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Face au danger communautariste, votons souverainiste pour la défense du modèle assimilationniste!
4 août 2011Amoureux de la France, l’heure est grave. L’esprit fraternel a totalement disparu de notre société. En effet, ne voyez-vous pas que les associations communautaristes sous couvert de la défense de minorités ethniques et religieuses nous assaillent de messages anti républicains ?
Voilà ce qu’on nous enseigne à l’école (cela est directement tiré de mes anciens cours de lycéen) : « Le communautarisme comme moyen d’intégration est la volonté de privilégier une identité collective de nature ethnique, religieuse ou locale. Ce mode d’intégration, est mis en place dans les pays anglo-saxons, tandis qu’en France, celui-ci s’oppose aux valeurs républicaines. La France lutte donc contre le communautarisme comme moyen d’intégration. »
Or, cela s’avère être devenu faux, la propagande scolaire a oublié de faire mention des associations qui font le travail communautariste en France, et ceci en toute légalité. La L.I.C.R.A., S.O.S. Racisme, le M.R.A.P., entre autres, vont à l’encontre de l’esprit de la citoyenneté que nous défendons. Clairement, ils se réjouissent que les minorités aient plus de droits que les populations majoritaires. C’est cet extrémisme qu’il faut combattre. Tous les citoyens doivent être égaux, nous nous devons d’après la définition même du pacte républicain d’intégrer les citoyens indépendamment de leurs caractéristiques culturelles. Rappelons-nous que se sont ces associations qui prônent, par exemple, les quotas dans les Grandes Ecoles (mais pas dans la sélection nationale de Football), comme si les origines étaient facteurs de capacité intellectuelle.
Il est également nécessaire d’ajouter que ces associations, en reconnaissant une communauté d’appartenance d’un individu primant sur sa citoyenneté française, font elles-mêmes le lit du racisme entre communautés. Et oui, le racisme ce n’est pas seulement celui du méchant Français face aux étrangers, mais s’exprime aussi à travers le racisme des étrangers entre eux, plus développé que l’on veut bien le faire croire, et même, des étrangers envers les Français. Mais lorsque de telles exactions se font jour, ces associations demeurent pour le moins silencieuses, afin de ne pas écorner l’image de l’étranger victime. Dominique Sopo, président de S.O.S. Racisme, va jusqu’à déclarer, sur RMC, dans l’émission Carrément Brunet, que le racisme anti blanc existe mais est « extrêmement minoritaire » (je l’invite donc à venir vérifier par lui-même dans nos quartiers difficiles), et selon lui le racisme anti blanc est inférieur au racisme envers les autres communautés. De plus, il n’hésitera pas à se réjouir que la jurisprudence ne prenne pas en compte ce racisme, en ajoutant que c’est une invention de l’extrême-droite. Or, si l’on combat le racisme, on doit le combattre sous toutes ses formes, et lorsque l’on évoque le racisme anti blanc, nous ne sommes pas spécialement d’extrême-droite, car la majorité de la population en reconnait l’existence.
Tous les citoyens français dignes de l’être, ne doivent pas nécessairement faire abstraction de leur culture d’origine au profit total de celle de la France, celle-ci pouvant apporter un réel plus sur le plan individuel, mais ne doivent en aucun cas se revendiquer d’une autre culture. Notre Etat, ne reconnait pas les communautés. En revanche, le fait que la République reconnaisse la liberté culturelle dans la sphère privée est légitime. Chaque individu peut respecter ses pratiques culturelles mais ne doit pas le faire dans la sphère publique et imposer ses pratiques aux populations locales.
Ainsi nous ferons en sorte que tous les citoyens soient d’égales valeurs, sans reconnaissance de communautés. Puisque si nous laissons une communauté prendre de l’importance, elle voudra alors imposer son idéal, il s’agit à vrai dire d’un réflexe humain, et la rivalité culturelle ira alors croissante! Souvenez-vous des émeutes raciales de Brixton au début des années 1980, en Angleterre, par exemple.
Notre système a souvent fait ses preuves comme lors de l’arrivée des Italiens, des Portugais, des Polonais et des Espagnols, entre autres, durant l’entre-deux-guerres puis, plus tard, dans les années 1950-1960 (on peut d’ailleurs remarquer que cela coïncide avec le mandat de Charles De Gaulle). Voyons maintenant la situation actuelle de ces immigrés ; ceux-là même qui pour la majorité aiment la France, et qui, pour la plupart, se sentent Français. Leurs enfants, c’est-à-dire la deuxième génération, se sont si bien intégrés que certains ne se revendiquent même pas de la communauté de leurs parents, préférant penser au bien de la nation française! Cependant, on constate là aussi certaines exceptions: des victimes malheureuses du communautarisme véhiculé par les associations dites « antiracistes ». Avec la fin du service militaire, il n’y a plus l’opportunité de diffuser le patriotisme que pouvait connaître un Français, fils d’immigré. A présent ceux-ci préfèrent se retrouver en communauté, ce qui est compréhensible. Certains vont même jusqu’à aller se réinventer une identité étrangère écartée depuis des générations, voire totalement fantaisiste afin de s’insérer dans cette dynamique. C’est pourquoi il devient nécessaire que l’Etat reprenne le contrôle du processus d’intégration, notamment par le biais d’un service civique obligatoire de 3 mois proposé par Debout La République. Ajoutons également qu’il serait souhaitable de réduire le champ d’action des associations antiracistes qui veulent désunir les Français.
De fait, ce n’est pas l’individu qui choisit le repli au sein de sa communauté qu’il faut punir, mais bel et bien les dirigeants de notre pays, en ne votant pas pour l’UMPS. Nous avons effectivement pu observer que cette oligarchie universaliste, en laissant agir de telles associations a renoncé à une des missions fondamentales de l’Etat : le devoir d’intégration de ses citoyens. La politique française, en supprimant le service militaire, en supprimant les cours de morale, a contribué au fait que la citoyenneté ne soit devenue aujourd’hui guère plus qu’un simple statut, en lieu et place d’être un honneur.
Pour finir, compatriotes, rassemblons-nous; Français de toutes les confessions, de toutes les ethnies, afin de prouver que la notion de fraternité n’est pas morte et que l’amour d’un pays ne dépend pas de nos origines. Sans tomber ni dans l’extrémisme qui fait l’apologie d’une race, ni dans l’uniformisation à outrance qui veut aller à l’encontre des Nations et de leurs peuples.
Auteur: Kévin RAINHA – DLJ Essonne
Avec la collaboration de Julien DUMAINE – DLJ Essonne
Publier sur FacebookMario Draghi : La BCE s’enfonce encore un peu dans le marasme libéral
24 juillet 2011Mario Draghi, actuel gouverneur de la banque d’Italie a été nommé par le Conseil européen du 24 juin 2011, successeur de J.C Trichet pour prendre la tête de la BCE en octobre 2011 pour une durée de huit ans. Cette nomination s’est faite avec un appui solide de N.Sarkozy et A.Merkel.
Cette nomination pouvait être l’occasion de sonner la fin de l’ère Trichet, de la politique de l’euro fort, de la complaisance envers les banques privées et les marchés financiers… mais il n’en est rien, nos dirigeants sont sourds aux souffrances exprimées par les peuples européens.
En effet, Mario Draghi possède une différence avec ses prédécesseurs qui étaient issus de la haute fonction publique et d’institutions internationales et réputés avoir le sens de l’intérêt général mais qui ont révélé avoir le sens des intérêts particuliers et financiers. Le futur gouverneur de la BCE est un pur produit du capitalisme financier, capitalisme dénué de tout sens de l’intérêt général.
Ses fonctions passées révèlent que cet homme des banques était le meilleur candidat pour la succession de JC Trichet aux yeux de la communauté de la finance.
Dans un premier temps, Monsieur Draghi fut directeur du Trésor italien et chargé dans ses fonctions de multiplier les privatisations d’entreprises nationales et de services publics à prix bradés (cf bfmbusiness.com).
Rappelons ensuite que Mario Draghi fut vice-président en Europe de la banque d’affaires Goldman Sachs de 2001 à 2005, banque qui a aidé en 2001 et 2002 la Grèce à dissimuler plusieurs dizaines de milliards d’euros d’emprunts d’État. Ces opérations menées en complicité avec le parti de droite au pouvoir à l’époque ont conduit la Grèce tout droit dans la nasse actuelle et son cortège de chômage et de privations.
Que pouvons attendre de ce nouveau gouverneur? À priori rien à part la poursuite aveugle et amplifiée de la politique de JC Trichet et des autres dignitaires de l’eurogroupe qui paralysent la création d’emplois et l’investissement dans notre pays.
C’est l’une des raisons pour lesquelles la France doit sortir de l’euro et redonner un véritable statut à la Banque de France et mener des politiques économiques et monétaires favorables au peuple français.
Rémi Berger
Coordonnateur DLJ Nord – Pas-de-Calais
Vice Président DLJ – Projet et débats
Publier sur FacebookCette Europe supranationale qu’on nous impose
22 juillet 2011Dans l’indifférence générale, l’Union Européenne vient d’obtenir de s’exprimer en tant qu’observateur indépendant à l’ONU. C’est-à-dire que la représentante de l’UE pour les affaires étrangères pourra « être inscrite sur la liste des orateurs prenant part aux travaux de l’Assemblée, avec les représentants des grands groupes, pour faire des interventions, et qu’elle peut participer au débat général de l’Assemblée générale selon le précédent établi pour les observateurs. Elle peut également exercer un droit de réponse au sujet de positions de l’Union européenne, suivant les décisions du président de séance. » Mais « en tant qu’observatrice, l’Union européenne n’a, en revanche, ni le droit de vote, ni celui de présenter des candidats. Elle ne peut pas non plus se porter coauteure de résolutions ou de décisions, ni présenter de motion d’ordre ».
Comme d’habitude, la stratégie de la grenouille (plonger une grenouille dans l’eau bouillante, elle sortira aussi vite, plongez-la dans de l’eau à température ambiante et augmenter la température lentement, elle mourra ébouillantée) est toujours utilisée pour imposer la supranationalité et l’Union Européenne comme une substitution des Nations Européennes aux peuples qui n’en veulent. Bien sûr les pro-européens vont nous expliquer que l’Union Européenne n’est qu’observateur mais le processus est enclenché : aujourd’hui l’UE a gagné le droit de parler à l’ONU à côté des Nations Européennes, demain les dirigeants européens s’accorderont pour que l’UE parle d’une seule voix au nom des Nations Européennes et après-demain, cela sera marqué dans un traité que les Nations Européennes ne pourront plus parler à l’ONU et que seule l’UE pourra le faire…comme cela est quasiment le cas à l’OMC…
D’ailleurs, le représentant hongrois qui préside l’UE a déclaré que « le but de la résolution adoptée aujourd’hui est de fournir un cadre plus ordonné à la participation des membres de l’Union européenne aux travaux de l’ONU ». Parce qu’il y avait un problème avant ? La France parlait pour la France, l’Allemagne pour l’Allemagne, l’Angleterre pour l’Angleterre et tout allait bien, tout était bien ordonné…La réalité est que les technocrates européens ne veulent plus laissér parler les Nations libres d’Europe, ils veulent désormais les soumettre. Tout le projet européen n’est pas une meilleure coordination et une coopération des Nations libres tels que prôné par le Général de Gaulle ou encore par NDA et Nigel Farage aujourd’hui.
Non le vrai projet de l’UE est la soumission des pays européens et des peuples en leur empêchant de mener une politique libre et souveraine. Toutes les « évolutions » de l’Europe doivent être regardées sous cet angle de la soumission :
- Soumettre leur monnaie avec l’Euro.
- Soumettre leur politique étrangère avec la création du représentant de l’UE pour les affaires étrangères par le traité de Lisbonne et remplacer petit à petit les pays européens par ce représentant à l’ONU.
- Soumettre leur politique commerciale par le représentant européen dans les discussions à l’OMC et par une politique libre-échangiste gravée dans le marbre des traités dont la Commission se fait la gardienne.
- Soumettre leur défense avec une défense européenne intégrée dans l’OTAN.
- Soumettre leur budget avec le pacte de stabilité de Maastricht, le pacte de compétitivité Merkel-Sarkozy et qui prendra son aspect final avec le ministre des finances européen qui contrôlera l’allocation des ressources à chaque Etat dépossédant les Parlements de ce droit fondamental, comme le défendent DSK ou encore Trichet.
- Soumettre leur droit avec la Cour de Justice de l’Union Européenne et la Cour Européenne des Droits de l’Homme…
Tout cela se fait en catimini et dans le dos des peuples mais heureusement les peuples commencent à ouvrir les yeux même si cela se fait lentement. Après les classes populaires qui avaient compris d’instinct le danger, les indignés de nombreux pays se rendent compte que la droite et la gauche sont désormais blanc bonnet et bonnet blanc sur ces sujets, qu’elles ont toutes les deux accepté ce système. Le tout est d’arriver à transformer cette indignation en action politique et dépasser le cap de diabolisation qui ne manquera pas de s’abattre sur ceux qui oseront remettre en cause ce cadre européen et mondialiste. Les partis souverainistes ont porté la flamme de la résistance dans différents pays européens pendant que le peuple était bercé d’illusions sur le bonheur éternel promis par les européistes. Désormais, ils porteront le combat pour le Renouveau et l’Espoir des Peuples et Nations européennes…
Nicolas Calbrix
DLJ Val d’Oise
Publier sur Facebookl’UMP et les 35 heures : Une longue histoire
18 juillet 2011Après la remise en cause du SMIC par la commission européenne, c’est au tour de l’UMP de détricoter le droit du travail.
En effet, le parti présidentiel tenait ce mardi 5 juillet sa convention consacrée à la démocratie sociale.
Hervé Novelli et Jean-François Copé ont avancé aujourd’hui leurs thèses ultra-libérales visant à faire sauter le peu de protections restant aux salariés.
Le numéro deux de l’UMP a, dans un premier temps, exprimé son souhait de voir intégrée dans le projet de Sarkozy 2012 la suppression de la durée légale du travail. L’ancien secrétaire d’État Novelli, propose de supprimer la référence aux 35 heures dans la loi pour libérer le temps de travail et ainsi augmenter la production et les salaires.
Or, tout en reconnaissant que la loi Aubry est plus que bancale, les 35 heures de travail hebdomadaire sont un acquis social, sur lequel nous ne pouvons revenir. Nous pouvons revenir en revanche sur les modalités de mise en œuvre des 35 heures, notamment pour les cadres qui n’y trouvent que très rarement leur compte.
De plus, je tiens à rappeler à Monsieur Novelli que les travailleurs français sont, à l’heure de travail, les plus productifs au monde. Plutôt que de penser à rallonger la durée du travail comme celle des cotisations de retraite, pensons à créer de l’emploi afin d’augmenter la production et les salaires. Mais pour cela il faut avoir le courage au préalable de se prononcer en faveur de la sortie de l’euro tel que proposé par les prix nobel d’économie Joseph Eugene Stiglitz et Maurice Allais.
La création d’emploi peut également se faire par une réduction de l’impôt sur les sociétés portant sur les bénéfices réinvestis ce qui aura pour effet d’inciter les entreprises à réinvestir et créer de l’emploi plutôt que de verser ces bénéfices sous formes de dividendes (rendons l’investissement plus profitables aux entreprises que les placements financiers).
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Ensuite, le numéro deux de l’UMP propose de poursuivre la diminution de la portée de la loi dans le domaine du travail au profit du contrat, de l’accord d’entreprise ou au mieux de l’accord de branche. Or cela ne peut que nuire aux travailleurs français. Nos compatriotes se font toujours entourloupés face aux directions de grandes entreprises à cause de syndicats non représentatifs et dont les centrales se rendent complices de la détérioration des conditions salariales.
Monsieur Novelli qui reprend ici mot pour mot le programme du MEDEF, fait preuve d’une trop grande bonté en précisant que suite aux accords professionnels sur la durée du travail, « ceux qui souhaitent rester aux 35 heures le pourront ». Or cela conduira nécessairement à une baisse du pouvoir d’achat et à des tensions professionnelles pour les personnes qui souhaiteraient rester aux 35 heures.
Pour combler les 12 milliards d’euros de coût qu’occasionnent à l’État les 35 heures actuellement, pourquoi ne pas envisager une augmentation des taxes sur les revenus financiers, les revenus du capital, les produits importés des pays à bat coût de production ou encore faire des dons moins importants aux organisations européennes que sont l’Union européenne et le Conseil de l’Europe? Ces messieurs de l’UMP préfèrent s’attaquer aux droits des travailleurs français au profit de la mondialisation libérale vantée par Monsieur Fillon au Cambodge ces derniers jours.
Debout La République, propose de favoriser l’emploi et le recouvrement de la souveraineté nationale au profit des travailleurs français en lieu et place du programme UMP demandant toujours plus de sacrifices aux Français et donnant toujours plus aux rentiers des places boursières et bancaires.
Publier sur FacebookDe la suppression du Bac au démantèlement programmé de l’Education Nationale
12 juillet 2011Les résultats du Bac sont sortis et volent de record en record comme chaque année : 76.8% pour la filière générale en hausse de 2 points par rapport à l’année. Et avant les rattrapages qui avaient permis de passer de 74.8% à 87.2% de réussite l’année dernière. Ne doutons pas que cette année encore, la « progression » sera au moins du même ordre portant la réussite à un niveau historique. Historique mais pas surprenant car la fraude sur le Bac S a entrainé des consignes officielles de clémence et l’abaissement de la moyenne à 9, qui s’ajoute aux consignes officieuses, aux commissions d’entente chargées de préciser les consignes officieuses, aux commissions d’harmonisation (vers le haut) des notes et aux jurys qui valident les cas limites sans même parler des options facultatives, des TPE et autres systèmes pour obtenir des points…Plus personne ne croit à la fable du niveau qui s’élève mais comprend bien qu’il s’agit plutôt du plancher qui s’abaisse.
Cette année est certes exceptionnelle à cause de la fraude qui a eu lieu mais il s’agit plutôt d’un révélateur, un de ces événements qui cristallise l’attention pour mieux que nous regardions la situation en fait. Le Bac est en train de mourir et certains sont désormais prêts à l’enterrer de sa belle mort. En plus de ne plus sanctionner un niveau de connaissances, la maitrise de savoirs appris tout au long de la scolarité et donc la fin des études secondaires, il n’est même plus la clef pour suivre des études universitaires. Les grandes écoles, les prépas, les BTS ou les IUT l’ont bien compris et ne recrutent que sur dossier avant les résultats du Bac. Seuls ceux qui croient encore à cette fable du Bac permettant de faire des études universitaires s’inscriront à l’Université…et connaitront l’échec à 50% en première année (et même à 83% pour les Bac Pro).
Alors bien sur le ministre a allumé des contre-feux suite à la fraude en annonçant une réflexion sur la sécurisation des épreuves menée par l’Inspection Générale. Mais déjà les vrais objectifs sont annoncés en filagramme et les premiers ballons d’essai sont jetés pour voir les réactions (comme cet article du Figaro sur les pistes d’une réforme). Dans les couloirs du ministère, certains prédisent déjà que l’opinion serait « mûre » pour une suppression du Bac. A se demander s’ils n’ont pas fait exprès de créer un gros scandale pour décrédibiliser le Bac, ce vieux symbole du reste de l’élitisme républicain qui coute cher et donc haï par la droite libérale et la gauche libertaire.
Le ministre L.Chatel a bien entendu voulu rassurer l’opinion qui elle reste attachée au Bac, avec cette formule « adapter le bac oui, le révolutionner non » (chez Libération, comme un symbole) qui annonce que tout est sur la table. L’adaptation commencera par la création de partiels en cours d’année avec des programmes différenciés par académie puis par département puis par établissement et s’achèvera par la généralisation du contrôle continu. Voilà comment le démantèlement du Bac se fera non pas par une révolution mais par une adaptation permanente.
Avec ce démantèlement progressif, le nouveau Bac ne sera plus un diplôme national mais un diplôme dont le niveau dépendra du niveau du lycée. Fin de la méritocratie qui faisait que chacun, qu’il vienne de Châteauroux, de Paris, de Sarcelles ou de Neuilly, avait un diplôme de même niveau sanctionnant les mêmes connaissances. Les hebdos se feront alors un plaisir de nous donner un classement chaque année des « meilleurs lycées » sur lequel les recruteurs baseront les admissions. Jolie perspective de cette Education Nationale qui n’aura plus rien de nationale et dépendra totalement du « marché » des lycées…
Mais surtout ce démantèlement symbolique annonce la voie tracée par l’alliance des libéraux-libertaires : l’atomisation de l’Education Nationale et sa privatisation rampante avec le chèque-éducation. Les mesures sont déjà prêtes, dans les cartons des spécialistes de la question éducative dans les ministères et des syndicats et prêtes à sortir après 2012 aussi par l’UMP que par le PS : fin du Bac, fin du recrutement sur concours, autonomie des établissements avec définition d’un projet éducatif spécifique et recrutement par le chef d’établissement de son équipe éducative, individualisation des parcours et liberté pédagogique, diminution des savoirs disciplinaires au profit des « compétences » comme avec ce socle minimum qui devient chaque jour un peu plus un socle maximum…
Chacun y trouve son compte : la gauche pédagogiste verra son programme de déculturation appliquée à la lettre par la majorité des établissements publics où enseigneront les profs sous-payés formés au pur jus pédagogiste. La droite libérale pourra ainsi faire des économies dans le premier budget de la Nation mais gardera des établissements privées pour y mettre ses enfants, établissements qui conserveront l’enseignement traditionnel des savoirs avec des équipes compétentes recrutées directement par le chef d’établissement sous la pression des parents qui paieront cher pour cela… Face à cela, les classes moyennes qui continueront à voir le niveau baisser dans les établissements publics à cause de l’indigence des programmes et des méthodes, vont se ruer vers le privé pour essayer de sauver l’avenir de leurs enfants. Il est temps que nous nous élevions contre ce pacte immoral de la privatisation rampante passée entre la droite libérale et la gauche libertaire car l’Ecole est le premier maillon de la République mais aujourd’hui, elle est aussi son maillon le plus faible.
Nicolas Calbrix
DLJ Val d’Oise
Publier sur FacebookEt maintenant vous y croyez toujours aux sondages ?
5 juillet 2011Depuis des mois, les sondeurs nous annonçaient que N.Hulot était ultra-favori dans la primaire écolo, qu’il allait passer au premier tour, qu’Eva Joly était au fond du trou, qu’elle devait se retirer…Et patatra, la mère fouettarde à lunettes rouges est passée à 65 voix de la désignation au premier tour. Sacré claque pour l’animateur reconverti à la dure réalité de la politique. Et tous les sondeurs de nous expliquer la logique de l’erreur, de nous expliquer pourquoi ils se sont trompés hier…
Outre la question de l’échantillon testé, le plus drôle est quand même le raisonnement du fameux J.Fourest de l’IFOP pour justifier l’erreur : la popularité de N.Hulot devait permettre aux Verts de faire un gros score à la présidentielle et que cela valait bien quelques entorses à leurs convictions, N.Hulot était donc logiquement en tête dans les enquêtes sur la primaire écolo. Mais que lorsqu’il a commencé à être testé, les Verts se sont aperçus qu’il ne ferait pas mieux qu’E.Joly et donc les militants se sont reportés sur celle qui était plus proche de leur conviction. Ainsi ce sont donc les sondages qui ont fait que les sondages n’étaient pas bon…Dans ce cas, faut-il vraiment sonder les sondés sur des sondages dont les sondeurs savent que les sondés seront influencés par les futurs sondages ? Vous avez bien compris la manœuvre, vendre du sondage…
Il est intéressant de relever aussi les incohérences des sondages comme par exemple dans le dernier sondage d’IPSOS, les votes pour NDA sont dans l’hypothèse d’Aubry 3,8 pour artisans, commerçants et chefs d’entreprise et cela tombe à 0 quand c’est Ségolène Royal. Ou encore, NDA est à 1.3 chez les 35-44 ans quand c’est Aubry et 0 quand c’est Hollande. A moins que les sondés artisans, commerçants et chefs d’entreprise détestent Aubry au point de voter NDA mais lui préfèrent Royal, je ne vois pas comment cela est possible. De même que les 35-44 ans doivent en vouloir à Aubry mais adorer Hollande. On pourrait multiplier les exemples avec les différents instituts et les croiser entre-eux : là où CSA donne un bon score chez les +65ans, Harris Interactive donne 0 mais 2% chez les -25ans… Et comme par hasard, au final le score de NDA finit dans tous les cas à…0.5% pour IPSOS, à 1% pour Harris Interactive et les autres sondeurs osciellent entre 0.5% et 2%. Si cela n’est pas joli les statistiques…A se demander si cela n’est pas fait exprès et prévu à l’avance.
Ou encore, on peut regarder de plus près l’étude Harris Interactive qui avait tant de bruit en plaçant pour la première fois Marine Le Pen devant Sarkozy. D’ailleurs, vous avez vu comment les sondages sur la présidentielle tombaient tous les 2 jours avant les élections cantonales alors que désormais qu’on se rapproche de la présidentielle, il n’y en a plus qu’un par semaine au maximum. Mais revenons à notre étude Harris Interactive. Donc une 1ère étude faite du 28 février au 3 mars sur un échantillon de 1618 personnes donne 23% à Marine Le Pen (soit 372 personnes). Devant le tollé, Harris Interactive décide de tester DSK et Hollande du 5 au 6 mars sur 1347 personnes et cela porte Marine Le Pen a 24% dans les 2 cas (soit 323 personnes). Et peu de temps après, une étude sort sur les motivations du vote Le Pen faite du 28 février au 6 mars, ce qui laisse penser sans trop se tromper qu’il s’agit d’une sous-étude des 2 précédentes et non pas d’une étude différente. Et là miracle, l’échantillon est de 427 personnes…soit celles qui ont répondu qu’elles voteraient Marine Le Pen au deux précédentes. Mais bien loin des 696 (372+323) auxquels on pourra s’attendre. Si on recalcule le résultat global de Marine Le Pen, on obtient 14.4% (427/(1618+1347)). 23% à la place de 14.4%, jolie correction des sondeurs en faveur de la représentante du FN. Ne posons même pas la question qui fâche : au détriment de qui s’est faite la correction ?
Tout cela pourrait être drôle si cela n’était pas grave. Car dans notre démocratie malade, les sondeurs biaisent totalement le jeu électoral en influençant les électeurs et les médias (qui basent les temps de parole des personnalités politiques sur le poids supposé par les sondages). Ce sont par exemple, ces sondages totalement biaisés qui permettent à Apathie ou Elkabach de dire que NDA est un « n’importe qui » ou encore qu’il ne représente rien et ainsi ne donnent pas à notre président un temps de parole suffisant dans les grands médias pour faire connaitre nos opinions…Il est grand temps que les sondages soient contrôlés strictement avec une obligation de publication des données brutes. Il est grand temps aussi que les médias arrêtent de regarder ces sondages pour en déduire un état de l’opinion…Attendons patiemment l’ouverture de la campagne de la campagne présidentielle où les temps de parole seront mieux équilibrés et nous récolterons les fruits de nos idées, de notre lucidité et de notre engagement, comme lors des européennes ou encore des régionales avec à chaque fois des scores 4 fois supérieurs à ce qu’annonçaient les sondages…
Nicolas Calbrix
DLJ Val d’oise
Publier sur FacebookQuand Marine Le Pen est déstabilisée par le programme du FN …
1 juillet 2011Le programme de Marine Le Pen veut-il moins de musulmans dans l’armée parce que les musulmans constitueraient un recrutement de mauvaise qualité ?
Marine Le Pen était jeudi 23 juin 2011 l’invitée de la nouvelle émission de France 2 « Des paroles et des actes ». Sollicitée par Caroline Fourest, la présidente du Front National a refusé de commenter une phrase visible sur le site internet du FN, en changeant plusieurs fois de sujets malgré les relances des différents journalistes sur le plateau. Dans la rubrique « Défense » du programme, on peut en effet lire :
(Source : http://www.frontnational.com/?page_id=1153).
« (…) Faute de crédits, non seulement il est impossible de recruter beaucoup d’engagés, mais il devient de plus en plus difficile d’avoir un recrutement de qualité. 20 % des nouvelles recrues sont désormais issues de l’immigration originaire du monde musulman ».
Il est à noter que Madame Fourest a omis de lire l’intitulé de l’article précisant qu’il s’agissait là du programme…de 2007 :
« Attention, il s’agit du programme de 2007. Le projet du Front National pour 2012 sera présenté dans les mois précédents l’élection présidentielle ».
Cela change t-il pour autant la nature du propos ?
De la même façon en toute fin d’émission, Marine Le Pen, obtenant le papier sur lequel est écrit le dit passage, déclare : ” vous êtes malhonnête car il ya un point entre les deux phrases». Une fois encore est-ce que cela change la nature du propos ? Je laisse les lecteurs en juger.
Le lendemain, vendredi 24 juin 2011, pour se défendre le Front National, à travers un de ses organes de presse associé, Nations Presse info, sort un article intitulé “En janvier 2009, l’armée reconnaissait que quelques soldats musulmans refusaient de partir en Afghanistan”. Cet article se réfère lui même un article publié sur un blog associé de Libération “Exclusif : l’armée reconnait que quelques soldats musulmans refusent de partir en Afghanistan ” (http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2009/01/exclusif-larme.html).
Le seul hic, c’est que l’article du journaliste de Libération Jean-Dominique Merchet, montre que les problèmes de compatibilité entre les engagements des militaires français musulmans et leurs confessions concernent 0,01 % des effectifs. Ainsi le refus de combattre en Afghanistan concerne seulement 4 soldats français musulmans.
Ainsi est-ce que cela mérite que le Front National généralise ce fait et le mette dans son programme ? Je ne pense pas. Il s’agit encore une fois d’une volonté de stigmatisation !
La France connait des problèmes d’intégration mais quelle meilleure réponse y-a-t-il que de voir des immigrés et des français d’origine étrangère prêt à s’engager pour notre armée ? N’est-ce pas un signe fort de patriotisme et de fierté que de voir des jeunes gens servir leur pays natal ou celui qu’ils ont choisi délibérément au-delà de leurs origines ou de leurs confessions (confère le prestige jamais démenti à travers le monde de la Légion étrangère) ?
Moralité, en plus d’apprendre que Marine Le Pen peut être sacrément déroutée quand elle a des contradicteurs à sa hauteur, cette affaire nous montre qu’il reste encore du chemin à faire au Front National pour devenir un vrai catalyseur capable de rassembler toutes celles et tous ceux qui ont la France au cœur.
Anthony MITRANO
Coordinateur Debout La République pour Nice
Délégué Départemental Debout Les Jeunes des Alpes-Maritimes
Coordinateur régional Debout Les Jeunes PACA
Publier sur FacebookQuand le pouvoir ne veut pas débattre
26 juin 2011Samedi soir, ceux qui ont suivi l’émission « On n’est pas couché » ont pu assister à un échange effarant, illustrant à merveille l’état du débat sur l’euro dans notre pays.
Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM), ministre de l’écologie, était invitée pour la sortie de son livre, « Le Front antinational », dans lequel elle prétend démontrer l’imposture que représenterait le FN.
Ainsi a été évoqué, au cours de son face-à-face avec les deux « z’Eric », la question de l’euro. NKM, qui avait bien appris ses leçons de catéchisme européiste, asséna ses vérités, bouffie de certitudes et pleine d’arrogance envers ces impies que sont les pourfendeurs de l’euro.
Pour elle, la chose est, en effet, entendue, indiscutable : la sortie de la monnaie unique que préconise le FN de Marine Le Pen (à l’instar de Nicolas Dupont-Aignan et de nombreux économistes sérieux) provoquera ni plus ni moins que « la ruine » de la France et des Français ! « La dette s’aggravera ! » (Nonobstant bien sûr le fait que Marine Le Pen comme NDA se soient engagés à rompre avec la logique structurale de la dette, inscrite dans la loi Pompidou-Giscard de 1973 et dans l’article 123 du Traité de Lisbonne) « On ne pourra plus rien exporter ! » « Les Français ne pourront plus voyager à l’étranger ! » Bref, la ruine de l’industrie, la ruine des épargnants, la ruine des « petits » (dont NKM semble tout à coup se préoccuper), etc… Un tableau apocalyptique appuyé par aucun argument économique, mais qui n’entend, bien entendu, souffrir d’aucune contestation.
Des arguments économiques des partisans de la sortie de l’euro, bien que défendus par nombre d’économistes sérieux, aucun ne trouve grâce aux yeux de NKM ! Pis, ils ne méritent même pas d’être discutés. Ils sont au mieux balayés d’un ricanement arrogant, au pire rejetés d’un air grave de prêtre inquisiteur au rang d’hérésies impardonnables. Il n’y a évidemment pas de problèmes avec l’euro, n’est-ce pas. Aucun problème économique ne saurait être mis sur son compte… L’euro étant par principe synonyme de pro-tec-tion, de prospérité !
Par ailleurs, NKM prétend avoir décelé qui sont, en réalité, tous ces partisans du retour au franc prêts à plonger la France dans l’abîme économique : des nostalgiques ! De vulgaires nostalgiques ! Ainsi du profanateur Eric Zemmour qui n’est pour elle qu’un enfant capricieux voulant simplement retrouver le plaisir de manipuler des billets à l’effigie de Bonaparte…
Nous pourrions nous passer allègrement de traiter de ce genre d’homélies grotesques si elles n’étaient pas, hélas, une sinistre habitude des partisans les plus notoires de l’euro. Des clercs incapables de concevoir qu’on puisse remettre en cause l’euro, qu’on puisse soumettre les problèmes que cette monnaie cause à l’examen critique de chaque citoyen.
Un débat raisonné, argumenté et sans tabous sur ce sujet, voilà qui semble trop demandé pour des gens pour qui l’euro n’est pas une monnaie, mais une religion, avec ses croyances par principe indiscutable, au nom desquelles tout peut être sacrifié : réalité, intuition, bon sens…
Un véritable débat qui serait pourtant le minimum qu’on puisse attendre de la part de ce qui se prétend être une démocratie.
Jérôme Lagae
http://www.dailymotion.com/videoxjdwat Publier sur FacebookLa stratégie du pire pour faire oublier DSK
25 juin 2011La semaine dernière, la gauche française a de nouveau démontrée toute l’ampleur de sa démagogie en relançant (encore) l’idée de la légalisation du cannabis….peut être cherchent-ils à faire oublier l’affaire DSK en pratiquant la politique du pire ?
Sur le cannabis, chaque argument des portes-paroles du cannabis a été démonté malgré un traitement médiatique très orienté en faveur de la généralisation de cette drogue. Examinons-les….
1- Une pratique largement répandue :
Ainsi, nous serions plus de 12 millions à consommer cette drogue….Ce chiffre n’est bien sûr qu’une estimation résultant d’enquêtes et de sondages. Il est impossible de croire à la validité de ces chiffres, surtout lorsque l’on sait la manipulation qu’il existe dans les sondages politiques.
De plus, si l’on retire ceux qui prétendent avoir consommé, parce que cela fait bien, et ceux qui se disent consommateurs parce qu’ils ont tiré une fois sur un joint il y a des années….les résultats seront surement différents.
Dans tous les cas, il n’est pas possible d’approuver cette logique, et ma position serait la même pour 30 millions de consommateurs. De vrais responsables politiques doivent savoir garder la tête froide même face à des pratiques soit disant répandues….l’approche d’élection ne justifie pas tout.
2- Une question de santé publique ;
Après les affaires de la vache folle, du sang contaminé, ou de l’amiante, pendant l’affaire de la bactérie escherichia coli, et avant l’affaire des OGM et des portables, frapper un sujet du sceau de la santé publique n’est jamais une chose innocente.
Ainsi, la légalisation du cannabis serait une bonne chose en terme de santé publique puisque cela permettrait d’obtenir un produit plus contrôlé avec moins de THC.
Je vais revenir sur cet argument un peu plus tard. Je dirais simplement qu’il est difficile d’approuver cet argument qui revient à choisir le moindre des deux maux, à légaliser un poison au motif que le produit serait un peu toxique.
Il est d’ailleurs intéressant de noter que notre oligarchie politique propose la légalisation du cannabis, tout en luttant contre le tabac et l’alcool. Rappelons que selon le mode de consommation, le cannabis est jusqu’à 7 fois plus toxique que le tabac.
Comment ne pas penser également aux effets de dépendance et aux conséquences psychologiques ?
3- La réduction des trafics ;
La légalisation supprimerait les trafics en coupant leur source de revenu aux délinquants. Cet argument est invalidé pour trois raisons.
D’abord, puisque l’un des buts officiels de la légalisation est d’obtenir un produit avec un taux de THC réduit, il y aura bien sûr des consommateurs qui chercheront à se procurer un produit plus fort, un peu comme si les cigarettes dites légères étaient les seules sur le marché. Il y a d’ailleurs du trafic de cigarettes malgré le fait que le tabac soit légal.
Ensuite, même si la misère n’est pas liée à la délinquance et même si elle n’est pas une excuse pour des comportements déviants, il faut reconnaitre que l’échec depuis 40 ans de l’oligarchie française en terme économique fait du trafic de drogue dans les cités une source de revenu vitale pour certaines familles. Une légalisation pousserait ces familles vers d’autres sources de revenu illégales pour éviter de tomber de l’échelle sociale.
Enfin, les vrais délinquants, ceux qui bénéficient le plus des trafics et qui roulent en grosse voiture allemande, non seulement continueront le trafic de cannabis pour fournir, soit un produit moins cher, soit un produit plus actif, mais développeront également d’autres trafics, comme les drogues dures, pour ne pas perdre leur train de vie.
4- La répression est un échec qu’il faut abandonner ;
Selon les défenseurs de la légalisation, la politique de répression ne fonctionnant pas, il convient de l’abandonner.
Quel message terrible envoyé à la société que cet aveu d’échec, que cette preuve de lâcheté de l’oligarchie française !
Aujourd’hui, malgré une juste lutte contre les réseaux pédophiles, ceux-ci existent encore ; la légalisation de la pédophilie va-t-elle être au programme de la gauche pour 2012 ?
5- Une raison officieuse ?
Peut être que les défenseurs de la légalisation sont eux-mêmes consommateurs ? On pourrait le croire lorsqué l’on suit d’un peu trop près la vie politique française.
Daniel Vaillant, le dernier à avoir porté cette proposition, affirme qu’il n’a jamais consommé….il n’a donc même pas cette excuse pour expliquer cette position….
La critique est facile ; la proposition l’est moins….
Je crains qu’il ne faille commencer par accepter deux choses ; d’une part, il y aura toujours quelques personnes prêtent à franchir la ligne pour organiser des trafics sur ce qui est interdit, et d’autre part, il y aura toujours des personnes qui, pour des raisons qui leur sont propres, chercheront a échapper à la réalité à l’aide de produit.
Le devoir de vrais dirigeants politiques est de lutter contre les premiers et d’aider les seconds.
Dénoncé par quelques politiques, comme Nicolas Dupont Aignan, il faut mettre un terme à la suppression massive de postes de policiers pour se donner les moyens de lutter contre les trafics.
Il faut attaquer les trafics sur deux axes ; d’une part, par la mise en place d’une vraie politique économique et sociale qui permettra à chacun de vivre décemment. Facile à dire me direz-vous ; facile à faire une fois le programme de Debout la République connu vous répondrais-je !!!
D’autre part, il faut mettre un terme à l’idéologie de l’excuse et de la victimisation qui existe chez certains juges qui laissent des deuxièmes chances encore et encore à ces « victimes de la société ».
Enfin, il faut rejoindre Nicolas Dupont Aignan dans le combat qu’il mène pour l’application des peines de prisons prononcées contre les dealers.
En résumé, il faut refuser la légalisation, se mettre réellement à lutter contre les trafics, et offrir une alternative économique à ceux qui veulent se détourner du trafic et une alternative médicale et sociale à ceux qui veulent stopper leur consommation.
Pierre Mathorel
Publier sur FacebookNon, messieurs les PDGs, l’euro n’est pas une grande réussite !!!
21 juin 2011Dans une tribune récemment publiée dans Le Monde, un collectif tente de prendre la défense de l’euro. On l’imagine sans peine, la tâche n’a pas dû être aisée. Au final, une démonstration d’un dogmatisme sans faille et sans aucun argument.
Dès l’introduction, on est sonné par la force du propos: l’euro est une grande réussite car il a gagné de la valeur par rapport à presque toutes les autres monnaies!
Chacun doit donc se réjouir d’avoir la monnaie la plus chère du monde! Et tant pis pour la compétitivité du continent, sa richesse et le plein emploi.
Balayées d’un revers de main les délocalisations massives et la désindustrialisation qui sévissent dans les pays de la zone euro, touchant même jusqu’à Airbus, le fleuron de la coopération européenne.
Balayés à nouveau les déficits commerciaux énormes accumulés par la quasi totalité des pays européens sauf l’Allemagne (déficit de 4,1 milliards d’euros du commerce extérieur de la zone euro en avril 2011!).
Aux oubliettes les millions de chômeurs, condamnés par un euro trop fort. 9 millions d’emploi créés depuis l’introduction de l’euro nous dit-on? (grâce à l’euro, vraiment?) Cela pèse peu face au 16 millions de chômeurs dans la zone euro fin 2010, un chiffre totalement inédit par son ampleur.
Toujours selon cette tribune, le problème ne serait dû qu’à un endettement excessif consécutif à la crise. Mais contrairement à ce qui est prétendu, l’euro n’a en rien augmenté la compétitivité de l’Europe à l’international. C’est tout le contraire: il a plombé la compétitivité de la zone euro, sauf l’Allemagne qui a infligé une contraction des coûts salariaux terrible à sa population.
En guise de solution, le collectif nous sert la traditionnelle soupe de plus de coordination, de plus de règles. Bref, un concentré des propositions vagues et sans substance qui nous sont offertes depuis deux ans.
Alors que jour après jour, les événements démontrant l’absurdité économique qu’a été l’euro se succèdent, alors que jour après jour, un nombre croissant de personnalités reconnues et compétentes condamnent la monnaie unique, cette nouvelle tentative sans conviction de secourir un euro destructeur et moribond montre bien l’essoufflement complet de l’argumentaire des partisans résignés de l’euro.
Par Antoine Caldeirou adhérent DLJ
Article du journal Le Monde : http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/06/20/la-crise-europeenne-est-une-crise-de-la-dette-pas-de-l-euro_1538337_3232.html
Publier sur FacebookInterview de Nicolas Dupont Aignan dans la presse grecque !!!
20 juin 2011Le lien de l’interview de Nicolas Dupont Aignan dans la presse grecque http://www.zoomnews.gr/ο-γάλλος-βουλευτής-που-ήρθε-στο-σύνταγ/
Voici l’interview de Nicolas Dupont Aignan dans la presse grecque traduite par un de nos adhérents jeunes, Yannis Retsinas, d’origine grecque :
“Le député français qui est venu place Syntagma et qui a ” étreint” les “indignés” s’exprime sur zoomnews”
Mercredi dernier, un peu avant que la place Syntagma devienne le théâtre d’affrontements entre les brigades anti-émeute et les jeunes cagoulés, un homme saluait la foule réunie, devant une avalanche d’applaudissements. Ce député français, indépendant, Nicolas Dupont-Aignan qui en 2007 quitta l’UMP de Nicolas Sarkozy, a créé son propre parti, gaulliste « Debout la République ».
Pourquoi souhaitiez-vous venir à Athènes pour vous exprimer avec les grecs ?
Car aujourd’hui ce qui est en jeu c’est le droit du peuple grec de décider lui-même de son destin, c’est le respect de la démocratie. Comment un député français, gaulliste, pourrait rester en marge de cette contestation populaire ? Le général de Gaulle disait : « la République est la souveraineté du peuple, l’appel à la liberté, l’espoir pour la justice ». Mais aujourd’hui en Grèce, le peuple, la liberté et la justice sont en danger.
L’Union européenne et le FMI poussent la Grèce dans la récession et sont complice de la fraude des banques. Ce plan (de sauvetage) est inutile car il est contreproductif. Pour moi, la clé serait de dire aux Grecs que nous les voyons résister et, que demain, nous devrions faire la même chose en Espagne, en Italie, en France.
Quelles mesures proposez-vous pour la Grèce sorte de l’impasse ?
La Grèce ne doit plus obéir aux ordres de la Troïka. Elle doit oser restructurer sa dette, abandonnant l’euro pour retrouver sa liberté monétaire et politique. C’est la seule solution et n’oublions pas que des pays comme le Danemark, la Suède ou la Pologne vivent sans l’euro et se trouvent dans une bien meilleure situation.
Quel rôle pourrait jouer Paris ?
Aujourd’hui Paris fait honte à la France, en étant à la botte des banques et des technocrates bruxellois. Mais de son côté, le peuple français est de plus en plus conscient de cette escroquerie économique dans laquelle tombent les pays d’Europe. Je n’ai aucun doute que ce qui arrive aujourd’hui à Athènes, arrivera dans quelques temps à Paris. C’est d’ailleurs un des points de ma candidature aux élections présidentielles de 2012.
Publier sur FacebookLa fin du SMIC pour une renaissance de l’euro?
16 juin 2011Un rapport de la Commission européenne juge que le Smic – 1367 € bruts soit 1073 euros net – plombe la compétitivité de la France. Cela ne me surprend guère. En effet, la commission européenne ainsi que nos pseudo – représentants nationaux ne jurent que par le libéralisme économique le plus débridé. N’oublions pas en effet que les locataires de l’Élysée, de Matignon, de Bercy et de Bruxelles prennent des décisions de politique économique sur seuls conseils des disciples des Smith, Walras, Friedman et autres Pascal Salin…
Ces libéraux, pour qui le travailleur est une marchandise et le salaire un prix comme un autre, ne pensent qu’à un seul objectif : dérèglementer tous les pans de l’économie et cela passe dans un pays comme la FRANCE par la libéralisation du marché du travail et faire sauter toute réglementation contraignante, telle le SMIC.
Or il convient de noter, que les dividendes énormes versés aux actionnaires qui ne produisent rien ne semblent pas être un frein à la compétitivité de la FRANCE pour nos commissaires européens. Or si une partie de ces dividendes étaient réinvestis dans la production, cela serait plus bénéfique que d’abaisser le SMIC à trois chiffres. Par ailleurs, rappelons tout de même que nos chers commissaires européens ne semblent pas remettre en cause leur salaire de 24.000 euros mensuel (plus que le Président de la République), salaire financé par la FRANCE en partie, FRANCE qui selon eux manque de compétitivité.
Le SMIC doit simplement s’analyser comme un salaire minimum permettant à un travailleur français de pouvoir vivre décemment. Le SMIC est une barrière face au libéralisme déloyal. Sans le SMIC, certains préconiseraient de payer les salariés au mieux comme les smicards espagnols (687 euros par mois) ou au pire roumains ou chinois…Le SMIC doit également servir de référence pour une augmentation des différents paliers de rémunération en fonction de l’augmentation des prix.
À l’heure actuelle mes amis, un commissaire européen percevant 24000 euros mensuels est certain qu’un smicard dispose d’une vie aisée dans un T5 en plein cœur de Paris, d’une berline hors de prix et d’un frigo débordant.
Il est impératif de redonner le pouvoir aux Français, pour permettre à ceux qui vivent les difficultés au quotidien d’être les seuls conseillers officiels d’un gouvernement populaire, patriote, républicain et social.
Mesdames et messieurs les commissaires européens, prenez le temps de méditer cette question : quel est le plus gros frein à la compétitivité française : le SMIC ou l’euro? Prenez cinq minutes, la réponse est facile à trouver lorsque l’on s’en donne les moyens.
Rémi BERGER
Coordinateur régional DLJ Nord – Pas-de-Calais
Vice Président DLJ – Projet et débats
Publier sur FacebookSoutenons les républicains nationaux
11 juin 2011La meute médiatique a une nouvelle mode depuis quelques mois : la chasse aux « néoréacs » ! Lancée par L.Joffrin, le spécialiste es chassé croisé entre Libération et le Nouvel Obs, dans un dossier fait avec Ariane Chemin, la petite main des basses œuvres du Monde de l’époque Plenel-Colombani, elle vise à dénoncer ces journalistes qui ont comme tort de ne pas se plier à la doxa politiquement correct du milieu et osent dire ce que beaucoup de Français pensent de la situation en France. Ils seraient ainsi une petite dizaine (1) à ne pas respecter les consignes des maitres censeurs. Et bien entendu, tous les petits torquemadas de l’antiracisme et du politiquement correct ont emboité le pas au grand moralisateur en chef, à tel point que même Grazzia (grand journal politique !) a fait un papier sur ces nouveaux réacs qu’il faudrait faire taire.
Passons sur le fait que nos chers journalistes ont l’indignation sélective : personne ne s’émeut qu’Anne Lauvergon dise qu’elle discriminera les « mâles blancs » dans les futures embauches d’Areva, personne non plus pour s’indigner quand Thuram fait une photo avec les noirs seulement de France 98, personne pour monter au créneau quand le Brésil refuse d’extrader Battisti vers l’Italie (sauf E.Zemmour)…Passons également sur le fait que les mêmes qui dénoncent l’omniprésence des néoréacs, trustent tous les postes de directeur de rédaction, de grands éditorialistes, de commentateurs politiques en vue depuis 40 ans et ont réussi à dicter leur idéologie à toute la sphère culturo-médiatique (et donc de prendre le pouvoir selon le bon apprentissage de T.Gramsci) qui les a ainsi placé sur un piédestal moral.
Mais qu’est-ce que reproche toute la bien-pensance à ces néoréacs ? « De décontaminer la pensée du FN », d’avoir « basculé dans le discours réactionnaire le plus convenu, le plus éculé et le plus systématique », d’être des « agents de notabilisation » de Marine Le Pen. Pire, ils sont surtout accusés de décrire la réalité et les faits tels qu’ils sont et ainsi de faire le jeu du FN. Comme lorsque J.P.Brighelli dénonce la gabegie pédagogiste et sa fabrique des crétins, comme lorsque E.Zemmour s’en prend à l’idéologie soixante-huitarde qui a ouvert à la destruction de l’autorité, comme lorsque E.Levy refuse l’immigrationisme qui empêche l’assimilation et fait le jeu du grand patronat, comme lorsque R.Menard dénonce le totalitarisme des élites médiatiques bien-pensantes qui adore la diversité à condition qu’elle pense comme elles, comme lorsque P.Cohen met en cause l’Europe qui broie les peuples en leur imposant la rigueur…Dans tous ces cas, la bien-pensance leur reproche de ne pas taire la réalité car la réalité fera le jeu du FN. Coupables de délit de réalité. Cette volonté de taire les problèmes, de maquiller la réalité quand elle ne rentre pas dans les bonnes cases n’arrive à qu’à une chose : « à faire cadeau du réel au Front national » selon l’expression d’Alain Finkielkraut.
Car tous ceux qui se lancent dans cette chasse aux sorcières oublient que ce sont eux qui en refusant de voir la réalité, de prendre en compte les attentes des Français et en diabolisant tous ceux qui refusaient d’entrer dans leur vision du monde ont permis au FN d’exister. Leur stratégie de diabolisation du réel a si bien marché que le FN est passé d’un groupuscule avant 1981 en seul parti contestataire permettant de faire un bras d’honneur au système. Ce que les ouvriers, les employés et désormais les classes moyennes ont bien compris et font régulièrement aux élections tant et si bien que le père a atteint le second tour de la présidentielle et la fille est à plus de 20% dans les sondages pour 2012.
Ces néoréacs refusent de taire la réalité, refusent les carcans idéologiques qui enserrent la France depuis trop longtemps. Ils refusent que les idées de Nation, de République, d’autorité, de frontières, de protectionnisme, de souverainisme, d’Etat soient diabolisées. Ils refusent de plier devant les injonctions des bien-pensants qui voudraient que l’insécurité ne soit qu’un sentiment, que l’immigration ne soit qu’une chance pour la France, que l’Europe ne soit qu’une zone de croissance et de bonheur perpétuel, que la mondialisation ne soit qu’heureuse, que la seule perspective économique soit les plans d’ajustement structurels de DSK, que les frontières ne soient que des instruments de ségrégation menant à la guerre, que l’Ecole doit être une garderie où l’élève est l’équivalent du maitre et découvre ses propres savoirs, que la famille c’est mal, que l’autorité ne sert qu’à oppresser, que la police ne soit que fasciste, que les Français soient tous des racistes, que la République soit discriminante, que la France soit finie…
Ces néoréacs sont des républicains-nationaux et osent désormais l’afficher. Cela pose un problème fondamental aux bien-pensants : ils seront obligé de débattre de nouveau (et de perdre la plupart du temps comme N.Domenach sur Itélé depuis de 4 ans) au lieu d’anathémiser comme ils savaient si bien le faire. Ils auront de plus en plus de mal à se draper dans leur manteau de vertu en réenfilant leur panoplie de militant antifasciste dès qu’un sujet qui fâche sera abordé. Cette chasse aux sorcières est en fait un dernier soubresaut du système médiatique en vue de garder sa domination idéologique sur la société (il faut d’ailleurs voir comme cela la non-reconduction d’E.Zemmour sur France2 dans la perspective de 2012).
Ces néoréacs ouvrent une voix et rencontrent un large écho dans une partie de l’opinion. Il est grand temps de les soutenir et de dire qu’il est absurde et suicidaire d’abandonner toutes les valeurs citées ci-dessus au Front National. 2012 devra marquer le renouveau des républicains-nationaux qui oseront affronter tous les démocrates mondialistes et leurs idiots utiles !
Nicolas Calbrix
DLJ Val d’Oise
(1) On peut citer dans une liste non-exhaustive E.Zemmour, E. Brunet, A.Finkelkraut, P.Cohen, E.Levy, R.Menard, I.Rioufol…
Publier sur FacebookVers un nouveau 29 mai
31 mai 2011Il y a six ans déjà, nos concitoyens envoyaient un message clair à l’occasion du vote sur le Traité instituant une Constitution Européenne (TCE) : ils votèrent non. Non à cette constitution européenne, non à cette construction européenne qui se fait contre les Etat-Nations, leur souveraineté, leurs spécificités. Non à cette Europe qui se fait contre les peuples en voulant nier leur histoire, leur identité et leurs traditions. Les Français avaient bien compris que l’Europe était le cheval de Troie de la mondialisation qui allait transformer notre continent en un vaste (super)marché et un grand parc d’attraction pour touristes américains ou chinois.
Ce non fut un large mouvement populaire venant de tous les horizons politiques (droite, gauche et même centre) mais qui venait surtout des catégories populaires (ce qui explique surement que la gauche Terra Nova propose d’abandonner celles-ci). Pour une fois, toute cette France habituellement silencieuse s’était déplacée aux urnes et avait osé dire NON. On sait ce qu’il en est advenu après, le président Sarkozy une fois élu a fait son mini-traité qui reprend les termes exactes du TCE et l’a fait approuvé par le Congrès à Versailles en 2008. A cette occasion, les députés UMP, PS et centristes dans un joli front anti-républicain, ont clairement dit au peuple que son vote ne valait rien et que leur Europe se fera avec ou contre eux, mais qu’elle se ferait.
Alors, aujourd’hui tout le monde est obnubilé par le risque d’un nouveau 21 avril. Il faut dire que le risque existe en effet, entre un Président sortant passablement discrédité, une multiplication des candidatures centristes et une opposition qui vient de perdre son candidat fétiche et ne sait plus très bien où elle habite (en plus de ne pas avoir de projet ni d’idée), le tout sous la menace d’une Marine Le Pen qui fait déjà jeu égal dans les sondages et voit sa cote grimper après chaque séquence politique. Mais serait-ce vraiment ça, le grand risque pour notre démocratie ? Car dans tous les cas, Marine Le Pen, qui reste le meilleur allié du système pour qu’il se perpétue, perdrait au second tour. Le système aura alors réussi à faire élire un des siens qui sera peut-être UMP ou peut-être PS mais dans le fond cela ne changera rien.
Les élections intermédiaires ont déjà marqué cette tendance. Une abstention qui va de record en record (60% aux dernières cantonales) car les citoyens ne croient plus que l’élection amènera un changement de politique. Des duels FN-UMPS au second tour qui permettent à tous les candidats du système de passer sans avoir de projet politique. Et au final, nous avons des élus qui représentent moins de 10% (voire moins dans certains cas) du corps électoral et en qui les citoyens n’ont plus aucune confiance.
Non le vrai risque que court notre démocratie est celui de ne plus représenter le peuple. Le vrai risque ne serait-il pas plutôt celui d’un nouveau 29 mai ? Qu’encore une fois le peuple français, quelque soit son vote, ne soit pas écouté ? Qu’encore une fois les élites se mettent d’accord entre-elles pour passer outre l’avis du peuple, pour continuer à faire la politique que les Français ont déjà rejetée en 2005. Qu’encore une fois, les Français n’aient le choix qu’entre des alternances qui pratiqueront les mêmes politiques une fois au pouvoir. Avec un plus d’ordre si c’est la droite, un peu plus de compassion si c’est la gauche. Ils se chamailleront sur l’accessoire mais seront d’accord sur l’essentiel.
Il suffit de regarder les forces en présence pour s’apercevoir qu’ils sont tous issus du même moule, qu’ils pensent tous pareillement et mèneront sur les questions fondamentales, tous, la même politique : soumission au dogme de l’Euro et aux banques, adhésion totale au libre-échange généralisé (liberté de circulation totale des capitaux, des biens, des marchandises et des hommes), acceptation de l’alignement occidental (sous domination américaine) de la politique étrangère…Il suffit d’écouter les paroles de Sarkozy, Hollande, Aubry, Joly ou Bayrou. Bien sur, les mots changent, les attitudes sont plus ou moins dignes mais au final, politiquement, ils sont tous sur la même ligne et rêvent tous d’affronter Marine Le Pen au second tour pour ne surtout pas parler de leurs bilans et de leurs projets.
Le véritable risque n’est pas celui d’un 21 avril bis ni d’un 21 avril à l’envers, le véritable risque est celui d’un peuple français qui se fasse encore voler une élection, en n’étant plus maître de son destin quelque soit son vote. Le risque est que le résultat du 6 mai 2012 n’ait aucun impact sur la vie des Français car tout sera décidé ailleurs. Le vrai risque est que les Français soient contraints de choisir une nouvelle alternance alors que ce dont notre pays a besoin, est d’une véritable alternative.
Nicolas Calbrix
DLJ Val d’Oise
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