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Hommage à Pierre Lefranc

17 janvier 2012

C’est presque sans bruit que Pierre Lefranc, l’un des derniers fidèles d’entre les fidèles du général de Gaulle, nous a quitté le 7 janvier dernier à l’hôpital du Val-de-Grâce. Infatigable défenseur de la vraie Croix de Lorraine, gardien de la flamme de l’héritage gaullien, il n’aura de cesse toute sa vie de garder vivante la parole et la mémoire du fondateur de la Vème République contre les récupérations faciles et dévoyées de nombreux hommes politiques. Il n’a que vingt ans comme bon nombre d’entre nous lorsqu’il décide courageusement avec mille autres de défiler le 11 novembre 1940 sur les Champs Elysées face aux troupes d’occupation allemandes, afin de laver l’affront du défilé allemand du 14 juin autant que d’honorer la mémoire des Poilus de la Grande Guerre et de soutenir la France Libre. Il est blessé au cours du défilé par une grenade puis arrêté par les nazis, mais fut par chance libéré six mois plus tard, ce qui lui permit de gagner la zone libre et de fonder le mouvement de Résistance Liberté. Avec audace et entêtement pour son jeune âge, il parvient à gagner Gibraltar et à rencontrer le général de Gaulle qui l’accueille sur ces mots : « Vous en avez mis, du temps, à venir ! Il nous reste beaucoup à faire ! » Son admiration et son dévouement pour l’action du Général n’en fut que renforcée.

Accompagnant à Londres avec une fidélité sans faille au chef de la France Libre, il fut parachuté en 1944 dans le maquis et participa à vingt-quatre ans à la libération de la France puis à la campagne d’Allemagne.

La guerre finie, il resta au côté du « plus illustre des Français » en participant à la création du RPF, comme lors de « la traversée du désert » jusqu’au retour à la tête de l’Etat du Général de Gaulle. Il aida avec efficacité et abnégation le chef de l’Etat gaullien aussi bien comme serviteur de l’Etat que comme directeur de la campagne présidentielle de 1965. C’est avec la même assurance Pierre Lefranc organisa avec d’autres fidèles la contre-manifestation du 30 mai qui assura le succès aux législatives des gaullistes après la crise de mai 68.

La disparition de celui qu’il admirait depuis ces jeunes années lui donna un nouveau rôle dans l’histoire du gaullisme : celui de fondateur -avec André Malraux- de l’Institut Charles de Gaulle. Pendant plus de vingt ans, il s’occupa corps et âme à cette noble tâche de garder intacte la pensée et l’action du Général, où il joignit le geste à la parole en écrivant des ouvrages de références sur le gaullisme.

Au milieu des années 1990, alors que retiré de la vie politique depuis longtemps, Pierre Lefranc reprend la parole pour dénoncer les errements de la présidence chiraquienne sur le passage au quinquennat et la reconnaissance de l’Etat de Vichy dans la déportation des juifs durant la Seconde Guerre mondiale, qui est une trahison de la pensée gaullienne qui avait déclaré nul et non avenu et inconstitutionnel l’Etat collaborationniste du maréchal Pétain. Sa dernière action politique d’ampleur fut sa participation à la victoire du « non » au référendum sur la constitution européenne aux côtés de Nicolas Dupont-Aignan.

De sa vie, que devons nous retenir, nous autres jeunes en ce début de XXIème siècle? Une pensée forte sur la politique française, le respect inconditionnel du vote du peuple souverain, un véritable amour de la France et de l’indépendance nationale ainsi qu’un authentique esprit de rébellion et de capacité à dire non à la fatalité et aux fausses évidences de l’Histoire. Mais aussi une réelle force de conviction et de volonté devant l’adversité, car à la fin ce sont ceux qui ont tenu bon contre vents et marées qui triomphent !

Laurent Maisonnat

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Discours de Toulon : l’esprit de démission

5 décembre 2011

Le Président de la République est en campagne. Cela s’est ressenti dans son discours et dans l’ambiance d’une salle où furent amassés de nombreux militants. Malheureusement, nos compatriotes n’ont pas besoin de ces scènes propagandistes, déconnectées de la réalité économique et sociale de notre pays.

En effet, Nicolas Sarkozy s’est attaqué « aux ravages de la mondialisation », ravages qu’il provoque avec son gouvernement en souhaitant le maintien irrévocable de la zone euro, contre l’avenir des pays et de leurs peuples comme la Grèce, et la lutte illogique pour maintenir un triple A, visé par les agences de notations, via un plan de rigueur destructeur.

Rappelons que Nicolas Sarkozy, qui a critiqué pendant ce discours, le libre-échange sans règle pourtant instauré par le dernier traité, a fait campagne en 2005 pour le Oui à la Constitution européenne. Malgré le « Non » victorieux, il s’est battu pour la ratification de celle-ci avec l’aide de la gauche après son élection !

De plus, l’UMP prend les français pour des idiots. Il faudrait selon le Président de la République « répondre à la crise par le travail, par l’effort ». Bien entendu, c’est plus simple de faire travailler les citoyens et de ne pas taxer les chambres de luxe. Il est également très simple d’aller à l’encontre d’un amendement visant la réduction des indemnités parlementaires. Travailler plus pour gagner moins. Par ailleurs, il a insisté pour bloquer l’immigration afin qu’elle ne déstabilise pas notre cohésion nationale. Il est fort désagréable que les immigrés soient pris pour compte lors des élections nationales alors qu’une politique raisonnable du contrôle des frontières et d’intégration par l’assimilation, auraient suffi comme le souhaite Nicolas Dupont-Aignan.

Enfin, il nous parait encore plus absurde la proposition d’un ultra-fédéralisme européen ***. En s’extasiant d’une refondation de l’Europe par sa proposition de rédaction d’un nouveau traité, le Président de la République oublie que les traités existants nous ont conduits à la situation désastreuse que l’on connait aujourd’hui. Le libre-échange déloyal, la politique monétaire d’une monnaie unique trop chère plombent les Etats membres de l’Union Européenne. La souveraineté des peuples est la condition sine qua non pour qu’une Europe forte se dresse face aux géants que sont les Etats-Unis ou la Chine.

C’est pourquoi Debout les Jeunes souhaite rappeler que notre Président, Nicolas Dupont-Aignan, a proposé des solutions simples et concrètes pour les élections présidentielles de 2012 et porteuses d’espoir comme la fin de la monnaie unique pour relocaliser les emplois, la refondation d’une Europe des coopérations qui permettraient de protéger le progrès social et faire revivre le vouloir vivre ensemble.

*** http://www.lemonde.fr/crise-financiere/article/2011/12/01/m-sarkozy-veut-concilier-europe-et-souverainete_1611808_1581613.html : un proche du président affirme que l’idée est de faire accepter des abandons de souveraineté au profit de l’Europe, en mettant un peu de talc national !


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Sécurité : Guéant et l’UMP oublient-ils qu’ils sont en charge depuis presque 10 ans

1 décembre 2011

Alors que les faits divers s’enchaînent de manière terrifiante, le ministre de l’Intérieur et l’UMP fourmillent de mille projets pour lutter contre l’insécurité : réforme de la justice des mineurs, peine planchers, création de places de prison, fin des réductions de peine, renforcement des centres fermés…Pourquoi n’ont-ils pas fait tout cela plutôt ? Pourquoi attendre après 2012 pour mettre en place les réformes nécessaires pour lutter contre ce fléau de l’insécurité ?

Pourquoi ? Parce qu’en réalité, l’UMP a passé le quinquennat à faire l’opposé de ce pourquoi N. Sarkozy avait été élu et de ce qu’ils proposent pour 2012. En effet, c’est le gouvernement qui, en 2009, est allé chercher les députés PS pour faire passer la loi qui dispense de peines les condamnés à deux ans de prison ou moins et qui renforce les réductions de peine automatiques. C’est également le gouvernement qui a affaibli les forces de sécurité de notre pays en supprimant plus de 10 000 postes préoccupé seulement par les économies budgétaires. C’est également le gouvernement qui a laissé s’installer le gouvernement des juges et des experts en tout genre qui amène à toujours plus de laxisme, de compréhension et de droits pour les coupables au détriment des victimes et de la nécessaire protection de la société. Sans parler de tous les sujets où le gouvernement qui avait toutes les manettes n’a rien fait.

En fait, le bilan de l’UMP comme chaque français le sent et le voit est catastrophique. La Cour des Comptes l’a bien montrée dans son rapport de cet été avec des chiffres en trompe-l’œil et surtout une explosion des violences aux personnes. En réalité, le gouvernement parle beaucoup, l’UMP gesticule, le président montre ses muscles mais personne n’agit pas. Et au bout de 10 ans de gestion UMP et 5 ans de PS, ce sont les français qui sont obligés de subir les conséquences d’un système de sécurité et de justice en faillite.

Pour parler du PS, nous découvrons avec effarement que leur vision de la sécurité n’a pas bougé d’un iota et c’est même aggravé sous l’influence d’EELV. L’accord PS-EELV est très clair, ils veulent commencer par « abrogerons les lois (…) sur les peines planchers et la rétention de sûreté » car l’« efficacité des sanctions ne rime pas avec tout-répression ». Ils proposent également de développer « l’application de sanctions diversifiées contre le recours systématique à l’emprisonnement qui est devenu un des principaux facteurs de récidive » avec bien entendu « l’humanisation des conditions de vie dans les prisons et l’accompagnement à la réinsertion ». Pour conclure, ils proposent de limiter les contrôles de police par « un système d’attestations remises par les policiers lors des contrôles d’identité », « une réforme de la garde à vue sera lancée ».

En 2012, Debout les Jeunes soutiendra donc Nicolas Dupont-Aignan et ses propositions fermes et de bon sens pour lutter contre l’insécurité et refaire de la Justice un instrument de protection des citoyens et de la société. Il faudra commencer par redonner à la police comme à la justice des moyens corrects pour assumer leurs missions qui devront être recentré sur la lutte contre la criminalité et les violences, appliqu

er les peines de prisons en supprimant les remises de peine automatiques et en créant 20 000 places de prisons supplémentaires, restaurer la double peine pour les étrangers condamnés à de la prison pour les délits graves, notamment les trafiquants de drogue.

En 2012, nous voulons des actes, nous voulons Nicolas Dupont-Aignan.

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Convention UMP sur l’éducation, 100 ans en arrière !

19 novembre 2011

Le 8 novembre dernier l’UMP a tenu sa convention sur l’Education. Cette convention était l’occasion pour le parti du président de la République de présenter ces 30 propositions sur l’Ecole, 30 propositions qui devraient être le socle du projet présidentiel sur ce sujet sur lequel, comme sur beaucoup d’autres, le président a trahi ses électeurs et fait l’inverse de ce qu’il avait annoncé pendant la campagne de 2007.

Ce document de synthèse commence plutôt mal. En effet, toute la première partie n’est qu’autoglorification du président qui en 5 ans auraient résolu des problèmes fondamentaux comme l’insécurité à l’école, le renforcement des fondamentaux en primaire, la revalorisation du métier d’enseignant…Qui veulent-ils tromper avec cette propagande ? Il suffit de regarder la réalité pour constater que jamais le malaise enseignant n’a été aussi fort, que le niveau est catastrophique comme le montre les enquêtes PISA et de la Défense… L’Ecole est dans un état déplorable et cela ne s’est pas amélioré depuis 5 ans.
Après ce petit exercice d’’autoglorification, l’UMP nous dévoile ses 30 propositions pour « passer d’un savoir pour tous à la réussite de chacun ».

Et là que pouvons nous constater ? Que l’UMP continue et même accentue le virage mortifère qu’elle a pris depuis que L. Chatel dirige ce ministère : autonomie des établissements avec extension d’ECLAIR, renforcement des pouvoirs du chef d’établissement dont celui d’évaluer les professeurs, généralisation des nouvelles pédagogies d’acquisition des fondamentaux (sic), personnalisation des parcours, re-révision des rythmes scolaires, apprentissage de l’anglais dès 3 ans…

Sans oublier bien entendu de s’attaquer aux professeurs avec une future remise en cause du service des enseignants. En fait à la lecture de ce document, il semble que le seul but de l’UMP soit de cliver pour faire plaisir à son électorat : montrer du doigt les professeurs, chercher à diminuer les coûts à tout prix de l’Éducation Nationale, jouer les parents contre l’Institution…Il n’y a rien sur les contenus, pas une ligne sur les méthodes (dont la méthode de lecture est le plus symbolique des enjeux), pas un mot sur les programmes dont l’Histoire est le plus bel exemple (avec la casse de cette matière opérée sous le ministère de L. Chatel)…

Ce programme n’est plus ni moins que le projet d’une école libérale formatée aux techniques managériales et qui ne sert plus qu’à former et à développer l’employabilité des élèves. Une École à plusieurs vitesses où la liberté pédagogique serait totale pour les établissements avec les futurs dérives attendues : sport pour les établissements de quartiers et le latin pour établissements parisiens prestigieux…et une forte demande pour le privé (et pour les cours de soutien) de tous pour faire face à la baisse du niveau. La fin de l’École républicaine telle qu’elle a été conçue depuis plus de 100 ans et dont les classes populaires et moyennes seront les premières victimes.

Qu’il est loin le discours de Nicolas Sarkozy en 2007, ou même de sa lettre aux enseignants, qui prônait un retour aux fondamentaux avec une remise en question du pédagogisme qui a tant fait de mal à l’école et un accès au meilleur de la culture pour tous. Qu’il est loin ce temps où le candidat de l’UMP défende l’école de Jules Ferry et des hussards noirs qui ont consolidé la République. Aujourd’hui, l’UMP a tout abandonné de cette École républicaine aux libéro-libertaires qui détruisent notre formidable École depuis 30 ans.

Alors en 2012, l’UMP, avec ces 30 propositions, et le PS, avec son « pacte éducatif » vont faire semblant de s’affronter sur la question de l’Éducation mais aucun ne propose un projet capable de répondre réellement à la crise de l’Éducation Nationale. C’est pour cela que, Debout les Jeunes, aux côtés de Nicolas Dupont-Aignan, soutiendra un projet de refondation républicaine de l’École basé sur le retour de la transmission du savoir au centre du système. Il en va de l’avenir de chacun des enfants de France mais également de la France en tant que communauté de destin.

Nicolas Calbrix, Délégué National DLJ au Projet

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Chevènement: la candidature de trop ?

9 novembre 2011

Jean-Pierre Chevènement, personnalité estimée à Debout la République qui compte en son sein nombre d’anciens responsables Chevènementistes, a récemment annoncé se porter candidat pour 2012 afin de peser sur la gauche et faire bouger les lignes. Une démarche qui laisse songeur le Délégué National de Debout les Jeunes, Patrick Chambers, qui considère cette candidature comme une “erreur” de la part de l’ancien ministre et actuel sénateur français.

Candidature à l’élection présidentielle : la nouvelle erreur de Jean-Pierre Chevènement

Ainsi, Jean-Pierre Chevènement se lance dans la campagne présidentielle. Ne vous méprenez pas : c’est un homme de qualité, intelligent, cultivé, patriote, pour lequel j’ai le plus grand respect puisque je l’ai soutenu dans le passé.

Son dernier livre “La France est-elle finie ?” est d’ailleurs un ouvrage que je recommande à tous vivement. Et pourtant, je ne peux que regretter sa candidature, qui fait de facto un tort à la France, ce pays qu’il aime sincèrement. “L’enfer est pavé de bonnes intentions” dit-on… A n’en pas douter, la candidature de Jean-Pierre chevènement est pavée d’une erreur rédhibitoire.

Pourquoi cette candidature est-elle une erreur ? Et bien tout simplement parce que le projet que défend Chevènement est déjà porté politiquement et médiatiquement par un autre candidat qui commence à grandir : Nicolas Dupont-Aignan. Peut-être existe-t-il entre ces deux hommes quelques points de divergences sur l’accessoire, mais ne nous y trompons pas : la relocalisation de nos industries, la lutte contre la concurrence déloyale par la mise en place d’un protectionnisme européen sélectif, le refus d’un euro trop cher, le retour d’une Ecole Républicaine garantissant l’égalité des chances, la sauvegarde de nos services publics, la justice sociale, le maintien de nos capacités de Défense Nationale… toutes ces belles idées, mises en pièces par les politiques menées par la gauche et la droite libérales-mondialistes depuis des décennies, sont déjà défendues avec force et courage par Nicolas Dupont-Aignan.

Par définition, une deuxième candidature – qui plus est plus marquée politiquement car bienveillante à l’égard du PS – avec un projet si proche de celui du président de Debout la République ne pourra que diviser le camp des patriotes, alors que tout l’héritage du gaullisme nous apprend qu’il n’est de salut que dans l’union et le rassemblement de tous les français.

La candidature de Jean-Pierre Chevènement affaiblit donc les idées auxquels il croit pourtant sincèrement.

En outre, il évident que ce rassemblement dont la France a tant besoin ne peut se faire que derrière Nicolas Dupont-Aignan. Je vois au moins une raison fondamentale à cela : il s’agit de l’indépendance !

L’indépendance notamment vis-à-vis des forces de régression que sont l’UMP et le PS. Nicolas Dupont-Aignan et son mouvement Debout la République se sont dégagés dès 2007 de toutes les tutelles des partis qui ne défendent plus l’intérêt général. Ne comptez pas sur lui pour lancer en 2012 des appels à un vote qui serait contraire aux idéaux que nous défendons ! Or, M. Chevènement lui, régulièrement ministre de gouvernements “socialistes” depuis 1981, semble croire depuis plus de trois décennies qu’il est utile de se mettre systématiquement à la remorque du PS, avec comme alibi celui de le faire changer “de l’intérieur”.

En pratique, M. Chevènement a toujours soutenu en dernier ressort les “socialistes” – y compris contre le camp patriotique – et il appelle encore aujourd’hui à faire gagner “la gauche”. En fait, Jean-Pierre Chevènement est dépassé par la recomposition politique qui s’ouvre, et il semble toujours prisonnier d’un schéma gauche/droite obsolète à l’heure de la mondialisation : avec pour preuve la campagne du référendum sur le Traité Constitutionnel Européen, le vote des plans successifs d’aide financière aux banques (et non pas à la Grèce) de ces derniers mois, ou le consensus UMP/PS sur la “rigueur” prétendument “nécessaire”. Tout le monde sait que M. Chevènement appellera à voter pour le candidat PS au second tour de l’élection présidentielle. Et tout le monde sait qu’un président issu du Parti Socialiste arrivant au pouvoir trahira instantanément tout ce en quoi M. Chevènement croit au profit de la mondialisation et de l’Europe fédérale que défend François Hollande. Voilà le paradoxe de cette candidature. Voilà son inutilité.

En résumé, M. Chevènement totalise plus de trente années de vie politique marquées par des prises de position très justes, des analyses pertinentes… mais avec peu de résultat. Trente années d’échec, de la part d’un homme pour qui j’ai le plus grand respect. Mais qui se révèle malheureusement un mauvais stratège politique.

Patrick Chambers,

Délégué national Debout les Jeunes

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Un énième plan d’austérité plonge les grecs dans l’agonie : la crise vue de Grèce.

23 septembre 2011

Nicolas Dupont-Aignan, candidat à l’élection présidentielle de 2012, a rendu visite à Athènes, en juin dernier, aux indignés grecs manifestant contre les mesures d’austérités imposées à ce peuple. Il a été le seul candidat à l’élection présidentielle à faire ce déplacement !

Aujourd’hui, c’est à mon tour de rendre visite au peuple grec. C’est en tant que franco-grec, mais surtout en tant que Conseiller national de DLJ que je tiens à écrire cet article.

En effet, il faut savoir que sur les côtes de la mer Egée, la marée touristique laisse place à la désolation : une TVA à 23 %, un litre d’essence à 1,98€/litre, des travaux publics laissés à l’abandon, une augmentation du nombre de suicides, des vols qui se multiplient, des privatisations massives etc.

Les journées sont rythmées non pas par le bruit des vagues, mais par les gros titres des médias, les débats télévisés quotidiens qui analysent un énième plan d’austérité ! Le dernier en date se révèle même être fastidieux à résumer tant il est long (diminution de 20 % des retraites dépassant les 1200 € ; diminution de 40 % de la retraite des personnes en dessous de 55 ans; instauration d’une taxe exceptionnelle sur l’immobilier de 0,50 € à 10 € du m²; le recul du seuil minimum de non imposition à 5000 € de revenu annuel ainsi que la suppression d’environ 180.000 postes dans la fonction publique).

En Grèce, désormais, une personne active doit débourser en moyenne 5000 € par an pour répondre à toutes les mesures d’austérité. Cela revient à asphyxier un foyer. Quand on est un couple de fonctionnaires, ayant plusieurs enfants à charge, on ne dort plus : on se demande si on va perdre son emploi, si les mensualités pourront être payées, et si dans quelques mois on aura encore un toit sur la tête. Il y a de grandes chances que ces angoisses se réalisent : la suppression de près de 180.000 postes dans la fonction publique avant 2012 aura pour conséquence directe et immédiate de nombreuses saisies immobilières pour cause d’impayés et une explosion du taux de chômage. Et ce à quel titre ? Au motif de sauver un système que l’on nous impose ! Les Grecs sont-ils responsables ? Certains avancent l’argument de la fraude fiscale : en effet, la fraude est très développée en Grèce notamment dans le secteur de la restauration, mais cela ne représente qu’une infime partie de la dette colossale de la Grèce. Alors il est évident qu’il faille réduire la fraude ! Mais mettre à genoux 11 millions d’individus pour un dogme, pour cette doctrine économique qu’est l’Euro est digne des plus grandes dictatures que le monde ait connu. Il n’y a plus d’êtres humains parmi les êtres économiques.

Qu’on ne nous parle plus de « solidarité européenne », surtout quand François Baroin dit « On ne donne pas de l’argent aux Grecs et quelle que soit la sympathie que l’on a pour les Grecs, ce n’est pas pour le plaisir d’être solidaire à l’égard des Grecs. C’est pour sauver l’euro ». Voilà qui a le mérite d’être clair ! Dans cette Union européenne, on réduit en esclavage un peuple tout entier pour sauver une monnaie et un système.

Le premier ministre grec, M. Papandréou, également président de l’Internationale Socialiste, en est réduit à être le pantin de l’oligarchie bruxelloise. Chaque vidéoconférence, chaque sommet donne lieu à de nouvelles mesures d’austérités.

Le parti socialiste français reste à ce sujet silencieux … Et « Qui ne dit mot consent » Les candidats à la primaire socialiste sont membres de l’internationale socialiste présidé par … le premier ministre grec !

Ne soyons pas dupes, cela ne touche pas que la Grèce. En effet, la France a annoncé un plan d’austérité de 12 milliards d’euros. Les caisses de l’Etat français ont donc été débitées d’une somme astronomique dans le but de sauver un système qui est voué à l’échec. Il est demandé aux Français de réaliser une économie de 12 milliards d’euros car la dette française se creuse. Les français, comme les italiens, les portugais, les espagnols, payent eux aussi pour sauver, sans nous consulter, nous les Peuples, la monnaie unique.

Actuellement en Grèce, j’interroge mon entourage sur la crise : on me parle toujours de la nécessité de sortir de l’Euro. En France, Nicolas Dupont-Aignan prône cette solution depuis longtemps – contrairement à d’autres qui, en bons opportunistes, deviennent eurosceptiques. Aujourd’hui il n’est plus le seul : nombre d’économistes confirment sa thèse. Nicolas Dupont-Aignan est le seul candidat à l’élection présidentielle à aller jusqu’au bout du raisonnement. Il sait que désormais il ne peut exister que de mauvaises ou des très mauvaises solutions pour nous sortir de cette situation. Rien ne sera fondamentalement bon pour les Etats mais il est possible de sauver les meubles. La très mauvaise solution est de sauver l’euro coûte que coûte, et la moins catastrophique est de sortir du virus euro, de rétablir une monnaie nationale, d’en reprendre le contrôle, de pouvoir, si nécessaire la dévaluer pour favoriser la croissance de manière à engendrer des recettes, de rendre aux Etats leur souveraineté aujourd’hui déléguée aux eurocrates, de rétablir un contrôle aux frontières, tout simplement : de reprendre le pouvoir ! Sortir de l’Euro ne doit pas être perçu comme un retour en arrière, cette procédure est la moins dangereuse sur le long terme et elle permettra aux peuples non pas de se relever instantanément, mais de leur permettre de se relever plus vite que prévu. . L’autre solution consisterait à tuer purement et simplement le peuple, on est bien loin du mythe de la solidarité européenne qui se retrouve enterré, à côté de la dignité des peuples et de la souveraineté des Etats, par le Diktat européen et sa folie économique et sociale qui bafoue les principes de base de l’Union voulue par Robert Schuman et Jean Monnet.

Le combat de Nicolas Dupont-Aignan est celui de la liberté politique et monétaire. Il est le seul à oser s’opposer au système politique actuel, il est le seul à apporter un autre choix politique aux français. Il est le seul à se déplacer en Grèce, mais aussi en Espagne pour soutenir les peuples opprimés.

Nicolas Dupont-Aignan devient progressivement un personnage incontournable de la vie politique française. L’élection présidentielle de 2012 est cruciale pour la France. Français, c’est à vous de reprendre le pouvoir !

 

J’appelle tous les franco-grecs à rejoindre Nicolas Dupont-Aignan car il est le seul à soutenir nos deux pays !

Καλώ όλους τους ελληνο-γάλλους  να ενώσουν τις δυνάμεις τους με τον Νικολά Δουπόν-Ενιάν επειδή είναι ο μόνος που υποστηρίζει της δύο χώρες μας.

Yannis RETSINAS

Conseiller national DLJ

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Pourquoi les Français sont-ils pessimistes?

21 septembre 2011

Un sondage BVA Opinion nous annonce que 82% des Français sont pessimistes alors
qu’ils étaient 61% en janvier. On ne peut nier l’importance du pessimisme que ressentent
les Français même si les politiques feignent pour limiter cet aspect. La première
impression que l’on a est une vision noire de l’avenir ; il faut donc particulièrement la
soigner. Mais aujourd’hui qu’observe-t-on ? chômage, baisse du pouvoir d’achat, crise
économique, mondialisation, dettes publiques, pénurie de logements, hausse des
impôts, inégalités sociales croissantes, difficultés scolaires, frais médicaux de plus en
plus coûteux, insécurité… Il est donc normal d’éprouver une certaine inquiétude. Au delà
de l’observation immédiate et rigoureuse, les élus seront amenés à communiquer
quotidiennement et à trouver des solutions concrètes. Paradoxalement, c’est l’inverse qui
se produit : la distance prise par les politiques vis à vis des problèmes est interprété
comme de la légèreté, de l’insensibilité. En fait ce qui intéresse vraiment les Français
c’est la façon dont ils vont s’y prendre pour gérer le problème : comment, malgré les
dettes, peuvent-ils relancer la croissance?

30 ans qu’ils nous gouvernent et toujours autant incapables de résoudre les
problèmes. Tout augmente : loyer, mutuelle, assurance auto et habitation, facture d’énergie,
frais d’entretien des véhicules, l’alimentation….la liste est longue. La droite comme
la gauche bobo ont failli aux missions que leur avait confiées le peuple. Ils nous parlent
de mariage homosexuel, de dépénalisation de cannabis, de la création de 300000 emplois
jeunes (par quels moyens?), de l’entrée de la Turquie dans l’union européenne (approuvée par
la gauche), organisent un débat fictif sur la laïcité…..! Ils ne pensent qu’à s’envoyer
des piques ! souffrent d’un laxisme pathologique ! s’agitent ! tapent du point ! mais ne font
rien!!

Le chômage, un des maux les plus redoutés des Français, est toujours présent,
aggravé par la concurrence internationale déloyale et la crise de 2008. La délinquance est en
augmentation ; il faut cesser ce discours angélique et responsabiliser les délinquants. Les
violences scolaires sont nombreuses ; l’école ne corrige pas les inégalités
sociales ; certains jeunes sont en situation d’échec : absentéisme scolaire, illettrisme qui
entraine de profonds problèmes d’insertion sociale. Il y a une mauvaise répartition de
la richesse ; les niches fiscales favorisent les riches au détriment des classes moyennes ;
il faut plus de que tout alléger les charges sociales dans les entreprises. Les
étudiants qui bénéficient de peu de ressources ont toujours du mal à se loger. Il existe
un manque flagrant de logements sociaux. Les dépenses de santé sont élevées : hausse du tarif
des mutuelles, déremboursement de certains médicaments, augmentation des frais de séjour
hospitalier. Les banques continuent à prendre des risques avec notre
argent…

Face à ce néant politique, le champ libre est laissé aux extrêmes. Les Français ne
peuvent plus se contenter que de promesses, de paroles sans engagement. L’évolution de
capacités relationnelles est donc primordiale pour la prochaine élection présidentielle.
Un effort d’écoute et de compréhension est attendu de part et d’autre. Il n’existe pas de
recette miracle. Le principal souci du futur président sera d’être attentif aux exigences
de l’intérêt général. Il veillera à y répondre et surtout à appliquer les solutions. A
Debout La République, nous proposons une transformation radicale de politique,
alternative à celle de l’umps ; nous sommes prêts à agir dès 2012 si les Français nous en
donnent les moyens.

Francisca , déléguée DLJ gironde

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La grande déculturation continue

5 septembre 2011

Chaque année, à la période de la rentrée scolaire, nous espérons que cesse la casse de l’Ecole. Et chaque année, nous ne pouvons que constater que le fond n’a pas été touché et que les libéraux-libertaires qui dirigent la rue de Grenelle ont encore de funestes projets dans leurs cartons. La cuvée 2011 semble d’ailleurs être très riche dans ce domaine : expérimentation de l’autonomie de recrutements dans 325 établissements avec le dispositif CLAIR, doublement à 250 le nombre de collèges et lycées touchés par la formule « cours le matin, sport l’après-midi », mise en place de la réforme du lycée en 1ère avec son tronc commun qui vise à transformer le lycée en un nouveau collège unique, arrivée de la philosophie en 1ère et en 2nde en remplacement de l’éducation civique ainsi qu’introduction de la théorie du genre dans les programmes de SVT de 1ère…et il ne faut pas oublier les 16 000 suppressions de postes pour continuer à plaire aux agences de notation.

Mais la plus grave des nouveautés 2011 est la mise en place effective des nouveaux programmes d’Histoire-Géographie au collège et lycée. Ces nouveaux programmes ont été dénoncés en détail par plusieurs historiens dont Eric Casali, spécialiste de l’Empire, depuis près d’un an. Malgré ce mouvement de protestation et une pétition signée par plus de 11 000 personnes, ces programmes entrent en vigueur annonçant une déculturation accélérée de notre jeunesse. Eric Casali a rappelé dans une tribune au Figaro les vraies conséquences de ces nouveaux programmes, comme un dernier baroud d’honneur.

Pour être synthétique, l’Histoire de France ne sera désormais abordée que par le prisme du politiquement correct en effaçant de la mémoire collective de grands passages de notre Histoire, trop catholique, trop guerrier, trop français. Des souverains majeurs seront optionnels tels que Louis XIV et Napoléon et ne seront abordés qu’avec un parti-pris ; la montée de l’absolutisme pour le premier, l’Empire et la guerre pour le second. Mais d’autres n’ont même pas cette « chance ». Saint Louis, Clovis, Charles Martel, François Ier, Louis XIII et Richelieu disparaissent carrément du programme, de même que des périodes entières (la chute de l’empire romain et les grandes migrations barbares, de même que les guerres opposant l’Occident à l’Empire Ottoman)…Quant aux grandes dates et aux grands textes comme le traité de Verdun (843), l’ordonnance de Villers-Cotterêts (1539) ou encore l’édit de Nantes (1685), n’en parlons même pas. Les auteurs des programmes n’en ayant probablement jamais entendu parler.

En fait, c’est tout ce qui fait que la France est la France qui passe à la trappe. Tout ce qui pourrait rappelé comment et pourquoi la France s’est construite, qu’elle fut un pays catholique, qu’elle s’est battue contre les autres Nations européennes pour assoir son unité et sa place dans le monde, qu’elle a été la première puissance mondiale pendant tant de siècles, qu’elle a été la fille ainée de l’Eglise avant de devenir la fille des Lumières et son bras armé. Et surtout, que le peuple français a été un grand peuple. L’Histoire de France n’est désormais vu que sous ses heures sombres et est sommée de laisser place aux civilisations extra-européennes pour intéresser les « nouveaux publics ».

Les lobbys antiracistes et européistes qui ont entrepris depuis des années la démolition du passé commun pour en faire un éloge de l’Europe et du multiculturalisme, ont désormais gagné. Ils ont réussi à ce que cesse l’apprentissage du roman national tel que les républicains de la IIIème République l’avaient inventé, faisant baigner chaque enfant dans un environnement culturel commun et faisant ainsi de tous les habitants de France des français. Désormais, l’école formera des citoyens du monde, c’est-à-dire des citoyens de nulle part soumis à toutes les tentations de repli identitaire.

Il est grand temps que la déconstruction de notre pays en tant que Nation cesse. Il est grand temps de défendre notre héritage commun et nos valeurs. Il est grand temps de défendre une refondation de l’Ecole pour qu’elle redevienne enfin le creuset de la République et d’une vraie communauté nationale.

Nicolas Calbrix

DLJ Val d’Oise

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Face au danger communautariste, votons souverainiste pour la défense du modèle assimilationniste!

4 août 2011

Amoureux de la France, l’heure est grave. L’esprit fraternel a totalement disparu de notre société. En effet, ne voyez-vous pas que les associations communautaristes sous couvert de la défense de minorités ethniques et religieuses nous assaillent de messages anti républicains ?

Voilà ce qu’on nous enseigne à          l’école (cela est directement tiré de mes anciens cours de lycéen) : « Le communautarisme comme moyen d’intégration est la volonté de privilégier une identité collective de nature ethnique, religieuse ou locale. Ce mode d’intégration, est mis en place dans les pays anglo-saxons, tandis qu’en France, celui-ci s’oppose aux valeurs républicaines. La France lutte donc contre le communautarisme comme moyen d’intégration. »

Or, cela s’avère être devenu faux, la propagande scolaire a oublié de faire mention des associations qui font le travail communautariste en France, et ceci en toute légalité. La L.I.C.R.A., S.O.S. Racisme, le M.R.A.P., entre autres, vont à l’encontre de l’esprit de la citoyenneté que nous défendons. Clairement, ils se réjouissent que les minorités aient plus de droits que les populations majoritaires. C’est cet extrémisme qu’il faut combattre. Tous les citoyens doivent être égaux, nous nous devons d’après la définition même du pacte républicain d’intégrer les citoyens indépendamment de leurs caractéristiques culturelles. Rappelons-nous que se sont ces associations qui prônent, par exemple, les quotas dans les Grandes Ecoles (mais pas dans la sélection nationale de Football), comme si les origines étaient facteurs de capacité intellectuelle.

Il est également nécessaire d’ajouter que ces associations, en reconnaissant une communauté d’appartenance d’un individu primant sur  sa citoyenneté française, font elles-mêmes le lit du racisme entre communautés. Et oui, le racisme ce n’est pas seulement celui du méchant Français face aux étrangers, mais s’exprime aussi à travers le racisme des étrangers entre eux, plus développé que l’on veut bien le faire croire, et même, des étrangers envers les Français. Mais lorsque de telles exactions se font jour, ces associations demeurent pour le moins silencieuses, afin de ne pas écorner l’image de l’étranger victime. Dominique Sopo, président de S.O.S. Racisme, va jusqu’à déclarer, sur RMC, dans l’émission Carrément Brunet, que le racisme anti blanc existe mais est « extrêmement minoritaire » (je l’invite donc à venir vérifier par lui-même dans nos quartiers difficiles), et selon lui le racisme anti blanc est inférieur au racisme envers les autres communautés. De plus, il n’hésitera pas à se réjouir que la jurisprudence ne prenne pas en compte ce racisme, en ajoutant que c’est une invention de l’extrême-droite. Or, si l’on combat le racisme, on doit le combattre sous toutes ses formes, et lorsque l’on évoque le racisme anti blanc, nous ne sommes pas spécialement d’extrême-droite, car la majorité de la population en reconnait l’existence.

Tous les citoyens français dignes de l’être, ne doivent pas nécessairement faire abstraction de leur culture d’origine au profit total de celle de la France, celle-ci pouvant apporter un réel plus sur le plan individuel, mais ne doivent en aucun cas se revendiquer d’une autre culture. Notre Etat, ne reconnait pas les communautés. En revanche, le fait que la République reconnaisse la liberté culturelle dans la sphère privée est légitime. Chaque individu peut respecter ses pratiques culturelles mais ne doit pas le faire dans la sphère publique et imposer ses pratiques aux populations locales.

Ainsi nous ferons en sorte que tous les citoyens soient d’égales valeurs, sans reconnaissance de communautés. Puisque si nous laissons une communauté prendre de l’importance, elle voudra alors imposer son idéal, il s’agit à vrai dire d’un réflexe humain, et la rivalité culturelle ira alors croissante! Souvenez-vous des émeutes raciales de Brixton au début des années 1980, en Angleterre, par exemple.

Notre système a souvent fait ses preuves comme lors de l’arrivée des Italiens, des Portugais, des Polonais et des Espagnols, entre autres, durant l’entre-deux-guerres puis, plus tard, dans les années 1950-1960 (on peut d’ailleurs remarquer que cela coïncide avec le mandat de Charles De Gaulle). Voyons maintenant la situation actuelle de  ces immigrés ; ceux-là même qui pour la majorité aiment la France, et qui, pour la plupart, se sentent Français. Leurs enfants, c’est-à-dire la deuxième génération, se sont si bien intégrés que certains ne se revendiquent même pas de la communauté de leurs parents, préférant penser au bien de la nation française! Cependant, on constate là aussi certaines exceptions: des victimes malheureuses du communautarisme véhiculé par les associations dites « antiracistes ». Avec la fin du service militaire, il n’y a plus l’opportunité de diffuser le patriotisme que pouvait connaître un Français, fils d’immigré. A présent ceux-ci préfèrent se retrouver en communauté, ce qui est compréhensible. Certains vont même jusqu’à aller se réinventer une identité étrangère écartée depuis des générations, voire totalement fantaisiste afin de s’insérer dans cette dynamique. C’est pourquoi il devient nécessaire que l’Etat reprenne le contrôle du processus d’intégration, notamment par le biais d’un service civique obligatoire de 3 mois proposé par Debout La République. Ajoutons également qu’il serait souhaitable de réduire le champ d’action des associations antiracistes qui veulent désunir les Français.

De fait, ce n’est pas l’individu qui choisit le repli au sein de sa communauté qu’il faut punir, mais bel et bien les dirigeants de notre pays, en ne votant pas pour l’UMPS. Nous avons effectivement pu observer que cette oligarchie universaliste, en laissant agir de telles associations a renoncé à une des missions fondamentales de l’Etat : le devoir d’intégration de ses citoyens. La politique française, en supprimant le service militaire, en supprimant les cours de morale, a contribué au fait que la citoyenneté ne soit devenue aujourd’hui guère plus qu’un simple statut, en lieu et place d’être un honneur.

Pour finir, compatriotes, rassemblons-nous; Français de toutes les confessions, de toutes les ethnies, afin de prouver que la notion de fraternité n’est pas morte et que l’amour d’un pays ne dépend pas de nos origines. Sans tomber ni dans l’extrémisme qui fait l’apologie d’une race, ni dans l’uniformisation à outrance qui veut aller à l’encontre des Nations et de leurs peuples.

Auteur: Kévin RAINHA – DLJ Essonne

Avec la collaboration de Julien DUMAINE – DLJ Essonne

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l’UMP et les 35 heures : Une longue histoire

18 juillet 2011

Après la remise en cause du SMIC par la commission européenne, c’est au tour de l’UMP de détricoter le droit du travail.

En effet, le parti présidentiel tenait ce mardi 5 juillet sa convention consacrée à la démocratie sociale.

Hervé Novelli et Jean-François Copé ont avancé aujourd’hui leurs thèses ultra-libérales visant à faire sauter le peu de protections restant aux salariés.

Le numéro deux de l’UMP a, dans un premier temps, exprimé son souhait de voir intégrée dans le projet de Sarkozy 2012 la suppression de la durée légale du travail. L’ancien secrétaire d’État Novelli, propose de supprimer la référence aux 35 heures dans la loi pour libérer le temps de travail et ainsi augmenter la production et les salaires.

Or, tout en reconnaissant que la loi Aubry est plus que bancale, les 35 heures de travail hebdomadaire sont un acquis social, sur lequel nous ne pouvons revenir. Nous pouvons revenir en revanche sur les modalités de mise en œuvre des 35 heures, notamment pour les cadres qui n’y trouvent que très rarement leur compte.

De plus, je tiens à rappeler à Monsieur Novelli que les travailleurs français sont, à l’heure de travail, les plus productifs au monde. Plutôt que de penser à rallonger la durée du travail comme celle des cotisations de retraite, pensons à créer de l’emploi afin d’augmenter la production et les salaires. Mais pour cela il faut avoir le courage au préalable de se prononcer en faveur de la sortie de l’euro tel que proposé par les prix nobel d’économie Joseph Eugene Stiglitz et Maurice Allais.

La création d’emploi peut également se faire par une réduction de l’impôt sur les sociétés portant sur les bénéfices réinvestis ce qui aura pour effet d’inciter les entreprises à réinvestir et créer de l’emploi plutôt que de verser ces bénéfices sous formes de dividendes (rendons l’investissement plus profitables aux entreprises que les placements financiers).

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Ensuite, le numéro deux de l’UMP propose de poursuivre la diminution de la portée de la loi dans le domaine du travail au profit du contrat, de l’accord d’entreprise ou au mieux de l’accord de branche. Or cela ne peut que nuire aux travailleurs français. Nos compatriotes se font toujours entourloupés face aux directions de grandes entreprises à cause de syndicats non représentatifs et dont les centrales se rendent complices de la détérioration des conditions salariales.

Monsieur Novelli qui reprend ici mot pour mot le programme du MEDEF, fait preuve d’une trop grande bonté en précisant que suite aux accords professionnels sur la durée du travail, « ceux qui souhaitent rester aux 35 heures le pourront ». Or cela conduira nécessairement à une baisse du pouvoir d’achat et à des tensions professionnelles pour les personnes qui souhaiteraient rester aux 35 heures.

Pour combler les 12 milliards d’euros de coût qu’occasionnent à l’État les 35 heures actuellement, pourquoi ne pas envisager une augmentation des taxes sur les revenus financiers, les revenus du capital, les produits importés des pays à bat coût de production ou encore faire des dons moins importants aux organisations européennes que sont l’Union européenne et le Conseil de l’Europe? Ces messieurs de l’UMP préfèrent s’attaquer aux droits des travailleurs français au profit de la mondialisation libérale vantée par Monsieur Fillon au Cambodge ces derniers jours.

Debout La République, propose de favoriser l’emploi et le recouvrement de la souveraineté nationale au profit des travailleurs français en lieu et place du programme UMP demandant toujours plus de sacrifices aux Français et donnant toujours plus aux rentiers des places boursières et bancaires.

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Quand Marine Le Pen est déstabilisée par le programme du FN …

1 juillet 2011

Le programme de Marine Le Pen veut-il moins de musulmans dans l’armée parce que les musulmans constitueraient un recrutement de mauvaise qualité ?

Marine Le Pen était jeudi 23 juin 2011 l’invitée de la nouvelle émission de France 2 « Des paroles et des actes ». Sollicitée par Caroline Fourest, la présidente du Front National a refusé de commenter une phrase visible sur le site internet du FN, en changeant plusieurs fois de sujets malgré les relances des différents journalistes sur le plateau. Dans la rubrique « Défense » du programme, on peut en effet lire :

(Source : http://www.frontnational.com/?page_id=1153).

« (…) Faute de crédits, non seulement il est impossible de recruter beaucoup d’engagés, mais il devient de plus en plus difficile d’avoir un recrutement de qualité. 20 % des nouvelles recrues sont désormais issues de l’immigration originaire du monde musulman ».

Il est à noter que Madame Fourest a omis de lire l’intitulé de l’article précisant qu’il s’agissait là du programme…de 2007 :

« Attention, il s’agit du programme de 2007. Le projet du Front National pour 2012 sera présenté dans les mois précédents l’élection présidentielle ».

Cela change t-il pour autant la nature du propos ?

De la même façon en toute fin d’émission, Marine Le Pen, obtenant le papier sur lequel est écrit le dit passage, déclare : ” vous êtes malhonnête car il ya un point entre les deux phrases». Une fois encore est-ce que cela change la nature du propos ? Je laisse les lecteurs en juger.

Le lendemain,  vendredi 24 juin 2011, pour se défendre le Front National, à travers un de ses organes de presse associé, Nations Presse info, sort un article intitulé “En janvier 2009, l’armée reconnaissait que quelques soldats musulmans refusaient de partir en Afghanistan”. Cet article se réfère lui même un article publié sur un blog associé de Libération “Exclusif : l’armée reconnait que quelques soldats musulmans refusent de partir en Afghanistan ” (http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2009/01/exclusif-larme.html).

Le seul hic, c’est que l’article du journaliste de Libération Jean-Dominique Merchet, montre que les problèmes de compatibilité entre les engagements des militaires français musulmans et leurs confessions concernent 0,01 % des effectifs. Ainsi le refus de combattre en Afghanistan concerne seulement 4 soldats français musulmans.

Ainsi est-ce que cela mérite que le Front National généralise ce fait et le mette dans son programme ? Je ne pense pas. Il s’agit encore une fois d’une volonté de stigmatisation !

La France connait des problèmes d’intégration mais quelle meilleure réponse y-a-t-il que de voir des immigrés et des français d’origine étrangère prêt à s’engager pour notre armée ? N’est-ce pas un signe fort de patriotisme et de fierté que de voir des jeunes gens servir leur pays natal ou celui qu’ils ont choisi délibérément au-delà de leurs origines ou de leurs confessions (confère le prestige jamais démenti à travers le monde  de  la Légion étrangère) ?

Moralité, en plus d’apprendre que Marine Le Pen peut être sacrément déroutée quand elle a des contradicteurs à sa hauteur, cette affaire nous montre qu’il reste encore du chemin à faire au Front National pour devenir un vrai catalyseur capable de rassembler toutes celles et tous ceux qui ont la France au cœur.

Anthony MITRANO

Coordinateur Debout La République pour Nice

Délégué Départemental Debout Les Jeunes des Alpes-Maritimes

Coordinateur régional Debout Les Jeunes PACA

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Non, messieurs les PDGs, l’euro n’est pas une grande réussite !!!

21 juin 2011

Dans une tribune récemment publiée dans Le Monde, un collectif tente de prendre la défense de l’euro. On l’imagine sans peine, la tâche n’a pas dû être aisée. Au final, une démonstration d’un dogmatisme sans faille et sans aucun argument.

Dès l’introduction, on est sonné par la force du propos: l’euro est une grande réussite car il a gagné de la valeur par rapport à presque toutes les autres monnaies!

Chacun doit donc se réjouir d’avoir la monnaie la plus chère du monde! Et tant pis pour la compétitivité du continent, sa richesse et le plein emploi.

Balayées d’un revers de main les délocalisations massives et la désindustrialisation qui sévissent dans les pays de la zone euro, touchant même jusqu’à Airbus, le fleuron de la coopération européenne.

Balayés à nouveau les déficits commerciaux énormes accumulés par la quasi totalité des pays européens sauf l’Allemagne (déficit de 4,1 milliards d’euros du commerce extérieur de la zone euro en avril 2011!).

Aux oubliettes les millions de chômeurs, condamnés par un euro trop fort. 9 millions d’emploi créés depuis l’introduction de l’euro nous dit-on? (grâce à l’euro, vraiment?) Cela pèse peu face au 16 millions de chômeurs dans la zone euro fin 2010, un chiffre totalement inédit par son ampleur.

Toujours selon cette tribune, le problème ne serait dû qu’à un endettement excessif consécutif à la crise. Mais contrairement à ce qui est prétendu, l’euro n’a en rien augmenté la compétitivité de l’Europe à l’international. C’est tout le contraire: il a plombé la compétitivité de la zone euro, sauf l’Allemagne qui a infligé une contraction des coûts salariaux terrible à sa population.

En guise de solution, le collectif nous sert la traditionnelle soupe de plus de coordination, de plus de règles. Bref, un concentré des propositions vagues et sans substance qui nous sont offertes depuis deux ans.

Alors que jour après jour, les événements démontrant l’absurdité économique qu’a été l’euro se succèdent, alors que jour après jour, un nombre croissant de personnalités reconnues et compétentes condamnent la monnaie unique, cette nouvelle tentative sans conviction de secourir un euro destructeur et moribond montre bien l’essoufflement complet de l’argumentaire des partisans résignés de l’euro.

Par Antoine Caldeirou adhérent DLJ

Article du journal Le Monde : http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/06/20/la-crise-europeenne-est-une-crise-de-la-dette-pas-de-l-euro_1538337_3232.html

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La fin du SMIC pour une renaissance de l’euro?

16 juin 2011

Un rapport de la Commission européenne juge que le Smic – 1367 € bruts soit 1073 euros net – plombe la compétitivité de la France. Cela ne me surprend guère. En effet, la commission européenne ainsi que nos pseudo – représentants nationaux ne jurent que par le libéralisme économique le plus débridé. N’oublions pas en effet que les locataires de l’Élysée, de  Matignon, de Bercy et de Bruxelles prennent des décisions de politique économique sur seuls conseils des disciples des Smith, Walras, Friedman et autres Pascal Salin…

Ces libéraux, pour qui le travailleur est une marchandise et le salaire un prix comme un autre, ne pensent qu’à un seul objectif : dérèglementer tous les pans de l’économie et cela passe dans un pays comme la FRANCE par la libéralisation du marché du travail et faire sauter toute réglementation contraignante, telle le SMIC.

Or il convient de noter, que les dividendes énormes versés aux actionnaires qui ne produisent rien ne semblent pas être un frein à la compétitivité de la FRANCE pour nos commissaires européens. Or si une partie de ces dividendes étaient réinvestis dans la production, cela serait plus bénéfique que d’abaisser le SMIC à trois chiffres. Par ailleurs, rappelons tout de même que nos chers commissaires européens ne semblent pas remettre en cause leur salaire de 24.000 euros mensuel (plus que le Président de la République), salaire financé par la FRANCE en partie, FRANCE qui selon eux manque de compétitivité.

Le SMIC doit simplement s’analyser comme un salaire minimum permettant à un travailleur français de pouvoir vivre décemment. Le SMIC est une barrière face au libéralisme déloyal. Sans le SMIC, certains préconiseraient de payer les salariés au mieux comme les smicards espagnols (687 euros par mois) ou au pire roumains ou chinois…Le SMIC doit également servir de référence pour une augmentation des différents paliers de rémunération en fonction de l’augmentation des prix.

À l’heure actuelle mes amis, un commissaire européen percevant 24000 euros mensuels est certain qu’un smicard dispose d’une vie aisée dans un T5 en plein cœur de Paris, d’une berline hors de prix et d’un frigo débordant.

Il est impératif de redonner le pouvoir aux Français, pour permettre à ceux qui vivent les difficultés au quotidien d’être les seuls conseillers officiels d’un gouvernement populaire, patriote, républicain et social.

Mesdames et messieurs les commissaires européens, prenez le temps de méditer cette question : quel est le plus gros frein à la compétitivité française : le SMIC ou l’euro? Prenez cinq minutes, la réponse est facile à trouver lorsque l’on s’en donne les moyens.

Rémi BERGER

Coordinateur régional DLJ Nord – Pas-de-Calais

Vice Président DLJ – Projet et débats

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Maastricht reste bien l’anti-1789

8 mai 2011

L’Arnaque du Siècle, le dernier livre de Nicolas Dupont-Aignan est un véritable réquisitoire contre le système mis en place autour de l’Euro. Il y démonte les idées fausses qui entourent cette monnaie unique comme celui très ancré du mythe de l’Euro protecteur ou encore celle de l’Union fait la force. Il met en lumière les vices de cette monnaie unique appliquée à des économies différentes qui amène à un alignement de la politique européenne sur la puissance dominante et donc à une perte d’indépendance de notre pays. Il revient sur les promesses (ou plutôt les incantations) des tenants du Oui en 1992 avec le recul, cela est plutôt risible. Il dénonce également le scandale de l’Agence France Trésor où les conseilleurs sont à la fois juge et partie. Il y démontre comment la privatisation de la création monétaire a profité aux banques et comment l’Euro est devenu pour eux une poule aux œufs d’or qu’ils ne veulent surtout pas abandonner. Il propose enfin une méthode pour sortir l’Euro de notre pays (et non pas l’inversion) afin de pouvoir mener une véritable politique économique dans l’intérêt des français. Vous trouverez tout cela dans le livre de NDA.

Mais en lisant ce livre, j’ai eu envie de relire le discours du 5 mai 1992 de Philippe Seguin à l’Assemblée Nationale, celui où il parlait de Maastricht comme de l’anti-1789. Et force est de constater que 19 années après, ce texte garde toute sa force, sa pertinence et toute son actualité. Tout ce que le leader du Non à Maastricht avait annoncé s’est produit et nous voyons aujourd’hui les méfaits « d’un fédéralisme au rabais fondamentalement anti-démocratique, faussement libéral et résolument technocratique ». Nous pouvons également constater aujourd’hui que cette Europe qui « n’est ni libre, ni juste, ni efficace » et qui « enterre la conception de la souveraineté nationale et les grands principes issus de la Révolution » nous contraint à l’abandon de « la possibilité de conduire une politique économique qui nous soit propre. ». Il dénonçait déjà « la prime de compétitivité » qu’on donnait à l’Allemagne en figeant le taux de change entre le mark et le franc, ce qui amène à un dépeçage du tissu industriel français par l’Allemagne comme l’a si bien montré Christian Saint Etienne dans son livre « la fin de l’Euro ».

Il dénonçait déjà à l’époque cette Europe technocratique, antidémocratique et à vocation fédéraliste « que d’Acte unique en règlements, de règlement en directives, de directives en jurisprudence, la construction européenne se fait sans les peuples, qu’elle se fait en catimini, dans le secret des cabinets, dans la pénombre des commissions, dans le clair-obscur des cours de justice » et « que toute une oligarchie d’experts, de juges, de fonctionnaires, de gouvernants prend, au nom des peuples, sans en avoir reçu mandat des décisions dont une formidable conspiration du silence dissimule les enjeux et minimise les conséquences » et avait bien compris que « la monnaie unique est, elle, le vrai, le puissant mécanisme par lequel se réalisera non seulement l’intégration économique mais aussi finalement l’intégration politique. » Exactement ce qui est en train de se produire avec le pacte de compétitivité Sarkozy-Merkel et la mise sous tutelle des pays les plus déficitaires. Exactement ce qui se passe au Portugal où le plan d’aide accepté par un gouvernement chargé d’exécuter les affaires courantes s’imposera au gouvernement qui sortira des urnes en juin.

Nous entendons aujourd’hui tous les fédéralistes eurobéats nous dire qu’il faut plus d’Europe pour sortir de la crise de l’Euro. Exactement le piège que rejetait P.Séguin qui avait bien compris que le but véritable de la méthode communautaire qui « en présentant chaque abandon parcellaire comme n’étant pas en soi décisif, on peut se permettre d’abandonner un à un les attributs de la souveraineté sans jamais convenir qu’on vise à la détruire dans son ensemble ». C’est « par tactique que, depuis l’échec de la C.E.D. en 1954, les idéologues du fédéralisme et les eurocrates cherchent à dissimuler leur dessein politique sous le manteau de la technique ». Et on peut même ajouter que depuis le Non au TCE, les eurocrates sont encore plus prudents en ne disant pas leurs projets finaux mais aussi en ne passant plus du tout par le peuple (comme pour le traité de Lisbonne) ni même par les parlements nationaux comme le permet désormais ce traité de Lisbonne (les fameuses clauses passerelles qui ne sont pas encore utilisées mais ce qui ne saurait tarder).

Il avait bien compris où nous menait cette intégration européenne sur le plan économique avec cette politique « monétarienne qui est synonyme de taux d’intérêt réels élevés, donc de frein à l’investissement et à l’emploi et d’austérité salariale. Notons à ce propos l’hypocrisie fatale qui consiste à parler de « franc fort » lorsque le refus de la dévaluation se paie du blocage de l’investissement et de l’explosion du chômage. C’est très exactement la réédition de la «politique du bloc-or » qui a conduit l’industrie française à la crise au cours des années trente ». 19 ans après, c’est toute l’Europe (sauf l’Allemagne et quelques autres pays du Nord) qui est prise au piège de cette politique du franc fort devenu l’Euro fort qui se décide toujours à Francfort.

Il était également lucide sur l’intégration européenne qui se fait contre les Nations et donc sur l’avenir qui était promis à la France et aux autres pays européens : « on remplacera les quelques frontières nationales existantes par une multitude de frontières locales invisibles mais bien réelles. On formera de petites provinces là où il y avait de grands États avec autant de communautés crispées sur leurs égoïsmes locaux. On laissera les régions riches devenir toujours plus riches et les pauvres devenirs toujours plus pauvres. On confiera les affaires à des notables que le gouvernement fédéral, du fait de son éloignement et de son manque de légitimité, ne pourra contrôler, pas plus que ne pourront le faire les gouvernements nationaux politiquement affaiblis et limités dans leurs compétences. Ce sera le grand retour des féodalités… ». Comment ne pas voir qu’aujourd’hui ce mécanisme est à l’œuvre en Belgique, en Espagne, en Italie mais aussi dans les autres pays comme la France avec le développement des grandes Régions qui se passent de l’Etat. Comment ne pas voir que tout cela entame la cohésion nationale (et beaucoup d’inconscients continuent à jouer l’Europe contre la France), créer des dissidences internes (et donc le retour des grands féodaux) et du repli sur soi (et donc du communautarisme et/ou de l’individualisme).

Il réfutait déjà les arguments que les eurobéats continuent à nous servir en boucle : « il nous faut faire l’Europe, donc il nous faut concéder une partie de notre souveraineté. Comme si cette relation causale allait de soi ! Comme si le respect des souverainetés interdisait la coopération, l’ouverture, la solidarité ! Comme si les États souverains en étaient fatalement réduits à un splendide isolement et condamnés à une politique frileuse de repliement sur soi ! ». Et  dénonçait déjà le « conformisme ambiant, pour ne pas dire le véritable terrorisme intellectuel qui règne aujourd’hui, disqualifie par avance quiconque n’adhère pas à la nouvelle croyance, et l’expose littéralement à l’invective. Qui veut se démarquer du culte fédéral est aussitôt tenu par les faiseurs d’opinion au mieux pour un contempteur de la modernité, un nostalgique ou un primaire, au pire pour un nationaliste forcené tout prêt à renvoyer l’Europe aux vieux démons qui ont si souvent fait son malheur. » C’était il y a près de 20 ans mais rien ne semble avoir changé…La tyrannie des bien-pensants est plus que jamais à l’œuvre sur l’Europe et l’Euro avec l’argument choc désormais de « faire le jeu du FN ».

Il craignait que la construction européenne n’amène à ce que « les sentiments nationaux, à force d’être étouffés, ne s’exacerbent jusqu’à se muer en nationalismes et ne conduisent l’Europe, une fois encore, au bord de graves difficultés, car rien n’est plus dangereux qu’une nation trop longtemps frustrée de la souveraineté par laquelle s’exprime sa liberté, c’est-à-dire son droit imprescriptible à choisir son destin » comme une annonce prémonitoire de la vague, que les médias appellent populiste qui traverse actuellement l’Europe et qui risque de mener à des résultats très surprenants en 2012. Encore plus prémonitoire est sa définition de l’identité « on parle de l’identité lorsque l’âme est déjà en péril, lorsque l’expérience a déjà fait place à l’angoisse. On en parle lorsque les repères sont déjà perdus ! La quête identitaire n’est pas une affirmation de soi. C’est le réflexe défensif de ceux qui sentent qu’ils ont déjà trop cédé ». Cela explique un peu mieux pourquoi l’identité nationale a fait son apparition dans le débat et en fera encore partie tant que la France n’aura pas retrouvé sa souveraineté.

En 1992, un gaulliste social avait tout annoncé, tout décrit, tout compris. Pourquoi cette vision lucide de ce qui allait se passer n’a pas été entendu ? Pourquoi les intrigants, les girouettes, ceux toujours prêts au compromis pour ne pas dire compromission ont-ils gagné? Pourquoi les peuples ont laissé s’imposer ce totalitarisme mou si contraire à leur intérêt? Je ne me l’explique toujours pas. Par contre, la relecture de ce discours m’a permis de m’expliquer une chose car Philippe Seguin le terminait en disant que « oui, nous voulons l’Europe, mais debout, parce que c’est debout qu’on écrit l’histoire ! ». Je m’explique désormais pourquoi notre mouvement a été nommé Debout La République.

Nicolas Calbrix

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L’échec de la stratégie du parti unique de la droite et du centre

5 mai 2011

Les élections cantonales étaient le dernier test intermédiaire avant les échéances de 2012. Et comme les 2 précédentes élections, le résultat est sans appel pour l’UMP : une défaite très sévère avec un recul constant de l’influence du parti unique dans les différents départements et auprès des français. L’exception du Val d’Oise qui a été reconquis (et que je connais bien), est plus un épiphénomène lié à la politique locale (gauche minoritaire et divisée sur Argenteuil, droite élargie dans l’UVO…) qu’une tendance de fond de reconquête UMP.

Le constat est même pire que les 2 précédents tests où l’UMP avait fait illusion. En 2009, le mode de scrutin avait permis à l’UMP de sortir gagnant des européennes en jouant à fond sur l’union au premier tour dans un scrutin qui n’en compte qu’un mais en ne réunissant que 29% des français. En 2010, la triste performance de 2004 avait permis de ne pas voir une dégradation supplémentaire. Cette année, pas de biais statistique ou lié au mode de scrutin, et le recul se voit comme le nez au milieu de la figure. Avec 19% des voix, l’UMP fait moins de voix que le défunt RPR au premier tour. Et comme il n’y a plus d’autres partis de droite qui participent à l’union de la droite et du centre, le parti unique sombre et devient minoritaire.

Le politologue Dominique Reynié estime qu’avant les cantonales, la droite avait perdu plus de 1000 positions locales depuis 1995 dont une très grande partie après 2002. Et ces élections cantonales ont encore aggravé la situation. La stratégie du parti unique mène à un recul généralisé pour la droite parlementaire en terme d’élus mais également à une division de la droite sans aucune possibilité d’alliance qui fait le jeu de la gauche : le FN supplante l’UMP dans bons nombres de circonscription où l’électorat populaire ne croit plus aux promesses non suivies d’actes du président et du parti unique, les opposants de droite (sous l’appellation très large des DVD) reprennent des bastions à l’UMP ou la font perdre dans certains cas car aucune alliance n’est possible avec un parti qui se veut hégémonique, la gauche partout domine alors qu’elle est minoritaire dans le pays… La situation est à tel point catastrophique que la majorité sénatoriale est menacée en septembre et que si la droite perd en 2012 la présidentielle et les législatives qui suivent, la France sera entièrement à gauche.

Le constat est très sévère pour cette stratégie du parti qui n’a fait que marquer un recul de l’influence de la droite mais pour comprendre l’ampleur de la catastrophe, il faut revenir à 2002 et sa création par J.Chirac. Il profite de l’occasion du Front Républicain qui se constitue au second tour sur son nom pour unifier la droite et le centre. Les objectifs sont multiples et surtout politiciens : réduire le pouvoir de nuisance de l’UDF qui a toujours été le cailloux dans la chaussure du RPR, asseoir son emprise politique sur tous les courants de la droite et du centre, éviter les dissidences et l’éparpillement des voix qui ont fait de la droite « la machine à perdre » ou « la droite la plus bête du monde » depuis les années 80, se mettre à l’abri du risque FN en s’assurant un socle important au premier tour… D’ailleurs beaucoup de dirigeants des 2 grands partis (RPR et UDF) avaient théorisé ce parti unique. Le mythe du bipartisme américain n’y étant pas étranger pour certains. Au final, le RPR et Démocratie Libérale se fondent dans l’UMP, le Forum des Républicains sociaux et le Parti Radical sont des partis associés et les deux tiers des députés UDF rejoignent la nouvelle formation.

L’union des gaullistes, centristes et libéraux a bien eu lieu et d’autant plus facilement que pendant les années 90, Chirac avait entrepris de totalement « rénové » le RPR afin de ne plus connaitre l’ostracisme médiatique des années 80 et avoir une chance de gagner la présidentielle. A la fin du 20ème siècle, le RPR est totalement udfisé sur ce qui faisait les grandes lignes historiques du mouvement gaulliste : ralliement au libéralisme économique, au libre-échange façon OMC, acceptation des concessions sur la souveraineté nationale avec l’Acte Unique, Schengen, Maastricht et Amsterdam, acceptation de toujours plus d’intégration européenne dans la logique fédéraliste de Monnet, retour dans l’OTAN (qui avait été envisagé par Chirac en 1996), effacement de l’Etat devant la société civile, immigrationnisme pour être en accord avec les droits-de-l’hommisme médiatiques et les aspirations économiques du MEDEF…

Ce nouveau parti, s’il est bien le symbole de la victoire idéologique des centristes et des libéraux sur les gaullistes (comme le montre l’abandon de presque tous les signes gaullistes à partir de 2002) marque aussi un tournant dans l’histoire de la droite et du centre, un tournant que C.Pasqua (qui a souvent le don de trouver des formules justes) a qualifié « d’Union dans le rétrécissement ». Car avec la parti unique, le programme devient aussi unique, les investitures deviennent aussi uniques. Tout cela fait que petit à petit toute diversité idéologique est bannie du parti, toute nouvelle tête est systématiquement écartée par les sortants…

Et donc de fait, toute position divergente, même au sein de la droite et du centre, est rejetée dans l’opposition. On le voit bien avec F.Bayrou depuis 2002, Nicolas Dupont-Aignan et D.de Villepin depuis 2007, J.L.Borloo désormais…surtout quand le chef du parti unique fonctionne aussi fortement sur un mode « avec moi ou contre moi ». La stratégie du parti unique à la mode Sarkozy amène l’UMP à se rétrécir de plus en plus et à devoir gagner seule contre tous, y compris contre des électeurs de son propre camp. Quand en plus la stratégie est à ce point embrouillée (discours très droitier après avoir fait l’ouverture, actes qui ne suivent en rien les annonces, gages donnés aux opposants contre ses propres électeurs, non-remise en cause du cadre contraignant de l’Euro, de l’Union Européenne et de l’OMC qui empêche toutes marges de maoeuvres…), il ne faut pas s’étonner que l’électorat se rétrécisse…

Avec un tel rejet du chef de l’Etat et avec cette stupide stratégie du parti unique, le véritable risque des échéances de 2012 est que la droite perde ces élections alors qu’elle est majoritaire dans le pays. Et une défaite signifierait un très grand danger pour la droite parlementaire qui, après avoir perdu presque tous les pouvoirs locaux, en viendrait à abandonner le gouvernement de la France. Cela la mettrait sur un pied d’égalité avec le FN pour représenter l’opposition à cette gauche ultra-dominante mais minoritaire…

Mais la nature ayant horreur du vide, petit à petit, la stratégie du parti unique est en train de s’effondrer. Les résultats des élections cantonales l’ont fort bien montrés à plus de 14% pour les DVD dont une grande partie ont fait leurs résultats contre un UMP. Les centristes reprennent également leur autonomie petit à petit et des collectifs dont celui très intéressants de la Droite Populaire se constitue pour aller dans des sens opposé. En fait, seul le soutien à N.Sarkozy (et la perspective de perdre les investitures pour les législatives) tient encore ce parti éclaté entre une aile européo-centriste, une aile libéral-conservatrice et une aile gaulliste. Comme par hasard, les trois familles qui avaient présidé à la constitution de l’UMP et qui n’y trouvent plus leur compte.

Il faut espérer que la recomposition de la droite ait lieu rapidement avant que ce ne soit une décomposition et Debout la République aura toute sa place à prendre dans cette recomposition en défendant les valeurs gaullistes, républicaines et sociales auxquelles nous sommes tant attachées.

Nicolas Calbrix

Délégué DLJ Val d’Oise

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