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C’est parti pour les cantonales

13 juillet 2010

Je tiens tout d’abord à remercier Yannick Lacroix qui met permet de prendre la parole un court instant. Je me présente, je m’appelle Maxime THIEBAUT. Je suis Secrétaire général adjoint chargé de l’accueil et de la formation des nouveaux militants jeunes de Debout-Les-Jeunes, branche jeunes de DLR, ainsi que Délégué départemental Jeunes 71.

Je souhaiterais préciser une chose concernant notre candidat aux cantonales de 2011. Yannick est motivé, Yannick a des convictions affirmés et Yannick est jeune. En effet, du haut de ses 20 ans, il sait marquer la différence. La jeunesse est une qualité, elle ne devrait pas être considérée en politique comme un défaut ! Elle permet un jugement neuf, elle casse avec les préjugés, et confirme que le gaullisme est une « certaine idée de la France » toujours d’actualité.

« Une certaine idée de la France » aujourd’hui bafouée, aujourd’hui piétinée par une politique UMP des privilèges qui va à l’encontre de la volonté nationale. Une volonté violée comme nous le prouve la ratification parlementaire du traité de Lisbonne, texte quasi similaire à celui défendant une Constitution européenne et qui fut rejeté par référendum en 2005.

Cette politique à la botte de l’autocratie bruxelloise depuis déjà de nombreuses années est la cause de la désindustrialisation de notre Etat et de la délocalisation de nos entreprises. Elle n’amène que misère sociale et chômage de masse à un peuple qui se pose des questions au sujet de son avenir et qui aimerait qu’on arrête de lui mentir ! A un peuple qui ne veut pas d’une France maison de retraite ! A un peuple que l’on retrouve à Montceau-les-Mines, comme dans de nombreuses villes françaises, et qui voit ses emplois mourir à petit feu !

Etant chalonnais, je fus choqué de voir Montceau-les-Mines avec tant de vitrines tintes en blanc, tant de commerces fermés, alors qu’il existe un avenir possible pour cette ville et son département.

Je ne vais pas revenir sur la politique locale. Je préfère vous parler de la situation politique et économique, nationale et européenne qui est le cancer contre lequel nous nous battons aujourd’hui. Contrairement à ce que veulent nous le faire croire l’UMPS, car je pense que nous pouvons joindre les deux ensemble, qui nous a mis dans cette situation et nous maintient la tête sous l’eau, il n’est pas nécessaire d’aliéner la Nation française si nous voulons que notre Etat survive. Il n’est pas obligatoire de transférer notre souveraineté à une Europe oligarchique non démocratique si nous voulons faire subsister la France ! Il n’était pas nécessaire de créer une monnaie unique avec des politiques économiques différentes si nous voulons une Europe sans crises comme le défendaient les européistes de 1992. De plus, et nous le savons tous, il est impossible de construire une Europe économique sans une Europe sociale préalablement établie. C’est ainsi que depuis 17 ans nous connaissons le chaos : croissance au point mort, investissements et salaires qui stagnent, délocalisations et déficits publiques en hausses. Alors que c’est une évidence : l’Euro ne marche pas !

Finalement, vers quelle Europe veulent-ils tendre ? Quelle Europe pour demain ?

Alors qu’ils prônent l’indépendance de la France, qu’ils débattent de l’identité nationale, qu’ils commémorent une Nation forte devant la croix de Lorraine ou la tombe du Général de Gaulle, ils tendent sans vouloir nous le dire clairement de peur que les peuples se rebellent, et c’est malheureusement ce qu’il se passera s’ils continuent de persévérer dans cette voie, vers une Europe fédérale ! Et ce, sans le consentement des peuples qui la composent avec des jeunes qui se voient d’avantage citoyens du monde que citoyens européens.

Et puis comment voulez vous une Europe fédérale avec une Allemagne qui refuse à présent tout transfert de souveraineté et qui refusera d’aliéner son système fédéral ? Comment voulez une Europe fédérale sans peuple européen ? Comment voulez vous que l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne ou bien encore la France acceptent de se voir devenir similaires à l’état fédéré de Virginie aux Etats Unis ? Comme le dirait M. Nicolas Dupont-Aignan, « on marche sur la tête » ! Ce qui est certain, c’est que cette Europe sera balayée par l’histoire. Bien sûr en espérant que ce ne soit pas les peuples qui tiennent le manche du balai… Car ce serait alors l’aboutissement d’une tragique catastrophe d’ores et déjà prévue.

Mais alors, quelle Europe propose Debout-La-République ? Quel est le projet de M. Nicolas Dupont-Aignan ?

Alors que la seule défense que l’UMPS possède contre le pragmatisme de M. Nicolas Dupont-Aignan est de le traiter de « populiste », Debout-La-République propose une Europe des coopérations, une Europe confédérale des Nations qui respecte les peuples. C’est cette Europe que défendait le Général de Gaulle, que défendait Philippe Seguin le 5 mai 1992 lors de son discours à l’Assemblée Nationale où il était opposé aux transferts de compétences nécessaires à l’établissement de l’Union économique et monétaire européenne, et celle que défendent aujourd’hui de nombreux économistes tels que M. Jacques Sapir.

Une Europe des coopérations, c’est une Europe avec des projets à 4, 5, 6, 7 ou 8 pays… Pourquoi toujours vouloir tout faire à 27 ? Une Europe des coopérations, c’est Airbus, dont de nombreuses pièces sont malheureusement faites aux USA à cause de l’Euro trop cher… Une Europe des coopérations, ce serait aussi le TGV européen, des universités européennes ou bien encore la voiture électrique de demain. Car rappelons le, cette situation politique et économique fait que nous loupons les plus grands défis scientifiques du 21ème siècle alors que la Chine ou les Etats-Unis ont déjà la tête baissée dans le guidon !

La solution est donc de revenir aux monnaies nationales avec un Euro de réserve monnaie commune pour les banques. La solution est de redonner à la France sa souveraineté nationale pour qu’elle puisse dévaluer sa monnaie et relancer son économie. Ainsi elle permettra à sa croissance de s’accroitre. Mais il faut aussi baisser les charges sociales des PME de 40% à 20% comme en Allemagne… Ainsi nous permettrons à la France de relancer ses régions et ses départements, ainsi nous permettrons la fin du chômage de masse avec le retour du plein-emploi ! Un plein-emploi qui permettrait la création minimum des 500 milles emplois nécessaires pour permettre à notre système actuelle des retraites de fonctionner ! Les jeunes ont besoin de boulot, les jeunes veulent du boulot, et les jeunes telles que Yannick vont se battre pour que cela soit possible !

Les Français sont prêts à l’effort, mais un effort juste et partagé. Un effort qui demanderait aux politiques actuelles d’avouer leurs erreurs ! Mais comment voulez vous qu’ils le fassent alors qu’ils sont les acteurs mêmes de cette crise… C’est pour cela que M. Nicolas Dupont-Aignan a appelé à une nouvelle résistance à la capitulation économique. Une résistance à laquelle nous participons ensemble, avec Yannick Lacroix ! Car le gaullisme, c’est savoir dire non ! Le patriotisme n’est point du nationalisme. Nous aimons notre pays mais nous ne détestons pas celui des autres.

Je vous remercie.

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Du problème des retraites

7 juillet 2010

Si on ne réforme rien, c’est le chaos. Si on ne fait rien, on va à la ruine. Si on ne fait rien avant 2050, c’est 100 milliards de déficit. Ces quasi slogans relayés avec ardeur par les médias ne sont pas sans rappeler leur propagande de 2005 avec le Traité de Lisbonne. Français si vous ne dîtes pas OUI, c’est le chaos !
Et pour cause, dans cette réforme, que je serais plus tenté de qualifier de réformette est très loin de résoudre les problèmes auxquels nous sommes confrontés. Faisant pour l’instant fi de la pénibilité du travail, faisant aussi fi des régimes spéciaux de retraites le gouvernement s’est lancé dans une réforme incomplète. Toutefois, on peut mettre au crédit du gouvernement de n’avoir jamais évoqué le régime par capitalisation pourtant ouvertement  souhaité par des quotidiens comme Le Figaro.
En tout état de cause, le régime par répartition subit une crise de financement, mais aussi une crise politique du fait d’une individualisation de la société. Doit-on pour autant abandonner ce système, instauré il y’ a plus d’un siècle et demi par Bismarck afin d’unifier l’Allemagne? Il favorise la solidarité entre les générations, et donc l’unification – voire la consolidation – d’une nation: l’alsacien cotisant pour le breton, le savoyard cotisant pour le normand. Enfin, il garantit un revenu pour tous les retraités.
Comparons maintenant au régime par capitalisation. Celui-ci mène clairement vers une marchandisation des retraites, lesquelles peuvent se retrouver quasi nulles dès lors que les bourses chutent. Dans un contexte de crise mondiale, ou les marchés boursiers se révèlent très volatiles, on ne peut pas placer toute son épargne au risque de tout perdre. Ainsi la crise asiatique de 1997 a t-elle ruiné des milliers d’épargnants américains…  En outre, quelle sera la réelle valeur des actions si 1 milliard de chinois et d’indiens seraient obligés de placer leur épargne en bourse ? Déjà bien peu représentatifs de la réalité économique, les marchés boursiers en seraient complètement déconnectés ! Ce faisant, le régime de retraite par capitalisation n’est absolument pas une réponse crédible à la crise du régime des retraites, mieux: elle est détestable.
Mais alors comment pouvons nous expliquer cette quasi faillite du système par répartition? Évidemment, on a toujours l’argument démographique: moins d’actifs pour plus d’inactifs. De telle sorte qu’en 2050, il n’y aura plus que 2 actifs pour financer une retraite. Y a t-il une autre explication ? Fort peu suspecte de bolchévisme, la Commission européenne nous dit que la part des salaires dans l’ensemble de l’économie française est passée de 66,5 % en 1982 à 57,2 % en 2006, soit une baisse de 9,3 points de PIB. Or, notre système, basé sur des cotisations sociales adossées au travail ne peut plus tenir du fait d’un partage de valeur ajoutée de plus en plus en défaveur du travail. Par ailleurs, nous pouvons en déduire 2 autres choses: d’une part, la retraite à 60 ans, était rendue possible par un taux de cotisation et une démographie favorable, et d’autre part, celle-ci relevait indiscutablement d’une mesure dite de “justice sociale” par Pierre Mauroy, Premier ministre de l’époque. Elle l’était à mon sens, uniquement dans la mesure ou elle concernait la génération touchée par la Seconde Guerre mondiale. Mais depuis lors, il est évident que l’âge légal de départ à la retraite doit être repoussé. De la même manière, les régimes spéciaux doivent clairement être abrogés. Par soucis d’égalité, le public doit avoir le même régime que le privé, surtout lorsque l’on sait le nombre d’avantage supplémentaire qu’ils ont: sécurité de l’emploi notamment.
Aussi, Xavier Bertrand nous explique doctement qu’il ne faut pas taxer ou baisser les pensions des retraités pour la bonne et simple raison que “ce sont eux qui consomment”. La consommation étant notre moteur actuellement, il convient de ne pas augmenter l’impôt. Or, c’est une erreur de diagnostic manifeste. Les “vieux” sont ceux qui par définition ont accumulé toute leur vie. Ceux là même qui sont parti à la retraite à 60 ans, qui ont connu la croissance incroyable des 30 Glorieuses. Les taxer à coup de CSG reviendrait à les faire payer eux aussi, ce serait une mesure juste. N’oublions pas les “vieux” ne consomment pas tout, ils se constituent souvent une épargne que les jeunes entrant dans la vie active n’ont souvent pas. En faisant participer les “vieux”, nous pourrions rendre du pouvoir d’achat au ménages actifs. Mais pourquoi le gouvernement ne le fait t-il pas ? Clairement parce que ce sont ces mêmes “vieux” qui ont participé au succès de Nicolas Sarkozy en 2007. En conséquence, le gouvernement trouve de fausses bonnes excuses pour exclure ces mêmes vieux de tout effort. Bruno Palier, chercheur au CNRS, appelle ça l’égoïsme des baby-bommers. Et on ne saurait lui donner tort. Enfin, outre la langue de bois de X.Bertrand, il y a aussi – et il convient de le souligner -, les mensonges de la publicité du gouvernement concernant les retraites. D’une part, elles ont couté 8 millions au contribuable, et d’autre part elle ne dit pas la vérité. Que nous dit-elle ? En 2018, le système sera en équilibre. Toutefois, ce que la pub ne dit pas, c’est qu’il sera en équilibre si et seulement si le pays est en situation de plein emploi. Autrement dit, en dessous de 5%… Cette prévision est assez cynique, surtout quand on sait que le mal français, c’est le chômage de masse contre lequel François Mitterand déclarait “avoir tout essayé pour le combattre”.
Dès lors, comment faire pour pérenniser le système ? Les démagogues socialistes – si l’on m’autorise ce pléonasme – disent qu’il faut taxer le capital. Toutefois, ce serait faire une grave entorse à la sacro-sainte libre circulation des capitaux: pierre angulaire de la “construction européenne”. Ainsi, quelle serait la réaction de la Commission de Bruxelles lorsqu’elle apprendrait que les gouvernement français souhaite taxer le capital ? On se souvient du triste épisode de Renault ou, malgré la volonté de Sarkozy, Bruxelles a immédiatement crié au scandale protectionniste. De plus, de quel capital s’agit t-il ? Des plus-values boursières ? Des transactions bancaires ? De l’épargne ? Bref, taxer le capital, mais quel capital ? Taxer les riches, oui mais à partir de combien sommes-nous riches ? A bien des égards, il manque ici une définition claire des termes employés. En tout état de cause, taxer les plus-values boursière, c’est se tirer une balle dans le pieds. La place de Paris étant déjà bien moins “compétitive” que celle de Londres, taxer ses transactions ferait fuir les investisseurs, ces derniers allant au plus rentable.
Il nous reste une donc une solution: la croissance. Souvent créatrice d’emplois, de consommation et donc, de revenus pour les caisses des divers organismes de l’État, elle est la clé de voûte du retour à l’équilibre tout aussi bien sur le financement de nos retraites. Néanmoins, voilà qu’une vague de rigueur s’abat sur l’Europe. Ainsi, il ne faudra compter sur les ménages pour consommer, ceci vont se tourner vers une épargne de précaution, peut propice à un retour à la croissance, à l’emploi, et donc à une augmentation des cotisations des retraites… Nous pourrions toutefois utiliser le levier monétaire. Mais non: nous n’avons plus la maîtrise de notre monnaie, et, étant (encore) sur-évaluée, elle ne permet pas de dégager de forts excédents commerciaux qui pourraient créer la aussi de l’emploi sur le territoire national.
Outre les problèmes économiques et démographiques, la réforme des retraites pose à mon sens un problème  philosophique. Pendant des années, les Hommes ont été contraints à des journées de travail inhumaines. Inutile de réécrire Germinal de Zola, mais dans ce cas, l’Homme a réussi à accroître sa productivité. Dit autrement,  nous produisons plus, et plus vite. A fortiori en France où notre productivité est l’une des plus élevée au monde. Sans forcément dire que je sois d’accord avec cet argument, force est de constater que c’est une problématique importante, et qu’il convient de ne pas l’écarter d’un revers de main: sommes-nous condamnés à travailler plus longtemps, alors que nous produisons mieux, et plus vite ?
Stanislas Korst
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Halte à la violence gratuite

5 juillet 2010

Depuis son élection en mars 2008, le maire de la ville de Salomé, monsieur Amielh, commune située au sud-est de Lille, subit des violences indignes qui expriment une haine envers la République et ses représentants élus. Le maire de cette commune de 3000 habitants a subi différentes attaques indirectes puis directes de la part des bandes de jeunes qui demeurent impunis malgré les forts soupçons qui pèsent sur eux. Ces individus ont commencé par empoisonner les animaux du maire (son âne et ses chiens), puis ont commis deux cambriolages, un vol de voiture et ont ce week-end provoqué un incendie sur les jeux pour enfants disposés dans le jardin de monsieur Amielh, incendie qui d’après les premières expertises aurait pu se propager rapidement à la demeure de la victime. En sus, les délinquants responsables de ces actes ont également agressé physiquement l’adjoint du maire après les élections de mars 2008.

Cette escalade de violences et de menaces a commencé suite aux élections municipales de mars 2008 remportées par monsieur Amielh. Celui-ci avait insisté lors de sa campagne sur sa volonté de lutter contre la délinquance dans sa ville ( pour partie issue de bandes de quartiers sensibles de la ville de Roubaix, voisine de la ville de Salomé) en ciblant le trafic de drogue et les comportements violents. Suite à son élection, le maire de Salomé a commencé à s’attaquer à ces problèmes, ce qui a suscité ces réponses vives de la part des délinquants.

Il est important que Debout La République et Debout Les Jeunes Nord – Pas-de-Calais expriment leur soutien à monsieur Amielh dont le courage et les efforts doivent être salués. Ces réactions violentes des bandes visées par le combat juste du maire de Salomé n’ont rien de surprenant. La démission de l’Etat ainsi que celle des élus locaux depuis quelques décennies face aux violences, aux communautarismes et face à la dictature d’individus indignes de la citoyenneté française est la principale raison de ce sentiment d’impunité des auteurs de ces actes audieux.

Dans le but de mettre fin à ces troubles, de rétablir l’autorité républicaine ainsi que pour garantir la sécurité et la liberté des citoyens français, Debout Les Jeunes Nord – Pas-de-Calais apporte tout son soutien à monsieur Amielh et les candidats de Debout La République aux prochaines élections aux Conseils Généraux de la région auront le courage d’agir pour le bien commun quelle que soit leur étiquette politique.

Rémi Bergermoton311

Coordinateur DLJ Nord – Pas-de-Calais

Délégué départemental jeune

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« On est la dernière génération… »

17 mai 2010

Depuis quelques jours, la grande foire internationale de Bordeaux, lors de laquelle se tient également le plus grand salon de l’agriculture en France après celui de Paris, a ouvert ses portes.

L’occasion pour les Aquitains et tous les autres visiteurs d’observer pendant quelques heures toute la diversité animale de nos campagnes, de goûter aux meilleurs vins, de déguster toutes les trouvailles culinaires à base de nos produits régionaux, et de voir les diverses avancées technologiques dans les domaines agricoles.

Un miroir sur les richesses de nos terroirs en somme, un des atouts essentiels de notre pays.

Pourtant, on ne peut que regretter que trop peu de visiteurs ne s’attardent sur les véritables artisans quotidiens de ce patrimoine : les agriculteurs. Quels sont aujourd’hui les fiertés, les attentes et les espoirs de ces hommes et de ces femmes qui, chaque jour, ne comptent pas leurs heures pour entretenir et préserver tout un pan de notre savoir-faire ?
C’est ce que nous avons voulu apprendre, Monique Gros (Secrétaire départementale de DLR 33) et moi-même, en allant à leur rencontre.

A notre arrivée, nous avons d’abord été surpris de constater qu’il y avait si peu de gens autour des différents enclos, littéralement désertés !
L’explication se trouvait au fond du bâtiment : une délégation du Conseil Général, avec à sa tête son président socialiste, Philippe Madrelle, remettait en grande pompe un prix à quelques éleveurs de chevaux, devant une assemblée de courtisans levant ardemment des étendards aux couleurs du département, devant un caméraman visiblement ravi d’immortaliser cet instant.
L’esprit féodal n’est donc pas l’apanage de la seule UMP.
Puis en un instant tout ce beau monde disparu sans s’inquiéter de tout ce qui les entourait : une filière par jour c’est amplement suffisant ; une campagne de communication ça  prend vraiment trop de temps…

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Les premiers exposants que nous avons pu approcher étaient bien singuliers, puisqu’ils n’exposaient ni animaux, ni biens ; ce qu’ils présentaient c’était l’apprentissage d’un travail traditionnel qui a participé à la renommée de la Gironde en tant que terre viticole : la tonnellerie.
Nous avons pu parler avec l’un d’entre eux, Kévin, 19 ans, qui après des études dans la menuiserie à voulu parfaire ses compétences dans cette spécialité.
Avec succès puisqu’il a tout récemment remporté la médaille de bronze d’un concours portant justement sur la maîtrise de cet art.
S’il est, à juste titre, fier de son métier ; il ne cache pas ses inquiétudes sur son avenir : sa classe ne compte que neuf élèves et pourtant aucun d’entre eux n’est sûr de trouver un emploi à la sortie, les châteaux faisant de plus en plus appel à l’industrie pour se fournir.
Par souci d’économie sans doute ; au détriment d’un savoir-faire de qualité hélas.

Illustration Agriculture 1

Dans un second temps, nous avons pu parler à une employée d’un élevage bovin de limousines, une parisienne ancienne secrétaire comptable qui a choisi de tout quitter pour la campagne, à la recherche d’une autre vie.
Toute heureuse de son travail, elle nous a néanmoins appris que l’exploitation dans laquelle elle travaille avait perdu plus d’un quart de son chiffre d’affaire cette année mais que l’élevage s’en sortait grâce à ses mâles reproducteurs très demandés.
Satisfaite des nouvelles exigences d’hygiène et de traçabilité demandées à sa profession, elle a tout de même admis que les lourdeurs administratives accablaient le travail de son employeur, devant jongler en permanence entre sa profession d’éleveur, de gestionnaire et de comptable.
Et tout cela, elle ne lui envie pas du tout !

Illustration Agriculture 3

Enfin, nous avons pu rencontrer un éleveur de moutons, tout ravi qu’on lui pose des questions et qu’on s’intéresse à lui et à sa profession.
Pourtant ce qu’il avait à nous dire n’avait vraiment rien de ravissant : âgé de 50 ans et issu d’une famille de paysans, il nous a vite tenu un discours désenchanté sur sa profession : « on est la dernière génération » d’éleveurs nous a-t-il affirmé à plusieurs reprises.
Pour expliquer ce désenchantement, il nous a raconté qu’il y a quelques années, lui et sa coopérative ont découvert un nouveau marché prometteur pour la vente de leur viande : l’Europe de l’Est.
Avant que ces pays ne rejoignent l’Union, ils exportaient à tour de bras dans ces contrées où manger de la viande était si rare depuis la fin de l’ère soviétique ; alors ils sont allés là-bas, y ont amené des troupeaux et y ont formé de la main d’œuvre locale.
Tout allait bien jusqu’à l’avènement de l’Euro car, après ça, les exportations ne marchaient plus, la viande étant trop chère.
Les éleveurs locaux d’Europe de l’Est ont alors continué d’élever, dans le savoir-faire qu’ils avaient acquis auprès de nos éleveurs, ces bêtes issues d’élevages français pour les vendre à un prix plus bas sur le marché européen, et ce même après leur entrée dans l’Union Européenne.

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Ainsi donc, la concurrence déloyale n’agit pas que dans le secteur industriel.

Notre éleveur s’est ensuite ému du manque de reconnaissance des consommateurs pour sa profession qui, il en est persuadé, se meurt.
En effet, pour lui, les trop lourdes charges de travail qu’entraîne ce métier ne sont pas du tout récompensées : des bénéfices quasi-inexistants, des retraites misérables (sa mère par exemple, employée toute sa vie dans une exploitation, ne touche qu’un peu plus de 350 euros par mois) ne donnent vraiment pas envie aux jeunes de s’investir dans ce domaine qui leur parait si incertain.
Alors c’est vrai, il y a l’Europe et ses subventions, mais il en a marre de survivre, il voudrait juste vivre de son métier, tout simplement.
En plus, ces subventions arrivent souvent trop tard, ce que les banques ne comprennent pas, et sanctionnent lourdement.
Au prix de la fermeture de nombreuses exploitations.

En fait, ce que ne comprend pas cet éleveur, c’est le fait de rester incompris par les institutions, par les politiques, et même par les syndicats, qui se sont éloignés des réelles préoccupations de sa profession.
Alors tel ou tel mouvement, tel ou tel parti, il s’en fiche, ce qu’il attend s’est d’être écouté et représenté par des gens qui n’hésitent pas à venir à sa rencontre.
Alors il se réjouit de notre démarche en nous souhaitant bonne chance et en nous encourageant à ne jamais perdre le contact avec les « vrais gens ».
Nous le remercions et lui souhaitons bon courage.

A la fin de cette visite, nos sentiments sont en demi-teinte : nous sommes heureux de ces rencontres, riches sur le plan humain, mais si emplies d’incertitudes pour l’avenir.
Comment aider ces professions, comment continuer à les faire vivre ?
Sur le chemin du retour, une piste peut-être : des PME agroalimentaires d’Aquitaine se sont rassemblées pour créer une marque collective,  Aquitaine Gourmets, et ainsi peser plus lourd, afin de s’imposer dans la grande distribution tout en conservant leur savoir-faire et leurs valeurs.
De nombreuses autres pistes existent, et il faut que Debout la République y travaille.

Tient, avant de partir, une surprise de taille : un énorme stand de la Commission Européenne, qui, à coup de jeux, de drapeaux européens et autres accessoires ridicules tente de redorer son blason auprès des agriculteurs en se targuant, à travers la voix d’animateurs  venant directement de Bruxelles, d’être  l’ambassadeur d’un avenir radieux régie par elle.
« Campagne vivante, planète vivante » clame-t-elle.
Le seul problème, c’est que, pour le moment, les campagnes se contentent de survivre, mais pour combien de temps dans ces conditions ?

Vincent Minville
Coordinateur Régional DLJ Aquitaine
Responsable DLJ Gironde

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Contrôle des budgets nationaux : ce que ça cache…

16 mai 2010

Ne sachant sans doute plus quoi inventer pour se faire remarquer, concurrencé qu’il est par le charismatique Van Rampoy et l’ultra-populaire Jean-Claude Trichet (pour ceux qui n’auraient pas compris, c’est ironique), notre vénérable président de la commission européenne, Barroso, en a encore sorti une bonne : octroyer à l’UE (la Commission ? le Conseil ? le Parlement ? on ne sait pas) un droit de regard préalable sur les budgets nationaux.

Quand on sait l’importance, à la fois symbolique et politique, que revêt le pouvoir budgétaire des Parlements nationaux, on se dit qu’il fallait oser…

Le budget, origine du parlementarisme

Le pouvoir budgétaire est sans aucun doute considéré, historiquement, comme le plus fondamental des droits du Parlement. C’est en effet au sujet du consentement à l’impôt que se sont créés nos régimes politiques modernes. On ne peut pas manquer d’évoquer la Magna Carta de 1215, par laquelle Jean sans Terre concéda au Parlement britannique (dénommé alors Grand Conseil) l’assurance qu’aucun impôt ne pourrait plus être levé sans son consentement. Ce veto s’est petit à petit transformé en un véritable pouvoir « actif », à travers la discussion de la loi de finances, la possibilité d’amendements, etc. C’est dans le pouvoir budgétaire que nos démocraties modernes trouvent leur origine. C’est là que résident certains des éléments essentiels de la souveraineté : le pouvoir de fixer l’impôt, de recourir à l’emprunt, d’organiser les dépenses, etc.

D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si, dans sa décision relative au Traité de Lisbonne, la Cour constitutionnelle allemande a considéré que, sauf à changer de Constitution, l’Allemagne ne pouvait transférer au niveau communautaire les compétences relatives au budget : « Les domaines essentiels d’action démocratique comprennent, entre autres (…) les recettes et les dépenses, y compris le recours à l’emprunt (§249) ». Elle ajoutait : « La substance du principe de démocratie et du droit d’élire le Bundestag serait violée par le transfert des droits budgétaires du Bundestag si la fixation de la nature et du montant des impositions grevant le citoyen était supranationalisée dans une mesure notable (§256) ».

La France reléguée au rang de collectivité territoriale

Qui plus est, si la compétence budgétaire des Parlements nationaux se trouvait contrôlée, les pays de l’UE se trouveraient dans une situation à peu près analogue à celle des régions, départements et communes, sur lesquels les Chambres régionales des comptes et la Cour des comptes exercent leur contrôle. Pire, on se situerait peut-être même avant les lois de 1982 qui ont supprimé la tutelle budgétaire a priori des collectivités, c’est-à-dire avant même la première étape de la décentralisation…

La fin des compétences nationales ?

Pour dissiper les inquiétudes, on nous dit que les Parlements nationaux garderont le dernier mot. Mais enfin, si ce dernier mot est assorti de menaces de sanctions financières ou politiques, peut-on vraiment parler de dernier mot ?

En outre, et c’est peut-être là le pire, un tel contrôle permettrait aux instances communautaires, par le biais des postes de dépenses, de s’immiscer indirectement dans des domaines qui, selon les traités, demeurent de la compétence nationale : éducation, justice, culture. A travers ce contrôle, c’est finalement toutes les compétences des Etats qui se trouveraient, comme par magie, sous la tutelle des institutions communautaires.

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La Chine et l’Europe

15 mai 2010

Mes chers amis,

J’aimerais avec vous revenir sur un point qui fut soulevé lors de la dernière convention nationale.  Lors de la première table ronde , alors que d’imminents spécialistes ont pris la parole pour s’exprimer et s’opposer sur leurs visions et leurs idéaux économiques, un homme dans l’assemblée s’est interrogé. Il a pris la parole et, j’ai cru comprendre, fort d’un constat personnel, a soulevé l’épineux problème de la chine.

Comment rivaliser avec une telle force économique? Que faire contre une main d’œuvre si grande… et si docile?


Si ma mémoire est bonne, notre compagnon, chef d’entreprise, avouait se trouver dans une impasse lorsqu’une telle puissance est à même de produire, mais surtout de revendre, des vélos à cent euros et des scooters à mille.

Je suis étonné que cela étonne!  Il ya de cela cinq ans à peu près, je commençais mes études, en Chine justement. Au cœur de Shanghai, vitrine de la puissance économique d’un communisme remanié, image du tournant des années 90, reflet de tous les paradoxes. Toujours est-il, qu’il ya cinq ans, je me demandais déjà comment tous ces mingong (les travailleurs de la campagne immigrés en ville) pouvaient aux vues de leurs faibles salaires, s’offrir vélos et scooters. Croyez moi chers amis, j’en vite compris la raison poussant mon chariot dans le premier supermarché venu. Les prix de tels engins battaient déjà toute concurrence. Mais l’Europe ne voulait rien en savoir, et les médias préféraient marteler le français de reportages vantards et admiratifs!

Pourtant je ne saurais sous-estimer les autorités de l’époque ni celles d’aujourd’hui, notre gouvernement n’est pas dupe! Il voit dans cette concurrence déloyale un palliatif à nos bas salaires. Maintenant que la chine exporte comme nul autre dans le monde, le gouvernement peut aisément calmer nos ardeurs à coups de téléviseurs bon marché et de sacs à main à prix mini. Oui, je vous le dis, il s’agit bien de concurrence déloyal, et ce, à plusieurs niveaux.

Alors que l’Union Européenne contraint certaines de nos entreprises à ne surtout pas baisser leurs prix pour laisser entrer la concurrence sur le territoire national et ainsi soi-disant offrir au consommateur que nous sommes un plus large choix, elle laisse la Chine se livrer à des pratiques hors la loi. Faisant ainsi fi de toutes les conventions et autres traités que ce continent à pu signer, la terre du milieu inonde nos marchés en favorisant la vente à perte et l’exploitation humaine. Loin des discours de campagne, cette position est à l’opposée de la politique économique dont la France se targue, à mille lieux de l’Etat gendarme nous ayant – soit disant – sauvé de la crise.

Pire encore, notre cher gouvernement ose aujourd’hui fermer les yeux sur une économie souterraine proliférant à quelques stations de l’Elysée. Pour reprendre une expression qui n’est pas la mienne, la capitale masque un  véritable commerce de sous-mains, accouchant d’une rue Voltaire où l’on peut aisément se procurer “un pull au prix d’un kilo de patates” !

Nous ne pouvons accepter une telle exploitation de la vie humaine, pas plus au sein de la capitale qu’à seize mille kilomètres. La Chine ne doit pas devenir un exemple, quand bien même serait-elle première puissance mondiale.

Sébastien Golfier

DLJ 35

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La dernière trouvaille de la Commission européenne !

2 mai 2010

Après le vin rosé, mélange de blanc et de rouge, la Commission européenne vient d’inventer la “colle à viande”, plus connu par les scientifiques sous le nom de thrombine. Elle a en effet proposé d’autoriser cette substance dans les préparations de viandes et dans les viandes pré-emballées destinées à la vente.La thrombine permet l’assemblage de différents morceaux de viandes séparés pour en constituer un morceau unique.

Ni vu, ni connu ! Vous pensiez avoir acheté une bonne entrecôte fraichement coupée ? Eh bien, non. Vous avez juste des petits morceaux déguelasses maintenus entre eux par de la colle !

Le Parlement sera bientôt amené à se prononcer. On ne sait jamais… Mais deux remarques tout de même.

D’abord, la confirmation que l’UE n’a toujours rien compris à ce qu’attendaient les européens. Si je me souviens bien, l’Union a été faite pour gérer des questions essentielles, pour réaliser ce que, seuls, les Etats ne pouvaient pas faire. Il faudra alors m’expliquer l’enjeu essentiel pour l’Europe qui se cache derrière la colle à viande. Si ce n’est la satisfaction de quelque groupe de pression…

Enfin, on ne peut manquer de remarquer une fois de plus le peu de cas que la Commission fait de la protection des consommateurs, de leur santé comme de leur information.

J’ai hâte de connaître la prochaine trouvaille !

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Van Rompuy : une interview surréaliste

11 avril 2010

Première chose que j’ai apprise en ouvrant le journal samedi, l’Europe n’a plus de président. Stupeur ! C’est le président de l’Union européenne lui-même qui nous le dit ! Souvenez-vous du débat sur la Constitution européenne, puis sur le traité de Lisbonne : “L’UE aura enfin un président. Extraordinaire ! Comme les Etats-Unis ! Il y aura enfin quelqu’un à la tête de l’Europe”. Et blablabla et blablabla…

Dans une interview au Monde, passée totalement inaperçue et dont vous trouverez le texte ici, “notre” président, l’illustre Van Rompuy, nous confie : “Je ne me considère pas comme le président de l’Europe“. Ah ben ça alors, moi qui croyais qu’il servait à quelque chose… Demandons-lui. “Je me considère comme quelqu’un qui préside les réunions des chefs de gouvernement et d’Etat, un facilitateur à la recherche de consensus au sein d’un club très disparate de vingt-sept membres“. Et dans un an, il fera le café…

J’en oubliai presque de rappeler que quelques mois seulement après l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne, l’Allemagne propose déjà de le réformer… Evidemment, Van Rompuy n’est pas d’accord. On va quand même pas égratigner le beau joujou.

On comprend que l’Allemagne veuille le modifier. On nous le présentait comme  une nécessité, le seul instrument capable de relancer la machine européenne, de donner un nouvel élan à l’Europe. Van Rompuy semble déchanter un peu : “Le traité de Lisbonne est un bon traité, mais avec beaucoup de lacunes“. Au bout de quelques mois d’expérience, ça commence bien !

Quant à ses relations institutionnelles avec le président de la Commission européenne, Barroso, on est loin de la clarté et de la transprence annoncée par les défenseurs du traité de Lisbonne. Les dispositions sont en effet tellement limpides que nos deux amis ont dû “conclure un accord par écrit“. Du jamais vu dans un régime politique ! Les organes suprêmes se répartissent eux-mêmes leurs compétences à travers une sorte de contrat, dont personne ne sait rien !

Le plus beau reste à venir. A la question “quel est le plus grand danger qui menace l’Europe ?”, on aurait pu s’attendre à entendre parler de chômage, de pauvreté, d’insécurité. Et bien pas du tout : le plus grand danger pour l’Europe, c’est le “populisme”, terme qui dans le dictionnaire du jargon européen sert à désigner tout individu qui, un jour, a eu le malheur d’émettre une critique à l’endroit de sa sainteté l’Union européenne.

Voilà comment ils ont remis l’Europe en marche !

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A quand la fin des turqueries ?

8 avril 2010
http://www.dailymotion.com/videox2vyn2

Le volte-face de Sarkozy

“Je suis contre l’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne, tout simplement parce que la Turquie n’est pas un pays européen.” Nicolas Sarkozy l’avait clairement annoncé lors de la campagne pour les élections présidentielles de 2007.

Mais qu’en est-il aujourd’hui, trois ans après son élection ? Et bien, le dossier d’adhésion de la Turquie est toujours en cours, et avance même plutôt bien ! En effet, le 12ème chapitre (sur un total de 35) du processus d’adhésion, portant sur l’Environnement, a été ouvert fin 2009. Jamais un pays n’avait atteint ce niveau de négociations sans entrer dans l’UE par la suite…

Nicolas Sarkozy fut pourtant Président de l’Union Européenne juste après son élection à la Présidence de la République française. Il avait alors l’occasion de faire passer un message clair et de mettre tout simplement fin aux négociations d’entrée de la Turquie dans l’UE. Il n’en fut rien… Bien au contraire, il a même supprimé l’obligation d’un référendum sur le sujet et ouvert deux nouveaux chapitres du processus d’adhésion pendant cette période…

Et maintenant, plus le temps passe et plus il paraît difficile d’envisager un arrêt des négociations, tant le dossier est avancé. Il est important de préciser que le processus d’adhésion coûte des millions d’euros chaque année à l’UE… c’est-à-dire à NOUS !!! Si telle est réellement la volonté de nos députés européens (notamment UMP) de ne pas voir la Turquie dans l’UE, qu’attendent-ils donc pour s’y opposer clairement ???

Au-delà des problèmes non négligeables de la situation chypriote et de la non-reconnaissance du génocide arménien par les Turcs, est-il utile de rappeler les conséquences désastreuses que cela aurait au niveau économique et social pour notre pays (main d’oeuvre turque bon marché, impossibilité de s’opposer aux délocalisations du fait de l’appartenance à l’UE, libre circulation des personnes dans l’UE, etc.) ? Par exemple, lorsque Nicolas Sarkozy a entamé des discussions avec Carlos Ghosn, le PDG de Renault, qui envisageait de délocaliser la production de la Clio 4 en Turquie, il s’est fait rappeler à l’ordre par la Commission Européenne, au nom de la sacro-sainte “concurrence libre et non faussée”. Si déjà l’Europe se mêle de ce qui ne la regarde pas et menace de sanctions un pays qui veut empêcher une de ses entreprises nationales de délocaliser dans un pays qui est non-européen, imaginez ce que ça sera lorsque le pays en question fera partie de l’UE !

Le comportement de la Turquie vis-à-vis de l’Europe est également loin d’être exemplaire, comme en témoigne le véritable chantage dans l’affaire du gazoduc Nabucco : ce gazoduc devant approvisionner l’Europe en gaz de la mer Caspienne via la Turquie, le Premier Ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, avait menacé de mettre fin à ce projet si le processus d’adhésion de son pays n’était pas accéléré.

En outre, avec près de 73 millions d’habitants, la Turquie serait le 2ème pays d’UE le plus peuplé (derrière l’Allemagne) et donc… le 2ème plus représenté au Parlement Européen ! Et enfin, il est peut-être bon de rappeler que la Turquie n’est tout simplement pas… en Europe !!! Avec l’adhésion de la Turquie, cela signifierait que l’UE (donc, indirectement… la France !) aurait des frontières communes avec l’Irak et l’Iran…

Bien sûr, la Turquie est un voisin de l’Europe à ne pas négliger, avec qui il peut être intéressant de collaborer sur des sujets précis. Mais il faut sans plus attendre désamorcer cette véritable bombe à retardement et stopper toute négociation d’adhésion de la Turquie à l’UE avant que le point de non-retour ne soit atteint (en espérant qu’il ne le soit pas déjà…) !

Guillaume Pinault
DLJ Nord-Pas-de-Calais

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Régionales : passer le cap de la protestation, bâtir l’alternative nécessaire

26 mars 2010

Les élections régionales qui viennent de se terminer sont à coup sûr un camouflet pour la majorité UMP et son chef de file, Nicolas Sarkozy. Mais ce n’est pas pour autant une victoire, qui plus est « triomphale », du PS et de ses alliés comme ne se lassent pas de le rappeler les commentateurs politiques.


L’impact de son score est en effet largement annulé par celui de l’abstention – à peine moins élevé au second tour qu’au premier – qui, au final, conjugué au score élevé du FN, sonne comme un profond désaveu des deux « grands » partis. Avec 15% des inscrits, la dite « majorité présidentielle » n’a jamais aussi mal porté son nom. Quant à la « gauche solidaire », quelle légitimé a-t-elle pour déclarer que les Français lui ont porté leur adhésion avec à peine 25 % des inscrits ?

Disons les choses comme elles sont, les Français n’ont jamais été autant dégoûtés qu’aujourd’hui des deux « grands » partis, et même des politiques en général. Un rejet profond qu’ils ne veulent toujours pas voir à l’issue de ce scrutin. Ainsi des ahurissants satisfécits du PS et surtout de l’autisme irresponsable de la majorité UMP qui n’entend rien concéder sur les prétendues « réformes  nécessaires » pour le pays, qu’il serait « irresponsable » de stopper.

Ils ne veulent rien voir, et ne verront jamais tant qu’ils n’y seront pas contraints. Il est bien évidemment aisé d’interpréter à sa manière l’abstention. « Les Français ne se sont pas senti concernés », « les Français ne connaissent pas les compétences de leur Région », et j’en passe et des meilleurs.

Il est donc temps, désormais, de passer le cap de la protestation, et de lui donner enfin une traduction politique. Plus que jamais, une alternative par et pour les citoyens doit être bâtie en vue de 2012.

Une alternative qui entendra répondre aux préoccupations et aux aspirations de TOUS les Français, et non à celles d’une toute petite minorité.

Une alternative qui osera briser les tabous et s’attaquer aux causes des problèmes – notamment ceux liés à l’emploi, au pouvoir d’achat, à la sécurité et à la cohésion nationale – pour se donner les moyens de les régler.

Une alternative qui placera comme préalable la rupture avec l’Union européenne actuelle – et donc la reprise par le peuple français de la maîtrise de son destin, que l’UMPS a confisqué et confié à quelques obscurs fonctionnaires de Bruxelles et Francfort – et ses orientations anarcho-libérales, rupture sans laquelle aucune autre politique, plus avantageuse pour nos concitoyens, n’est possible.
Une alternative qui réaffirmera l’Etat républicain dans toutes ses promesses et exigences, et le renforcera dans toutes ses dimensions démocratiques, sociales et laïques.

Une alternative qui, en somme, ranimera l’âme de notre grand et beau pays, son modèle de société si singulier, son message au monde, que les gouvernements depuis 30 ans n’ont eu cesse d’étouffer et d’humilier.

Telles sont, en quelques mots, les bases d’un projet alternatif nécessaire auquel nous nous devons, à Debout la République, de contribuer activement, sans sectarisme mais sans compromission aucune avec une classe politique qui a failli et qui doit en conséquence être purement et simplement disqualifiée.

Jérôme Lagae,

DLJ Nord-Pas-de-Calais

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La réalité du clivage droite / gauche et Debout La République

19 mars 2010

Le clivage politique en France pris naissance suite à la Révolution et à l’institution des premiers fonctionnements démocratiques au sein de notre pays. Ce clivage a permis à la fois aux partis politiques de se positionner politiquement ainsi qu’aux citoyens afin de se repérer sur l’échiquier politique en fonction d’idées pour notre société.

Le clivage droite / gauche est une séparation politique qui a réellement existé et qui a permis le débat politique entre une droite et une gauche. Par contre depuis la conversion des partis institutionnels au libéralisme économique et à l’idée d’une Europe fédérale le clivage droite / gauche s’est effacé au profit d’un type de clivage politique qui peut être appelé « clivage des droites et des gauches ». De plus la place de l’Union européenne a fait naître un nouveau clivage qui s’articule autour des partis favorables à une Europe fédérale et des partis qui se positionnent contre toute idée européenne. Debout La République s’élève au-delà de ces deux types de clivages par des idées politiques et une volonté de rassemblement ce qui permet de dire que DLR n’est ni un parti de gauche ni un parti de droite mais le parti de la nation française.

Par un parcours rapide de l’histoire politique française, il est possible de montrer que le clivage droite / gauche a réellement existé et avait un réel intérêt. Cela a commencé lors de l’Assemblée Nationale Constituante de septembre 1789 lors du vote concernant les pouvoirs du roi, notamment son droit de veto et sur le nombre de chambres au parlement. A cet effet, les partisans de ce droit de veto du roi se placèrent à droite du président de séance et les opposants à ce droit de veto se regroupèrent à gauche du président. Suite à cela le clivage droite gauche / droite a évolué en fonction d’idées politiques et de valeurs. Il faut pour cela attendre les débuts de la IIIème République où la droite était principalement constituée de monarchistes même divisés en deux camps et la gauche représentait les républicains modérés ou radicaux. A la fin du XIXéme siècle la question cléricale était au centre du clivage politique : à gauche les partisans de la laïcité et à droite les partisans d’une place forte de la religion dans l’enseignement et la vie quotidienne. Suite à la première guerre mondiale, le clivage droite / gauche s’est concentré autour des questions économiques, avec à droite les partis politiques en faveur du capitalisme et pour certains, d’un nationalisme antisémite et la gauche comprenait les socialistes (qui l’étaient réellement) et les communistes. Pendant la période de la IIIème République la droite s’apparentait à certain conservatisme (qu’il soit religieux, monarchiste ou économique avec la pensée libérale) et la gauche à un certain progressisme (justice économique et sociale, changement des idées sociales et sociétales…).

Suite au deuxième conflit mondial, la démocratie et le modèle républicain sont intégrés dans la pensée des principaux partis politiques. Ainsi le clivage politique s’articule autour des idées économique, sociétale et le régime politique (parlementaire, présidentiel….) mais cette séparation politique s’est progressivement atténuée avec le virage libéral et pro-européen pris par les partis PS – UDF – RPR au début des années 1980. Ainsi la gauche se distingue essentiellement de la droite sur les questions sociétales (homosexualité, droit de vote des étrangers) et sur l’immigration.

A l’heure actuelle, il est possible de sortir de ce clivage gauche / droite tant le PS et l’UMP se ressemblent et il est plus utile de parler des gauches et des droites. En effet existent la gauche bourgeoise, libérale caractérisée par le PS, Europe écologie et la gauche révolutionnaire qui compte le NPA et LO; gauches au sein desquelles cherche sa place le Front de gauche. Les droites comportent quand à elles, une droite libérale et bourgeoise caractérisée par l’UMP est ses partis vassaux (gauche moderne, radicaux, DL, MPF, CPNT…) et une droite dite nationale qui compte le FN et marginalement le MNR.

Un autre clivage est né et met réellement fin à la réalité du clivage gauche / droite. La question européenne fait en effet s’opposer des partis en faveur d’une Europe fédérale et ceux qui souhaitent mettre fin à toute idée européenne. Les premiers comptent en autre parmi eux le PS, l’UMP et ses vassaux, le modem (qui tend à disparaître) et Europe écologie. Les seconds comptent à la fois le FN, le Front de gauche, le NPA et LO.

Face à cela notre mouvement présente une particularité très singulière. Debout La République représente bien là la pensée de Charles De Gaulle. Nous sommes en effet le seul parti politique qui se veut être le parti de la nation française, et qui ose présenter de réelles idées politiques qui dépassent ces clivages. Contrairement aux partis libéraux et embourgeoisés DLR est en faveur du rétablissement de services publics réellement publics, d’une réelle protection des travailleurs qui ne pénalise pas le progrès économique et contre cette europe supranationale fondée sur le diktat de Lisbonne et pour un arrêt de l’immigration massive. Par contre nous ne tombons pas dans la facilité des critiques infondées, et proposons une Europe des nations à la carte, la garantie d’une protection sociale efficace des citoyens français ainsi que d’allier conquêtes sociales et progrès économiques….

Ainsi nous démontrons que DLR n’est ni un parti de droite ni un parti de gauche  mais le parti des françai(es) qui cherche à régler les problèmes de ceux-ci à la racine.

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Le vert par le rouge

13 mars 2010

Par Pierre-Luc KOLCZYNSKI, Délégué Départemental Jeunes pour Paris

A l’heure où les rapports alarmistes concernant les aléas climatiques et leurs conséquences à venir sur l’environnement se multiplient, les Verts, écologistes, et autres défenseurs de la nature (en un mot les « bons ») font feu de tout bois : sentencieux, prédicateurs, et volontiers accusateurs, ils sont la Raison qui condamne un homme coupable (la grande figure du mauvais), une Raison qui se pose comme l’ultime garante de son Salut.

Le nouveau lit de l’extrême gauche

Plus concrètement beaucoup de militants et néo-convertis écologistes trouvent dans les discours des partis Verts européens ce qui jadis alimentaient une gauche  extrême et radicale : accents internationalistes (réflexion à l’échelle de la planète), mesures proprement « antisystèmes » et coercitives (taxer « les mauvais », toujours plus et sans relâche), ou encore solutions idéales et en contrepied total avec les modèles établis, ceux de l’intelligentsia aurait-on dit (voire la notion de décroissance ou l’utopie d’une nature originelle, pure).

Au total, et des leaders écologistes comme A. Lipietz le reconnaissent volontiers , les mouvements Verts européens ne sont que la forme actualisée d’une extrême gauche délitée,  un peu fanée,   orpheline (effondrement de l’URSS, manque de crédibilité du communisme à la chinoise), mais fardés de nouveaux habits bien plus sexys , dans le vent : ils ont en fait permis aux jeunes « gauchistes » d’autrefois (sans que l’expression soit péjorative), arrivés à l’automne de leur existence,  de vivre leur embourgeoisement politique  (leur « droitisation ») comme il se doit, en gardant un semblant de cohérence intellectuelle : Voilà Cohn-Bendit (« Danny » pour à peu près tout le monde) mettant une chemise par-dessus son tee-shirt.

Pour une écologie débarrassée de ses dogmes décroissants

Plus sérieusement l’écologie ne se réduit pas à une prise de volonté, une soudaine envie de changer le monde et de « faire bouger les choses ». C’est une philosophie, qui apprécie la manière dont l’homme cohabite avec son milieu, l’exploite, l’aménage, et  en tire des conclusions prospectives. Si l’Homme, en exploitant les potentialités de son milieu, se dessert plus qu’il ne se sert, alors il doit réajuster son activité, avec mesure et précision (et non pas faire table rase, comme le préconisent les plus fervents écologistes, de l’ensemble des valeurs économiques, sociales ou politiques qui régissent la plupart des sociétés occidentales). Peut être même que l’écologie sert-elle de masque aux prédicateurs les plus révolutionnaires désireux de passer incognito ?

En somme, nul besoin de tout mettre par terre (et de s’essuyer les pieds dessus) pour parler écologie.

De là, une démarche intellectuelle mettant en perspective la notion même d’écologie amène reposer certains problèmes, des problèmes dont les données semblaient figées et préétablies   : où commence la responsabilité de l’Homme dans le phénomène de réchauffement climatique ? L’écologie est-elle véritablement en contradiction avec notre modèle  d’accumulation des richesses?

Bien au contraire, l’écologie semble aujourd’hui être la préoccupation de quelques uns (les pays développés), et qui tentent d’imposer (afin d’en garder le monopole) leur modèle aux pays les plus faibles (les pays du Sud). Elle est donc une stratégie, fruit du réajustement d’un ensemble d’acteurs soucieux de pérenniser un modèle de marché accumulateur. En ce sens, elle n’est en aucun cas un bouleversement idéologique.

L’Homme est toujours au centre du monde, et il le restera. La prise en compte de certains facteurs environnementaux, s’ils sont justifiés, modifiera sensiblement les orientations, ouvrira certaines lignes stratégiques, diversifiera les perspectives, mais ne remettra aucunement en cause notre modèle de croissance capitalistique – car bien qu’imparfait et inégalitaire, il reste encore le plus pertinent des modèles de développement.

Et bien loin de nous ces nouveaux modes d’organisations préconisés par tout ceux qui sont venus au vert par le rouge…

Illustration: Flickr – Licence Creative Commons – Sara In Montréal

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Le développement durable, OUI ! L’écologisme, NON !

10 mars 2010

Tout le monde est d’accord pour dire qu’un développement durable de notre planète est indispensable. Qu’on soit d’accord ou non avec la théorie du rôle de l’activité humaine dans le réchauffement climatique, il y a unanimité autour de la nécessité de trier et de recycler ses déchets, de ne pas gaspiller, d’économiser les énergies et d’aménager le territoire de façon durable.

Mais dans “développement durable”, il y a “durable”. Et pour être durable, un projet doit être la combinaison des facteurs environnemental, économique ET social.
L’aménagement du territoire, notamment de l’Ile-de-France, tel qu’il a été mené ces dernières années par les communes socialistes, communistes, écologistes et même certaines UMP, n’est malheureusement pas durable. La loi SRU, imposant des quotas de logements sociaux dans chaque commune, a été de façon générale (pas partout, heureusement !) très mal appliquée d’un point de vue “qualitatif”. Tout a été axé sur le “quantitatif”. Les logements sociaux ont été regroupés, le plus souvent à l’extérieur des bourgs, créant aujourd’hui des zones où la délinquence et la violence se sont installées et où le communautarisme est accentué. Certaines sont même devenues de véritables “zones de non-droit”. Cela se retrouve particulièrement dans les bastions communistes du 93. Cet aménagement du territoire “bâclé” ne rend heureux personne, ni les gens qui habitent à proximité de ces zones, ni les gens qui y vivent…
Il est nécessaire de proposer une vraie mixité sociale, quitte à réaliser moins de logements sociaux. On n’est pas obligé de faire du social en entassant les gens dans des tours en béton. On peut faire du social intelligemment, à travers le service aux personnes, en combinant en prime le respect de l’environnement et le bien-être des résidents. On peut très bien créer des activités “douces”, qui sont à la fois respectueuses de l’environnement, créatrices d’emploi et qui répondent à un réel besoin social, comme par exemple des foyers d’accueil pour personnes âgées. Faire du social en qualité, plutôt qu’en quantité…

En outre, l’idéologie écologiste prônée par les Verts, et plus globalement par leurs habituels alliés de gauche, n’est pas durable non plus. Elle n’a d’ailleurs plus rien à voir avec l’écologie, la science qui en est à l’origine. Le facteur environnemental n’est pas pris en compte dans sa globalité, et la dimension sociale et économique semble être oubliée… Sinon, comment expliquer cet entêtement dans la politique anti-voiture menée en région parisienne ? Partant du principe que “la voiture, c’est mal”, les investissements routiers sont sans cesse bloqués, accentuant les embouteillages… et créant de ce fait plus de pollution !!! Car comme chacun sait, une voiture moteur tournant à l’arrêt consomme nettement plus qu’en roulant à vitesse raisonnable. Sans compter le stress et l’énervement qui en découlent…
Quant au facteur économique, est-ce bien la peine de revenir dessus… ? La doctrine “bien-pensante” écologiste est à l’origine de cette incompréhensible taxe carbone, mise en place par un Gouvernement qui n’a pas le courage de rompre avec cette Pensée Unique. La taxe carbone revient à se tirer une balle dans le pied d’un point de vue économique ! Cela ne peut qu’encourager encore plus les délocalisations vers des pays qui, eux, ne respectent pas l’environnement ! Augmenter sans cesse les taxes existantes et créer de nouvelles taxes diverses et variées n’a jamais été durable. Il vaut mieux s’attacher aux racines d’un problème, plutôt que d’essayer de le compenser par des taxes…

Oui au développement durable ! Non à l’écologisme !

Guillaume Pinault
DLJ Nord – Pas-de-Calais
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La démocratie à l’européenne

26 février 2010



Vous connaissez sans doute la petite boutade : “Quelle est la différence entre la dictature et la démocratie ? Réponse : La dictature, c’est “ferme-la !” et la démocratie, c’est “cause toujours…” !”. Et bien, malheureusement, la “démocratie” à l’européenne n’a jamais autant reflété cela…
Le meilleur exemple, c’est évidemment le mépris du choix des peuples de refuser le Traité de Lisbonne. Les Français votent “NON” ? Bof, de toute façon, on fait quand même passer, c’était juste pour leur faire croire qu’on leur demande leur avis… Les Irlandais votent “NON” ? Et bien on va les faire re-voter jusqu’à ce qu’ils disent “OUI”… Na ! Capricieuse en plus, l’Europe…
Mais le dernier exemple en date, c’est une vidéo que j’ai visionnée ce matin, et que je vous invite à regarder : http://www.dailymotion.com/video/xccgsy_nigel-farage-vise-juste_news


Il s’agit d’une belle intervention de Nigel Farage, leader du parti UKIP, au Parlement Européen le 9 février dernier. Dans son discours très applaudi, l’eurodéputé fait un parallèle entre la spoliation des voix des peuples européens et le “système malfaisant” de l’ancienne Europe de l’est communiste, où les peuples étaient bafoués. Il prédit qu’un tel comportement ne peut mener qu’à une seule issue : la reprise du pouvoir, de la souveraineté des peuples par la violence. A ce moment-là, le “médiateur” – probablement le Président du Parlement Européen (me corriger si je fais erreur…) – lui demande de se taire, l’empêchant de clôturer son discours ! Nigel Farage ignorant ces requêtes, son micro est alors coupé… Voilà maintenant que pour pouvoir s’exprimer au Parlement Européen, il faut obligatoirement tenir un discours “euro-béat” !!! Sinon, attention, la censure veille… Encore une fois, bel exemple de démocratie de la part de “cette” Europe… “Cause toujours…”

Guillaume Pinault

DLJ Nord – Pas-de-Calais

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Derrière la loi sur la mobilité des fonctionnaires, l’ombre de la RGPP

20 février 2010



« En finir avec l’idéologie ». C’est souvent l’argument qu’assène un gouvernement lorsqu’il veut revenir sur un acquis social ou démanteler un service public. Le « bon sens », le « pragmatisme » devrait ainsi, à ses yeux, prévaloir. La même rengaine se reproduit aujourd’hui à propos de la loi sur la mobilité des fonctionnaires. Cette loi qui, comme elle l’indique, entend promouvoir la mobilité des fonctionnaires est louable dans ses intentions. On ne peut que saluer le coup de pied dans la fourmilière de la trop grande rigidité de la fonction publique, qui n’est d’ailleurs rien d’autre qu’un retour à l’esprit de la loi de 1945 qui plaçait la mobilité, entre autres, comme contrepartie à la garantie de l’emploi.

Cela dit, comme les syndicats, on peut s’inquiéter des dispositions qui visent à mettre en disponibilité d’office, c’est-à-dire à pouvoir licencier sans droits, le fonctionnaire dont le poste est supprimé et qui aurait refusé trois offres d’emploi public. Des dispositions qui pourraient remettre en cause, dans la pratique, la garantie de l’emploi des fonctionnaires, la clé de voûte de leur fameux statut. Un statut qui serait un « privilège » – dixit les mêmes qui n’ont rien à redire des privilèges accordées aux plus aisées – mais qui est la condition même des services publics. Dans l’esprit de la loi de 1945, le statut avait pour but de s’assurer que le fonctionnaire soit à l’abri des pressions financières et partisanes et ainsi qu’il ne puisse obéir qu’au seul intérêt général. Au-delà de la protection du fonctionnaire, c’est le service public et l’égalité de son accès à tous que l’on entendait garantir. Vouloir insidieusement aujourd’hui faire du fonctionnaire un salarié comme les autres, revient donc forcément à attaquer les fondements du service public.

Une attaque sur le statut qui entre dans une stratégie globale, celle de la fameuse RGPP (Révision générale des politiques publiques), qui entend dépecer les services publics et réduire le nombre de fonctionnaires – le « mammouth » – au nom d’économies nécessaires et d’une meilleure « efficacité ». Du « bon sens », bien sûr. Qui pourrait être contre des économies nécessaires et une meilleure efficacité des services publics ? Il reste que ce ne sont ici que des alibis astucieux. Des économies substantielles pourraient être faites ailleurs – on pense à la coûteuse décentralisation – sans porter préjudice au bon fonctionnement des services publics, dont le coût dans les finances publiques n’est rien en rapport du bénéfice qu’ils apportent tant pour notre économie que pour notre cohésion sociale. Quant à l’« efficacité », comment prétendre la rechercher quand de nombreux secteurs (police, hôpitaux publics, éducation) sont placés en sous-effectifs, au plus grand mépris de l’accès de tous à la santé, de l’exigence de sécurité publique et d’un système scolaire performant ? Comment peut-on faire croire qu’on peut faire mieux avec moins de fonctionnaires, et ce même en les payant mieux – vaine promesse – , notamment par la mise en place de nouvelles primes « au résultat » ? Comment mesura-t-on d’ailleurs ces « résultats » dans des missions de service public comme la police et la santé qui ne peuvent pas – et ne doivent pas – être rentables, sinon à faire de la politique du chiffre ?

Ceux-là qui prétendent agir au nom du « bon sens » contre l’« aveuglement idéologique » sont pourtant, on le voit, ceux qui agissent le plus aveuglement au nom de l’« idéologie », celle du libéralisme le plus débridé, celle qui met les intérêts particuliers au-dessus de l’intérêt général, et donc méprise l’Etat et les services publics. Une idéologie dont le « bon sens » n’est une réalité que pour les ploutocrates et les habiles profiteurs de la toute-puissance du marché, mais certainement pas celle de la majorité des Français qui paient chers – et seuls – chaque recul de l’Etat et des services publics.

Ainsi, quand Eric Woerth, pour justifier des suppressions de poste, pointe l’inflation selon lui  selon lui inconsidérée – alors qu’elle est tout à fait justifiée, même insuffisante – des fonctionnaires dans la fonction publique hospitalière, le propos est lourd de symbole. Il n’ignore absolument pas les besoins cruels de ce secteur. Délibérément, il entend creuser la tombe de l’hôpital public, et donc de l’accès à la santé pour tous, pour mieux favoriser les cliniques privées et leur modèle – déjà bien favorisé depuis des années tant par la droite que par la gauche -, où l’on est soigné en fonction de ses moyens.

Même chose, d’ailleurs, dans les domaines de la sécurité et de la défense. Après le ministère de la Défense, voici celui de l’Intérieur qui prévoit de faire appel à des sociétés privées, pour suppléer les CRS ! Preuve s’il en est que les suppressions de postes dans ces secteurs n’étaient en rien justifiés par les besoins du terrain, mais plutôt par une idéologie qui pousse à ce que les tâches d’intérêt général soient petit à petit gérés par le privé.

« Cela nous fera faire des économies ! », nous rabâchent-on sans cesse, mais qu’en sera-t-il du service loyal de l’intérêt général de ces salariés remplaçant les fonctionnaires ? Qu’en sera-t-il de la qualité et de l’accès de tous à des services d’intérêt général dorénavant sous la coupe du privé ? Voici des problématiques esquivées mais qui sont pourtant essentielles. Faut-il notamment rappeler les dégâts qu’ont engendrés, en Angleterre, la privatisation des services postaux et ferroviaires ?

Alors, bien sûr que nos services publics ne sont pas sans défauts. Bien sûr qu’il faut utiliser l’argent public avec la plus extrême précaution. Mais la voie actuelle, alliant économies irresponsables et privatisations, est la pire qui pouvait être prise.

Qu’il faille faire des économies là où c’est nécessaire, on ne peut qu’y consentir. Mais en faire au mépris de la bonne marche d’un ou des services publics, au mépris de la santé publique, de notre sécurité, au mépris de l’éducation de nos enfants, bref au mépris du bien commun et de notre avenir, cela est absolument irresponsable. Cela peut même, économiquement parlant, annuler largement les effets escomptés : les quelques millions économisés à court terme peuvent être des milliards perdus à long terme. Autant il faut refuser les inflations non avenues de postes, autant il faut refuser les suppressions de postes de même espèce. Les besoins réels en effectifs doivent toujours être remplis.

Que nos services publics ne soient pas irréprochables ne signifient pas qu’ils faillent les abandonner à la privatisation – ce serait aggraver encore leurs dysfonctionnements. Au contraire, il faut les renforcer, les améliorer, pour qu’ils soient pleinement ce que les citoyens attendent d’eux : les conditions du bien commun et de l’effectivité de leurs droits. A l’heure où la barbarie néolibérale n’en finit plus d’étaler au grand jour ses ravages, les services publics montrent plus que jamais qu’ils ne sont pas un coût, mais une richesse dont il serait criminelle de se séparer.

Jérôme Lagae

DLJ Nord – Pas-de-Calais

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