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« On est la dernière génération… »

17 mai 2010

Depuis quelques jours, la grande foire internationale de Bordeaux, lors de laquelle se tient également le plus grand salon de l’agriculture en France après celui de Paris, a ouvert ses portes.

L’occasion pour les Aquitains et tous les autres visiteurs d’observer pendant quelques heures toute la diversité animale de nos campagnes, de goûter aux meilleurs vins, de déguster toutes les trouvailles culinaires à base de nos produits régionaux, et de voir les diverses avancées technologiques dans les domaines agricoles.

Un miroir sur les richesses de nos terroirs en somme, un des atouts essentiels de notre pays.

Pourtant, on ne peut que regretter que trop peu de visiteurs ne s’attardent sur les véritables artisans quotidiens de ce patrimoine : les agriculteurs. Quels sont aujourd’hui les fiertés, les attentes et les espoirs de ces hommes et de ces femmes qui, chaque jour, ne comptent pas leurs heures pour entretenir et préserver tout un pan de notre savoir-faire ?
C’est ce que nous avons voulu apprendre, Monique Gros (Secrétaire départementale de DLR 33) et moi-même, en allant à leur rencontre.

A notre arrivée, nous avons d’abord été surpris de constater qu’il y avait si peu de gens autour des différents enclos, littéralement désertés !
L’explication se trouvait au fond du bâtiment : une délégation du Conseil Général, avec à sa tête son président socialiste, Philippe Madrelle, remettait en grande pompe un prix à quelques éleveurs de chevaux, devant une assemblée de courtisans levant ardemment des étendards aux couleurs du département, devant un caméraman visiblement ravi d’immortaliser cet instant.
L’esprit féodal n’est donc pas l’apanage de la seule UMP.
Puis en un instant tout ce beau monde disparu sans s’inquiéter de tout ce qui les entourait : une filière par jour c’est amplement suffisant ; une campagne de communication ça  prend vraiment trop de temps…

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Les premiers exposants que nous avons pu approcher étaient bien singuliers, puisqu’ils n’exposaient ni animaux, ni biens ; ce qu’ils présentaient c’était l’apprentissage d’un travail traditionnel qui a participé à la renommée de la Gironde en tant que terre viticole : la tonnellerie.
Nous avons pu parler avec l’un d’entre eux, Kévin, 19 ans, qui après des études dans la menuiserie à voulu parfaire ses compétences dans cette spécialité.
Avec succès puisqu’il a tout récemment remporté la médaille de bronze d’un concours portant justement sur la maîtrise de cet art.
S’il est, à juste titre, fier de son métier ; il ne cache pas ses inquiétudes sur son avenir : sa classe ne compte que neuf élèves et pourtant aucun d’entre eux n’est sûr de trouver un emploi à la sortie, les châteaux faisant de plus en plus appel à l’industrie pour se fournir.
Par souci d’économie sans doute ; au détriment d’un savoir-faire de qualité hélas.

Illustration Agriculture 1

Dans un second temps, nous avons pu parler à une employée d’un élevage bovin de limousines, une parisienne ancienne secrétaire comptable qui a choisi de tout quitter pour la campagne, à la recherche d’une autre vie.
Toute heureuse de son travail, elle nous a néanmoins appris que l’exploitation dans laquelle elle travaille avait perdu plus d’un quart de son chiffre d’affaire cette année mais que l’élevage s’en sortait grâce à ses mâles reproducteurs très demandés.
Satisfaite des nouvelles exigences d’hygiène et de traçabilité demandées à sa profession, elle a tout de même admis que les lourdeurs administratives accablaient le travail de son employeur, devant jongler en permanence entre sa profession d’éleveur, de gestionnaire et de comptable.
Et tout cela, elle ne lui envie pas du tout !

Illustration Agriculture 3

Enfin, nous avons pu rencontrer un éleveur de moutons, tout ravi qu’on lui pose des questions et qu’on s’intéresse à lui et à sa profession.
Pourtant ce qu’il avait à nous dire n’avait vraiment rien de ravissant : âgé de 50 ans et issu d’une famille de paysans, il nous a vite tenu un discours désenchanté sur sa profession : « on est la dernière génération » d’éleveurs nous a-t-il affirmé à plusieurs reprises.
Pour expliquer ce désenchantement, il nous a raconté qu’il y a quelques années, lui et sa coopérative ont découvert un nouveau marché prometteur pour la vente de leur viande : l’Europe de l’Est.
Avant que ces pays ne rejoignent l’Union, ils exportaient à tour de bras dans ces contrées où manger de la viande était si rare depuis la fin de l’ère soviétique ; alors ils sont allés là-bas, y ont amené des troupeaux et y ont formé de la main d’œuvre locale.
Tout allait bien jusqu’à l’avènement de l’Euro car, après ça, les exportations ne marchaient plus, la viande étant trop chère.
Les éleveurs locaux d’Europe de l’Est ont alors continué d’élever, dans le savoir-faire qu’ils avaient acquis auprès de nos éleveurs, ces bêtes issues d’élevages français pour les vendre à un prix plus bas sur le marché européen, et ce même après leur entrée dans l’Union Européenne.

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Ainsi donc, la concurrence déloyale n’agit pas que dans le secteur industriel.

Notre éleveur s’est ensuite ému du manque de reconnaissance des consommateurs pour sa profession qui, il en est persuadé, se meurt.
En effet, pour lui, les trop lourdes charges de travail qu’entraîne ce métier ne sont pas du tout récompensées : des bénéfices quasi-inexistants, des retraites misérables (sa mère par exemple, employée toute sa vie dans une exploitation, ne touche qu’un peu plus de 350 euros par mois) ne donnent vraiment pas envie aux jeunes de s’investir dans ce domaine qui leur parait si incertain.
Alors c’est vrai, il y a l’Europe et ses subventions, mais il en a marre de survivre, il voudrait juste vivre de son métier, tout simplement.
En plus, ces subventions arrivent souvent trop tard, ce que les banques ne comprennent pas, et sanctionnent lourdement.
Au prix de la fermeture de nombreuses exploitations.

En fait, ce que ne comprend pas cet éleveur, c’est le fait de rester incompris par les institutions, par les politiques, et même par les syndicats, qui se sont éloignés des réelles préoccupations de sa profession.
Alors tel ou tel mouvement, tel ou tel parti, il s’en fiche, ce qu’il attend s’est d’être écouté et représenté par des gens qui n’hésitent pas à venir à sa rencontre.
Alors il se réjouit de notre démarche en nous souhaitant bonne chance et en nous encourageant à ne jamais perdre le contact avec les « vrais gens ».
Nous le remercions et lui souhaitons bon courage.

A la fin de cette visite, nos sentiments sont en demi-teinte : nous sommes heureux de ces rencontres, riches sur le plan humain, mais si emplies d’incertitudes pour l’avenir.
Comment aider ces professions, comment continuer à les faire vivre ?
Sur le chemin du retour, une piste peut-être : des PME agroalimentaires d’Aquitaine se sont rassemblées pour créer une marque collective,  Aquitaine Gourmets, et ainsi peser plus lourd, afin de s’imposer dans la grande distribution tout en conservant leur savoir-faire et leurs valeurs.
De nombreuses autres pistes existent, et il faut que Debout la République y travaille.

Tient, avant de partir, une surprise de taille : un énorme stand de la Commission Européenne, qui, à coup de jeux, de drapeaux européens et autres accessoires ridicules tente de redorer son blason auprès des agriculteurs en se targuant, à travers la voix d’animateurs  venant directement de Bruxelles, d’être  l’ambassadeur d’un avenir radieux régie par elle.
« Campagne vivante, planète vivante » clame-t-elle.
Le seul problème, c’est que, pour le moment, les campagnes se contentent de survivre, mais pour combien de temps dans ces conditions ?

Vincent Minville
Coordinateur Régional DLJ Aquitaine
Responsable DLJ Gironde

Contrôle des budgets nationaux : ce que ça cache…

16 mai 2010

Ne sachant sans doute plus quoi inventer pour se faire remarquer, concurrencé qu’il est par le charismatique Van Rampoy et l’ultra-populaire Jean-Claude Trichet (pour ceux qui n’auraient pas compris, c’est ironique), notre vénérable président de la commission européenne, Barroso, en a encore sorti une bonne : octroyer à l’UE (la Commission ? le Conseil ? le Parlement ? on ne sait pas) un droit de regard préalable sur les budgets nationaux.

Quand on sait l’importance, à la fois symbolique et politique, que revêt le pouvoir budgétaire des Parlements nationaux, on se dit qu’il fallait oser…

Le budget, origine du parlementarisme

Le pouvoir budgétaire est sans aucun doute considéré, historiquement, comme le plus fondamental des droits du Parlement. C’est en effet au sujet du consentement à l’impôt que se sont créés nos régimes politiques modernes. On ne peut pas manquer d’évoquer la Magna Carta de 1215, par laquelle Jean sans Terre concéda au Parlement britannique (dénommé alors Grand Conseil) l’assurance qu’aucun impôt ne pourrait plus être levé sans son consentement. Ce veto s’est petit à petit transformé en un véritable pouvoir « actif », à travers la discussion de la loi de finances, la possibilité d’amendements, etc. C’est dans le pouvoir budgétaire que nos démocraties modernes trouvent leur origine. C’est là que résident certains des éléments essentiels de la souveraineté : le pouvoir de fixer l’impôt, de recourir à l’emprunt, d’organiser les dépenses, etc.

D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si, dans sa décision relative au Traité de Lisbonne, la Cour constitutionnelle allemande a considéré que, sauf à changer de Constitution, l’Allemagne ne pouvait transférer au niveau communautaire les compétences relatives au budget : « Les domaines essentiels d’action démocratique comprennent, entre autres (…) les recettes et les dépenses, y compris le recours à l’emprunt (§249) ». Elle ajoutait : « La substance du principe de démocratie et du droit d’élire le Bundestag serait violée par le transfert des droits budgétaires du Bundestag si la fixation de la nature et du montant des impositions grevant le citoyen était supranationalisée dans une mesure notable (§256) ».

La France reléguée au rang de collectivité territoriale

Qui plus est, si la compétence budgétaire des Parlements nationaux se trouvait contrôlée, les pays de l’UE se trouveraient dans une situation à peu près analogue à celle des régions, départements et communes, sur lesquels les Chambres régionales des comptes et la Cour des comptes exercent leur contrôle. Pire, on se situerait peut-être même avant les lois de 1982 qui ont supprimé la tutelle budgétaire a priori des collectivités, c’est-à-dire avant même la première étape de la décentralisation…

La fin des compétences nationales ?

Pour dissiper les inquiétudes, on nous dit que les Parlements nationaux garderont le dernier mot. Mais enfin, si ce dernier mot est assorti de menaces de sanctions financières ou politiques, peut-on vraiment parler de dernier mot ?

En outre, et c’est peut-être là le pire, un tel contrôle permettrait aux instances communautaires, par le biais des postes de dépenses, de s’immiscer indirectement dans des domaines qui, selon les traités, demeurent de la compétence nationale : éducation, justice, culture. A travers ce contrôle, c’est finalement toutes les compétences des Etats qui se trouveraient, comme par magie, sous la tutelle des institutions communautaires.

La Chine et l’Europe

15 mai 2010

Mes chers amis,

J’aimerais avec vous revenir sur un point qui fut soulevé lors de la dernière convention nationale.  Lors de la première table ronde , alors que d’imminents spécialistes ont pris la parole pour s’exprimer et s’opposer sur leurs visions et leurs idéaux économiques, un homme dans l’assemblée s’est interrogé. Il a pris la parole et, j’ai cru comprendre, fort d’un constat personnel, a soulevé l’épineux problème de la chine.

Comment rivaliser avec une telle force économique? Que faire contre une main d’œuvre si grande… et si docile?


Si ma mémoire est bonne, notre compagnon, chef d’entreprise, avouait se trouver dans une impasse lorsqu’une telle puissance est à même de produire, mais surtout de revendre, des vélos à cent euros et des scooters à mille.

Je suis étonné que cela étonne!  Il ya de cela cinq ans à peu près, je commençais mes études, en Chine justement. Au cœur de Shanghai, vitrine de la puissance économique d’un communisme remanié, image du tournant des années 90, reflet de tous les paradoxes. Toujours est-il, qu’il ya cinq ans, je me demandais déjà comment tous ces mingong (les travailleurs de la campagne immigrés en ville) pouvaient aux vues de leurs faibles salaires, s’offrir vélos et scooters. Croyez moi chers amis, j’en vite compris la raison poussant mon chariot dans le premier supermarché venu. Les prix de tels engins battaient déjà toute concurrence. Mais l’Europe ne voulait rien en savoir, et les médias préféraient marteler le français de reportages vantards et admiratifs!

Pourtant je ne saurais sous-estimer les autorités de l’époque ni celles d’aujourd’hui, notre gouvernement n’est pas dupe! Il voit dans cette concurrence déloyale un palliatif à nos bas salaires. Maintenant que la chine exporte comme nul autre dans le monde, le gouvernement peut aisément calmer nos ardeurs à coups de téléviseurs bon marché et de sacs à main à prix mini. Oui, je vous le dis, il s’agit bien de concurrence déloyal, et ce, à plusieurs niveaux.

Alors que l’Union Européenne contraint certaines de nos entreprises à ne surtout pas baisser leurs prix pour laisser entrer la concurrence sur le territoire national et ainsi soi-disant offrir au consommateur que nous sommes un plus large choix, elle laisse la Chine se livrer à des pratiques hors la loi. Faisant ainsi fi de toutes les conventions et autres traités que ce continent à pu signer, la terre du milieu inonde nos marchés en favorisant la vente à perte et l’exploitation humaine. Loin des discours de campagne, cette position est à l’opposée de la politique économique dont la France se targue, à mille lieux de l’Etat gendarme nous ayant – soit disant – sauvé de la crise.

Pire encore, notre cher gouvernement ose aujourd’hui fermer les yeux sur une économie souterraine proliférant à quelques stations de l’Elysée. Pour reprendre une expression qui n’est pas la mienne, la capitale masque un  véritable commerce de sous-mains, accouchant d’une rue Voltaire où l’on peut aisément se procurer “un pull au prix d’un kilo de patates” !

Nous ne pouvons accepter une telle exploitation de la vie humaine, pas plus au sein de la capitale qu’à seize mille kilomètres. La Chine ne doit pas devenir un exemple, quand bien même serait-elle première puissance mondiale.

Sébastien Golfier

DLJ 35

La dernière trouvaille de la Commission européenne !

2 mai 2010

Après le vin rosé, mélange de blanc et de rouge, la Commission européenne vient d’inventer la “colle à viande”, plus connu par les scientifiques sous le nom de thrombine. Elle a en effet proposé d’autoriser cette substance dans les préparations de viandes et dans les viandes pré-emballées destinées à la vente.La thrombine permet l’assemblage de différents morceaux de viandes séparés pour en constituer un morceau unique.

Ni vu, ni connu ! Vous pensiez avoir acheté une bonne entrecôte fraichement coupée ? Eh bien, non. Vous avez juste des petits morceaux déguelasses maintenus entre eux par de la colle !

Le Parlement sera bientôt amené à se prononcer. On ne sait jamais… Mais deux remarques tout de même.

D’abord, la confirmation que l’UE n’a toujours rien compris à ce qu’attendaient les européens. Si je me souviens bien, l’Union a été faite pour gérer des questions essentielles, pour réaliser ce que, seuls, les Etats ne pouvaient pas faire. Il faudra alors m’expliquer l’enjeu essentiel pour l’Europe qui se cache derrière la colle à viande. Si ce n’est la satisfaction de quelque groupe de pression…

Enfin, on ne peut manquer de remarquer une fois de plus le peu de cas que la Commission fait de la protection des consommateurs, de leur santé comme de leur information.

J’ai hâte de connaître la prochaine trouvaille !

Van Rompuy : une interview surréaliste

11 avril 2010

Première chose que j’ai apprise en ouvrant le journal samedi, l’Europe n’a plus de président. Stupeur ! C’est le président de l’Union européenne lui-même qui nous le dit ! Souvenez-vous du débat sur la Constitution européenne, puis sur le traité de Lisbonne : “L’UE aura enfin un président. Extraordinaire ! Comme les Etats-Unis ! Il y aura enfin quelqu’un à la tête de l’Europe”. Et blablabla et blablabla…

Dans une interview au Monde, passée totalement inaperçue et dont vous trouverez le texte ici, “notre” président, l’illustre Van Rompuy, nous confie : “Je ne me considère pas comme le président de l’Europe“. Ah ben ça alors, moi qui croyais qu’il servait à quelque chose… Demandons-lui. “Je me considère comme quelqu’un qui préside les réunions des chefs de gouvernement et d’Etat, un facilitateur à la recherche de consensus au sein d’un club très disparate de vingt-sept membres“. Et dans un an, il fera le café…

J’en oubliai presque de rappeler que quelques mois seulement après l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne, l’Allemagne propose déjà de le réformer… Evidemment, Van Rompuy n’est pas d’accord. On va quand même pas égratigner le beau joujou.

On comprend que l’Allemagne veuille le modifier. On nous le présentait comme  une nécessité, le seul instrument capable de relancer la machine européenne, de donner un nouvel élan à l’Europe. Van Rompuy semble déchanter un peu : “Le traité de Lisbonne est un bon traité, mais avec beaucoup de lacunes“. Au bout de quelques mois d’expérience, ça commence bien !

Quant à ses relations institutionnelles avec le président de la Commission européenne, Barroso, on est loin de la clarté et de la transprence annoncée par les défenseurs du traité de Lisbonne. Les dispositions sont en effet tellement limpides que nos deux amis ont dû “conclure un accord par écrit“. Du jamais vu dans un régime politique ! Les organes suprêmes se répartissent eux-mêmes leurs compétences à travers une sorte de contrat, dont personne ne sait rien !

Le plus beau reste à venir. A la question “quel est le plus grand danger qui menace l’Europe ?”, on aurait pu s’attendre à entendre parler de chômage, de pauvreté, d’insécurité. Et bien pas du tout : le plus grand danger pour l’Europe, c’est le “populisme”, terme qui dans le dictionnaire du jargon européen sert à désigner tout individu qui, un jour, a eu le malheur d’émettre une critique à l’endroit de sa sainteté l’Union européenne.

Voilà comment ils ont remis l’Europe en marche !

A quand la fin des turqueries ?

8 avril 2010
http://www.dailymotion.com/videox2vyn2

Le volte-face de Sarkozy

“Je suis contre l’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne, tout simplement parce que la Turquie n’est pas un pays européen.” Nicolas Sarkozy l’avait clairement annoncé lors de la campagne pour les élections présidentielles de 2007.

Mais qu’en est-il aujourd’hui, trois ans après son élection ? Et bien, le dossier d’adhésion de la Turquie est toujours en cours, et avance même plutôt bien ! En effet, le 12ème chapitre (sur un total de 35) du processus d’adhésion, portant sur l’Environnement, a été ouvert fin 2009. Jamais un pays n’avait atteint ce niveau de négociations sans entrer dans l’UE par la suite…

Nicolas Sarkozy fut pourtant Président de l’Union Européenne juste après son élection à la Présidence de la République française. Il avait alors l’occasion de faire passer un message clair et de mettre tout simplement fin aux négociations d’entrée de la Turquie dans l’UE. Il n’en fut rien… Bien au contraire, il a même supprimé l’obligation d’un référendum sur le sujet et ouvert deux nouveaux chapitres du processus d’adhésion pendant cette période…

Et maintenant, plus le temps passe et plus il paraît difficile d’envisager un arrêt des négociations, tant le dossier est avancé. Il est important de préciser que le processus d’adhésion coûte des millions d’euros chaque année à l’UE… c’est-à-dire à NOUS !!! Si telle est réellement la volonté de nos députés européens (notamment UMP) de ne pas voir la Turquie dans l’UE, qu’attendent-ils donc pour s’y opposer clairement ???

Au-delà des problèmes non négligeables de la situation chypriote et de la non-reconnaissance du génocide arménien par les Turcs, est-il utile de rappeler les conséquences désastreuses que cela aurait au niveau économique et social pour notre pays (main d’oeuvre turque bon marché, impossibilité de s’opposer aux délocalisations du fait de l’appartenance à l’UE, libre circulation des personnes dans l’UE, etc.) ? Par exemple, lorsque Nicolas Sarkozy a entamé des discussions avec Carlos Ghosn, le PDG de Renault, qui envisageait de délocaliser la production de la Clio 4 en Turquie, il s’est fait rappeler à l’ordre par la Commission Européenne, au nom de la sacro-sainte “concurrence libre et non faussée”. Si déjà l’Europe se mêle de ce qui ne la regarde pas et menace de sanctions un pays qui veut empêcher une de ses entreprises nationales de délocaliser dans un pays qui est non-européen, imaginez ce que ça sera lorsque le pays en question fera partie de l’UE !

Le comportement de la Turquie vis-à-vis de l’Europe est également loin d’être exemplaire, comme en témoigne le véritable chantage dans l’affaire du gazoduc Nabucco : ce gazoduc devant approvisionner l’Europe en gaz de la mer Caspienne via la Turquie, le Premier Ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, avait menacé de mettre fin à ce projet si le processus d’adhésion de son pays n’était pas accéléré.

En outre, avec près de 73 millions d’habitants, la Turquie serait le 2ème pays d’UE le plus peuplé (derrière l’Allemagne) et donc… le 2ème plus représenté au Parlement Européen ! Et enfin, il est peut-être bon de rappeler que la Turquie n’est tout simplement pas… en Europe !!! Avec l’adhésion de la Turquie, cela signifierait que l’UE (donc, indirectement… la France !) aurait des frontières communes avec l’Irak et l’Iran…

Bien sûr, la Turquie est un voisin de l’Europe à ne pas négliger, avec qui il peut être intéressant de collaborer sur des sujets précis. Mais il faut sans plus attendre désamorcer cette véritable bombe à retardement et stopper toute négociation d’adhésion de la Turquie à l’UE avant que le point de non-retour ne soit atteint (en espérant qu’il ne le soit pas déjà…) !

Guillaume Pinault
DLJ Nord-Pas-de-Calais

Régionales : passer le cap de la protestation, bâtir l’alternative nécessaire

26 mars 2010

Les élections régionales qui viennent de se terminer sont à coup sûr un camouflet pour la majorité UMP et son chef de file, Nicolas Sarkozy. Mais ce n’est pas pour autant une victoire, qui plus est « triomphale », du PS et de ses alliés comme ne se lassent pas de le rappeler les commentateurs politiques.


L’impact de son score est en effet largement annulé par celui de l’abstention – à peine moins élevé au second tour qu’au premier – qui, au final, conjugué au score élevé du FN, sonne comme un profond désaveu des deux « grands » partis. Avec 15% des inscrits, la dite « majorité présidentielle » n’a jamais aussi mal porté son nom. Quant à la « gauche solidaire », quelle légitimé a-t-elle pour déclarer que les Français lui ont porté leur adhésion avec à peine 25 % des inscrits ?

Disons les choses comme elles sont, les Français n’ont jamais été autant dégoûtés qu’aujourd’hui des deux « grands » partis, et même des politiques en général. Un rejet profond qu’ils ne veulent toujours pas voir à l’issue de ce scrutin. Ainsi des ahurissants satisfécits du PS et surtout de l’autisme irresponsable de la majorité UMP qui n’entend rien concéder sur les prétendues « réformes  nécessaires » pour le pays, qu’il serait « irresponsable » de stopper.

Ils ne veulent rien voir, et ne verront jamais tant qu’ils n’y seront pas contraints. Il est bien évidemment aisé d’interpréter à sa manière l’abstention. « Les Français ne se sont pas senti concernés », « les Français ne connaissent pas les compétences de leur Région », et j’en passe et des meilleurs.

Il est donc temps, désormais, de passer le cap de la protestation, et de lui donner enfin une traduction politique. Plus que jamais, une alternative par et pour les citoyens doit être bâtie en vue de 2012.

Une alternative qui entendra répondre aux préoccupations et aux aspirations de TOUS les Français, et non à celles d’une toute petite minorité.

Une alternative qui osera briser les tabous et s’attaquer aux causes des problèmes – notamment ceux liés à l’emploi, au pouvoir d’achat, à la sécurité et à la cohésion nationale – pour se donner les moyens de les régler.

Une alternative qui placera comme préalable la rupture avec l’Union européenne actuelle – et donc la reprise par le peuple français de la maîtrise de son destin, que l’UMPS a confisqué et confié à quelques obscurs fonctionnaires de Bruxelles et Francfort – et ses orientations anarcho-libérales, rupture sans laquelle aucune autre politique, plus avantageuse pour nos concitoyens, n’est possible.
Une alternative qui réaffirmera l’Etat républicain dans toutes ses promesses et exigences, et le renforcera dans toutes ses dimensions démocratiques, sociales et laïques.

Une alternative qui, en somme, ranimera l’âme de notre grand et beau pays, son modèle de société si singulier, son message au monde, que les gouvernements depuis 30 ans n’ont eu cesse d’étouffer et d’humilier.

Telles sont, en quelques mots, les bases d’un projet alternatif nécessaire auquel nous nous devons, à Debout la République, de contribuer activement, sans sectarisme mais sans compromission aucune avec une classe politique qui a failli et qui doit en conséquence être purement et simplement disqualifiée.

Jérôme Lagae,

DLJ Nord-Pas-de-Calais

La réalité du clivage droite / gauche et Debout La République

19 mars 2010

Le clivage politique en France pris naissance suite à la Révolution et à l’institution des premiers fonctionnements démocratiques au sein de notre pays. Ce clivage a permis à la fois aux partis politiques de se positionner politiquement ainsi qu’aux citoyens afin de se repérer sur l’échiquier politique en fonction d’idées pour notre société.

Le clivage droite / gauche est une séparation politique qui a réellement existé et qui a permis le débat politique entre une droite et une gauche. Par contre depuis la conversion des partis institutionnels au libéralisme économique et à l’idée d’une Europe fédérale le clivage droite / gauche s’est effacé au profit d’un type de clivage politique qui peut être appelé « clivage des droites et des gauches ». De plus la place de l’Union européenne a fait naître un nouveau clivage qui s’articule autour des partis favorables à une Europe fédérale et des partis qui se positionnent contre toute idée européenne. Debout La République s’élève au-delà de ces deux types de clivages par des idées politiques et une volonté de rassemblement ce qui permet de dire que DLR n’est ni un parti de gauche ni un parti de droite mais le parti de la nation française.

Par un parcours rapide de l’histoire politique française, il est possible de montrer que le clivage droite / gauche a réellement existé et avait un réel intérêt. Cela a commencé lors de l’Assemblée Nationale Constituante de septembre 1789 lors du vote concernant les pouvoirs du roi, notamment son droit de veto et sur le nombre de chambres au parlement. A cet effet, les partisans de ce droit de veto du roi se placèrent à droite du président de séance et les opposants à ce droit de veto se regroupèrent à gauche du président. Suite à cela le clivage droite gauche / droite a évolué en fonction d’idées politiques et de valeurs. Il faut pour cela attendre les débuts de la IIIème République où la droite était principalement constituée de monarchistes même divisés en deux camps et la gauche représentait les républicains modérés ou radicaux. A la fin du XIXéme siècle la question cléricale était au centre du clivage politique : à gauche les partisans de la laïcité et à droite les partisans d’une place forte de la religion dans l’enseignement et la vie quotidienne. Suite à la première guerre mondiale, le clivage droite / gauche s’est concentré autour des questions économiques, avec à droite les partis politiques en faveur du capitalisme et pour certains, d’un nationalisme antisémite et la gauche comprenait les socialistes (qui l’étaient réellement) et les communistes. Pendant la période de la IIIème République la droite s’apparentait à certain conservatisme (qu’il soit religieux, monarchiste ou économique avec la pensée libérale) et la gauche à un certain progressisme (justice économique et sociale, changement des idées sociales et sociétales…).

Suite au deuxième conflit mondial, la démocratie et le modèle républicain sont intégrés dans la pensée des principaux partis politiques. Ainsi le clivage politique s’articule autour des idées économique, sociétale et le régime politique (parlementaire, présidentiel….) mais cette séparation politique s’est progressivement atténuée avec le virage libéral et pro-européen pris par les partis PS – UDF – RPR au début des années 1980. Ainsi la gauche se distingue essentiellement de la droite sur les questions sociétales (homosexualité, droit de vote des étrangers) et sur l’immigration.

A l’heure actuelle, il est possible de sortir de ce clivage gauche / droite tant le PS et l’UMP se ressemblent et il est plus utile de parler des gauches et des droites. En effet existent la gauche bourgeoise, libérale caractérisée par le PS, Europe écologie et la gauche révolutionnaire qui compte le NPA et LO; gauches au sein desquelles cherche sa place le Front de gauche. Les droites comportent quand à elles, une droite libérale et bourgeoise caractérisée par l’UMP est ses partis vassaux (gauche moderne, radicaux, DL, MPF, CPNT…) et une droite dite nationale qui compte le FN et marginalement le MNR.

Un autre clivage est né et met réellement fin à la réalité du clivage gauche / droite. La question européenne fait en effet s’opposer des partis en faveur d’une Europe fédérale et ceux qui souhaitent mettre fin à toute idée européenne. Les premiers comptent en autre parmi eux le PS, l’UMP et ses vassaux, le modem (qui tend à disparaître) et Europe écologie. Les seconds comptent à la fois le FN, le Front de gauche, le NPA et LO.

Face à cela notre mouvement présente une particularité très singulière. Debout La République représente bien là la pensée de Charles De Gaulle. Nous sommes en effet le seul parti politique qui se veut être le parti de la nation française, et qui ose présenter de réelles idées politiques qui dépassent ces clivages. Contrairement aux partis libéraux et embourgeoisés DLR est en faveur du rétablissement de services publics réellement publics, d’une réelle protection des travailleurs qui ne pénalise pas le progrès économique et contre cette europe supranationale fondée sur le diktat de Lisbonne et pour un arrêt de l’immigration massive. Par contre nous ne tombons pas dans la facilité des critiques infondées, et proposons une Europe des nations à la carte, la garantie d’une protection sociale efficace des citoyens français ainsi que d’allier conquêtes sociales et progrès économiques….

Ainsi nous démontrons que DLR n’est ni un parti de droite ni un parti de gauche  mais le parti des françai(es) qui cherche à régler les problèmes de ceux-ci à la racine.

Le vert par le rouge

13 mars 2010

Par Pierre-Luc KOLCZYNSKI, Délégué Départemental Jeunes pour Paris

A l’heure où les rapports alarmistes concernant les aléas climatiques et leurs conséquences à venir sur l’environnement se multiplient, les Verts, écologistes, et autres défenseurs de la nature (en un mot les « bons ») font feu de tout bois : sentencieux, prédicateurs, et volontiers accusateurs, ils sont la Raison qui condamne un homme coupable (la grande figure du mauvais), une Raison qui se pose comme l’ultime garante de son Salut.

Le nouveau lit de l’extrême gauche

Plus concrètement beaucoup de militants et néo-convertis écologistes trouvent dans les discours des partis Verts européens ce qui jadis alimentaient une gauche  extrême et radicale : accents internationalistes (réflexion à l’échelle de la planète), mesures proprement « antisystèmes » et coercitives (taxer « les mauvais », toujours plus et sans relâche), ou encore solutions idéales et en contrepied total avec les modèles établis, ceux de l’intelligentsia aurait-on dit (voire la notion de décroissance ou l’utopie d’une nature originelle, pure).

Au total, et des leaders écologistes comme A. Lipietz le reconnaissent volontiers , les mouvements Verts européens ne sont que la forme actualisée d’une extrême gauche délitée,  un peu fanée,   orpheline (effondrement de l’URSS, manque de crédibilité du communisme à la chinoise), mais fardés de nouveaux habits bien plus sexys , dans le vent : ils ont en fait permis aux jeunes « gauchistes » d’autrefois (sans que l’expression soit péjorative), arrivés à l’automne de leur existence,  de vivre leur embourgeoisement politique  (leur « droitisation ») comme il se doit, en gardant un semblant de cohérence intellectuelle : Voilà Cohn-Bendit (« Danny » pour à peu près tout le monde) mettant une chemise par-dessus son tee-shirt.

Pour une écologie débarrassée de ses dogmes décroissants

Plus sérieusement l’écologie ne se réduit pas à une prise de volonté, une soudaine envie de changer le monde et de « faire bouger les choses ». C’est une philosophie, qui apprécie la manière dont l’homme cohabite avec son milieu, l’exploite, l’aménage, et  en tire des conclusions prospectives. Si l’Homme, en exploitant les potentialités de son milieu, se dessert plus qu’il ne se sert, alors il doit réajuster son activité, avec mesure et précision (et non pas faire table rase, comme le préconisent les plus fervents écologistes, de l’ensemble des valeurs économiques, sociales ou politiques qui régissent la plupart des sociétés occidentales). Peut être même que l’écologie sert-elle de masque aux prédicateurs les plus révolutionnaires désireux de passer incognito ?

En somme, nul besoin de tout mettre par terre (et de s’essuyer les pieds dessus) pour parler écologie.

De là, une démarche intellectuelle mettant en perspective la notion même d’écologie amène reposer certains problèmes, des problèmes dont les données semblaient figées et préétablies   : où commence la responsabilité de l’Homme dans le phénomène de réchauffement climatique ? L’écologie est-elle véritablement en contradiction avec notre modèle  d’accumulation des richesses?

Bien au contraire, l’écologie semble aujourd’hui être la préoccupation de quelques uns (les pays développés), et qui tentent d’imposer (afin d’en garder le monopole) leur modèle aux pays les plus faibles (les pays du Sud). Elle est donc une stratégie, fruit du réajustement d’un ensemble d’acteurs soucieux de pérenniser un modèle de marché accumulateur. En ce sens, elle n’est en aucun cas un bouleversement idéologique.

L’Homme est toujours au centre du monde, et il le restera. La prise en compte de certains facteurs environnementaux, s’ils sont justifiés, modifiera sensiblement les orientations, ouvrira certaines lignes stratégiques, diversifiera les perspectives, mais ne remettra aucunement en cause notre modèle de croissance capitalistique – car bien qu’imparfait et inégalitaire, il reste encore le plus pertinent des modèles de développement.

Et bien loin de nous ces nouveaux modes d’organisations préconisés par tout ceux qui sont venus au vert par le rouge…

Illustration: Flickr – Licence Creative Commons – Sara In Montréal

Le développement durable, OUI ! L’écologisme, NON !

10 mars 2010

Tout le monde est d’accord pour dire qu’un développement durable de notre planète est indispensable. Qu’on soit d’accord ou non avec la théorie du rôle de l’activité humaine dans le réchauffement climatique, il y a unanimité autour de la nécessité de trier et de recycler ses déchets, de ne pas gaspiller, d’économiser les énergies et d’aménager le territoire de façon durable.

Mais dans “développement durable”, il y a “durable”. Et pour être durable, un projet doit être la combinaison des facteurs environnemental, économique ET social.
L’aménagement du territoire, notamment de l’Ile-de-France, tel qu’il a été mené ces dernières années par les communes socialistes, communistes, écologistes et même certaines UMP, n’est malheureusement pas durable. La loi SRU, imposant des quotas de logements sociaux dans chaque commune, a été de façon générale (pas partout, heureusement !) très mal appliquée d’un point de vue “qualitatif”. Tout a été axé sur le “quantitatif”. Les logements sociaux ont été regroupés, le plus souvent à l’extérieur des bourgs, créant aujourd’hui des zones où la délinquence et la violence se sont installées et où le communautarisme est accentué. Certaines sont même devenues de véritables “zones de non-droit”. Cela se retrouve particulièrement dans les bastions communistes du 93. Cet aménagement du territoire “bâclé” ne rend heureux personne, ni les gens qui habitent à proximité de ces zones, ni les gens qui y vivent…
Il est nécessaire de proposer une vraie mixité sociale, quitte à réaliser moins de logements sociaux. On n’est pas obligé de faire du social en entassant les gens dans des tours en béton. On peut faire du social intelligemment, à travers le service aux personnes, en combinant en prime le respect de l’environnement et le bien-être des résidents. On peut très bien créer des activités “douces”, qui sont à la fois respectueuses de l’environnement, créatrices d’emploi et qui répondent à un réel besoin social, comme par exemple des foyers d’accueil pour personnes âgées. Faire du social en qualité, plutôt qu’en quantité…

En outre, l’idéologie écologiste prônée par les Verts, et plus globalement par leurs habituels alliés de gauche, n’est pas durable non plus. Elle n’a d’ailleurs plus rien à voir avec l’écologie, la science qui en est à l’origine. Le facteur environnemental n’est pas pris en compte dans sa globalité, et la dimension sociale et économique semble être oubliée… Sinon, comment expliquer cet entêtement dans la politique anti-voiture menée en région parisienne ? Partant du principe que “la voiture, c’est mal”, les investissements routiers sont sans cesse bloqués, accentuant les embouteillages… et créant de ce fait plus de pollution !!! Car comme chacun sait, une voiture moteur tournant à l’arrêt consomme nettement plus qu’en roulant à vitesse raisonnable. Sans compter le stress et l’énervement qui en découlent…
Quant au facteur économique, est-ce bien la peine de revenir dessus… ? La doctrine “bien-pensante” écologiste est à l’origine de cette incompréhensible taxe carbone, mise en place par un Gouvernement qui n’a pas le courage de rompre avec cette Pensée Unique. La taxe carbone revient à se tirer une balle dans le pied d’un point de vue économique ! Cela ne peut qu’encourager encore plus les délocalisations vers des pays qui, eux, ne respectent pas l’environnement ! Augmenter sans cesse les taxes existantes et créer de nouvelles taxes diverses et variées n’a jamais été durable. Il vaut mieux s’attacher aux racines d’un problème, plutôt que d’essayer de le compenser par des taxes…

Oui au développement durable ! Non à l’écologisme !

Guillaume Pinault
DLJ Nord – Pas-de-Calais

La démocratie à l’européenne

26 février 2010



Vous connaissez sans doute la petite boutade : “Quelle est la différence entre la dictature et la démocratie ? Réponse : La dictature, c’est “ferme-la !” et la démocratie, c’est “cause toujours…” !”. Et bien, malheureusement, la “démocratie” à l’européenne n’a jamais autant reflété cela…
Le meilleur exemple, c’est évidemment le mépris du choix des peuples de refuser le Traité de Lisbonne. Les Français votent “NON” ? Bof, de toute façon, on fait quand même passer, c’était juste pour leur faire croire qu’on leur demande leur avis… Les Irlandais votent “NON” ? Et bien on va les faire re-voter jusqu’à ce qu’ils disent “OUI”… Na ! Capricieuse en plus, l’Europe…
Mais le dernier exemple en date, c’est une vidéo que j’ai visionnée ce matin, et que je vous invite à regarder : http://www.dailymotion.com/video/xccgsy_nigel-farage-vise-juste_news


Il s’agit d’une belle intervention de Nigel Farage, leader du parti UKIP, au Parlement Européen le 9 février dernier. Dans son discours très applaudi, l’eurodéputé fait un parallèle entre la spoliation des voix des peuples européens et le “système malfaisant” de l’ancienne Europe de l’est communiste, où les peuples étaient bafoués. Il prédit qu’un tel comportement ne peut mener qu’à une seule issue : la reprise du pouvoir, de la souveraineté des peuples par la violence. A ce moment-là, le “médiateur” – probablement le Président du Parlement Européen (me corriger si je fais erreur…) – lui demande de se taire, l’empêchant de clôturer son discours ! Nigel Farage ignorant ces requêtes, son micro est alors coupé… Voilà maintenant que pour pouvoir s’exprimer au Parlement Européen, il faut obligatoirement tenir un discours “euro-béat” !!! Sinon, attention, la censure veille… Encore une fois, bel exemple de démocratie de la part de “cette” Europe… “Cause toujours…”

Guillaume Pinault

DLJ Nord – Pas-de-Calais

Derrière la loi sur la mobilité des fonctionnaires, l’ombre de la RGPP

20 février 2010



« En finir avec l’idéologie ». C’est souvent l’argument qu’assène un gouvernement lorsqu’il veut revenir sur un acquis social ou démanteler un service public. Le « bon sens », le « pragmatisme » devrait ainsi, à ses yeux, prévaloir. La même rengaine se reproduit aujourd’hui à propos de la loi sur la mobilité des fonctionnaires. Cette loi qui, comme elle l’indique, entend promouvoir la mobilité des fonctionnaires est louable dans ses intentions. On ne peut que saluer le coup de pied dans la fourmilière de la trop grande rigidité de la fonction publique, qui n’est d’ailleurs rien d’autre qu’un retour à l’esprit de la loi de 1945 qui plaçait la mobilité, entre autres, comme contrepartie à la garantie de l’emploi.

Cela dit, comme les syndicats, on peut s’inquiéter des dispositions qui visent à mettre en disponibilité d’office, c’est-à-dire à pouvoir licencier sans droits, le fonctionnaire dont le poste est supprimé et qui aurait refusé trois offres d’emploi public. Des dispositions qui pourraient remettre en cause, dans la pratique, la garantie de l’emploi des fonctionnaires, la clé de voûte de leur fameux statut. Un statut qui serait un « privilège » – dixit les mêmes qui n’ont rien à redire des privilèges accordées aux plus aisées – mais qui est la condition même des services publics. Dans l’esprit de la loi de 1945, le statut avait pour but de s’assurer que le fonctionnaire soit à l’abri des pressions financières et partisanes et ainsi qu’il ne puisse obéir qu’au seul intérêt général. Au-delà de la protection du fonctionnaire, c’est le service public et l’égalité de son accès à tous que l’on entendait garantir. Vouloir insidieusement aujourd’hui faire du fonctionnaire un salarié comme les autres, revient donc forcément à attaquer les fondements du service public.

Une attaque sur le statut qui entre dans une stratégie globale, celle de la fameuse RGPP (Révision générale des politiques publiques), qui entend dépecer les services publics et réduire le nombre de fonctionnaires – le « mammouth » – au nom d’économies nécessaires et d’une meilleure « efficacité ». Du « bon sens », bien sûr. Qui pourrait être contre des économies nécessaires et une meilleure efficacité des services publics ? Il reste que ce ne sont ici que des alibis astucieux. Des économies substantielles pourraient être faites ailleurs – on pense à la coûteuse décentralisation – sans porter préjudice au bon fonctionnement des services publics, dont le coût dans les finances publiques n’est rien en rapport du bénéfice qu’ils apportent tant pour notre économie que pour notre cohésion sociale. Quant à l’« efficacité », comment prétendre la rechercher quand de nombreux secteurs (police, hôpitaux publics, éducation) sont placés en sous-effectifs, au plus grand mépris de l’accès de tous à la santé, de l’exigence de sécurité publique et d’un système scolaire performant ? Comment peut-on faire croire qu’on peut faire mieux avec moins de fonctionnaires, et ce même en les payant mieux – vaine promesse – , notamment par la mise en place de nouvelles primes « au résultat » ? Comment mesura-t-on d’ailleurs ces « résultats » dans des missions de service public comme la police et la santé qui ne peuvent pas – et ne doivent pas – être rentables, sinon à faire de la politique du chiffre ?

Ceux-là qui prétendent agir au nom du « bon sens » contre l’« aveuglement idéologique » sont pourtant, on le voit, ceux qui agissent le plus aveuglement au nom de l’« idéologie », celle du libéralisme le plus débridé, celle qui met les intérêts particuliers au-dessus de l’intérêt général, et donc méprise l’Etat et les services publics. Une idéologie dont le « bon sens » n’est une réalité que pour les ploutocrates et les habiles profiteurs de la toute-puissance du marché, mais certainement pas celle de la majorité des Français qui paient chers – et seuls – chaque recul de l’Etat et des services publics.

Ainsi, quand Eric Woerth, pour justifier des suppressions de poste, pointe l’inflation selon lui  selon lui inconsidérée – alors qu’elle est tout à fait justifiée, même insuffisante – des fonctionnaires dans la fonction publique hospitalière, le propos est lourd de symbole. Il n’ignore absolument pas les besoins cruels de ce secteur. Délibérément, il entend creuser la tombe de l’hôpital public, et donc de l’accès à la santé pour tous, pour mieux favoriser les cliniques privées et leur modèle – déjà bien favorisé depuis des années tant par la droite que par la gauche -, où l’on est soigné en fonction de ses moyens.

Même chose, d’ailleurs, dans les domaines de la sécurité et de la défense. Après le ministère de la Défense, voici celui de l’Intérieur qui prévoit de faire appel à des sociétés privées, pour suppléer les CRS ! Preuve s’il en est que les suppressions de postes dans ces secteurs n’étaient en rien justifiés par les besoins du terrain, mais plutôt par une idéologie qui pousse à ce que les tâches d’intérêt général soient petit à petit gérés par le privé.

« Cela nous fera faire des économies ! », nous rabâchent-on sans cesse, mais qu’en sera-t-il du service loyal de l’intérêt général de ces salariés remplaçant les fonctionnaires ? Qu’en sera-t-il de la qualité et de l’accès de tous à des services d’intérêt général dorénavant sous la coupe du privé ? Voici des problématiques esquivées mais qui sont pourtant essentielles. Faut-il notamment rappeler les dégâts qu’ont engendrés, en Angleterre, la privatisation des services postaux et ferroviaires ?

Alors, bien sûr que nos services publics ne sont pas sans défauts. Bien sûr qu’il faut utiliser l’argent public avec la plus extrême précaution. Mais la voie actuelle, alliant économies irresponsables et privatisations, est la pire qui pouvait être prise.

Qu’il faille faire des économies là où c’est nécessaire, on ne peut qu’y consentir. Mais en faire au mépris de la bonne marche d’un ou des services publics, au mépris de la santé publique, de notre sécurité, au mépris de l’éducation de nos enfants, bref au mépris du bien commun et de notre avenir, cela est absolument irresponsable. Cela peut même, économiquement parlant, annuler largement les effets escomptés : les quelques millions économisés à court terme peuvent être des milliards perdus à long terme. Autant il faut refuser les inflations non avenues de postes, autant il faut refuser les suppressions de postes de même espèce. Les besoins réels en effectifs doivent toujours être remplis.

Que nos services publics ne soient pas irréprochables ne signifient pas qu’ils faillent les abandonner à la privatisation – ce serait aggraver encore leurs dysfonctionnements. Au contraire, il faut les renforcer, les améliorer, pour qu’ils soient pleinement ce que les citoyens attendent d’eux : les conditions du bien commun et de l’effectivité de leurs droits. A l’heure où la barbarie néolibérale n’en finit plus d’étaler au grand jour ses ravages, les services publics montrent plus que jamais qu’ils ne sont pas un coût, mais une richesse dont il serait criminelle de se séparer.

Jérôme Lagae

DLJ Nord – Pas-de-Calais

Retraites : prendre le problème à la racine

11 février 2010

retraite

Le gouvernement et toute l’intelligentsia soumise à la pensée unique néolibérale sont en effet favorables à un allongement de sa durée, qui serait selon eux l’unique solution pour rétablir l’équilibre financier des retraites – menacé par un déséquilibre actifs/retraités dont la gravité reste d’ailleurs à prouver -, à défaut de se résigner à baisser le niveau des pensions déjà bien bas.

Le Parti Socialiste, quant à lui, est partagé entre les « orthodoxes » qui défendent haut et fort la « retraite à 60 ans » et les « modernes » qui, eux, n’ont pas de complexe à afficher la réelle conversion du parti au néolibéralisme et appellent à un consensus « républicain » (sic) avec le gouvernement.

Pourtant, la durée de cotisation, au-delà de la question humaine que cela pose évidemment, est un faux débat. Et son allongement, une fausse solution. Le conseil d’orientation des retraites a lui même calculé en 2008 que le report de l’âge légal à 61,5 ans ne couvrirait que le tiers des besoins de financements supplémentaires en 2020 et à peine un dixième en 2050. Une inefficacité confirmée par le bilan de la réforme Balladur de 1993 : l’allongement de la durée de cotisations, de 37,5 à 40 annuités, n’a ainsi permit que 4 % des économies obtenues à la suite de cette réforme !

A la lecture de ces chiffres, où est donc l’intérêt de demander aux Français de travailler plus longtemps – avec tout ce que cela peut comprendre en coût social et humain – pour un gain économique quasi-nulle ? Nos dirigeants souhaiteraient-ils de cette manière, en mettant de côté toute véritable solution, mettre à bout notre système de retraite par répartition pour mieux le discréditer et en finir avec ?

Car, oui, il existe de véritables solutions qui seraient mieux à même de préserver et d’améliorer notre système de retraite par répartition. Evidemment, nos dirigeants, plus aveuglés et soumis que jamais à l’idéologie néolibérale, ne voudront en entendre parler.

Deux grands caps doivent pourtant s’imposer à nous.

Le premier exige tout d’abord la réaffirmation d’une solidarité nationale pleine et entière. Pour permettre la pérennité du système et garantir à chacun une pension digne, il faut oser poser la question du partage de la valeur ajoutée et mettre à contribution de nouvelles ressources. Ainsi l’assiette des cotisations pourrait être étendue aux revenus financiers tels que les stock-options, qui représentent tout de même cinq milliards d’euros de recettes possibles, selon un récent rapport de la Cour des comptes.

Le second axe exige, en parallèle, une véritable politique de redynamisation de notre économie et de retour au plein emploi, sans lequel tout système de solidarités ne peut qu’être perpétuellement fragile. Une politique qui peut paraître évidente mais qui n’aura de réalité que lorsque nous en finirons avec les deux périls majeurs de notre économie et de notre système social que sont le libre-échange intégral et la politique de l’euro fort mené par la BCE, deux tabous sur lequel ne veulent revenir les européistes du parti unique UMP-PS-Modem-Verts.

Comme nous le voyons, pour sauver les retraites, comme pour le reste, il faut donc avoir le courage d’aller à la racine des problèmes et ne pas se laisser piéger par les faux débats qui nous sont tendus. A défaut de voir le « Munich social », expression du regretté Philippe Séguin, s’aggraver encore et encore, et prendre tout sur son passage…

Jérôme Lagae

DLJ 59

La rupture en question

31 janvier 2010

La rupture en question

Depuis l’élection de Nicolas Sarkozy à la tête de l’État, le mot « rupture » est dans toutes les bouches et tout le monde s’en gargarise un peu selon les circonstances et la querelle politique du jour. Reste que beaucoup ignore la vraie rupture instiguée par Nicolas Sarkozy depuis 2007 – sans doute l’avait-il imaginé, lui.

Nicolas Sarkozy a en effet inauguré l’ère du pragmatisme politique. Comment ? En faisant simplement quelque chose de très anglo-saxon : « caler » son action politique sur des mécanismes de marché, et se baser sur un étalon économique et financier. Ainsi en va-t-il de la détaxation des heures supplémentaires, du bouclier fiscal, et plus généralement de la volonté de sauvegarder, coûte que coûte, les conditions de bon fonctionnement du marché et de ses facteurs porteurs. Le problème n’est pas ici de s’interroger sur le bien fondé de ces mesures, mais plutôt de constater que l’action politique est désormais empreinte de valeurs et de pratiques propres au raisonnement économique. Or la France a ceci de particulier qu’elle a, au fil de son histoire, rendu autonome le politique, laisser émerger des valeurs et un raisonnement proprement politique (bien loin de considérations purement économiques) : sauvegarde de l’État, des intérêts de la France, d’un ordre de justice sociale, etc.

Désormais, ces valeurs, pérennes et fondamentales, ne sont plus la source de l’action politique. La France, pour faire simple, est gérée comme pourrait l’être une grande entreprise, avec à sa tête un président aux allures de chef d’entreprise (il vit dans le 16ème arrondissement et plus à l’Élysée, opte pour des manières de vivre de PDG, les yachts et le luxe…). En un mot, il affiche clairement et ostensiblement tous les signes de la réussite non pas social et statutaire, mais économique. Alors on pourra toujours dire que les anciens présidents n’en faisaient pas moins, certes. Mais ils le faisaient discrètement, et s’attachaient à sauvegarder un certain nombre de codes, proprement politiques.

F. Braudel disait de la France qu’elle réussissait politiquement et échouait économiquement. Il semble que Nicolas Sarkozy ait quelque peu brouillé les cartes, donnant à sa rupture des allures de cassure.

Les jeunes républicains et gaullistes, eux, restent persuadés que l’action politique ne peut se réduire à un raisonnement conjoncturel, à des valeurs fluctuantes, reléguées au second plan, en un mot à une ligne politique désincarnée et désinvestie.

Pierre-Luc Kolczynski

Responsable DLJ Paris

Maîtresse, maîtresse !

12 janvier 2010

ecole

Eh oui !

Les grandes écoles refusent de se voir imposer un quota de jeunes élèves boursiers, ça ferait baisser leur niveau. Scandaleux ?

Avant de crier au scandale, peut-être devrions nous réfléchir : pourquoi n’y a t-il pas déjà 30% d’élèves boursiers en école ?

Soit les élèves boursiers n’ont pas réussi les concours, et donc leur intégration ferait, de fait, baisser le niveau de l’École. Soit peu d’élèves boursiers tentent les concours. Dans les deux cas, imposer des quotas serait anti-républicain, puisque nous affirmerions alors : « puisque les élèves boursiers ont un niveau inférieur aux élèves non boursiers, nous allons créer deux concours différents : un pour les nuls, sale mioche de prolo, et un pour les gentils nantis qui paient des impôts, eux et qui ont de l’éducation, eux ». Instaurer des quotas retirerait tout mérite aux jeunes qui ont bossé dur, pour être là où ils en sont.

Moi, sale mioche de prolo (papa et maman déclarent 14 000 euros, environs, de revenus annuels), boursier, je suis résolument contre l’instauration de quotas. Pour autant, je ne nie pas le fait qu’il y ait des problèmes.

En effet, je ne comprends pas qu’il y ait aussi peu d’élèves issus de milieux modestes à Polytechnique ou à l’ENA. Peut être qu’effectivement l’intelligence est proportionnelle au revenus mensuels…

Ou alors, peut-être avons nous des incapables au gouvernement !

Petite étude lue il y a quelque temps sur un site communautaire : en banlieue, les petites filles rêvent de devenir coiffeuse ou esthéticienne, pendant que dans les autres classes sociales, elles se voient vétérinaires ou maîtresses. Étonnant, non ?

C’est d’une réforme de l’éducation nationale dont nous avons besoin, pas d’une réforme des grandes écoles. Il faut se demander pourquoi l’ascenseur social est en panne, mais cette question en soulève bien d’autres, et je pense que seule une politique audacieuse et totale pourra le remettre en marche.

Qu’est-ce qui empêche fondamentalement la réussite scolaire en milieu modeste ?  Le manque d’ambitions saines et l’irrespect, ou la violence verbale (voire en de rares cas physique) de certains élèves envers leurs maîtres.

Aujourd’hui, on ne rêve plus d’être médecin ou ingénieur parmi les classes sociales les plus défavorisées ; on rêve d’argent facile, on se voit chanteur de Rn’b ou footballeur, mais que gagne-t’on à la fin ?

Au lieu de MTV, rediffusons Albert le cinquième mousquetaire, les cités d’or, tom sawyer, Il était une fois la vie ou Il était une fois les découvreurs… Remettons au goût du jour les dessins animés qui nous ont donné envie de devenir policier, pompier, astronaute, médecin, chevalier, aventurier. Les nouveaux gosses méritent eux aussi de quitter leur maison tard le soir, baluchon paré, pour devenir pirate, archéologue ou vivre dans un cirque.

Redonner de l’innocence et du rêve aux plus jeunes réduira les violences, en partie, en milieu scolaire, mais aussi dans les rues.

Et pour ceux qui décidément ne veulent rien entendre, plaçons-les en institutions militaires. Cela leur permettra, dans un cadre autoritaire, de tout de même réussir leurs études, et de s’épanouir, et préservera une ambiance bon enfant dans les classes qu’ils auront quittées.

Moins de violence, des ambitions, et je pense que les enfants, d’eux-mêmes, iront lire des livres, faire de la musique, aller au musée. Car des bibliothèques, des centres de loisirs, des sorties cinéma ou musée, nos maires ont su nous en offrir. Ensuite, quelle sera la différence entre un enfant de riche et un enfant d’indigent ?

Ils auront les mêmes bases, et donc les mêmes chances d’intégrer une grande École.

Zakarya Zehri