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Un énième plan d’austérité plonge les grecs dans l’agonie : la crise vue de Grèce.

23 septembre 2011

Nicolas Dupont-Aignan, candidat à l’élection présidentielle de 2012, a rendu visite à Athènes, en juin dernier, aux indignés grecs manifestant contre les mesures d’austérités imposées à ce peuple. Il a été le seul candidat à l’élection présidentielle à faire ce déplacement !

Aujourd’hui, c’est à mon tour de rendre visite au peuple grec. C’est en tant que franco-grec, mais surtout en tant que Conseiller national de DLJ que je tiens à écrire cet article.

En effet, il faut savoir que sur les côtes de la mer Egée, la marée touristique laisse place à la désolation : une TVA à 23 %, un litre d’essence à 1,98€/litre, des travaux publics laissés à l’abandon, une augmentation du nombre de suicides, des vols qui se multiplient, des privatisations massives etc.

Les journées sont rythmées non pas par le bruit des vagues, mais par les gros titres des médias, les débats télévisés quotidiens qui analysent un énième plan d’austérité ! Le dernier en date se révèle même être fastidieux à résumer tant il est long (diminution de 20 % des retraites dépassant les 1200 € ; diminution de 40 % de la retraite des personnes en dessous de 55 ans; instauration d’une taxe exceptionnelle sur l’immobilier de 0,50 € à 10 € du m²; le recul du seuil minimum de non imposition à 5000 € de revenu annuel ainsi que la suppression d’environ 180.000 postes dans la fonction publique).

En Grèce, désormais, une personne active doit débourser en moyenne 5000 € par an pour répondre à toutes les mesures d’austérité. Cela revient à asphyxier un foyer. Quand on est un couple de fonctionnaires, ayant plusieurs enfants à charge, on ne dort plus : on se demande si on va perdre son emploi, si les mensualités pourront être payées, et si dans quelques mois on aura encore un toit sur la tête. Il y a de grandes chances que ces angoisses se réalisent : la suppression de près de 180.000 postes dans la fonction publique avant 2012 aura pour conséquence directe et immédiate de nombreuses saisies immobilières pour cause d’impayés et une explosion du taux de chômage. Et ce à quel titre ? Au motif de sauver un système que l’on nous impose ! Les Grecs sont-ils responsables ? Certains avancent l’argument de la fraude fiscale : en effet, la fraude est très développée en Grèce notamment dans le secteur de la restauration, mais cela ne représente qu’une infime partie de la dette colossale de la Grèce. Alors il est évident qu’il faille réduire la fraude ! Mais mettre à genoux 11 millions d’individus pour un dogme, pour cette doctrine économique qu’est l’Euro est digne des plus grandes dictatures que le monde ait connu. Il n’y a plus d’êtres humains parmi les êtres économiques.

Qu’on ne nous parle plus de « solidarité européenne », surtout quand François Baroin dit « On ne donne pas de l’argent aux Grecs et quelle que soit la sympathie que l’on a pour les Grecs, ce n’est pas pour le plaisir d’être solidaire à l’égard des Grecs. C’est pour sauver l’euro ». Voilà qui a le mérite d’être clair ! Dans cette Union européenne, on réduit en esclavage un peuple tout entier pour sauver une monnaie et un système.

Le premier ministre grec, M. Papandréou, également président de l’Internationale Socialiste, en est réduit à être le pantin de l’oligarchie bruxelloise. Chaque vidéoconférence, chaque sommet donne lieu à de nouvelles mesures d’austérités.

Le parti socialiste français reste à ce sujet silencieux … Et « Qui ne dit mot consent » Les candidats à la primaire socialiste sont membres de l’internationale socialiste présidé par … le premier ministre grec !

Ne soyons pas dupes, cela ne touche pas que la Grèce. En effet, la France a annoncé un plan d’austérité de 12 milliards d’euros. Les caisses de l’Etat français ont donc été débitées d’une somme astronomique dans le but de sauver un système qui est voué à l’échec. Il est demandé aux Français de réaliser une économie de 12 milliards d’euros car la dette française se creuse. Les français, comme les italiens, les portugais, les espagnols, payent eux aussi pour sauver, sans nous consulter, nous les Peuples, la monnaie unique.

Actuellement en Grèce, j’interroge mon entourage sur la crise : on me parle toujours de la nécessité de sortir de l’Euro. En France, Nicolas Dupont-Aignan prône cette solution depuis longtemps – contrairement à d’autres qui, en bons opportunistes, deviennent eurosceptiques. Aujourd’hui il n’est plus le seul : nombre d’économistes confirment sa thèse. Nicolas Dupont-Aignan est le seul candidat à l’élection présidentielle à aller jusqu’au bout du raisonnement. Il sait que désormais il ne peut exister que de mauvaises ou des très mauvaises solutions pour nous sortir de cette situation. Rien ne sera fondamentalement bon pour les Etats mais il est possible de sauver les meubles. La très mauvaise solution est de sauver l’euro coûte que coûte, et la moins catastrophique est de sortir du virus euro, de rétablir une monnaie nationale, d’en reprendre le contrôle, de pouvoir, si nécessaire la dévaluer pour favoriser la croissance de manière à engendrer des recettes, de rendre aux Etats leur souveraineté aujourd’hui déléguée aux eurocrates, de rétablir un contrôle aux frontières, tout simplement : de reprendre le pouvoir ! Sortir de l’Euro ne doit pas être perçu comme un retour en arrière, cette procédure est la moins dangereuse sur le long terme et elle permettra aux peuples non pas de se relever instantanément, mais de leur permettre de se relever plus vite que prévu. . L’autre solution consisterait à tuer purement et simplement le peuple, on est bien loin du mythe de la solidarité européenne qui se retrouve enterré, à côté de la dignité des peuples et de la souveraineté des Etats, par le Diktat européen et sa folie économique et sociale qui bafoue les principes de base de l’Union voulue par Robert Schuman et Jean Monnet.

Le combat de Nicolas Dupont-Aignan est celui de la liberté politique et monétaire. Il est le seul à oser s’opposer au système politique actuel, il est le seul à apporter un autre choix politique aux français. Il est le seul à se déplacer en Grèce, mais aussi en Espagne pour soutenir les peuples opprimés.

Nicolas Dupont-Aignan devient progressivement un personnage incontournable de la vie politique française. L’élection présidentielle de 2012 est cruciale pour la France. Français, c’est à vous de reprendre le pouvoir !

 

J’appelle tous les franco-grecs à rejoindre Nicolas Dupont-Aignan car il est le seul à soutenir nos deux pays !

Καλώ όλους τους ελληνο-γάλλους  να ενώσουν τις δυνάμεις τους με τον Νικολά Δουπόν-Ενιάν επειδή είναι ο μόνος που υποστηρίζει της δύο χώρες μας.

Yannis RETSINAS

Conseiller national DLJ

Pourquoi les Français sont-ils pessimistes?

21 septembre 2011

Un sondage BVA Opinion nous annonce que 82% des Français sont pessimistes alors
qu’ils étaient 61% en janvier. On ne peut nier l’importance du pessimisme que ressentent
les Français même si les politiques feignent pour limiter cet aspect. La première
impression que l’on a est une vision noire de l’avenir ; il faut donc particulièrement la
soigner. Mais aujourd’hui qu’observe-t-on ? chômage, baisse du pouvoir d’achat, crise
économique, mondialisation, dettes publiques, pénurie de logements, hausse des
impôts, inégalités sociales croissantes, difficultés scolaires, frais médicaux de plus en
plus coûteux, insécurité… Il est donc normal d’éprouver une certaine inquiétude. Au delà
de l’observation immédiate et rigoureuse, les élus seront amenés à communiquer
quotidiennement et à trouver des solutions concrètes. Paradoxalement, c’est l’inverse qui
se produit : la distance prise par les politiques vis à vis des problèmes est interprété
comme de la légèreté, de l’insensibilité. En fait ce qui intéresse vraiment les Français
c’est la façon dont ils vont s’y prendre pour gérer le problème : comment, malgré les
dettes, peuvent-ils relancer la croissance?

30 ans qu’ils nous gouvernent et toujours autant incapables de résoudre les
problèmes. Tout augmente : loyer, mutuelle, assurance auto et habitation, facture d’énergie,
frais d’entretien des véhicules, l’alimentation….la liste est longue. La droite comme
la gauche bobo ont failli aux missions que leur avait confiées le peuple. Ils nous parlent
de mariage homosexuel, de dépénalisation de cannabis, de la création de 300000 emplois
jeunes (par quels moyens?), de l’entrée de la Turquie dans l’union européenne (approuvée par
la gauche), organisent un débat fictif sur la laïcité…..! Ils ne pensent qu’à s’envoyer
des piques ! souffrent d’un laxisme pathologique ! s’agitent ! tapent du point ! mais ne font
rien!!

Le chômage, un des maux les plus redoutés des Français, est toujours présent,
aggravé par la concurrence internationale déloyale et la crise de 2008. La délinquance est en
augmentation ; il faut cesser ce discours angélique et responsabiliser les délinquants. Les
violences scolaires sont nombreuses ; l’école ne corrige pas les inégalités
sociales ; certains jeunes sont en situation d’échec : absentéisme scolaire, illettrisme qui
entraine de profonds problèmes d’insertion sociale. Il y a une mauvaise répartition de
la richesse ; les niches fiscales favorisent les riches au détriment des classes moyennes ;
il faut plus de que tout alléger les charges sociales dans les entreprises. Les
étudiants qui bénéficient de peu de ressources ont toujours du mal à se loger. Il existe
un manque flagrant de logements sociaux. Les dépenses de santé sont élevées : hausse du tarif
des mutuelles, déremboursement de certains médicaments, augmentation des frais de séjour
hospitalier. Les banques continuent à prendre des risques avec notre
argent…

Face à ce néant politique, le champ libre est laissé aux extrêmes. Les Français ne
peuvent plus se contenter que de promesses, de paroles sans engagement. L’évolution de
capacités relationnelles est donc primordiale pour la prochaine élection présidentielle.
Un effort d’écoute et de compréhension est attendu de part et d’autre. Il n’existe pas de
recette miracle. Le principal souci du futur président sera d’être attentif aux exigences
de l’intérêt général. Il veillera à y répondre et surtout à appliquer les solutions. A
Debout La République, nous proposons une transformation radicale de politique,
alternative à celle de l’umps ; nous sommes prêts à agir dès 2012 si les Français nous en
donnent les moyens.

Francisca , déléguée DLJ gironde

La défense du AAA : une ambition de banquier, pas de président de la République !

17 septembre 2011

Hier soir a eu lieu le premier débat de la primaire PS entre les six candidats en lice. Malgré tout ce qui était annoncé sur ce débat qui devait clarifier les positions, permettre à M.Aubry de déstabiliser F.Hollande, à S.Royal de revenir sur les 2 favoris des sondages, aux petits candidats d’imposer leurs thèmes de campagne, nous n’avons eu qu’une triste prestation. En effet, chacun a été exactement là où il était attendu et tous ont montré leurs limites.

F.Hollande a bien montré qu’il serait bien un « président normal » maniant à merveille les concepts creux et les grandes promesses qui n’engagent à rien (tel son « contrat pour la jeunesse »).  M.Aubry a clarifié sur sa volonté de devenir présidente ou plutôt sa non-volonté. S.Royal est certes mieux préparé qu’en 2007 mais a perdu l’étincelle qui l’avait fait reine des sondages. M.Valls n’a pas fait mentir sa réputation de Sarko de gauche. A.Montebourg a repris son créneau de la démondialisation et de changement de cadre face à la crise sans toutefois oser franchir le Rubicon sur l’Euro ni non plus mettre ses adversaires le nez dans leurs contradictions. Et enfin J.M.Baylet a bien expliqué et montré qu’il sera l’inconnu de cette élection.

Mais au-delà de ces prestations individuelles, c’est pour le Parti Socialiste que ce débat n’a pas été flatteur. Tous les candidats, sauf peut-être A.Montebourg, ont fait de la lutte contre la dette leur priorité. Chacun rivalisant sur la formule pour montrer qu’il (ou elle) est le plus crédible sur ce sujet. De véritables obsédés de la dette faisant de la rigueur la seule perspective du quinquennat à venir. Le piège sarkozyste de la « règle d’or » s’est désormais refermé sans pitié sur le PS avec pour conséquence directe de décrédibiliser le projet voté il y a moins de 6 mois et à présent caduque avec ses 300 000 emplois-jeunes et toutes les dépenses annoncées.

Mais qui osera leur dire que la défense du AAA n’est pas une ambition de présidentiable mais de banquier ?  Qui osera leur dire que leur combat contre la dette n’est pas une avancée pour le peuple mais la preuve de leur soumission aux marchés financiers ? Il ne s’agit pas bien entendu de prôner le laxisme budgétaire ni la continuation de l’assistanat et encore moins des mesures irréalistes mais aucun n’a de plan véritable pour remettre la France sur les rails en terme de croissance et de compétitivité.

Pire, aucun n’a même abordé des thèmes qui devraient être centre d’une réflexion présidentielle : la concurrence déloyale de la Chine, la politique malthusienne de la BCE et son euro cher, la désindustrialisation profonde de notre pays qui se meure, l’agriculture qui se meure, les fractures internes qui se creusent pour diverses raisons, l’effondrement de l’Etat et la perte d’indépendance de notre pays…Et pour terminer, ils se sont chamaillé sur la dépénalisation du cannabis.

Il n’est pas étonnant qu’avec un tel discours Terra Nova ponde une note pour dire que le PS doit lâcher les catégories populaires et les classes moyennes…elles sont déjà perdues avant même que la campagne commence tellement les socialistes sont éloignés de la réalité de notre pays. Ils ne sont plus que des gestionnaires des décisions prises ailleurs (ce qui correspond malheureusement à l’évolution de notre pays) alors que les Français attendent d’un président qu’il soit capable de fixer un cap pour les sortir de la crise, qu’il montre qu’il va diriger le pays et pas le gérer (la même différence qu’entre le règne et la régence sous l’Ancien Régime). Pas étonnant non plus que Sarkozy ait passé une bonne soirée voyant les socialistes lui courir après sur le terrain de la dette et continuer leur dérive libertaire post-soixante-huitarde, tournant toujours plus le dos aux classes populaires et moyennes qui attendent d’être sécurisées dans tous les domaines.

Nicolas Calbrix

DLJ Val d’Oise

La grande déculturation continue

5 septembre 2011

Chaque année, à la période de la rentrée scolaire, nous espérons que cesse la casse de l’Ecole. Et chaque année, nous ne pouvons que constater que le fond n’a pas été touché et que les libéraux-libertaires qui dirigent la rue de Grenelle ont encore de funestes projets dans leurs cartons. La cuvée 2011 semble d’ailleurs être très riche dans ce domaine : expérimentation de l’autonomie de recrutements dans 325 établissements avec le dispositif CLAIR, doublement à 250 le nombre de collèges et lycées touchés par la formule « cours le matin, sport l’après-midi », mise en place de la réforme du lycée en 1ère avec son tronc commun qui vise à transformer le lycée en un nouveau collège unique, arrivée de la philosophie en 1ère et en 2nde en remplacement de l’éducation civique ainsi qu’introduction de la théorie du genre dans les programmes de SVT de 1ère…et il ne faut pas oublier les 16 000 suppressions de postes pour continuer à plaire aux agences de notation.

Mais la plus grave des nouveautés 2011 est la mise en place effective des nouveaux programmes d’Histoire-Géographie au collège et lycée. Ces nouveaux programmes ont été dénoncés en détail par plusieurs historiens dont Eric Casali, spécialiste de l’Empire, depuis près d’un an. Malgré ce mouvement de protestation et une pétition signée par plus de 11 000 personnes, ces programmes entrent en vigueur annonçant une déculturation accélérée de notre jeunesse. Eric Casali a rappelé dans une tribune au Figaro les vraies conséquences de ces nouveaux programmes, comme un dernier baroud d’honneur.

Pour être synthétique, l’Histoire de France ne sera désormais abordée que par le prisme du politiquement correct en effaçant de la mémoire collective de grands passages de notre Histoire, trop catholique, trop guerrier, trop français. Des souverains majeurs seront optionnels tels que Louis XIV et Napoléon et ne seront abordés qu’avec un parti-pris ; la montée de l’absolutisme pour le premier, l’Empire et la guerre pour le second. Mais d’autres n’ont même pas cette « chance ». Saint Louis, Clovis, Charles Martel, François Ier, Louis XIII et Richelieu disparaissent carrément du programme, de même que des périodes entières (la chute de l’empire romain et les grandes migrations barbares, de même que les guerres opposant l’Occident à l’Empire Ottoman)…Quant aux grandes dates et aux grands textes comme le traité de Verdun (843), l’ordonnance de Villers-Cotterêts (1539) ou encore l’édit de Nantes (1685), n’en parlons même pas. Les auteurs des programmes n’en ayant probablement jamais entendu parler.

En fait, c’est tout ce qui fait que la France est la France qui passe à la trappe. Tout ce qui pourrait rappelé comment et pourquoi la France s’est construite, qu’elle fut un pays catholique, qu’elle s’est battue contre les autres Nations européennes pour assoir son unité et sa place dans le monde, qu’elle a été la première puissance mondiale pendant tant de siècles, qu’elle a été la fille ainée de l’Eglise avant de devenir la fille des Lumières et son bras armé. Et surtout, que le peuple français a été un grand peuple. L’Histoire de France n’est désormais vu que sous ses heures sombres et est sommée de laisser place aux civilisations extra-européennes pour intéresser les « nouveaux publics ».

Les lobbys antiracistes et européistes qui ont entrepris depuis des années la démolition du passé commun pour en faire un éloge de l’Europe et du multiculturalisme, ont désormais gagné. Ils ont réussi à ce que cesse l’apprentissage du roman national tel que les républicains de la IIIème République l’avaient inventé, faisant baigner chaque enfant dans un environnement culturel commun et faisant ainsi de tous les habitants de France des français. Désormais, l’école formera des citoyens du monde, c’est-à-dire des citoyens de nulle part soumis à toutes les tentations de repli identitaire.

Il est grand temps que la déconstruction de notre pays en tant que Nation cesse. Il est grand temps de défendre notre héritage commun et nos valeurs. Il est grand temps de défendre une refondation de l’Ecole pour qu’elle redevienne enfin le creuset de la République et d’une vraie communauté nationale.

Nicolas Calbrix

DLJ Val d’Oise

Qui veut encore sauver l’euro ?

31 août 2011

Jacques Delors l’a admis : « l’Euro est au bord du gouffre » (http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/08/18/04016-20110818ARTFIG00409-delors-l-euro-est-

au-bord-du-gouffre.php).

En effet, le seul moyen de sauver l’euro serait la création d’euro-obligations. Or, les Allemands n’en veulent pas.

Faut-il les blâmer ? On peut reprocher beaucoup de choses à l’Allemagne. Cependant, il est tout à fait normal qu’elle ne souhaite pas payer l’ensemble des déficits publics de l’UE.

On a beaucoup parlé de solidarité. Mais de quelle solidarité parle-t-on ? Qui rembourse-t-on ? Les créanciers. Qui sont-ils ? Principalement les banques. Ce n’est pas la Grèce que l’on aidera, mais ses créanciers. La Grèce, elle, restera étouffée dans un euro fort et continuera, de fait, à présenter un déficit de compétitivité évident. Elle ne s’en sortira pas à coup de prêts ou de mutualisation de dettes : c’est de l’argent perdu pour l’Allemagne (entre autres) et pour la Grèce ; tout ceci, pour le plus grand plaisir des créanciers, des banques.

Inversement, doit-on critiquer la Grèce pour s’être endettée ? Peut-être. Cependant, la Grèce a usé d’une politique budgétaire qui venait compenser l’austérité engendrée par un euro(-mark) adapté à l’économie allemande, mais nullement à l’économie grecque. Il faudrait alors blâmer les Grecs d’avoir voulu maintenir la croissance et l’emploi malgré tout, malgré une monnaie inadaptée dont il n’avait pas le contrôle. On attend que Martine Aubry, officiellement socialiste, se dévoue.

Bref, les vrais responsables, ce sont ceux qui ont instauré une monnaie unique pour des économies structurellement différentes.

Il y a, cependant, une autre solution : Joseph Stiglitz, prix Nobel d’Economie, estime que si l’Allemagne sort de la zone euro, la monnaie pourrait être sauvée (http://www.europe1.fr/International/Euro-plutot-un-depart-de-l-Allemagne-Stiglitz-669819/).

L’euro n’aurait alors plus aucune raison d’être. Qui veut, dans ces conditions, sauver l’Euro ?

Hélas, le gouvernement, le PS, le Modem et les Verts, eux, ont choisi : c’est l’Euro qui doit être sauvé. Quel qu’en soit le prix.

Sylvain Granados

DLJ 92

Offre de stage auprès de Laurent Fouco, Délégué Général de Debout La République

26 août 2011
Laurent Fouco, Délégué Général de Debout La République, propose un poste de stagiaire conventionné et rémunéré qui aura en charge la rédaction des réponses au courrier notamment, plus d’autres tâches comme l’aide à l’organisation des prochains événements, notamment le Congrès de Debout La République en Novembre 2011.
 
Candidature à envoyer à Laurent Fouco : lfouco@gmail.com
 
Date : de Septembre à Décembre 2011

Face au danger communautariste, votons souverainiste pour la défense du modèle assimilationniste!

4 août 2011

Amoureux de la France, l’heure est grave. L’esprit fraternel a totalement disparu de notre société. En effet, ne voyez-vous pas que les associations communautaristes sous couvert de la défense de minorités ethniques et religieuses nous assaillent de messages anti républicains ?

Voilà ce qu’on nous enseigne à          l’école (cela est directement tiré de mes anciens cours de lycéen) : « Le communautarisme comme moyen d’intégration est la volonté de privilégier une identité collective de nature ethnique, religieuse ou locale. Ce mode d’intégration, est mis en place dans les pays anglo-saxons, tandis qu’en France, celui-ci s’oppose aux valeurs républicaines. La France lutte donc contre le communautarisme comme moyen d’intégration. »

Or, cela s’avère être devenu faux, la propagande scolaire a oublié de faire mention des associations qui font le travail communautariste en France, et ceci en toute légalité. La L.I.C.R.A., S.O.S. Racisme, le M.R.A.P., entre autres, vont à l’encontre de l’esprit de la citoyenneté que nous défendons. Clairement, ils se réjouissent que les minorités aient plus de droits que les populations majoritaires. C’est cet extrémisme qu’il faut combattre. Tous les citoyens doivent être égaux, nous nous devons d’après la définition même du pacte républicain d’intégrer les citoyens indépendamment de leurs caractéristiques culturelles. Rappelons-nous que se sont ces associations qui prônent, par exemple, les quotas dans les Grandes Ecoles (mais pas dans la sélection nationale de Football), comme si les origines étaient facteurs de capacité intellectuelle.

Il est également nécessaire d’ajouter que ces associations, en reconnaissant une communauté d’appartenance d’un individu primant sur  sa citoyenneté française, font elles-mêmes le lit du racisme entre communautés. Et oui, le racisme ce n’est pas seulement celui du méchant Français face aux étrangers, mais s’exprime aussi à travers le racisme des étrangers entre eux, plus développé que l’on veut bien le faire croire, et même, des étrangers envers les Français. Mais lorsque de telles exactions se font jour, ces associations demeurent pour le moins silencieuses, afin de ne pas écorner l’image de l’étranger victime. Dominique Sopo, président de S.O.S. Racisme, va jusqu’à déclarer, sur RMC, dans l’émission Carrément Brunet, que le racisme anti blanc existe mais est « extrêmement minoritaire » (je l’invite donc à venir vérifier par lui-même dans nos quartiers difficiles), et selon lui le racisme anti blanc est inférieur au racisme envers les autres communautés. De plus, il n’hésitera pas à se réjouir que la jurisprudence ne prenne pas en compte ce racisme, en ajoutant que c’est une invention de l’extrême-droite. Or, si l’on combat le racisme, on doit le combattre sous toutes ses formes, et lorsque l’on évoque le racisme anti blanc, nous ne sommes pas spécialement d’extrême-droite, car la majorité de la population en reconnait l’existence.

Tous les citoyens français dignes de l’être, ne doivent pas nécessairement faire abstraction de leur culture d’origine au profit total de celle de la France, celle-ci pouvant apporter un réel plus sur le plan individuel, mais ne doivent en aucun cas se revendiquer d’une autre culture. Notre Etat, ne reconnait pas les communautés. En revanche, le fait que la République reconnaisse la liberté culturelle dans la sphère privée est légitime. Chaque individu peut respecter ses pratiques culturelles mais ne doit pas le faire dans la sphère publique et imposer ses pratiques aux populations locales.

Ainsi nous ferons en sorte que tous les citoyens soient d’égales valeurs, sans reconnaissance de communautés. Puisque si nous laissons une communauté prendre de l’importance, elle voudra alors imposer son idéal, il s’agit à vrai dire d’un réflexe humain, et la rivalité culturelle ira alors croissante! Souvenez-vous des émeutes raciales de Brixton au début des années 1980, en Angleterre, par exemple.

Notre système a souvent fait ses preuves comme lors de l’arrivée des Italiens, des Portugais, des Polonais et des Espagnols, entre autres, durant l’entre-deux-guerres puis, plus tard, dans les années 1950-1960 (on peut d’ailleurs remarquer que cela coïncide avec le mandat de Charles De Gaulle). Voyons maintenant la situation actuelle de  ces immigrés ; ceux-là même qui pour la majorité aiment la France, et qui, pour la plupart, se sentent Français. Leurs enfants, c’est-à-dire la deuxième génération, se sont si bien intégrés que certains ne se revendiquent même pas de la communauté de leurs parents, préférant penser au bien de la nation française! Cependant, on constate là aussi certaines exceptions: des victimes malheureuses du communautarisme véhiculé par les associations dites « antiracistes ». Avec la fin du service militaire, il n’y a plus l’opportunité de diffuser le patriotisme que pouvait connaître un Français, fils d’immigré. A présent ceux-ci préfèrent se retrouver en communauté, ce qui est compréhensible. Certains vont même jusqu’à aller se réinventer une identité étrangère écartée depuis des générations, voire totalement fantaisiste afin de s’insérer dans cette dynamique. C’est pourquoi il devient nécessaire que l’Etat reprenne le contrôle du processus d’intégration, notamment par le biais d’un service civique obligatoire de 3 mois proposé par Debout La République. Ajoutons également qu’il serait souhaitable de réduire le champ d’action des associations antiracistes qui veulent désunir les Français.

De fait, ce n’est pas l’individu qui choisit le repli au sein de sa communauté qu’il faut punir, mais bel et bien les dirigeants de notre pays, en ne votant pas pour l’UMPS. Nous avons effectivement pu observer que cette oligarchie universaliste, en laissant agir de telles associations a renoncé à une des missions fondamentales de l’Etat : le devoir d’intégration de ses citoyens. La politique française, en supprimant le service militaire, en supprimant les cours de morale, a contribué au fait que la citoyenneté ne soit devenue aujourd’hui guère plus qu’un simple statut, en lieu et place d’être un honneur.

Pour finir, compatriotes, rassemblons-nous; Français de toutes les confessions, de toutes les ethnies, afin de prouver que la notion de fraternité n’est pas morte et que l’amour d’un pays ne dépend pas de nos origines. Sans tomber ni dans l’extrémisme qui fait l’apologie d’une race, ni dans l’uniformisation à outrance qui veut aller à l’encontre des Nations et de leurs peuples.

Auteur: Kévin RAINHA – DLJ Essonne

Avec la collaboration de Julien DUMAINE – DLJ Essonne

Mario Draghi : La BCE s’enfonce encore un peu dans le marasme libéral

24 juillet 2011

Mario Draghi, actuel gouverneur de la banque d’Italie a été nommé par le Conseil européen du 24 juin 2011, successeur de J.C Trichet pour prendre la tête de la BCE en octobre 2011 pour une durée de huit ans. Cette nomination s’est faite avec un appui solide de N.Sarkozy et A.Merkel.

Cette nomination pouvait être l’occasion de sonner la fin de l’ère Trichet, de la politique de l’euro fort, de la complaisance envers les banques privées et les marchés financiers… mais il n’en est rien, nos dirigeants sont sourds aux souffrances exprimées par les peuples européens.

En effet, Mario Draghi possède une différence avec ses prédécesseurs qui étaient issus de la haute fonction publique et d’institutions internationales et réputés avoir le sens de l’intérêt général mais qui ont révélé avoir le sens des intérêts particuliers et financiers. Le futur gouverneur de la BCE est un pur produit du capitalisme financier, capitalisme dénué de tout sens de l’intérêt général.

Ses fonctions passées révèlent que cet homme des banques était le meilleur candidat pour la succession de JC Trichet aux yeux de la communauté de la finance.

Dans un premier temps, Monsieur Draghi fut directeur du Trésor italien et chargé dans ses fonctions de multiplier les privatisations d’entreprises nationales et de services publics à prix bradés (cf bfmbusiness.com).

Rappelons ensuite que Mario Draghi fut vice-président en Europe de la banque d’affaires Goldman Sachs de 2001 à 2005, banque qui a aidé en 2001 et 2002 la Grèce à dissimuler plusieurs dizaines de milliards d’euros d’emprunts d’État. Ces opérations menées en complicité avec le parti de droite au pouvoir à l’époque ont conduit la Grèce tout droit dans la nasse actuelle et son cortège de chômage et de privations.

Que pouvons attendre de ce nouveau gouverneur? À priori rien à part la poursuite aveugle et amplifiée de la politique de JC Trichet et des autres dignitaires de l’eurogroupe qui paralysent la création d’emplois et l’investissement dans notre pays.

C’est l’une des raisons pour lesquelles la France doit sortir de l’euro et redonner un véritable statut à la Banque de France et mener des politiques économiques et monétaires favorables au peuple français.

Rémi Berger

Coordonnateur DLJ Nord – Pas-de-Calais

Vice Président DLJ – Projet et débats

Cette Europe supranationale qu’on nous impose

22 juillet 2011

Dans l’indifférence générale, l’Union Européenne vient d’obtenir de s’exprimer en tant qu’observateur indépendant à l’ONU. C’est-à-dire que la représentante de l’UE pour les affaires étrangères pourra « être inscrite sur la liste des orateurs prenant part aux travaux de l’Assemblée, avec les représentants des grands groupes, pour faire des interventions, et qu’elle peut participer au débat général de l’Assemblée générale selon le précédent établi pour les observateurs.  Elle peut également exercer un droit de réponse au sujet de positions de l’Union européenne, suivant les décisions du président de séance. » Mais « en tant qu’observatrice, l’Union européenne n’a, en revanche, ni le droit de vote, ni celui de présenter des candidats.  Elle ne peut pas non plus se porter coauteure de résolutions ou de décisions, ni présenter de motion d’ordre ».

Comme d’habitude, la stratégie de la grenouille (plonger une grenouille dans l’eau bouillante, elle sortira aussi vite, plongez-la dans de l’eau à température ambiante et augmenter la température lentement, elle mourra ébouillantée) est toujours utilisée pour imposer la supranationalité et l’Union Européenne comme une substitution des Nations Européennes aux peuples qui n’en veulent. Bien sûr les pro-européens vont nous expliquer que l’Union Européenne n’est qu’observateur mais le processus est enclenché : aujourd’hui l’UE a gagné le droit de parler à l’ONU à côté des Nations Européennes, demain les dirigeants européens s’accorderont pour que l’UE parle d’une seule voix au nom des Nations Européennes et après-demain, cela sera marqué dans un traité que les Nations Européennes ne pourront plus parler à l’ONU et que seule l’UE pourra le faire…comme cela est quasiment le cas à l’OMC…

D’ailleurs, le représentant hongrois qui préside l’UE a déclaré que « le but de la résolution adoptée aujourd’hui est de fournir un cadre plus ordonné à la participation des membres de l’Union européenne aux travaux de l’ONU ». Parce qu’il y avait un problème avant ? La France parlait pour la France, l’Allemagne pour l’Allemagne, l’Angleterre pour l’Angleterre et tout allait bien, tout était bien ordonné…La réalité est que les technocrates européens ne veulent plus laissér parler les Nations libres d’Europe, ils veulent désormais les soumettre. Tout le projet européen n’est pas une meilleure coordination et une coopération des Nations libres tels que prôné par le Général de Gaulle ou encore par NDA et Nigel Farage aujourd’hui.

Non le vrai projet de l’UE est la soumission des pays européens et des peuples en leur empêchant de mener une politique libre et souveraine. Toutes les « évolutions » de l’Europe doivent être regardées sous cet angle de la soumission :

-          Soumettre leur monnaie avec l’Euro.

-          Soumettre leur politique étrangère avec la création du représentant de l’UE pour les affaires étrangères par le traité de Lisbonne et remplacer petit à petit les pays européens par ce représentant à l’ONU.

-          Soumettre leur politique commerciale par le représentant européen dans les discussions à l’OMC et par une politique libre-échangiste gravée dans le marbre des traités dont la Commission se fait la gardienne.

-          Soumettre leur défense avec une défense européenne intégrée dans l’OTAN.

-          Soumettre leur budget avec le pacte de stabilité de Maastricht, le pacte de compétitivité Merkel-Sarkozy et qui prendra son aspect final avec le ministre des finances européen qui contrôlera l’allocation des ressources à chaque Etat dépossédant les Parlements de ce droit fondamental, comme le défendent DSK ou encore Trichet.

-          Soumettre leur droit avec la Cour de Justice de l’Union Européenne et la Cour Européenne des Droits de l’Homme…

Tout cela se fait en catimini et dans le dos des peuples mais heureusement les peuples commencent à ouvrir les yeux même si cela se fait lentement. Après les classes populaires qui avaient compris d’instinct le danger, les indignés de nombreux pays se rendent compte que la droite et la gauche sont désormais blanc bonnet et bonnet blanc sur ces sujets, qu’elles ont toutes les deux accepté ce système. Le tout est d’arriver à transformer cette indignation en action politique et dépasser le cap de diabolisation qui ne manquera pas de s’abattre sur ceux qui oseront remettre en cause ce cadre européen et mondialiste. Les partis souverainistes ont porté la flamme de la résistance dans différents pays européens pendant que le peuple était bercé d’illusions sur le bonheur éternel promis par les européistes. Désormais, ils porteront le combat pour le Renouveau et l’Espoir des Peuples et Nations européennes…

Nicolas Calbrix

DLJ Val d’Oise

l’UMP et les 35 heures : Une longue histoire

18 juillet 2011

Après la remise en cause du SMIC par la commission européenne, c’est au tour de l’UMP de détricoter le droit du travail.

En effet, le parti présidentiel tenait ce mardi 5 juillet sa convention consacrée à la démocratie sociale.

Hervé Novelli et Jean-François Copé ont avancé aujourd’hui leurs thèses ultra-libérales visant à faire sauter le peu de protections restant aux salariés.

Le numéro deux de l’UMP a, dans un premier temps, exprimé son souhait de voir intégrée dans le projet de Sarkozy 2012 la suppression de la durée légale du travail. L’ancien secrétaire d’État Novelli, propose de supprimer la référence aux 35 heures dans la loi pour libérer le temps de travail et ainsi augmenter la production et les salaires.

Or, tout en reconnaissant que la loi Aubry est plus que bancale, les 35 heures de travail hebdomadaire sont un acquis social, sur lequel nous ne pouvons revenir. Nous pouvons revenir en revanche sur les modalités de mise en œuvre des 35 heures, notamment pour les cadres qui n’y trouvent que très rarement leur compte.

De plus, je tiens à rappeler à Monsieur Novelli que les travailleurs français sont, à l’heure de travail, les plus productifs au monde. Plutôt que de penser à rallonger la durée du travail comme celle des cotisations de retraite, pensons à créer de l’emploi afin d’augmenter la production et les salaires. Mais pour cela il faut avoir le courage au préalable de se prononcer en faveur de la sortie de l’euro tel que proposé par les prix nobel d’économie Joseph Eugene Stiglitz et Maurice Allais.

La création d’emploi peut également se faire par une réduction de l’impôt sur les sociétés portant sur les bénéfices réinvestis ce qui aura pour effet d’inciter les entreprises à réinvestir et créer de l’emploi plutôt que de verser ces bénéfices sous formes de dividendes (rendons l’investissement plus profitables aux entreprises que les placements financiers).

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Ensuite, le numéro deux de l’UMP propose de poursuivre la diminution de la portée de la loi dans le domaine du travail au profit du contrat, de l’accord d’entreprise ou au mieux de l’accord de branche. Or cela ne peut que nuire aux travailleurs français. Nos compatriotes se font toujours entourloupés face aux directions de grandes entreprises à cause de syndicats non représentatifs et dont les centrales se rendent complices de la détérioration des conditions salariales.

Monsieur Novelli qui reprend ici mot pour mot le programme du MEDEF, fait preuve d’une trop grande bonté en précisant que suite aux accords professionnels sur la durée du travail, « ceux qui souhaitent rester aux 35 heures le pourront ». Or cela conduira nécessairement à une baisse du pouvoir d’achat et à des tensions professionnelles pour les personnes qui souhaiteraient rester aux 35 heures.

Pour combler les 12 milliards d’euros de coût qu’occasionnent à l’État les 35 heures actuellement, pourquoi ne pas envisager une augmentation des taxes sur les revenus financiers, les revenus du capital, les produits importés des pays à bat coût de production ou encore faire des dons moins importants aux organisations européennes que sont l’Union européenne et le Conseil de l’Europe? Ces messieurs de l’UMP préfèrent s’attaquer aux droits des travailleurs français au profit de la mondialisation libérale vantée par Monsieur Fillon au Cambodge ces derniers jours.

Debout La République, propose de favoriser l’emploi et le recouvrement de la souveraineté nationale au profit des travailleurs français en lieu et place du programme UMP demandant toujours plus de sacrifices aux Français et donnant toujours plus aux rentiers des places boursières et bancaires.

De la suppression du Bac au démantèlement programmé de l’Education Nationale

12 juillet 2011

Les résultats du Bac sont sortis et volent de record en record comme chaque année : 76.8% pour la filière générale en hausse de 2 points par rapport à l’année. Et avant les rattrapages qui avaient permis de passer de 74.8% à 87.2% de réussite l’année dernière. Ne doutons pas que cette année encore, la « progression » sera au moins du même ordre portant la réussite à un niveau historique. Historique mais pas surprenant car la fraude sur le Bac S a entrainé des consignes officielles de clémence et l’abaissement de la moyenne à 9, qui s’ajoute aux consignes officieuses, aux commissions d’entente chargées de préciser les consignes officieuses, aux commissions d’harmonisation (vers le haut) des notes et aux jurys qui valident les cas limites sans même parler des options facultatives, des TPE et autres systèmes pour obtenir des points…Plus personne ne croit à la fable du niveau qui s’élève mais comprend bien qu’il s’agit plutôt du plancher qui s’abaisse.

Cette année est certes exceptionnelle à cause de la fraude qui a eu lieu mais il s’agit plutôt d’un révélateur, un de ces événements qui cristallise l’attention pour mieux que nous regardions la situation en fait. Le Bac est en train de mourir et certains sont désormais prêts à l’enterrer de sa belle mort. En plus de ne plus sanctionner un niveau de connaissances, la maitrise de savoirs appris tout au long de la scolarité et donc la fin des études secondaires, il n’est même plus la clef pour suivre des études universitaires. Les grandes écoles, les prépas, les BTS ou les IUT l’ont bien compris et ne recrutent que sur dossier avant les résultats du Bac. Seuls ceux qui croient encore à cette fable du Bac permettant de faire des études universitaires s’inscriront à l’Université…et connaitront l’échec à 50% en première année (et même à 83% pour les Bac Pro).

Alors bien sur le ministre a allumé des contre-feux suite à la fraude en annonçant une réflexion sur la sécurisation des épreuves menée par l’Inspection Générale. Mais déjà les vrais objectifs sont annoncés en filagramme et les premiers ballons d’essai sont jetés pour voir les réactions (comme cet article du Figaro sur les pistes d’une réforme). Dans les couloirs du ministère, certains prédisent déjà que l’opinion serait « mûre » pour une suppression du Bac. A se demander s’ils n’ont pas fait exprès de créer un gros scandale pour décrédibiliser le Bac, ce vieux symbole du reste de l’élitisme républicain qui coute cher et donc haï par la droite libérale et la gauche libertaire.

Le ministre L.Chatel a bien entendu voulu rassurer l’opinion qui elle reste attachée au Bac, avec cette formule « adapter le bac oui, le révolutionner non » (chez Libération, comme un symbole) qui annonce que tout est sur la table. L’adaptation commencera par la création de partiels en cours d’année avec des programmes différenciés par académie puis par département puis par établissement et s’achèvera par la généralisation du contrôle continu. Voilà comment le démantèlement du Bac se fera non pas par une révolution mais par une adaptation permanente.

Avec ce démantèlement progressif, le nouveau Bac ne sera plus un diplôme national mais un diplôme dont le niveau dépendra du niveau du lycée. Fin de la méritocratie qui faisait que chacun, qu’il vienne de Châteauroux, de Paris, de Sarcelles ou de Neuilly, avait un diplôme de même niveau sanctionnant les mêmes connaissances. Les hebdos se feront alors un plaisir de nous donner un classement chaque année des « meilleurs lycées » sur lequel les recruteurs baseront les admissions. Jolie perspective de cette Education Nationale qui n’aura plus rien de nationale et dépendra totalement du « marché » des lycées…

Mais surtout ce démantèlement symbolique annonce la voie tracée par l’alliance des libéraux-libertaires : l’atomisation de l’Education Nationale et sa privatisation rampante avec le chèque-éducation. Les mesures sont déjà prêtes, dans les cartons des spécialistes de la question éducative dans les ministères et des syndicats et prêtes à sortir après 2012 aussi par l’UMP que par le PS : fin du Bac, fin du recrutement sur concours, autonomie des établissements avec définition d’un projet éducatif spécifique et recrutement par le chef d’établissement de son équipe éducative, individualisation des parcours et liberté pédagogique, diminution des savoirs disciplinaires au profit des « compétences » comme avec ce socle minimum qui devient chaque jour un peu plus un socle maximum…

Chacun y trouve son compte : la gauche pédagogiste verra son programme de déculturation appliquée à la lettre par la majorité des établissements publics où enseigneront les profs sous-payés formés au pur jus pédagogiste. La droite libérale pourra ainsi faire des économies dans le premier budget de la Nation mais gardera des établissements privées pour y mettre ses enfants, établissements qui conserveront l’enseignement traditionnel des savoirs avec des équipes compétentes recrutées directement par le chef d’établissement sous la pression des parents qui paieront cher pour cela… Face à cela, les classes moyennes qui continueront à voir le niveau baisser dans les établissements publics à cause de l’indigence des programmes et des méthodes, vont se ruer vers le privé pour essayer de sauver l’avenir de leurs enfants. Il est temps que nous nous élevions contre ce pacte immoral de la privatisation rampante passée entre la droite libérale et la gauche libertaire car l’Ecole est le premier maillon de la République mais aujourd’hui, elle est aussi son maillon le plus faible.

Nicolas Calbrix

DLJ Val d’Oise

Et maintenant vous y croyez toujours aux sondages ?

5 juillet 2011

Depuis des mois, les sondeurs nous annonçaient que N.Hulot était ultra-favori dans la primaire écolo, qu’il allait passer au premier tour, qu’Eva Joly était au fond du trou, qu’elle devait se retirer…Et patatra, la mère fouettarde à lunettes rouges est passée à 65 voix de la désignation au premier tour. Sacré claque pour l’animateur reconverti à la dure réalité de la politique. Et tous les sondeurs de nous expliquer la logique de l’erreur, de nous expliquer pourquoi ils se sont trompés hier…

Outre la question de l’échantillon testé, le plus drôle est quand même le raisonnement du fameux J.Fourest de l’IFOP pour justifier l’erreur : la popularité de N.Hulot devait permettre aux Verts de faire un gros score à la présidentielle et que cela valait bien quelques entorses à leurs convictions, N.Hulot était donc logiquement en tête dans les enquêtes sur la primaire écolo. Mais que lorsqu’il a commencé à être testé, les Verts se sont aperçus qu’il ne ferait pas mieux qu’E.Joly et donc les militants se sont reportés sur celle qui était plus proche de leur conviction. Ainsi ce sont donc les sondages qui ont fait que les sondages n’étaient pas bon…Dans ce cas, faut-il vraiment sonder les sondés sur des sondages dont les sondeurs savent que les sondés seront influencés par les futurs sondages ? Vous avez bien compris la manœuvre, vendre du sondage…

Il est intéressant de relever aussi les incohérences des sondages comme par exemple dans le dernier sondage d’IPSOS, les votes pour NDA sont dans l’hypothèse d’Aubry 3,8 pour artisans, commerçants et chefs d’entreprise et cela tombe à 0 quand c’est Ségolène Royal. Ou encore, NDA est à 1.3 chez les 35-44 ans quand c’est Aubry et 0 quand c’est Hollande. A moins que les sondés artisans, commerçants et chefs d’entreprise détestent Aubry au point de voter NDA mais lui préfèrent Royal, je ne vois pas comment cela est possible. De même que les 35-44 ans doivent en vouloir à Aubry mais adorer Hollande. On pourrait multiplier les exemples avec les différents instituts et les croiser entre-eux : là où CSA donne un bon score chez les +65ans, Harris Interactive donne 0 mais 2% chez les -25ans… Et comme par hasard, au final le score de NDA finit dans tous les cas à…0.5% pour IPSOS, à 1% pour Harris Interactive et les autres sondeurs osciellent entre 0.5% et 2%. Si cela n’est pas joli les statistiques…A se demander si cela n’est pas fait exprès et prévu à l’avance.

Ou encore, on peut regarder de plus près l’étude Harris Interactive qui avait tant de bruit en plaçant pour la première fois Marine Le Pen devant Sarkozy. D’ailleurs, vous avez vu comment les sondages sur la présidentielle tombaient tous les 2 jours avant les élections cantonales alors que désormais qu’on se rapproche de la présidentielle, il n’y en a plus qu’un par semaine au maximum. Mais revenons à notre étude Harris Interactive. Donc une 1ère étude faite du 28 février au 3 mars sur un échantillon de 1618 personnes donne 23% à Marine Le Pen (soit 372 personnes). Devant le tollé, Harris Interactive décide de tester DSK et Hollande du 5 au 6 mars sur 1347 personnes et cela porte Marine Le Pen a 24% dans les 2 cas (soit 323 personnes). Et peu de temps après, une étude sort sur les motivations du vote Le Pen faite du 28 février au 6 mars, ce qui laisse penser sans trop se tromper qu’il s’agit d’une sous-étude des 2 précédentes et non pas d’une étude différente. Et là miracle, l’échantillon est de 427 personnes…soit celles qui ont répondu qu’elles voteraient Marine Le Pen au deux précédentes. Mais bien loin des 696 (372+323) auxquels on pourra s’attendre. Si on recalcule le résultat global de Marine Le Pen, on obtient 14.4% (427/(1618+1347)). 23% à la place de 14.4%, jolie correction des sondeurs en faveur de la représentante du FN. Ne posons même pas la question qui fâche : au détriment de qui s’est faite la correction ?

Tout cela pourrait être drôle si cela n’était pas grave. Car dans notre démocratie malade, les sondeurs biaisent totalement le jeu électoral en influençant les électeurs et les médias (qui basent les temps de parole des personnalités politiques sur le poids supposé par les sondages). Ce sont par exemple, ces sondages totalement biaisés qui permettent à Apathie ou Elkabach de dire que NDA est un « n’importe qui » ou encore qu’il ne représente rien et ainsi ne donnent pas à notre président un temps de parole suffisant dans les grands médias pour faire connaitre nos opinions…Il est grand temps que les sondages soient contrôlés strictement avec une obligation de publication des données brutes. Il est grand temps aussi que les médias arrêtent de regarder ces sondages pour en déduire un état de l’opinion…Attendons patiemment l’ouverture de la campagne de la campagne présidentielle où les temps de parole seront mieux équilibrés et nous récolterons les fruits de nos idées, de notre lucidité et de notre engagement, comme lors des européennes ou encore des régionales avec à chaque fois des scores 4 fois supérieurs à ce qu’annonçaient les sondages…

Nicolas Calbrix

DLJ Val d’oise

Quand Marine Le Pen est déstabilisée par le programme du FN …

1 juillet 2011

Le programme de Marine Le Pen veut-il moins de musulmans dans l’armée parce que les musulmans constitueraient un recrutement de mauvaise qualité ?

Marine Le Pen était jeudi 23 juin 2011 l’invitée de la nouvelle émission de France 2 « Des paroles et des actes ». Sollicitée par Caroline Fourest, la présidente du Front National a refusé de commenter une phrase visible sur le site internet du FN, en changeant plusieurs fois de sujets malgré les relances des différents journalistes sur le plateau. Dans la rubrique « Défense » du programme, on peut en effet lire :

(Source : http://www.frontnational.com/?page_id=1153).

« (…) Faute de crédits, non seulement il est impossible de recruter beaucoup d’engagés, mais il devient de plus en plus difficile d’avoir un recrutement de qualité. 20 % des nouvelles recrues sont désormais issues de l’immigration originaire du monde musulman ».

Il est à noter que Madame Fourest a omis de lire l’intitulé de l’article précisant qu’il s’agissait là du programme…de 2007 :

« Attention, il s’agit du programme de 2007. Le projet du Front National pour 2012 sera présenté dans les mois précédents l’élection présidentielle ».

Cela change t-il pour autant la nature du propos ?

De la même façon en toute fin d’émission, Marine Le Pen, obtenant le papier sur lequel est écrit le dit passage, déclare : ” vous êtes malhonnête car il ya un point entre les deux phrases». Une fois encore est-ce que cela change la nature du propos ? Je laisse les lecteurs en juger.

Le lendemain,  vendredi 24 juin 2011, pour se défendre le Front National, à travers un de ses organes de presse associé, Nations Presse info, sort un article intitulé “En janvier 2009, l’armée reconnaissait que quelques soldats musulmans refusaient de partir en Afghanistan”. Cet article se réfère lui même un article publié sur un blog associé de Libération “Exclusif : l’armée reconnait que quelques soldats musulmans refusent de partir en Afghanistan ” (http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2009/01/exclusif-larme.html).

Le seul hic, c’est que l’article du journaliste de Libération Jean-Dominique Merchet, montre que les problèmes de compatibilité entre les engagements des militaires français musulmans et leurs confessions concernent 0,01 % des effectifs. Ainsi le refus de combattre en Afghanistan concerne seulement 4 soldats français musulmans.

Ainsi est-ce que cela mérite que le Front National généralise ce fait et le mette dans son programme ? Je ne pense pas. Il s’agit encore une fois d’une volonté de stigmatisation !

La France connait des problèmes d’intégration mais quelle meilleure réponse y-a-t-il que de voir des immigrés et des français d’origine étrangère prêt à s’engager pour notre armée ? N’est-ce pas un signe fort de patriotisme et de fierté que de voir des jeunes gens servir leur pays natal ou celui qu’ils ont choisi délibérément au-delà de leurs origines ou de leurs confessions (confère le prestige jamais démenti à travers le monde  de  la Légion étrangère) ?

Moralité, en plus d’apprendre que Marine Le Pen peut être sacrément déroutée quand elle a des contradicteurs à sa hauteur, cette affaire nous montre qu’il reste encore du chemin à faire au Front National pour devenir un vrai catalyseur capable de rassembler toutes celles et tous ceux qui ont la France au cœur.

Anthony MITRANO

Coordinateur Debout La République pour Nice

Délégué Départemental Debout Les Jeunes des Alpes-Maritimes

Coordinateur régional Debout Les Jeunes PACA

Quand le pouvoir ne veut pas débattre

26 juin 2011

Samedi soir, ceux qui ont suivi l’émission « On n’est pas couché » ont pu assister à un échange effarant, illustrant à merveille l’état du débat sur l’euro dans notre pays.

Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM), ministre de l’écologie, était invitée pour la sortie de son livre, « Le Front antinational », dans lequel elle prétend démontrer l’imposture que représenterait le FN.

Ainsi a été évoqué, au cours de son face-à-face avec les deux « z’Eric », la question de l’euro. NKM, qui avait bien appris ses leçons de catéchisme européiste, asséna ses vérités, bouffie de certitudes et pleine d’arrogance envers ces impies que sont les pourfendeurs de l’euro.

Pour elle, la chose est, en effet, entendue, indiscutable : la sortie de la monnaie unique que préconise le FN de Marine Le Pen (à l’instar de Nicolas Dupont-Aignan et de nombreux économistes sérieux) provoquera ni plus ni moins que « la ruine » de la France et des Français ! « La dette s’aggravera ! » (Nonobstant bien sûr le fait que Marine Le Pen comme NDA se soient engagés à rompre avec la logique structurale de la dette, inscrite dans la loi Pompidou-Giscard de 1973 et dans l’article 123 du Traité de Lisbonne) « On ne pourra plus rien exporter ! » « Les Français ne pourront plus voyager à l’étranger ! »  Bref, la ruine de l’industrie, la ruine des épargnants, la ruine des « petits » (dont NKM semble tout à coup se préoccuper), etc…  Un tableau apocalyptique appuyé par aucun argument économique, mais qui n’entend, bien entendu, souffrir d’aucune contestation.

Des arguments économiques des partisans de la sortie de l’euro, bien que défendus par nombre d’économistes sérieux, aucun ne trouve grâce aux yeux de NKM ! Pis, ils ne méritent même pas d’être discutés. Ils sont au mieux balayés d’un ricanement arrogant, au pire rejetés d’un air grave de prêtre inquisiteur au rang d’hérésies impardonnables. Il n’y a évidemment pas de problèmes avec l’euro, n’est-ce pas. Aucun problème économique ne saurait être mis sur son compte… L’euro étant par principe synonyme de pro-tec-tion, de prospérité !

Par ailleurs, NKM prétend avoir décelé qui sont, en réalité, tous ces partisans du retour au franc prêts à plonger la France dans l’abîme économique : des nostalgiques ! De vulgaires nostalgiques ! Ainsi du profanateur Eric Zemmour qui n’est pour elle qu’un enfant capricieux voulant simplement retrouver le plaisir de manipuler des billets à l’effigie de Bonaparte…

Nous pourrions nous passer allègrement de traiter de ce genre d’homélies grotesques si elles n’étaient pas, hélas, une sinistre habitude des partisans les plus notoires de l’euro. Des clercs incapables de concevoir qu’on puisse remettre en cause l’euro, qu’on puisse soumettre les problèmes que cette monnaie cause à l’examen critique de chaque citoyen.

Un débat raisonné, argumenté et sans tabous sur ce sujet, voilà qui semble trop demandé pour des gens pour qui l’euro n’est pas une monnaie, mais une religion, avec ses croyances par principe indiscutable, au nom desquelles tout peut être sacrifié : réalité, intuition, bon sens…

Un véritable débat qui serait pourtant le minimum qu’on puisse attendre de la part de ce qui se prétend être une démocratie.

Jérôme Lagae

http://www.dailymotion.com/videoxjdwat

La stratégie du pire pour faire oublier DSK

25 juin 2011

La semaine dernière, la gauche française a de nouveau démontrée toute l’ampleur de sa démagogie en relançant (encore) l’idée de la légalisation du cannabis….peut être cherchent-ils à faire oublier l’affaire DSK en pratiquant la politique du pire ?

Sur le cannabis, chaque argument des portes-paroles du cannabis a été démonté malgré un traitement médiatique très orienté en faveur de la généralisation de cette drogue. Examinons-les….

1-      Une pratique largement répandue :

Ainsi, nous serions plus de 12 millions à consommer cette drogue….Ce chiffre n’est bien sûr qu’une estimation résultant d’enquêtes et de sondages. Il est impossible de croire à la validité de ces chiffres, surtout lorsque l’on sait la manipulation qu’il existe dans les sondages politiques.

De plus, si l’on retire ceux qui prétendent avoir consommé, parce que cela fait bien, et ceux qui se disent consommateurs parce qu’ils ont tiré une fois sur un joint il y a des années….les résultats seront surement différents.

Dans tous les cas, il n’est pas possible d’approuver cette logique, et ma position serait la même pour 30 millions de consommateurs. De vrais responsables politiques doivent savoir garder la tête froide même face à des pratiques soit disant répandues….l’approche d’élection ne justifie pas tout.

2-      Une question de santé publique ;

Après les affaires de la vache folle, du sang contaminé, ou de l’amiante, pendant l’affaire de la bactérie escherichia coli, et avant l’affaire des OGM et des portables, frapper un sujet du sceau de la santé publique n’est jamais une chose innocente.

Ainsi, la légalisation du cannabis serait une bonne chose en terme de santé publique puisque cela permettrait d’obtenir un produit plus contrôlé avec moins de THC.

Je vais revenir sur cet argument un peu plus tard. Je dirais simplement qu’il est difficile d’approuver cet argument qui revient à choisir le moindre des deux maux, à légaliser un poison au motif que le produit serait un peu toxique.

Il est d’ailleurs intéressant de noter que notre oligarchie politique propose la légalisation du cannabis, tout en luttant contre le tabac et l’alcool. Rappelons que selon le mode de consommation, le cannabis est jusqu’à 7 fois plus toxique que le tabac.

Comment ne pas penser également aux effets de dépendance et aux conséquences psychologiques ?

3-      La réduction des trafics ;

La légalisation supprimerait les trafics en coupant leur source de revenu aux délinquants. Cet argument est invalidé pour trois raisons.

D’abord, puisque l’un des buts officiels de la légalisation est d’obtenir un produit avec un taux de THC réduit, il y aura bien sûr des consommateurs qui chercheront à se procurer un produit plus fort, un peu comme si les cigarettes dites légères étaient les seules sur le marché. Il y a d’ailleurs du trafic de cigarettes malgré le fait que le tabac soit légal.

Ensuite, même si la misère n’est pas liée à la délinquance et même si elle n’est pas une excuse pour des comportements déviants, il faut reconnaitre que l’échec depuis 40 ans de l’oligarchie française en terme économique fait du trafic de drogue dans les cités une source de revenu vitale pour certaines familles. Une légalisation pousserait ces familles vers d’autres sources de revenu illégales pour éviter de tomber de l’échelle sociale.

Enfin, les vrais délinquants, ceux qui bénéficient le plus des trafics et qui roulent en grosse voiture allemande, non seulement continueront le trafic de cannabis pour fournir, soit un produit moins cher, soit un produit plus actif, mais développeront également d’autres trafics, comme les drogues dures, pour ne pas perdre leur train de vie.

4-      La répression est un échec qu’il faut abandonner ;

Selon les défenseurs de la légalisation, la politique de répression ne fonctionnant pas, il convient de l’abandonner.

Quel message terrible envoyé à la société que cet aveu d’échec, que cette preuve de lâcheté de l’oligarchie française !

Aujourd’hui, malgré une juste lutte contre les réseaux pédophiles, ceux-ci existent encore ; la légalisation de la pédophilie va-t-elle être au programme de la gauche pour 2012 ?

5-      Une raison officieuse ?

Peut être que les défenseurs de la légalisation sont eux-mêmes consommateurs ? On pourrait le croire lorsqué l’on suit d’un peu trop près la vie politique française.

Daniel Vaillant, le dernier à avoir porté cette proposition, affirme qu’il n’a jamais consommé….il n’a donc même pas cette excuse pour expliquer cette position….

La critique est facile ; la proposition l’est moins….

Je crains qu’il ne faille commencer par accepter deux choses ; d’une part, il y aura toujours quelques personnes prêtent à franchir la ligne pour organiser des trafics sur ce qui est interdit, et d’autre part, il y aura toujours des personnes qui, pour des raisons qui leur sont propres, chercheront a échapper à la réalité à l’aide de produit.

Le devoir de vrais dirigeants politiques est de lutter contre les premiers et d’aider les seconds.

Dénoncé par quelques politiques, comme Nicolas Dupont Aignan, il faut mettre un terme à la suppression massive de postes de policiers pour se donner les moyens de lutter contre les trafics.

Il faut attaquer les trafics sur deux axes ; d’une part, par la mise en place d’une vraie politique économique et sociale qui permettra à chacun de vivre décemment. Facile à dire me direz-vous ; facile à faire une fois le programme de Debout la République connu vous répondrais-je !!!

D’autre part, il faut mettre un terme à l’idéologie de l’excuse et de la victimisation qui existe chez certains juges qui laissent des deuxièmes chances encore et encore à ces « victimes de la société ».

Enfin, il faut rejoindre Nicolas Dupont Aignan dans le combat qu’il mène pour l’application des peines de prisons prononcées contre les dealers.

En résumé, il faut refuser la légalisation, se mettre réellement à lutter contre les trafics, et offrir une alternative économique à ceux qui veulent se détourner du trafic et une alternative médicale et sociale à ceux qui veulent stopper leur consommation.

Pierre Mathorel