destinées à la vente.La thrombine permet l’assemblage de différents morceaux de viandes séparés pour en constituer un morceau unique.

Ni vu, ni connu ! Vous pensiez avoir acheté une bonne entrecôte fraichement coupée ? Eh bien, non. Vous avez juste des petits morceaux déguelasses maintenus entre eux par de la colle !

Le Parlement sera bientôt amené à se prononcer. On ne sait jamais… Mais deux remarques tout de même.

D’abord, la confirmation que l’UE n’a toujours rien compris à ce qu’attendaient les européens. Si je me souviens bien, l’Union a été faite pour gérer des questions essentielles, pour réaliser ce que, seuls, les Etats ne pouvaient pas faire. Il faudra alors m’expliquer l’enjeu essentiel pour l’Europe qui se cache derrière la colle à viande. Si ce n’est la satisfaction de quelque groupe de pression…

Enfin, on ne peut manquer de remarquer une fois de plus le peu de cas que la Commission fait de la protection des consommateurs, de leur santé comme de leur information.

J’ai hâte de connaître la prochaine trouvaille !

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Le marasme européen

28 avril 2010
Cela fait déjà  quelques semaines, que les médias hexagonaux et mondiaux narrent cette crise mais souvent, comme à leur habitude, de manière stéréotypée et inexacte. Car la Grèce n’est que la face cachée de deux gros problèmes: délit de solidarité des pays européens d’une part, et du rôle de la monnaie unique d’autre part.
Ce faisant, depuis Maastricht, alors que les euro-béats socialistes, mais aussi conservateurs, nous vantaient l’Europe, la réunification d’un grand continent uni par un objectif: la paix, ou “faire L’Europe c’est faire le poids!”, ou mettre un homme en slip pour vanter le  Traité de Lisbonne. Mais justement aujourd’hui on se rend compte que tout ceci n’était que du vent, que l’Allemagne, qu’on loue comme une locomotive européenne à suivre pour sa rigueur budgétaire exemplaire aux yeux des ultra-conservateurs, mène une politique individualiste et non coopérative, que la France de Sarkozy joue dans le spectacle (Sarkozy reçoit Papandréou etc…). Le tout, sans aucune solidarité et aucune coopération. L’union monétaire, qui devait apporter plein-emploi, Europe sociale, et croissance économique n’a engendré en fait, que la faillite de certains États: tricheur comme la Grèce, mais aussi ceux qui étaient donnés comme modèle exemplaire comme l’Espagne ou l’Irlande !
Toutefois, je préfère, à ce stade, rassurer le lecteur. Non, ce ne sera pas un billet purement économique, et par ailleurs, je ne le consacrerai pas une nouvelle fois, à la démolition de nos euro-romantiques. Il s’agira juste de mettre en avant les contradictions internes de l’Union européenne. Non pas en tant qu’entité elle même, car l’UE est une belle idée en soi, mais pas en tant qu’elle est construite: construite pour les banques, construite dans les couloirs bruxellois, où des directives ultra-libérales y sont “pondues”. Mais surtout, construite pour les rentiers. Encore une fois, j’étayerai  plusieurs arguments  à ce sujet.

La maxime des européens, ou du moins, la recette miracle qui devait être clé du succès de l’UE peut se résumer ainsi: libre circulation des biens et services (opérationnel mais encore imparfaite), des travailleurs (on essaye petit à petit de l’imposer), et des capitaux ( bien évidemment, eux n’ont pas attendu pour circuler dans une Europe créée pour eux). Ainsi, depuis les années 80, les capitaux ont tout le loisir de voguer de pays en pays. Les nations étant complètement impuissantes et incapables de retenir leurs entreprises sous peine de susciter l’effroi de Bruxelles. Qu’est ce que cela veut dire concrètement ? Cela veut dire que nos usines peuvent partir impunément vers des contrées lointaines, quoique pas tant que ça: je pense aux nouveaux pays arrivés, Roumanie, République Tchèque etc. Cette ouverture qui devait sceller définitivement la belle idée européenne en tant qu’union continentale, n’a en fait servie qu’aux entreprises qui peuvent maintenant  délocaliser à tour de bras. Je pense à Continental, qui a proposé à ses salariés de s’installer en Roumanie après voir délocalisé  ! Ou même à Renault qui part construire en Turquie, mais qui construit déjà  en Roumanie sa Dacia. Ce qui n’empêche pas le culotté Carlos Ghosn de pavoiser dans les Échos en proposant “une mondialisation sociale”. Bonjour la mondialisation sociale !
De fait, la mobilité du travail, vantée par nos européistes se résume à un transvasement, des zones de sur-chômage, à des zones de recherche de main d’œuvre. En d’autres termes, si en France il y’a du chômage, la mobilité parfaite du travail doit permettre à ces mêmes travailleurs d’aller la ou il y’a du travail: en Roumanie. Beau modèle de société, que nous prépare l’UE non?

Depuis 2001, les États n’ont plus le contrôle de leur monnaie. Celle-ci étant aux mains de la Banque centrale européenne, “tellement indépendante qu’elle n’est pas tenue de rendre des comptes à quiconque” pour reprendre le mot de Jacques Généreux. Notons d’ailleurs au passage que l’Europe transparente vantée par nos euro-romantiques en prend un coup… Pour inspirer confiance, la BCE a pendant quelques années, mené une politique de taux d’intérêts élevés favorisant ainsi, une appréciation de l’euro de plus de 30% par rapport au dollar. Ce qui a pour effet d’affaiblir la compétitivité française, pourtant déjà touchée par une fiscalité pesante, et par les 35h qui ont rendu le travail plus cher quand, dans les autres pays le rendait plus compétitif.
En outre, l’euro a asphyxié notre économie car inadapté à notre structure. La BCE ne peut pas faire de miracles. En d’autres termes, elle n’a qu’une seule et unique politique monétaire pour tous les pays de la zone euro. Des pays qui d’ailleurs, ne partagent pas la même structure économique. Les pays comme l’Italie, la France ont ainsi besoin d’un euro faible, dévalué, et de taux d’intérêts généreux pour soutenir leurs industries. Néanmoins, l’Espagne, par exemple, alors qu’une bulle immobilière se formait, aurait du avoir des taux d’intérêts bien plus élevés ! Ce qui aurait eu pour but, d’endiguer les constructions immobilières qui se développaient de manière anarchique.
Avant Maastricht, l’Allemagne venait de se réunifier. De retrouver sa grande puissance, symbolisée par son mark. Son mark fort. Or, juste à ce moment là, on posait déjà un projet de monnaie unique. Mais pour que l’Allemagne accepte l’euro au détriment de son mark, il fallait faire des concessions. En d’autres termes, que l’euro devienne un euro…mark. C’est à dire, sur-évalué et géré en toute rigueur. De surcroît, il fallait que la banque centrale soit indépendante. Notons qu’aujourd’hui, la BCE est à peu de chose près, le copié collé de la Bundesbank, mêmes objectifs, mêmes statuts. Cependant, l’euro fort ne pénalise pas l’Allemagne parce qu’elle exporte à 65% au sein de l’UE. Les pays qui s’enrichissaient comme la Grèce ou l’Espagne achetaient à gogo les machines-outils allemandes, mais bien sur ses BMW, symbole de richesse. Sauf que l’Allemagne n’est pas la France. Ainsi, quand l’euro s’apprécie de 10 centimes par rapport au dollar Airbus perd un milliard d’euro… Qu’on ne s’étonne pas que l’industrie française décline, surtout quand nos exportations sont dopées par la ventes d’avions !

Dès lors, les contradictions de l’euro, a fortiori de sa gestion éclatent au grand jour. Pour protéger l’euro, nos euro-romantiques ont eu la géniale idée de créer une campagne vantant l’euro et ses mérites. Sauf que celle-ci est tellement pitoyable et fallacieuse, que je ne peux que vous la faire partager

Image de prévisualisation YouTube
     Il est grand temps, que les sbires de l’UE arrêtent de prendre les gens pour des imbéciles !

Ceci nous permet de tirer 2 conclusions; d’une part nous pouvons tous voir, à la lumière de cette vidéo ce qu’est l’euro-béatitude (l’euro vous fait un bisou !), d’autre part, les promoteurs de cette vidéo vont un peu vite en besogne. Grâce à l’euro, le taux d’inflation est bas? Très bien mais, au détriment de quoi ? Qu’en est t-il des 10% de chômage dans la zone euro (20% pour les jeunes), qui découle d’une politique monétaire ultra rigoureuse ? Je pense que les ménages français préféreraient avoir un emploi et voir le prix du café augmenter de plus de 2% par an…
De surcroît, si on reprend les thèses du “prix Nobel d’économie” Paul Krugman, on remarque que, d’après lui, un taux d’inflation acceptable doit se situer dans la fourchette des 4%: soit 2 fois supérieurs que les objectifs actuels de la BCE… Aujourd’hui, du fait de la crise, ils sont  à 1%, cela marque la volonté de retour à la croissance. Ouf pourrait t-on dire. Mais non, cependant, car Jean Claude Trichet meurt déjà d’envie de les augmenter pour anticiper les “risques inflationnistes”. Pourtant, on est plus proche d’une déflation à la japonaise, que d’une hyper inflation. Surtout quand le fléau du chômage hante plus de 10% de la population française. Ainsi, que Trichet se rassure, l’excès de consommation créatrice d’inflation n’est pas prête d’arriver… Mais c’est la, une superbe démonstration de la phobie hystérique de l’inflation, bien plus importante à maîtriser que l’emploi ou la croissance aux yeux de la BCE… Loin des dogmes monétaristes de Friedman, les institutions financières européennes devraient plutôt s’attacher à écouter les grands économistes. Mais pourquoi ne le fait-elle pas ?

Pour répondre à cette question cruciale, il faut toujours avoir en tête que l’Europe je ne le dirai jamais assez, est construite pour les rentiers. De fait, le plus grand économiste que le monde ait porté, c’est à dire Keynes nous avait déjà prévenu “l’inflation, c’est l’euthanasie du rentier”.  Dès lors que l’on a comme priorité, la confiance des marchés financiers, cela va attirer des investisseurs, mais surtout les rentiers (d’où l’appréciation de l’euro). Autrement dit, des gens qui, les doigts de pieds en éventail accumulent des résidences à Paris ou ailleurs, pesant à la hausse des actifs, rendant ainsi l’acquisition de logements de plus en plus chers. On comprend alors mieux au service de qui est mise la politique monétaire de la BCE, et de la Commission européenne. Ces institutions dont les sbires sont non élus et tous imprégnés des dogmes monétaristes les plus avancés: inflation zéro, État perturbant l’équilibre des marchés (…), n’ont qu’une envie, faire de l’Europe un grand marché à l’abri du méchant État. En d’autres termes, ils nous imposent le “tout marché” cher à Friedman par ailleurs. De là les nombreuses libéralisations en France par exemple: France Télécom (on a vu le résultat!), GDF, mais récemment la Poste!

Mais la supercherie bancaire propre à l’Union européenne ne s’arrête pas là. Car dès Maastricht, un article a été spécialement crée pour… nos amis les banquiers ! Ainsi, l’article 104 du Traité nous dit:” Il est interdit à la BCE et aux banques centrales des États membres (…) d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux États”. Cette “loi” avait d’ailleurs été instaurée en France par l’ami des banquiers Giscard (mais aussi Pompidou) dès 1974 et reprise donc par l’UE. La création monétaire est pas conséquent exclusivement aux mains des banquiers, et donc du privé. Je suppose que vous vous demandez ce que ça peut faire ? Et bien ça fait les subprimes d’une part, c’est à dire, des gens totalement incontrôlés qui s’arrogent le droit de créer la monnaie de manière crapuleuse (aller chercher des clients insolvables) et irresponsable. Rothschild le disait déjà il y’a 100 ans: “Si vous permettiez aux banquiers d’émettre l’argent d’une nation, ils ne se soucieraient pas des lois.” D’autre part, on arrive à une situation quasi incroyable où, actuellement la BCE prête aux banques commerciales à 1%, pour que ces mêmes banques octroient les mêmes prêts avec des intérêts de 7% dans le cas de la Grèce ! Du fait de la confiscation de la création monétaire par le privé, des États, des populations entières sont obligés de se serrer la ceinture pour satisfaire les rentiers et les financiers. Par ailleurs, n’oublions jamais qu’à cause de ces intérêts, ce sera bientôt la totalité de l’impôt sur le revenu – 55 milliards – que la France devra s’acquitter … Et tout cela, gravé dans les divers traités européens.

Pour conclure, ces gens là ont tous, pour la plupart, fait leurs études aux États-Unis et reviennent en Europe pour imposer leurs visions malgré le rejet des peuples Français, Néerlandais et aux Irlandais. Avec un programme plus libéral encore que les américains eux mêmes, bien plus keynésien et protectionniste qu’on aime à se le raconter. Toutefois, tant que l’euro sera mis exclusivement au service des marchés et des rentiers au détriment de la croissance et de l’emploi, tant que la BCE continuera de croire qu’une politique monétaire unique pour des États aux structures tout à fait hétérogènes est possible, tant que la Commission européenne se bornera à inculquer ses recettes libérales aux différents États, l’Europe ne sera jamais acceptée. Pour sauver les pots cassés, la commission se lance dans une pitoyable campagne pour défendre un euro dont la gestion est totalement injustifiable et injustifiée (1$ = 1,40€ !). Or, ce n’est pas avec de tels mensonges que nous allons l’accepter l’Europe. C’est pourquoi il est temps, à mon sens de penser une autre Europe. Une Europe plus démocratique, un euro au service de la croissance, dans une Europe construite avec les nations. A la lumière de la crise grecque (mais aussi espagnole ou même irlandaise), tout le monde sera s’accordera pour dire que c’est urgent. Très urgent.

Avec un exécutif intégralement non élu et inamovible, les dirigeants européens ont désormais tout le loisir de s’affranchir des peuples, et mener à bien leurs petites magouilles. Comme par exemple – anecdotique – la retraite à 50 ans avec 9000€/mois pour “nos” technocrates bruxellois. L’Europe, construite pour les banquiers et les rentiers, qui nie les peuples et les nations, (avec il est vrai, la complicité de gens comme Giscard d’Estaing) ne sera jamais acceptée. On peut comprendre le désarroi des citoyens après la trahison de Lisbonne, il n’empêche, nous devons tous nous battre pour une autre Europe.
 
Stanislas Korst,
Délégué départemental Jeunes en Ile et Vilaine
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