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Retraites : prendre le problème à la racine

11 février 2010

retraite

Le gouvernement et toute l’intelligentsia soumise à la pensée unique néolibérale sont en effet favorables à un allongement de sa durée, qui serait selon eux l’unique solution pour rétablir l’équilibre financier des retraites – menacé par un déséquilibre actifs/retraités dont la gravité reste d’ailleurs à prouver -, à défaut de se résigner à baisser le niveau des pensions déjà bien bas.

Le Parti Socialiste, quant à lui, est partagé entre les « orthodoxes » qui défendent haut et fort la « retraite à 60 ans » et les « modernes » qui, eux, n’ont pas de complexe à afficher la réelle conversion du parti au néolibéralisme et appellent à un consensus « républicain » (sic) avec le gouvernement.

Pourtant, la durée de cotisation, au-delà de la question humaine que cela pose évidemment, est un faux débat. Et son allongement, une fausse solution. Le conseil d’orientation des retraites a lui même calculé en 2008 que le report de l’âge légal à 61,5 ans ne couvrirait que le tiers des besoins de financements supplémentaires en 2020 et à peine un dixième en 2050. Une inefficacité confirmée par le bilan de la réforme Balladur de 1993 : l’allongement de la durée de cotisations, de 37,5 à 40 annuités, n’a ainsi permit que 4 % des économies obtenues à la suite de cette réforme !

A la lecture de ces chiffres, où est donc l’intérêt de demander aux Français de travailler plus longtemps – avec tout ce que cela peut comprendre en coût social et humain – pour un gain économique quasi-nulle ? Nos dirigeants souhaiteraient-ils de cette manière, en mettant de côté toute véritable solution, mettre à bout notre système de retraite par répartition pour mieux le discréditer et en finir avec ?

Car, oui, il existe de véritables solutions qui seraient mieux à même de préserver et d’améliorer notre système de retraite par répartition. Evidemment, nos dirigeants, plus aveuglés et soumis que jamais à l’idéologie néolibérale, ne voudront en entendre parler.

Deux grands caps doivent pourtant s’imposer à nous.

Le premier exige tout d’abord la réaffirmation d’une solidarité nationale pleine et entière. Pour permettre la pérennité du système et garantir à chacun une pension digne, il faut oser poser la question du partage de la valeur ajoutée et mettre à contribution de nouvelles ressources. Ainsi l’assiette des cotisations pourrait être étendue aux revenus financiers tels que les stock-options, qui représentent tout de même cinq milliards d’euros de recettes possibles, selon un récent rapport de la Cour des comptes.

Le second axe exige, en parallèle, une véritable politique de redynamisation de notre économie et de retour au plein emploi, sans lequel tout système de solidarités ne peut qu’être perpétuellement fragile. Une politique qui peut paraître évidente mais qui n’aura de réalité que lorsque nous en finirons avec les deux périls majeurs de notre économie et de notre système social que sont le libre-échange intégral et la politique de l’euro fort mené par la BCE, deux tabous sur lequel ne veulent revenir les européistes du parti unique UMP-PS-Modem-Verts.

Comme nous le voyons, pour sauver les retraites, comme pour le reste, il faut donc avoir le courage d’aller à la racine des problèmes et ne pas se laisser piéger par les faux débats qui nous sont tendus. A défaut de voir le « Munich social », expression du regretté Philippe Séguin, s’aggraver encore et encore, et prendre tout sur son passage…

Jérôme Lagae

DLJ 59

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La rupture en question

31 janvier 2010

La rupture en question

Depuis l’élection de Nicolas Sarkozy à la tête de l’État, le mot « rupture » est dans toutes les bouches et tout le monde s’en gargarise un peu selon les circonstances et la querelle politique du jour. Reste que beaucoup ignore la vraie rupture instiguée par Nicolas Sarkozy depuis 2007 – sans doute l’avait-il imaginé, lui.

Nicolas Sarkozy a en effet inauguré l’ère du pragmatisme politique. Comment ? En faisant simplement quelque chose de très anglo-saxon : « caler » son action politique sur des mécanismes de marché, et se baser sur un étalon économique et financier. Ainsi en va-t-il de la détaxation des heures supplémentaires, du bouclier fiscal, et plus généralement de la volonté de sauvegarder, coûte que coûte, les conditions de bon fonctionnement du marché et de ses facteurs porteurs. Le problème n’est pas ici de s’interroger sur le bien fondé de ces mesures, mais plutôt de constater que l’action politique est désormais empreinte de valeurs et de pratiques propres au raisonnement économique. Or la France a ceci de particulier qu’elle a, au fil de son histoire, rendu autonome le politique, laisser émerger des valeurs et un raisonnement proprement politique (bien loin de considérations purement économiques) : sauvegarde de l’État, des intérêts de la France, d’un ordre de justice sociale, etc.

Désormais, ces valeurs, pérennes et fondamentales, ne sont plus la source de l’action politique. La France, pour faire simple, est gérée comme pourrait l’être une grande entreprise, avec à sa tête un président aux allures de chef d’entreprise (il vit dans le 16ème arrondissement et plus à l’Élysée, opte pour des manières de vivre de PDG, les yachts et le luxe…). En un mot, il affiche clairement et ostensiblement tous les signes de la réussite non pas social et statutaire, mais économique. Alors on pourra toujours dire que les anciens présidents n’en faisaient pas moins, certes. Mais ils le faisaient discrètement, et s’attachaient à sauvegarder un certain nombre de codes, proprement politiques.

F. Braudel disait de la France qu’elle réussissait politiquement et échouait économiquement. Il semble que Nicolas Sarkozy ait quelque peu brouillé les cartes, donnant à sa rupture des allures de cassure.

Les jeunes républicains et gaullistes, eux, restent persuadés que l’action politique ne peut se réduire à un raisonnement conjoncturel, à des valeurs fluctuantes, reléguées au second plan, en un mot à une ligne politique désincarnée et désinvestie.

Pierre-Luc Kolczynski

Responsable DLJ Paris

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Maîtresse, maîtresse !

12 janvier 2010

ecole

Eh oui !

Les grandes écoles refusent de se voir imposer un quota de jeunes élèves boursiers, ça ferait baisser leur niveau. Scandaleux ?

Avant de crier au scandale, peut-être devrions nous réfléchir : pourquoi n’y a t-il pas déjà 30% d’élèves boursiers en école ?

Soit les élèves boursiers n’ont pas réussi les concours, et donc leur intégration ferait, de fait, baisser le niveau de l’École. Soit peu d’élèves boursiers tentent les concours. Dans les deux cas, imposer des quotas serait anti-républicain, puisque nous affirmerions alors : « puisque les élèves boursiers ont un niveau inférieur aux élèves non boursiers, nous allons créer deux concours différents : un pour les nuls, sale mioche de prolo, et un pour les gentils nantis qui paient des impôts, eux et qui ont de l’éducation, eux ». Instaurer des quotas retirerait tout mérite aux jeunes qui ont bossé dur, pour être là où ils en sont.

Moi, sale mioche de prolo (papa et maman déclarent 14 000 euros, environs, de revenus annuels), boursier, je suis résolument contre l’instauration de quotas. Pour autant, je ne nie pas le fait qu’il y ait des problèmes.

En effet, je ne comprends pas qu’il y ait aussi peu d’élèves issus de milieux modestes à Polytechnique ou à l’ENA. Peut être qu’effectivement l’intelligence est proportionnelle au revenus mensuels…

Ou alors, peut-être avons nous des incapables au gouvernement !

Petite étude lue il y a quelque temps sur un site communautaire : en banlieue, les petites filles rêvent de devenir coiffeuse ou esthéticienne, pendant que dans les autres classes sociales, elles se voient vétérinaires ou maîtresses. Étonnant, non ?

C’est d’une réforme de l’éducation nationale dont nous avons besoin, pas d’une réforme des grandes écoles. Il faut se demander pourquoi l’ascenseur social est en panne, mais cette question en soulève bien d’autres, et je pense que seule une politique audacieuse et totale pourra le remettre en marche.

Qu’est-ce qui empêche fondamentalement la réussite scolaire en milieu modeste ?  Le manque d’ambitions saines et l’irrespect, ou la violence verbale (voire en de rares cas physique) de certains élèves envers leurs maîtres.

Aujourd’hui, on ne rêve plus d’être médecin ou ingénieur parmi les classes sociales les plus défavorisées ; on rêve d’argent facile, on se voit chanteur de Rn’b ou footballeur, mais que gagne-t’on à la fin ?

Au lieu de MTV, rediffusons Albert le cinquième mousquetaire, les cités d’or, tom sawyer, Il était une fois la vie ou Il était une fois les découvreurs… Remettons au goût du jour les dessins animés qui nous ont donné envie de devenir policier, pompier, astronaute, médecin, chevalier, aventurier. Les nouveaux gosses méritent eux aussi de quitter leur maison tard le soir, baluchon paré, pour devenir pirate, archéologue ou vivre dans un cirque.

Redonner de l’innocence et du rêve aux plus jeunes réduira les violences, en partie, en milieu scolaire, mais aussi dans les rues.

Et pour ceux qui décidément ne veulent rien entendre, plaçons-les en institutions militaires. Cela leur permettra, dans un cadre autoritaire, de tout de même réussir leurs études, et de s’épanouir, et préservera une ambiance bon enfant dans les classes qu’ils auront quittées.

Moins de violence, des ambitions, et je pense que les enfants, d’eux-mêmes, iront lire des livres, faire de la musique, aller au musée. Car des bibliothèques, des centres de loisirs, des sorties cinéma ou musée, nos maires ont su nous en offrir. Ensuite, quelle sera la différence entre un enfant de riche et un enfant d’indigent ?

Ils auront les mêmes bases, et donc les mêmes chances d’intégrer une grande École.

Zakarya Zehri

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Débat sur l’identité nationale à Nice : DLR 06 interdit de parole !

19 décembre 2009

Le débat se déroula au Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain, sous bonne escorte policière à l’extérieur et à aussi à l’intérieur avec des policiers en civils. Ajoutons que cette salle est très petite (250 places assises) par rapport à l’enjeu du débat et petite aussi par rapport au Palais Nikaïa (d’une capacité maximale de 9000 places) dont avaient pu profiter les participants du Grenelle de l’Environnement en octobre 2007.

Un premier obstacle, vite levé pour ma part, fut de rentrer sans invitation. Un comble, de devoir trier sur le volet ceux qui ont le droit d’assister  dans un espace public payé par nos impôts à un débat qui concernent au moins tous les Français.

Par contre le deuxième obstacle fut insurmontable par toute mon équipe et moi même. Nous sommes venus une dizaine de personnes de sensibilité gaulliste et républicaine dont 5 militants DLR. Pour une salle de 250 personnes, nous étions sans le faire exprès, dans notre juste représentativité électorale (nous représentions entre 2,5 % et 5% des personnes présentes ce soir là).

Après une introduction du préfet, un discours  d’Eric Ciotti élogieux à l’endroit de notre Président de la République et un petit film de propagande sur l’amour de la République, le dit « débat » fut lancé.

Mais quel ne fut pas notre surprise que de voir qu’on apportait le micro qu’à une petite partie de la salle, souvent aux premiers rangs. Ainsi ce fut un défilé d’associations culturalo-religieuses, maghrébines, musulmanes et juives (avec l’intervention de rabbins).

Dans un deuxième temps pour ne pas faire trop communautarisme, la parole fut donnée à plusieurs anciens adhérents âgés du Front National, qui nous firent l’apologie de l’Algérie française. Enfin, après quelques témoignages de personnes issues de l’immigration évoquant leur mal être de ne pas êtres mieux reconnus en France, ce fut le tour de notre folklore local : les régionalistes niçois.

Depuis le début je demandais la parole ainsi que plusieurs de mes compagnons. Comme apparemment il fallait avoir un  titre pour être légitime à parler, j’essayai à plusieurs reprises de dire à une des hôtesses que je représentais  Debout la République à Nice, mouvement gaulliste, mais d’un gaullisme différent de celui dont se prévalait M. Ciotti lors de son discours.

Ces vaines tentatives agacèrent plusieurs militants DLR qui préférèrent dans ces conditions partir.

Mais même au-delà de ne pas avoir pu prendre la parole au nom notre propre mouvement, il y a trois grands perdants dans ce faux débat et qui ne sont pas les moindres.

Tout d’abord, Monsieur  le préfet en arrêtant le débat en précisant que toutes les sensibilités avaient pu s’exprimer mais de la façon où fut distribuée la parole, c’est la démocratie qui fut bafouée. Quand on part du postulat que chacun doit pouvoir s’exprimer quand sur une vingtaine d’interventions un groupe d’une dizaine de personnes n’ont pas pu prendre la parole au moins par l’une d’entre elles, le moins qu’on puisse dire c’est que pas toutes les sensibilités  ont pu s’exprimer !

Ensuite, plus grave encore à mes yeux, c’est la République qui fut une nouvelle fois mise à genoux. A part des bons sentiments et des appels à la tolérance, je n’ai pas entendu dans l’assistance une seule parole sur la vision politique dont depuis plus de deux siècles en France nous considérons la République.

Ainsi à présent je me permets  ce que je n’ais pas pu faire hélas lors du débat, c’est faire un plaidoyer pour notre modèle assimilationniste.

En effet, dans leur petit film de propagande, il montre des français illustres issus de l’immigration. Mais justement je voudrais rappeler que pour ne prendre que le cas des Italiens qui m’est personnel, en devenant français, ils ont francisé leur nom : Mazarin ou bien  Guillaume Apollinaire. Il est de même pour notre corse le plus illustre qui transforma son nom d’origine génoise Napoleone Buonaparte.

Dans le même ordre d’idée, quand l’italien Monsieur Zola donna un prénom à son fils il l’appela Emile et pas Emilio, symbole fort qui montrait qu’il intégrait la France !

Et c’est bien ça le problème, la République depuis 30 ans a laissé tomber la francisation. Nous vivons en pleine époque de relativisme et de retour aux  origines, où des cours d’arabe étaient donnés à  l’école, il y a encore quelques années aux enfants d’origine maghrébine. Les Italiens (les Espagnols, Polonais, Portugais) ont fait beaucoup d’efforts. Mes grands parents arrivés dans les années 1930 en France, sont passés de Giovanni Battista, Luigi et Antonietta à Jean Baptiste, Louis et Antoinette. On les jugeait trop catholiques, en mettant à l’extérieur de leur porte d’entrée un crucifix et bien ils l’ont enlevé. En effet au nom de la laïcité le religieux ne doit rester que dans l’espace privée et non pas à la vue des gens dans l’espace public.

A l’inverse de nos jours, comme le montre une vidéo de DLR à la Goutte d’Or à Paris, lors de la prière du vendredi la rue devant la mosquée n’est plus un espace public, elle est momentanément un espace privé, un lieu de prière que s’est octroyé de son propre chef la communauté musulmane de ce quartier.

Mais aujourd’hui, combien de personnes issues de l’immigration font des concessions sur par exemple le prénom qu’ils donnent à leurs enfants ? Depuis plusieurs années maintenant le prénom qui est  le plus donné pour un garçon qui vient de n’être en Seine Saint Denis est Mohammed (217 nouveaux né en 2006). Le résultat, c’est qu’un enfant de 2009 issu de la  troisième ou quatrième génération,  qui est donc totalement français car n’ayant personnellement aucun lien avec le Maghreb, il a le même état civil que son arrière grand père maghrébin du début du XXème siècle.

Ainsi ce débat fut vraiment un camouflet pour l’idéal républicain français, d’un Etat français assimilationniste, fort de ses valeurs et de ses principes.

Mais pouvait-il en être autrement quand on juge que donner la parole à tout le monde c’est la donner aux deux extrêmes, l’un communautaro-religieux et l’autre ethno-identitaire. Il n’est pas bien difficile de dire alors dans ces conditions que  le seul chemin qui vaille, est celui de la raison   entre ces deux extrêmes, et cette voie c’est celle  que prennent le gouvernement et l’UMP.

Pour finir la dernière victime de cette soirée fut la jeunesse. En effet dans la salle il y avait près d’une vingtaine de jeunes de 20 à 30 ans dont au moins une demi-douzaine a essayé d’intervenir et le seul qui a eu le droit de parler fut un collégien d’une quinzaine d’années qui  avait été élu au conseil général des jeunes. Il fit un beau discours préparé sur fiche, bien consensuel sur l’amour du drapeau, tel que sait le faire Henri Guaino pour Nicolas Sarkozy, et Eric Ciotti ne manqua pas de  faire applaudir la salle, en ajoutant « Tu as bien parlé, je suis sûr que tu es promis à un bel avenir et j’ai hâte de t’accueillir au sein de notre Assemblée ! »

En effet, sur les applaudissements ce qui est très curieux c’est la conception de l’objectivité et de la neutralité du président du conseil général du 06. Il a à plusieurs reprises stigmatisé, les applaudissements à la suite d’interventions en expliquant que le débat devait rester serein, notamment quand des gens du public ont protesté contre le principe de  double nationalité. Mais à d’autres moments, il applaudissait à ce qu’il jugeait « correspondre » à ce qu’il faut penser de l’identité nationale. D’ailleurs, il est à noter que tels La Corée du Nord ou les procès staliniens, Monsieur le Préfet et Eric Ciotti, distribuaient la parole en fonction des personnes qui applaudissaient au bon ou au mauvais moment.

A la toute fin du débat, avant de quitter de la salle je lance à haute voix dans la salle que les jeunes de 18 à 30 ans, malgré le poids qu’ils pèsent dans la société, n’ont pas eu une seule fois la parole et que les mots francisation et assimilation n’ont  jamais été  employés lors de ce débat. Sur ce fait, un policier en civil m’attrape par  le bras et me demande de quitter immédiatement la salle, ce que je fis en lui rappelant tout de même que pas tous les jeunes de l’assistance étaient des identitaires niçois et qu’en aucun cas je ne tenais  à proférer des propos racistes.

Au final, la conception d’un débat sur l’identité nationale à Nice, c’est une assistance constituée par le ban et l’arrière ban (adjoints  au maire, conseillers généraux etc.), sans doute avec des gens de l’UMP là pour faire la claque. Ensuite le  débat  se fait essentiellement entre titrés (historiens, présidents d’associations de quartiers sensibles, représentants des cultes etc.), saupoudré ça et là de témoignages  de personnes issues de l’immigration maghrébine sanglots dans la voix  (mais qui à la fin n’ont pas chanté la Marseillaise) et de prises de paroles  par des octogénaires nostalgiques de l’Algérie Française, teinté de nissartitude.

Moralité : pas une parole d’une personne fière d’être française, de notre modèle républicain  et avec une projection vers la société française de  2030 ou 2050.

La France une idée d’avenir !

Anthony Mitrano

Délégué Debout Les Jeunes des Alpes-Maritimes

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Du moralisme au légalisme

9 décembre 2009

Par Julien Cabréra, responsable DLJ Hauts-de-Seine.

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L’affaire Mitterrand : hors de la polémique politicienne, une réalité crue

L’objet de cet article n’est pas de traiter ce qu’on pourrait appeler « la polémique de la polémique », dû au fait que la mise en lumière des pages sombres du livre « la mauvaise vie » ait été préparée par Marine le Pen, puis reprise par les quadras du PS. Quand la première voit dans ce scandale la façon de focaliser la machine médiatique autour de son parti, les suivants jubilent (pas très longtemps) et tirent à vue sur le gouvernement Sarkozy. Enfin les derniers, les commentateurs politiques hurlent au retour du moralisme et en profitent pour ressortir le fameux argument des « heures les plus sombres de notre histoire ».

Mitterrand, dans son livre, révèle qu’il a eu, à répétition, recours à la prostitution homosexuelle en Thaïlande. Dans les passages incriminés, il parle « d’éphèbes » ou de « gosses » sans pour autant donner d’indications quant à leur âge exact. Face à ces informations, il est très intéressant de noter que si les Français étaient partagés sur le degré de scandale que comportent cette déclaration ainsi que la volonté de voir M. Mitterrand démissionner de son poste, l’ensemble de la classe médiatique et politique, à de rares exceptions près, avaient décidé de prendre la défense de M. Mitterrand. Leur argument était simple : puisque M. Mitterrand déclare sur l’honneur, qu’il n’a pas eu de relations avec des mineurs, rien de ce qu’il a fait n’est illégal et par conséquent rien n’est condamnable.

Face à ce constat, il eut été intéressant de demander à M. Mitterrand sa méthode pour distinguer un prostitué mineur d’un prostitué majeur. Quiconque connaît le fléau de la prostitution en Thaïlande sait que la moitié des prostitués ont moins de 18 ans et l’autre moitié a dépassé cet âge depuis peu. Par conséquent, le fait que le mot « gosse » à l’écrit, se transforme en « boxeur de 40 ans » à la télé, aurait dû consterner ou rendre hilare la classe médiatique : Bizarrement, cela n’a pas été le cas.

Légalisme : Le manichéisme retrouvé

Passons la polémique sur l’âge, le plus important dans cette affaire est le lien de causalité qui est établi lorsque les commentateurs disent que M. Mitterrand n’a rien fait d’illégal DONC n’a rien fait de mal. Ils invoquent l’absolue nécessité d’abandonner le terrible réflexe moraliste qui nous renverrait droit vers le régime de Vichy (en cas de doute, pensez aux heures sombres). A cette invocation, il serait de bon ton de leur répondre que la morale populaire n’a jamais été infamante, et tout régime s’est muté en dictature dès lors que l’élite et non le peuple a décidé  d’imposer une vision moraliste à la société.

Si hier, la notion de bien et de mal se discutait en fonction de sa conscience propre et/ou de sa religion, aujourd’hui il semblerait bien que l’unique repère est la loi. Là ou la morale ne répondait que par des nuances allant du absolument sain au absolument diabolique, la loi vient apporter cette binarité si apaisante pour nos esprits las de réflexions et de nuances. En matière de mœurs, un comportement est donc mauvais s’il est illégal et inversement si l’on veut le considérer comme mauvais, le racisme par exemple, alors il faut le rendre illégal.

Cette façon de juger la société, bien que partant de bonnes intentions, me semble être une dérive particulièrement dangereuse car elle nous impose une grille de lecture de la notion de bien et de mal. Dans le cas de M. Mitterrand, si avant le début de l’affaire, j’avais en tête que le tourisme sexuel était une pratique abjecte, figurez-vous qu’après cette affaire…j’ai toujours le même avis que ce soit envers des mineurs ou des majeurs. En effet, la notion de minorité sexuelle a été introduite dans le droit pour protéger l’enfant des sévices d’adultes qui, par la séduction ou l’argent, auraient pu arracher un consentement d’un enfant encore incapable de discernement. Dans le cas de la prostitution thaïlandaise, le problème est tout autre car nous sommes face à une industrie de la prostitution dans laquelle le mineur comme le majeur sont prisonniers d’un système déshumanisant. Voir un thaïlandais de 17 ans comme une victime et celui de 19 ans comme un adulte consentant relèverait d’un cas de déphasage culturel occidental aggravé.

Ainsi, si le droit dit que M. Mitterrand n’a rien fait de mal tant que son “objet sexuel” porte la mention “plus de 18 ans”, je me permet de penser, excusez mon moralisme, que la prostitution, bien que multimillénaire, reste une pratique scandaleuse car déshumanisante, que le fait qu’elle se soit déroulée en Thaïlande est une circonstance aggravante vu les conditions d’esclavage que subissent ces jeunes, et enfin que l’hypothèse que le jeune soit mineur serait une autre circonstance aggravante.

Sans vouloir tomber dans le puritanisme d’outre-atlantique qui exige que toute personne publique déballe toute sa vie privée, je considère que les hommes politiques doivent s’astreindre à une certaine exemplarité et que si par malheur un comportement franchement scandaleux est mis en lumière, alors l’homme politique doit en tirer toutes les conséquences ; dans notre cas, la démission comme le réclame la moitié des Français (hypothèse faite entre l’unique sondage officiel BVA le soutenant, et les sondages sur internet réclamant sa démission).

Conséquence du légalisme

Le légalisme est une dérive de notre société car elle retire aux citoyens la possibilité de juger par eux-mêmes les notions de bien ou mal. Ces dernières deviennent alors la propriété du pouvoir politique qui a tout le loisir d’imposer une vision politiquement correcte de la société. Il empêche aussi aux citoyens de se forger une opinion sur les comportements non illégaux en tendant à tous les relativiser. Ne doutons pas qu’à l’avenir, d’autres comportements immoraux mais non illégaux se banaliseront jusqu’à la parfaite neutralité morale.

Julien Cabréra

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Les maux des bobos

29 novembre 2009

illustration de l'article Les maux des bobos

  1. Les bobos :

    Aux alentours de 1968, ces jeunes adultes ne pouvaient pas politiquement tuer le père : la mythologie officielle leur montre des héros purs, des résistants bravant tous les dangers, d’autant plus valorisés qu’ils ont résisté tôt aux teutons. Moralement irréprochables, combattants à l’engagement insensé, et victorieux. Ces figures viriles ayant pris tous les risques exercent sur une jeunesse vivant sans risque et dans un confort qui ne fait que croître une pression psychologique démente : elle ne peut rivaliser, elle n’a pas mené de lutte fondatrice pour asseoir sa légitimité au regard de l’Histoire. Et ce d’autant plus que la guerre, au lieu de déboucher sur un chaos politique, voit se rétablir un État de droit qui fonctionne, fondé et gouverné par ceux-là même qui avaient acquis leur légitimité dans la lutte préalable. Par ailleurs, les nouveaux dirigeants, loin d’être des despotes autocratiques ou de médiocres politiques, vont faire preuve d’inventivité en instaurant des droits sociaux (c’est l’application du programme du Conseil National de la Résistance) : les enfants de l’après-guerre n’ont, à part des miettes, plus rien à revendiquer, plus rien à réclamer (sauf leur part du gâteau économique). Cela ne poserait pas de problème dans une société immuable, ou aux changement très longs (car quand rien ne change, on ne s’imagine pas que les choses puissent changer, donc on ne demande pas le changement), mais voilà, ce n’était pas le cas.

  2. Le changement des valeurs :

    1. Les nouveaux héros :

      Nous l’avons vu plus haut, la figure du résistant, héros moderne toujours au pouvoir en 1968, est oppressante pour une population qui ne peut soutenir la comparaison (la France ne se fait pas envahir tous les 20 ans, donc cette génération ne peut pas prouver une éventuelle valeur). Les soixante-huitards vont dans un premier temps démythifier leurs prédécesseurs, leurs parents (« Tous collabos! »), mais ils vont aller plus loin encore : ils vont changer la définition de l’héroïsme. En opposition au héros proposé à l’époque, c’est-à-dire quelqu’un luttant pour forger son destin, un personnage actif, qui fait l’Histoire, le nouveau héros est une personne passive, qui subit : c’est l’apologie de la Victime (surtout la victime de l’État, de la France). Quand une personne est une victime, elle devient immédiatement blanche comme neige et pure comme le diamant. Et critiquer une victime fait devenir bourreau. En faisant ce changement de définition, on ne considère plus les anciens héros, et, en plus, on peut taper sur l’État (yeah!). Cela s’exprime par l’idéologie de la repentance systématique, où la France doit demander pardon aux noirs pour l’esclavage, aux juifs pour les déportations (oui, seuls les juifs ont été déportés, c’est comme ça), au monde entier ou presque pour la colonisation ou autres… Les Français sont d’infâmes racistes, des xénophobes antisémites et va-t-en-guerre, des collabos esclavagistes nationalistes et fascistes ; ils sont riches et puissants, c’est bien la preuve qu’ils sont voleurs et mauvais. Les soixante-huitards sont fiers d’avoir honte d’être français : certes, ils sont français, mais attention, ils ont bien conscience que c’est mal, ça compense!

      Chronologiquement, il est important de souligner la valorisation, pour les bobos, des maghrébins. En effet, ceux-ci sont le premier biais par lequel les bobos vont pouvoir contester à de Gaulle et à la génération au pouvoir en 1968 son assise historique; cette contestation se base sur la guerre d’Algérie et les maghrébins jetés dans la Seine en octobre 1961. Cet épisode historique est fondamental pour les biens-pensants car il leurs permet de déclarer de Gaulle fasciste, leurs permettant ainsi de donner une justification politique, rationnelle _a posteriori_ à ce qui n’est qu’un désordre psychologique de consommateur frustré. Par conséquent les immigrés d’Afrique-du-Nord bénéficierons par la suite d’une indulgence systématique pour service rendu (à leurs corps défendant) à la cause soixante-huitarde. On peut d’ailleurs mettre en parallèle le sort réservé aux immigrés asiatiques, qui n’existent pas pour les bobos (la « diversité », dans le discours dominant, ne comprend que les africains, jamais les occidentaux, ni les asiatiques, ni les amérindiens, ni les … : les couleurs de la diversité, c’est le noir, point!) alors que la guerre d’Indochine est antérieure à la guerre d’Algérie et qu’elle marque le début de la décolonisation pour la France.

    2. « Non à l’assimilation ! » (slogan soixante-huitard apocryphe)

    3. La discrimination positive, la promotion des minorités visibles, est un autre exemple du phénomène. Des personnes vont être promues, non pas prioritairement par leurs compétences, mais par leur nature (jeune, femme, noir, arabe _voire musulman, l’injonction identitaire du bobo voulant que les maghrébins soient tous arabes, musulmans, ultras pratiquants qui plus est, et regardant toujours le sud de la Méditerranée avec envie ; le discours dominant reflètera et banalisera ces amalgames). Ce n’est plus le mérite, l’effort, qui est le critère prépondérant, mais l’origine : le passif d’une personne prime sur ce que l’on peut mettre à son actif. En effet, le fait d’être un Français étant une tare, une faute, la régénération de la population vivant en France vient forcément de l’extérieur. Voilà pourquoi la suppression des frontières françaises et l’afflux massif d’étrangers est une bonne chose pour les bobos. Dans l’esprit du bien-pensant, les Français étant par essence racistes, il faut, pour contrebalancer ce phénomène, survaloriser les Noirs et les Nord-Africains, forcément discriminés et bons. On notera au passage le paradoxe ; valoriser des gens en fonction de leur couleur de peau, c’est très précisément faire preuve de racisme, puisque cela revient symétriquement à dévaloriser les personnes d’une autre couleur…à cause de leur couleur : en fait le soixante-huitard, en voulant s’exonérer de l’accusation de racisme, tombe en plein dedans (« Caramba, encore raté! »). On peut même aller plus loin : voulant remplacer les Français par des personnes faisant partie des « minorités visibles », ce qui revient à considérer ces groupes selon un critère génétique, les bobos considèrent donc implicitement _et inconsciemment_ que le peuple français se définit entre autres par une homogénéité génétique significative.

      Les soixante-huitards vont s’attacher à s’excuser de ressembler à des Français moyens en valorisant les non-Français. Ainsi, promouvoir les non-blancs leurs permet de se laver de leur souillure originelle : ils sont nés blancs. D’où les adoptions de bébés jaunes ou noirs, d’où toutes les associations d’aide aux immigrés illégaux (« sans papiers » selon le vocable bobo, car le bobo s’assoit sans scrupule sur la Loi quand cela l’arrange), d’où le foisonnement d’O.N.G. opérant hors de nos frontières _frontières auxquelles il refuse toute pertinence, d’ailleurs_ , tout cela ayant comme but premier de lui donner bonne conscience. Dans le prolongement de cette logique, il est devenu important qu’il y ait des noirs à l’Assemblée nationale, à la télévision ou autre. En revanche, il ne vient à l’idée d’aucun soixante-huitard de demander à ce qu’il y ait plus d’ouvriers à l’Assemblée nationale, ou qu’une femme de ménage devienne présentatrice de télévision, par exemple. Cet aspect montre d’ailleurs à quel point les revendications de la gauche maintenant soixante-huitardisée ne sont plus sociales, mais sociétales. Et puis n’oublions pas que les bobos sont des bourgeois, donc se distinguer du Français moyen pour sa xénophobie, c’est aussi justifier moralement une lutte des classes qui n’a jamais cessé.

      L’origine non-française d’un individu étant devenue une qualité pour ce dernier, plus son origine exogène se voit, mieux c’est. Et plus il y a d’étrangers en France, mieux c’est, d’autant plus que cela empêche toute assimilation des immigrés (une des conditions nécessaires à l’assimilation d’une population dans une autre étant que la première soit, numériquement, sensiblement inférieure à la seconde). En effet, toute cette démarche s’oppose frontale ment à la notion d’assimilation à la française, où les origines des citoyens n’importent pas, ce qui compte étant de partager la même culture, les mêmes valeurs, les même coutumes (d’ailleurs, nos ancêtres étaient des Gaulois).

      Si la notion d’assimilation est combattue par les soixante-huitards, c’est parce qu’elle détruirait toute leur démarche de punition et régénération des Français, coupables de tous les maux : à quoi bon faire venir des non-français en France, s’ils se mettent à agir et à penser comme des Français (c’est bien la peine!)? Surtout pas! Il faut que les étrangers qui arrivent soient le plus différent possible des Français, et qu’ils le restent! D’où le discours dominant : « Soyez fier de vos origines! », « La diversité est une richesse! », sous-entendu : « Ne devenez surtout pas français! ». Les bobos feront ainsi tout ce qu’ils peuvent pour que des étrangers aient la nationalité française sans avoir la culture française : régularisation des immigrés clandestins et promotion des différences culturelles vont de paire. Ainsi, un des slogans de mai 1968, bien réel celui là, « Il est interdit d’interdire », est révélateur de la démarche des soixante-huitards. En effet, il devient scandaleux d’exiger d’un individu arrivant dans la société française qu’il en adopte les codes, et qu’il laisse au vestiaire ses précédents us et coutumes. Il devient fasciste d’exiger qu’il fasse l’effort de s’assimiler. Le soixante-huitard n’est pas un oppresseur, c’est un gentil (youpi!), car il accepte l’autre tel qu’il est (le soixante-huitard fantasme sur le monde de Oui-Oui). Cela préserve sa bonne conscience : rappelons que le bobo est d’abord et avant tout un bien pensant. Mais, en étant passif vis-à-vis de sa culture, il oblige le reste de la société à payer le prix de sa désinvolture, à savoir entre autres le communautarisme et l’affaiblissement du sentiment national.

  3. Emmanuel Reynaud

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Sommet de Copenhague : un échec annoncé

20 novembre 2009

 sommet copenhague

Alors que le sommet de Copenhague qui doit décider du sort de la planète pour les prochaines décennies se réunit du 7 au 18 décembre 2009, les experts parlent déjà d’un échec.

Ce sommet doit permettre de passer à l’après-Kyoto, en se fixant pour objectif contraignant une baisse de 50% des émissions de CO2 d’ici 2050.

Le problème, c’est que les grandes puissances ne veulent pas avoir de contraintes.

En bref, ce qui s’est décider avec la visite de Barack Obama en Chine, c’est que les Chinois sont prêts à continuer à acheter le déficit américain (aujourd’hui à hauteur de 800 milliards de dollars), mais en échange, les Etats-Unis s’engagent à suivre la position chinoise au sommet de Copenhague, qui ne veut pas d’objectif contraignant. La Chine veut pouvoir développer pleinement son économie, sans entrave pendant encore 20 ans pour devenir la première puissance mondiale. La Planète devra attendre encore 20 ans.

Ainsi, de ce triste accord, nous pouvons en tirer plusieurs leçons.

Premièrement, les Européens, une fois encore, vont passer pour les dindons de la farce, en s’alourdissant le sac, pendant que les autres le mettent de côté.

Deuxièmement, l’idéaliste Obama candidat de 2008, une fois devenu président, s’est lui aussi converti à la real politik. Ensuite, concernant les USA, avec cet accord qui les font un peu plus manger dans la main de leur futur maître chinois, il apparait que les finances publiques américaines sont dans une impasse.

Enfin, malgré la propagande écologiste qui se répand en Europe et plus particulièrement en France depuis plusieurs mois, au niveau mondial, la sauvegarde de la planète n’est pas encore devenue la priorité. Les dirigeants cherchent avant tout à préserver leur modèle de société respectif.

Anthony Mitrano

Délégué Debout Les Jeunes Alpes-Maritimes

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Qu’est ce qu’être français ?

13 novembre 2009

Marianne

 

Par Zakarya Zehri.

Diable, je ne suis plus français ! Opposé au multiculturalisme et aux communautarismes, je considère la discrimination positive comme une injustice faite à ceux qui méritent, et  comme absurdes les politique ghettoistes. « Egalité et fraternité : les deux me paraissent un peu extrême, digne des trotskistes pour le premier, et du FN pour le second », répond aujourd’hui une partie de notre jeunesse. 

Mais qu’est-ce que la France ? Je ne sais pas. L’utopie que l’on m’offre me laisse sceptique. Il faut dire que mon idéal national est très différent de celui que nous promettent nos gouvernants. L’idéal dont je rêve, c’est celui de la France qui se bat pour ses idéaux. Si aujourd’hui on parle d’identité nationale, c’est que certains de nos frères citoyens ne se reconnaissent pas dans l’utopie Républicaine. Comment les blâmer ? Voilà trente ans que nos élites sabotent le modèle français.

L’identité française, on peut en parler des heures durant. On peut parler de sa langue, le Français, et ce, depuis la Révolution. On peut parler de sa culture : gréco-latine. On peut parler de sa cuisine : vins, fromages, charcuteries et autres terroirs culinaires. On peut parler de son peuple unique et uni. On peut parler de sa foi, ses valeurs : inspirées du christianisme et de l’humanisme des lumières.

Mais on doit surtout parler de l’Idéal Républicain, car ce qui nous rend exceptionnel c’est la République. L’Europe contemporaine de Napoléon n’a pas acclamé le Français comme un conquérant, non. Le Français est libérateur. Toute l’Histoire de France est composée de luttes et de sacrifices. Etre français, c’est un honneur : l’honneur de faire partie d’une épopée, le privilège de contribuer à la grandeur de la France, le droit de mourir pour un Idéal, mais aussi le droit d’hériter de nos ancêtres : liberté, égalité et fraternité. Le tribut à verser pour être français, c’est une série de renoncements. C’est faire passer l’intérêt commun avant le sien, c’est renoncer à certaines de ses particularités contraires au droit Républicain, contraires à l’Idéal que la France prône.

Je suis un petit-fils d’immigré. Les médias et les défenseurs de la « pensée unique » ont raison quand ils disent qu’on est tous métissés ; peu sont ceux qui peuvent s’enorgueillir d’être français de « souche ». Mais justement. Tous, nous ou nos ancêtres avons dû faire ce travail d’assimilation. On a dû renoncer à une part de nos cultures. On a dû se franciser. Le modèle assimilateur fonctionne depuis des générations ; nous, France « métissée », en sommes la preuve vivante.

Aujourd’hui, c’est par l’école qu’on inculque les valeurs Républicaines et l’identité française ; hier, l’armée renforçait ce travail de cohésion nationale. Pour que l’assimilation fonctionne pleinement aujourd’hui, il faut que les parents s’investissent dans l’éducation de leurs enfants : en ne leur parlant que français, en les faisant participer à des activités extra-scolaires avec d’autres enfants de culture française ; bref, en appliquant la mixité ethnique au lieu du repli sur soi, au lieu du communautarisme.

Certains diront que le communautarisme est l’organisation sociétale la plus à même d’apporter la concorde civile au sein des peuples ; et ils nous montreront le modèle anglais ou américain. Certes, en apparence ils fonctionnent ; les leaders de la communauté noire défendent les intérêts de la communauté noire, pendant que la communauté gay et la communauté évangéliste défendent les leurs, en s’affrontant parfois : intérêts de la communauté gay allant à l’encontre des intérêts de la communauté évangéliste par exemple.

Première leçon d’Histoire : la division religieuse est source de querelle. Louis XIV, dans une volonté d’homogénéisation de la France et dans le but d’accroître son pouvoir sur l’ensemble de son royaume persécute les protestants, en vue de les convertir au catholicisme, puis révoque l’Edit de Nantes ; les juifs sont persécutés, et l’Edit de 1394 expulsant les juifs de France reste appliqué. Le royaume de France ne devait être que sous le règne de l’Unique « un roi, une foi, une loi »  (Elisabeth Labrousse).

Avec la Révolution, est institutionnalisée, par la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen, la liberté de conscience. La République, afin d’instaurer une concorde civile, une paix intérieure, établit la liberté religieuse, puis la laïcité : « Les laïques, c’est le peuple, c’est la masse non mise à part, c’est tout le monde, les clercs exceptés, et l’esprit laïque, c’est l’ensemble des aspirations du peuple, du laos, c’est l’esprit démocratique et populaire » (Ferdinand Buisson).

La République et les régimes la précédant depuis 1792 n’ont de cesse d’homogénéiser la France ; le concept de nation et de peuple français émerge. Le français devient la langue des français, sa religion est la laïcité et tous les principes de 1789, désormais, il a conscience de partager le même destin que ses concitoyens : les campagnes napoléoniennes, la guerre de 1870 et la perte de l’Alsace-Lorraine, la 1ère et la seconde guerre mondiale enfin, vont finir de construire ce sentiment, il a enfin conscience de l’intérêt supérieur de la nation. Cette cohésion est toutefois mise à mal par les communautés, qui, malgré leurs rivalités, s’entendent pour institutionnaliser leur existence au sein de la communauté nationale.

Le débat sur l’identité nationale doit nous faire prendre conscience de notre particularité assimilatrice, et doit nous aider à renforcer la cohésion nationale. Par là, il doit nous aider à prendre les mesures à même d’assimiler les populations étrangères de France.

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Sarkozy, l’agriculture, la terre, les aides, les prix et… Bruxelles

9 novembre 2009

Agriculture

Mais le problème agricole s’étend à presque toutes les filières : de la viande au lait en passant par le vin, la pêche et les fruits & légumes, c’est tout un pan de notre agriculture qui dépérit petit-à-petit, lentement mais sûrement…

Bruno Lemaire, ministre de l’agriculture, avait récemment annoncé que l’Union Européenne avait débloqué plusieurs millions d’aide pour l’agriculture française dans le cadre de la Politique Agricole Commune (PAC). Cela n’a pas eu d’effet sur le mécontentement manifeste des agriculteurs et surtout des producteurs de lait qui ont déversé des litres de lait sur les CRS et dans les rues de la capitale française et européenne. Cette manifestation fut relayée ail y a quelques jours par les autres filières agricoles. La promesse de Nicolas Sarkozy d’un milliard de prêts bonifiés et de 650 millions d’euros d’aides risque elle aussi de faire… chou blanc.

Etant un habitué des messages plus ou moins discrètement envoyés à ses ministres et à son électorat, le président de la République a fait d’une pierre deux coups en affirmant son attachement à la terre et “le lien charnel qu’a la France avec son agriculture, qui est un élément de notre identité nationale”. Une façon comme une autre de soutenir le “vaste débat” que veut lancer son ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Dévelopement solidaire, Eric Besson.

Plus concrètement, on assiste à une véritable myopie du pouvoir politique. Que ce soit Michel Barnier ou Bruno Lemaire ou encore Nicolas Sarkozy, aucun ne semble comprendre le monde agricole rural, pourtant parti intégrante de l’électorat de droite depuis fort longtemps. Loin d’un Jacques Chirac qui restait des heures au Salon de l’agriculture de Paris ou qui arrosait les agriculteurs de subventions en Corrèze du temps où il était député sous Pompidou, en 1971. La droite parlementaire semble avoir oublié cet électorat fidèle en se rapprochant de plus en plus du CAC 40 et de la finance mondialisée, perdant le sens de la réalité terrestre. Les agriculteurs ne veulent pas mourir ou survivre en devenant les fonctionnaires du monde rural avec des subventions de la PAC. Ils aspirent à pouvoir de nouveau à vivre du fruit de leurs efforts et de la terre.

Ce n’est que lorsque la droite UMP aura compris cela que ses rapports avec le monde agricole se détendront.

Aturnel Saintoman

DLJ 01

http://politicusocialis.blogspot.com

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Service public : l’impératif républicain !

6 novembre 2009

gare_sncf

Principe même de l’unité de la France, c’est l’identité même de notre république qui est touchée lorsqu’on s’attaque à nos services publics. Jamais une nation n’avait autant cultivé son attachement à ses institutions publiques. Vouloir transformer la poste en société anonyme montre à quel point nos dirigeants nient l’Histoire de notre pays et ne croient plus en l’avenir de notre modèle social et républicain.

A partir des années 70, le service public considéré jusqu’alors comme le symbole de la puissance de l’Etat et la seule garantie d’impartialité et d’égalité de traitement des citoyens, a subi une véritable campagne de dénigrements de la part des lobbys ultra-libéraux. Critiqué pour sa soit-disante inefficacité pour sa lourdeur administrative, pour ses actions jugées liberticides, ces critiques ont peu à peu entaché l’image qu’avait le service public aux yeux des français.

ttaqués dès les années 80 par une commission européenne qui souhaitait mettre fin à un système de monopole publique peu compatible au libre échange intégral, nos services publics ont peu à peu subi les dérèglementations européennes et l’ouverture précipitée et chaotique des marchés qui leur étaient auparavant réservés. La finalité des réformes engagées conjointement entre les Etats et l’Union Européenne vise à faire disparaître toute intervention des Etats dans le capital des entreprises.

La privatisation des services publics : un schéma bien rôdé

L’Histoire nous montre que les gouvernements successifs ont usé des mêmes pratiques pour privatiser « en douceur » nos entreprises publiques.

- On nous dit dans un premier temps que le changement de statut de l’entreprise est indispensable pour faire face à la mondialisation et pour permettre à l’entreprise de mieux investir. On nous promet et nous garantit que les capitaux resteront 100% publics.

- Quelques années plus tard, le gouvernement entame l’ouverture du capital au secteur privé en affirmant que cela est nécessaire pour la modernisation de l’entreprise et pour sa compétitivité (Ils ont d’ailleurs eux-mêmes signé les traités qui ont permis la fin des monopoles publics nationaux et l’ouverture à la concurrence). Promesse est faite que l’ouverture du capital aux fonds privés ne dépassera pas les 80% mais au fur et à mesure des années, le seuil passe à 70% puis à 60%.

- Puis vient le temps où le gouvernement ne se contente que de promettre que l’Etat restera l’actionnaire majoritaire même si sa participation passe sous la barre des 50%. L’ouverture du marché imposé par la Commission Européenne et validée systématiquement par les gouvernements et les élus nationaux et Européens marque le début d’un nouveau désengagement de l’Etat dans le service public qui perd à la fois son monopole national et ses capitaux publics.

Christian Estrosi qui affirme vouloir introduire dans la loi la garantie que la poste ne pourra pas être privatisée fait preuve d’une véritable malhonnêteté. En effet, outre le fait que la loi pourra changer dans les années qui viennent, il est évident que si cette loi passe en l’état rien n’empêchera l’ouverture du capital de la poste aux fonds privés puisque la privatisation d’une entreprise n’est effective que lorsque l’Etat devient minoritaire dans le capital de l’entreprise.

Comment ne pas croire que le gouvernement prend les français pour des imbéciles lorsqu’il affirme que seul un changement de statut de la Poste pourra lui permettre de se moderniser et d’innover ? Depuis plus d’un siècle, la Poste a su évoluer et se moderniser sans son statut de Société Anonyme et elle a plutôt bien réussi malgré le désengagement constant de l’Etat depuis plusieurs décennies.

Il est primordial que notre pays garde des monopoles nationaux publics dans un certain nombre de secteurs. La poste, l’énergie, la santé, l’éducation, mais aussi l’ensemble des secteurs touchant au pouvoir régalien doivent rester sous administration publique au nom de nos principes républicains et ainsi garantir la solidarité et la cohésion sociale dans notre pays.

V.B. DLJ Haute Normandie

http://www.dlj-haute-normandie.fr/

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Débat sur l’identité nationale : la censure est en marche !

4 novembre 2009

EricBesson

Si modérer un site est une démarche classique, en revanche, exclure toute idée qui ne va pas dans le sens de l’idéologie dominante, c’est parfaitement scandaleux, surtout lorsqu’un site se veut un espace de débat !

Ainsi les exemples se multiplient tous azimuts ! Par exemple, hier midi, les journalistes de  l’émission « l’Edition Spéciale de Canal + » ont expliqué que des commentaires qu’ils ont écrits tel « L’identité nationale, c’est liberté, égalité, fraternité et pas le népotisme à la Sarkozy » n’ont pas été mis en ligne !

De même, on peut lire sur le site « rue89.com » que d’autres commentaires plus « droitdelhommistes » et européistes ont été censurés. En substance, ces internautes expliquaient qu’il n’était plus besoin de parler de nation à l’heure de l’Europe et que l’identité française, c’est avant tout respecter les étrangers qui se trouvent  sur notre territoire.

Il va sans dire qu’il doit en être de même de ce blocage systématique pour des commentaires qui, à l’inverse, seront jugés anti-immigrationnistes ou nationalistes, simplement parce que leurs auteurs défendent le modèle d’assimilation à la française.

Quel est l’intérêt si ce site ne se veut qu’un outil de propagande à la gloire de Nicolas Sarkozy, mais plus certainement encore une vitrine pour véhiculer le modèle de société que veut le président de la République ?

En effet, cette majorité lance des ballons d’essai pour voir si ses projets pour la France rentrent dans l’opinion publique. C’est par exemple le cas avec Jean-François Copé et  son club Génération France qui débat inlassablement autour de l’idée de discrimination positive.

Alors, ne nous y trompons pas, à l’inverse de ce que croit une grande majorité de la gauche, une fois encore à côté de la plaque, ce débat sur l’identité nationale n’est pas une tribune offerte au repli identitaire, au nationalisme d’antan pour ramener dans l’escarcelle UMP les électeurs frontistes.

Au contraire, si l’on écoute attentivement les propos d’Eric Besson, il s’agit de savoir où en  est la France aujourd’hui, comment doit-elle mieux s’adapter à la mondialisation, à l’intégration européenne, et à la diversité sa population  de plus en plus métissée.

Donc, loin de se faire le chantre d’un patriotisme cocardier voire exacerbé, ce débat sur l’identité nationale, encadré et censuré par l’Etat, est là pour constater où en sont les Français dans leur acceptation du remplacement de leur modèle par un modèle sociétal à l’anglo-saxonne où se mêlent communautarisme, retour du religieux, quotas ethniques mais sous couverts d’expressions séduisantes : «  laïcité et discrimination positives ».

Anthony Mitrano

Debout Les Jeunes des Alpes-Maritimes

http://jeunes.dlr06.org/

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L’Ecole est un temple du savoir, pas un supermarché !

27 octobre 2009

ecole_primaire

Par Cédric Prévot, responsable de Debout les Jeunes – Lorraine, conseiller national de Debout la République

A l’heure où le peuple français se réapproprie les urnes et ses acquis d’usager dans une votation citoyenne pleine de sens, le gouvernement tente de vendre un autre service public, autrement plus sensible aux dérives de ce genre: l’Education Nationale.

La formule n’est pas de privatiser tel ou tel établissement scolaire, mais de rémunérer les élèves lycéens pour leur assiduité.

Avant Jules Ferry, l’école était payante, réservée à un lot de privilégiés. Au début du siècle dernier, l’école est devenue gratuite, laïque, publique. Porte d’entrée de la République, elle préparait les élèves à être des citoyens éclairés par une culture la plus générale possible et un esprit critique hérité de nos pères humanistes et des Lumières.

Aujourd’hui, avec l’essai de ce dispositif dans 3 académies, c’est la dérive vers une “école-magasin” qui s’annonce, où les élèves iront à la quête du savoir, comme leurs mères prendraient, en fonction du prix, un paquet de riz cantonnais au rayon surgelés pour nourrir leurs enfants. Ces adolescents rentreront alors chaque fois chez eux aux soirs de journées plus ou moins prolifiques en fonction du match de football proposé le week end (“Si c’est pour me taper OM-FC Metz en 16ème de finale de la Coupe de la Ligue, autant zapper les Intégrales: je reste au lit!).

A ceux qui nous font un procès en réalisme – arguant du “comment réagir à l’absentéisme scolaire dans ce cas?” – , je dirai que le le temps du courage, et pour ainsi dire du courage républicain, est plus que jamais attendu. Il est temps de redonner à l’institution scolaire toute la légitimité et l’autorité qui lui incombent.

L’école est un droit et un devoir de l’élève, apprenti-citoyen. Elle n’est en aucun cas un dû ou une option de loisirs comme la pratique d’un sport ou de toute autre activité culturelle.

Parce qu’elle est un droit d’accès vers le savoir (la connaissance, le savoir-vivre, le savoir-faire), le professeur doit être un savant moderne au fait de sa matière et motivé par son métier. Son enseignement et sa place seront d’autant plus légitimes si sa mission est solidement protégée contre les dérives naturelles de deux acteurs: les élèves et l’Etat.

L’Etat se doit, par une politique volontariste et cohérente de l’enseignement public dans son ensemble, de soutenir le corps enseignant au travers de moyens non gaspillés mais aussi de dispositifs ne prenant pas ainsi le parti de l’élève (allant a priori à l’école à reculons). Il doit éviter ce genre de politiques conjoncturelles du court terme censées plaire à une classe d’âge particulière de notre population. Aller à la source de ce mal qu’est l’absentéisme scolaire, c’est peut être trouver dans les raisons les remèdes. Pourquoi nos élèves ne se rendent-ils plus au lycée? Expliquer n’est pas excuser, est-il besoin de rappeler…

Partant du principe que l’école est un droit autant qu’un devoir, de plus en plus, les élèves ne se sentent pourtant ni obligés ni concernés par l’école. Il faut donc travailler sur ces deux aspects d’obligation d’assiduité scolaire et de motivation scolaire.

Le premier remède au manquement à l’obligation d’assiduité scolaire est, à mon sens, une application plus stricte des sanctions déjà mises en place. Il faut que le continuum “Avertissement – Exclusion provisoire – Exclusion définitive – Réduction ou suppression des allocations familiales” soit su de tous et contraigne les lycéens à aller en classe de manière assidue, encouragés par leurs familles. De plus, une notation de l’assiduité des élèves au barême toujours plus objectif (sur le modèle de la note de vie de classe) permet d’inscrire dans le bulletin scolaire l’état des présences de l’élève, le responsabilise, et intégre dans ce dispositif la problèmatique des lycéens de plus de seize ans, pour qui la scolarisation n’est plus juridiquement obligatoire.

Maintenant pourquoi les élèves ne se sentent-ils pas concernés par l’institution scolaire? Deux approches peuvent ici coïncider: une approche objectiviste et une autre plus fondamentale.

Le chômage des jeunes est une réalité dont la seule évocation résonne déjà comme un écho. Il est un fait, un poison qui infecte nos différentes politiques sociales depuis de nombreuses années maintenant. Comment dès lors ne pas comprendre les doutes de cette population lycéenne, devant la triste fatalité de la précarité, des petits boulots, du pointage aux “assedic”, et du nouveau modèle de fortune de notre génération (j’ai nommé: Tanguy)? La référence cinématographique est d’autant plus vraie que le chômage touche également, et parfois dans de pires proportions que la moyenne de cette classe d’âge, les jeunes diplômés de l’enseignement supérieur. D’un point de vue structurel, il est donc urgent de toujours plus adapter les formations et les exigences de ces parcours à celles des secteurs professionnels en quête de main d’oeuvre. Une solution du long terme se trouve peut-être ici.

Cependant, si l’on veut bien admettre que l’école ne forme pas seulement à un métier, mais à un apprentissage plus complet et plus citoyen de la vie en collectivité, une approche plus fondamentale doit alors ici s’opérer. Donner envie à nos enfants d’aller à l’école, c’est leur prouver qu’il sert encore à quelque chose au XXIème siècle de connaître les détails de l’Histoire, de jouer avec les pièges de notre langue, d’envisager les rudiments de notre géographie, de s’amuser à faire des expériences scientifiques…

N’y voyez ici aucune certaine prétention d’érudition de ma part, mais la volonté intacte de toujours vouloir en savoir un peu plus sur tout. La culture générale est plus un objectif de réalisation personnelle qu’un état figé. Tout au long de sa vie, le Général de Gaulle l’a d’ailleurs compris, comme lorsqu’il paraphe très tôt dans l’un des ses premiers livres, Vers une armée de métier, cette phrase qui devrait être inscrite au fronton de nos écoles: “Le secret du commandement est dans la culture générale”.

Comprenez aujourd’hui: en connaître sur l’Homme, la Vie, le Monde, son Histoire, c’est en connaître sur l’humain, le présent, sa terre, son avenir. Le savoir est une arme, un bouclier, une grille de lecture du Monde. Nos élèves doivent le mesurer.

Mais comment arriver à cela? Développer l’interdisciplinarité, placer la culture humaniste toujours plus au coeur des programmes, mais aussi attribuer dans notre pays, une place toujours plus grande aux jeunes talents, aux jeunes auteurs, aux jeunes artistes, aux jeunes scientifiques… car si le savoir devient sagesse avec l’expérience, il est fraîcheur avec la jeunesse…

Dès lors, l’Education nationale, plutôt que de répondre aux chants des sirènes du mercantilisme (en rémunérant les lycéens) à la manière d’un Ulysse en perte de sa superbe, devrait faire le pari de la grandeur de notre Nation, et du renouveau tant attendu de son génie culturel…

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Et maintenant ?

27 octobre 2009

Chères amies, chers compagnons,

On ne peut le nier, les scores que nous avons réalisés lors de ces dernières élections européennes nous ont tous déçu, même si ce n’est pas mal pour un aussi jeune rassemblement politique.

Beaucoup d’entre nous se sont énormément investis durant cette campagne avec courage et obstination.
Toutes et tous, nous nous sommes battus pour défendre une certaine idée de la France et l’audace d’une Europe différente dans le respect des valeurs essentielles de la République, à travers des propositions concrètes et innovantes.

Toutes et tous, candidats, militants et sympathisants, face aux ambitions personnelles et aux beaux discours sans lendemain, nous avons eu le courage d’oser présenter une alternative politique réaliste; et pour cela, merci.
Mais les résultats que nous venons de réaliser vont nous demander encore plus de courage et de volonté pour tirer les leçons de ce scrutin et surtout pour continuer à faire connaître et avancer nos idées auprès des françaises et des français.

Nager à contre-courant n’est jamais simple, et pourtant c’est ce que nous avons choisi de faire parce que nous pensons que nos convictions sont le reflet de la France de demain, parce que nous pensons que l’intérêt de notre Nation en vaut la peine.

Plus que jamais, nous devons donc rester unis et continuer à avancer, car malgré les efforts et les déceptions nous sommes persuadés que bientôt les citoyens se réveilleront.
Nous, Gaullistes et Républicains, ne pouvons pas nous résoudre à l’abstention qui ici a arrangé bien des partis.

Notre première tâche après ces élections sera donc de démontrer aux français qu’ils peuvent reprendre en main l’avenir de notre pays par les urnes, grâce à des projets comme le notre.
Voilà pourquoi nous n’avons pas le droit d’arrêter d’espérer, voilà pourquoi, maintenant, chères amies, chers compagnons, nous nous devons de rester rassemblés.

Vincent Minville
Responsable DLJ Gironde

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