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Elections régionales : la surprise Debout la République

17 mars 2010

De manière parfaitement impartiale, il faut d’abord saluer la sagesse de Debout la République et les excellents résultats de Nicolas Dupont-Aignan en Ile-de-France. Sagesse d’abord puisque DLR n’a pas fait n’importe quoi avec les cotisations de ses militants en présentant des listes uniquement là ou c’était financièrement tenable.

Les résultats de Nicolas Dupont Aignan ensuite qui, malgré la censure des médias d’Etat et des sondages manipulés, a réussi a doubler son score des européennes en moins d’un an, confirmant que Debout la République est la force politique qui monte.

Il faut ensuite constater que la stratégie de la campagne de caniveau de l’oligarchie politique française, couplé à un contrôle médiatique strict, a parfaitement marché avec plus de 53% d’abstention. A chaque élection, la rupture entre représentants et représentés se fait plus franche et malgré tout, en écoutant la soirée électorale, à droite comme à gauche, tout va bien….TOUT VA BIEN….tant mieux pour eux et tant pis si tous va de mal en pis pour le peuple français.

L’attitude de la gauche a été particulièrement instructive puisque ses représentants ont clairement dit les choses ; votez d’abord, vous aurez le programme après nos petits arrangements entre amis….

La gauche arrive en tête avec 53% d’abstention… c’est un scrutin national. C’est une défaite pour la droite… le scrutin est local et le second tour va tous changer….bref, aucun remise en cause.

Mais la droite a-t-elle réellement voulu gagner ?

Pourquoi vouloir priver de leur pouvoir les piliers du PS qui sont rois dans leurs régions en risquant de les voir revenir sur la scène nationale ?

Pourquoi vouloir gagner lorsqu’il suffit de garantir leurs places aux oligarques locaux de l’UMP ?

Peut-on réellement vouloir gagner lorsqu’on annonce trois nominations d’homme de gauche à des postes importants ?

Peut-on réellement vouloir gagner lorsqu’on annonce une pause dans les réformes alors même que son électorat est favorable aux réformes ?

La réalité est que les résultats étaient courus d’avance, que l’oligarchie a tout mis en œuvre pour arriver à ces résultats… et elle a réussi. Heureusement, dans ce marasme démocratique, la lueur que représente DLR grandit de plus en plus.

Pierre Mathorel

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Bad-inter-minable !

5 mars 2010

Élisabeth Badinter a écrit récemment un ouvrage, « Le Conflit, la femme et la mère ». Ouvrage probablement alimentaire, puisqu’il ne fait que réchauffer le plat des thèses féministes qui, en plus de trente ans de confrontation au monde réel, a largement eu le temps de refroidir.

Je n’ai pas envie ici de redéconstruire le féminisme, ni en faire une analyse sociologique, mais néanmoins la sortie de ce livre m’a donné envie d’évoquer une chose finalement assez simple, la complémentarité homme/femme.

L’égalité homme/femme est une abstraction républicaine. Il est faux de dire que les hommes et les femmes sont égaux, mais il est bon de le proclamer dans un esprit de concorde civile. Notons que cette abstraction, comme toutes les abstractions, finit par fuir, à savoir que l’on ne peut pas indéfiniment faire comme si les hommes et les femmes étaient réellement égaux. Ainsi, l’article premier de la constitution française établit que « [La loi] assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. », sans parler des sexes, donc. D’ailleurs la loi fera parfois explicitement des distinctions entre les hommes et les femmes.

Il me semble bon ici de souligner quelques réalités: différence ne veut pas dire systématiquement hiérarchie. Par exemple en mathématique, si 5 est différent de 3 et que l’on peut bien comparer ces deux nombres (5 est strictement supérieur à 3), en revanche un carré est différent d’un rond sans que l’on puisse établir une hiérarchie entre ces deux formes.

Par ailleurs, les hommes et les femmes sont identiques sous certains aspects et différents sous d’autres, et leurs différences sont complémentaires, par obligation (de perpétuation de l’espèce). Ainsi parler de « sexes opposés » pour désigner les hommes et les femmes est une erreur grossière. On devrait, si l’on était rigoureux, parler de « sexes complémentaires ».

Ainsi le féminisme, qui ne cesse d’opposer les hommes aux femmes, est essentiellement anti-naturel, éloigné de la réalité physiologique, et donc radicalement à côté de la plaque.

Si l’on veut proposer une répartition des rapports hommes/femmes qui soit pertinente et stable dans le temps, c’est à dire saine, il faut partir de ce qui est immuable,inamovible. En effet, tout structure humaine (société humaine) niant, voir allant à l’opposé de déterminismes qui ne peuvent être changés sera immanquablement bancale, incohérente, et donc vouée à la disparition à plus ou moins brève échéance, lorsque les contradictions du système se révèleront plus fortes que ses éléments de cohésion (ce qui finit toujours par arriver, les éléments de cohésion ne pouvant pas éternellement être à leurs top, ils s’affaiblent fatalement à un moment ou à un autre, alors que les éléments de contradictions sont eux stables car passifs, en attente _car inhérents au système).

Partant de ce raisonnement, qu’est-ce-qui est immuable chez l’homme et la femme, et qui donc pourrait servir de point de départ à notre réflexion? La réponse est évidente: ce qui est immuable dans la distinction homme/femme, c’est que ce sont tous des êtres humains, mais de sexes différents. Ayant là circonscrit notre analyse grâce à l’évidence, le reste n’est plus qu’une partie de jambes en l’air plaisir.

Analysons maintenant les spécificités physiologiques des hommes et des femmes inhérentes à leur sexe, sans aller trop entrer dans le détail. Les hommes sont manifestement plus grands et plus musclés que les femmes. Ils sont donc optimisés pour se confronter aux difficultés du monde extérieur (plus grand rayon d’action, meilleure capacité à modifier l’environnement). Et les femmes sont seules capables de faire naitre et nourrir un enfant, que ce soit à l’intérieur (via le placenta) ou à l’extérieur (via les seins). Elles sont d’ailleurs plus capables de stocker de l’énergie que les hommes. Elles sont donc optimisées pour la création et le maintient de la vie.

On pourrait aller très loin dans l’analyse pour voir à quel point notre physique (forme, fonctionnalités, limites) conditionne, détermine, nos actions et nos pensées. Et, utilisant cette méthode, faire émerger des contraintes structurelles incontournables de toute société humaine viable, mais là n’est pas vraiment l’objet de cet article.

Ce qui m’intéresse ici, c’est que nous avons fait émerger par le raisonnement une systématique, des règles fonctionnelles: les hommes sont systématiquement plus efficaces que les femmes pour gérer leurs environnement, et les femmes sont systématiquement plus efficaces que les hommes pour gérer la reproduction de l’espèce.

Ces déterminismes sont fonctionnels, et donc comportementaux: les hommes vont plus facilement explorer, découvrir, lutter, quand les femmes vont plus facilement s’occuper de la création, la survie et le bien-être des enfants humains. Ces différences, plutôt que de les voir comme des oppositions, je préfère les voir d’une manière constructive, positive. Les deux aspects, féminins et masculins, de l’humanité, sont appelés à devenir complémentaires pour avoir un sens. Il y a engendrement réciproque des deux faces de l’humanité pour que l’humanité puisse se réaliser, s’accomplir: sans vie, pas de remodelage du monde possible (pensée, construction), et sans action ni pensée sur le monde, l’espèce humaine n’a plus de sens (autant être une amibe). Allons même plus loin: les femmes, en créant les générations successives de l’espèce, permettent au savoir de s’accumuler et s’enrichir, et à l’action sur le monde de perdurer, se renforcer, s’améliorer (grâce à la femme, l’homme peut transmettre _le monde). Et les hommes, en inventant, explorant, bâtissant, fournissent aux générations futures un environnement de plus en plus confortable et propice à la perpétuation de l’espèce (grâce à l’homme, la femme peut transmettre _la vie).

Les hommes donnent aux femmes le monde pour faire la vie,
et
les femmes donnent aux hommes la vie pour faire le monde.

Cette relation de dépendance et de renforcement mutuel (l’homme est nécessaire à et a besoin de la femme comme la femme est nécessaire à et a besoin de l’homme) est éminemment constructive et harmonieuse (et donc stable) et car elle est permet d’engendrer la vie et l’espace, deux projets distincts (et non hiérarchisables) mais complémentaires, via le temps.

Créer un espace à trois dimensions (temps, espace et vie) où pouvoir évoluer, voilà tout le projet de la relation Homme/Femme, d’après moi,

Emmanuel Reynaud
délégué DLR Paris 20ème
9ème de la liste Paris pour les régionales

Voyons où ces trois dimensions noumène!

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La non-affaire Soumaré et la politique poubelle

27 février 2010

La non-affaire Soumaré fait suite à l’affaire Cohn-Bendit Bayrou lors de la campagne des européennes, et s’inscrit dans la volonté de l’oligarchie française de faire de la politique poubelle afin que les Français ne s’intéressent pas à la chose publique.

Ils ne veulent pas que le peuple s’intéresse à la politique car nous risquerions de réaliser leur terrible bilan de ces 40 années, et surtout, leur pouvoir serait menacé par l’alternative que représentent Nicolas Dupont Aignan et Debout La République.

Sur l’affaire, si M. Soumaré a payé sa dette pour ses quatre condamnations, il a le droit de se présenter comme n’importe quel citoyen. Il y a une affaire en cours ; M. Soumaré reste innocent jusqu’à une condamnation définitive.

La vraie question serait de savoir si ce Monsieur a caché son passif au PS pour obtenir sa place, ou beaucoup plus grave, si le PS a voulu caché ces condamnations afin de tromper les électeurs du Val d’Oise.

Au-delà de ça, je trouve les réactions autour de cette affaire particulièrement intéressantes car symptomatiques de l’oligarchie qui tient le pouvoir dans notre pays.

Plusieurs voix ont réclamé qu’un candidat à un mandat électif ait un casier judiciaire vierge de toutes condamnations. Que font-ils du droit à l’oubli, de la seconde chance ? Plus important, de quel droit, qui sont–ils, pour se croire autoriser a décidé qui a le droit ou non d’obtenir un mandat ? C’est au peuple, et à lui seul, de décider à qui il souhaite confier un mandat.

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L’empreinte carbone virtuelle !? Késako ?

24 février 2010

Un rapport scientifique a analysé l’empreinte carbone virtuelle. Qu’est-ce donc ? Ils ont évalué la production de CO2 pour les principales actions faites sur le net.

Ainsi, une recherche Google représente 60 mètres en voiture, tandis que la publication d’une note sur un blog équivaudrait à 2 km.

Allons-nous vers une taxe sur les recherches Google ? Le gouvernement est toujours rapide pour taxer une grande entreprise, toujours pour des raisons d’intérêt général, pour cacher la quasi-faillite dans laquelle ils ont mis la France, tout en se vantant de ne pas augmenter les impôts. Peu importe bien sûr que ces taxes sur les entreprises soient toujours, d’une manière ou d’une autre, répercutées sur les clients, c’est-à-dire les Français.

Pour les blogs, l’information est plus inquiétante. L’oligarchie Française, aussi bien par des actes que des déclarations, a déjà démontré que la liberté qui règne sur le net leur pose problème car elle ne pouvait la contrôler.

Va-t-on avoir le droit à une taxe carbone sur les blogs ? Cela priverait énormément de Français de l’accès à ce dernier espace de liberté. De plus, cela justifierait un contrôle des blogs car s’il y a taxe, il y aura contrôle.

Pierre Mathorel

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Nous avons un nouveau président ! Ah bon ?

14 décembre 2009

Herman-Van-Rompuy

Oyez, oyez braves citoyens,

Nous qui espérions un changement de cap dans la politique menée pour notre pays, nous qui souhaitions un renouvellement au sommet de la classe politique, nous qui attendions qu’une personne se lève pour porter un nouveau projet aux plus hautes instances du pouvoir, voici notre vœu exaucé : Nous avons un nouveau président !

On me dit que ce président sera, pour plusieurs années, au sommet de la plus haute instance politique et guidera ainsi le destin de plusieurs dizaines de millions de citoyens. Parmi ses fonctions, il présidera le conseil réunissant les personnalités politiques les plus importantes dans leur zone géographique, il donnera les impulsions nécessaires à notre développement, il définira les orientations et les priorités de politique générale et enfin conduira notre politique étrangère et de sécurité commune grâce à un représentant qui lui aussi est nouveau !

« Devant de telles responsabilités, on peut supposer que la campagne politique menant à son élection a dû être une des plus passionnantes que nous n’ayons jamais connues ? » On me répond bizarrement que non.

« Mais au moins le jour de l’élection, des millions de citoyens ont dû accourir aux bureaux de vote pour départager les candidats et donner toute la légitimité au prochain président ? » On me répond bizarrement que les citoyens n’ont pas été invités à voter.

« Bon, en supposant que le suffrage fût réservé à une certaine catégorie de gens, j’imagine que les candidats ont du quand même présenter leurs projets politiques et le défendre ardemment au sein de débats forcément houleux vu la fonction à laquelle ils aspiraient ? » On me répond bizarrement qu’aucun projet n’a été présenté et qu’aucun débat n’a eu lieu

Etant un peu décontenancé, j’essaie de me rassurer «  Peut-être que chacun a su ce qu’il faisait et le nouveau président élu est surement quelqu’un de connu de l’ensemble des citoyens dont il aura la charge. » On me répond qu’il n’est connu que de 2% de la population et qu’il n’a pas été élu à son poste de président, pas plus que son représentant des affaires extérieures qui n’est connu de personne.

Enfin je m’interroge « Mais, quel est ce système politique dans lequel les décisions les plus importantes pour notre futur sont prises sans que les citoyens soient consultés ou au minimum informés du projet ? » On me répond « L’Union Européenne ».

L’âge post-démocratique

Par ce récit, tout le monde aura compris qu’il s’agissait de la nomination du nouveau président de l’Europe dont la plupart a déjà oublié le nom ainsi que son haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité dont la plupart n’a jamais connu le nom.

Il y a deux ans, dans « Après la démocratie » Emmanuel Todd annonçait que la démocratie était en crise et que les politiques futures ne se décideraient plus par le suffrage universel. Aujourd’hui, remarquant le désintéressement total des citoyens pour l’accession de M. Von Rompuy au poste le plus important de notre système politique, il semblerait que sa prophétie visait juste.

Déjà en 2005, je me souviens de nombreuses discussions pendant lesquelles mes amis m’exposaient le plus calmement du monde, pourquoi nous n’étions pas capables de comprendre les enjeux de la construction européenne, pas capables de comprendre le contenu du traité constitutionnel et par conséquent pourquoi il fallait faire confiance à nos dirigeants en disant oui à un texte qu’aucun n’avait lu et qui retirerait une bonne partie de notre souveraineté nationale.

C’est à ce moment que je compris que nous étions en train de changer d’âge politique. A la place de la démocratie, système par lequel les citoyens détiennent le pouvoir souverain et expriment leur volonté par le vote, est venu s’installer insidieusement, tel l’expérience de la grenouille*, un nouveau système post-démocratique dans lequel les grandes orientations politiques et économiques sont de plus en plus décidées par des technocrates tandis que la gestion locale des affaires politiques reste déléguée aux représentants élus par le peuple. La subtilité de cette transformation vient du fait que le transfert du pouvoir entre le peuple et les technocrates n’est pas vécu par les premiers comme une confiscation violente mais plutôt comme un abandon progressif de responsabilités pour lesquelles le peuple ne se juge plus suffisamment compétent pour les exercer.

De traité en traité, les dirigeants ont organisé un transfert de souveraineté qui ne s’est absolument pas accompagné d’un transfert d’intérêt du peuple pour la chose européenne. Nous vivons, dans l’indifférence quasi générale, ce terrible paradoxe qui veut que plus nous transférons nos compétences législatives à l’Europe (environ 70% aujourd’hui), moins le peuple se déplace pour voter aux échéances européennes.

Ce désintérêt n’est pas le fruit du hasard. Il est la conséquence de la volonté délibérée des élites de décourager le peuple dans sa volonté de saisir les grands enjeux politiques et économiques et maitriser les processus de décision politique. La stratégie des technocrates tient en une phrase : moins le sujet sera compréhensible et moins le peuple aura envie de s’y intéresser.

Déjà en 2005, peu d’entre nous avait lu le traité constitutionnel européen et malgré sa complexité, un débat populaire s’installa quand même et aboutit à la victoire du non. En 2007, Sarkozy nous fit la promesse de revenir avec un traité simplifié débarrassé des points sujets à débat et il en résulta un étouffement du débat jamais égalé. En effet, le traité simplifié fut une copie du TCE tout en réussissant l’exploit d’être encore plus compliqué que son original. A ce titre, quoi de plus explicite que la citation de Giuliano Amato, ancien vice-président de la Convention sur l’Avenir de l’Europe, qui déclarait : « Ils ont décidé que le document devrait être illisible. S’il est illisible, c’est qu’il n’est pas constitutionnel ; c’était là l’idée… Si vous parvenez à comprendre le texte au premier abord c’est qu’il peut y avoir matière à référendum, parce que cela signifierait qu’il y a quelque chose de nouveau »

Un bilan, une perspective?

Nos ancêtres ont donné leurs vies pour que nos générations puissent savourer le fait de vivre en démocratie. De Gaulle et Debré nous ont proposé une constitution, claire et concise, largement compréhensible par la population afin que cette dernière puisse en connaissance de cause décider de son système de représentativité politique.

Hier une majorité d’entre nous avons refusé le projet d’un nouveau transfert de souveraineté et puis nous avons assisté, impuissant, à sa ratification parlementaire.

Aujourd’hui, la plupart d’entre nous sommes incapables d’esquisser un schéma fonctionnel de l’Union européenne ou encore donner le nom d’un seul commissaire européen. Une majorité de français a boudé les élections européennes et personne ne s’est intéressé à la nomination du futur président de l’Europe

Et si demain, nous nous décidions à reprendre un peu le pouvoir ?

 

Note : L’expérience de la grenouille peut se résumer ainsi : si l’on plonge une grenouille dans de l’eau chaude, d’un bond elle s’échappera. Si on la plonge dans l’eau froide et qu’on porte doucement l’eau à ébullition, la grenouille s’engourdira progressivement et finira ébouillantée.

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Michel Barnier retourne au bercail de la commission européenne

11 décembre 2009

barnier

Pendant la campagne des européennes Michel Barnier s’était tu sur sa possible nomination à un poste de commissaire européen, dès qu’il serait élu député européen. A l’époque, il valait mieux faire profil bas pour ne pas descendre la campagne UMP, déjà que sa colistière pour l’Ile de France, Rachida Dati, était pour le moins peu au fait des dossiers européens.

Aujourd’hui, les élections européennes sont loin, donc Barnier peut revenir  à sa nature profonde : défendre les intérêts européens avant ceux de la France. Plus besoin de faire illusion, en tant que fossoyeur, euh pardon, ministre français de l’agriculture  ou en tant qu’éphémère député dit français au parlement européen, depuis le 27 novembre, Michel Barnier est commissaire européen au marché intérieur et aux services financiers. Il avait déjà était commissaire de 1999 à 2004, et il était à l’époque en charge de la politique régionale et de cohésion.

Xavier Bertrand, secrétaire général de l’UMP, se félicite de cette nomination en déclarant que « c’est un succès sans précédent pour la France qui n’avait jamais obtenu un tel portefeuille ».

Un succès certainement, mais pour La France en aucun cas, à moins que l’on considère comme une réussite le fait d’avilir notre pays un peu plus chaque jour dans cette dictature molle appelée Union européenne.

Anthony Mitrano

Délégué Debout Les Jeunes des Alpes-Maritimes

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Non, le référendum n’est jamais une catastrophe !

2 décembre 2009

Les quelques naïfs, dont je faisais une fois de plus partie, ont pensé que ce vote serait l’occasion d’engager un débat sur la laïcité, sur la place des religions dans la sphère publique, bref, qu’on se servirait de ce vote pour réfléchir et faire le point.

Loin d’avoir été engagé sur le fond, le débat est en train de se focaliser sur l’opportunité d’utiliser le référendum, et disons-le tel quel, sur l’existence même du référendum. Les institutions européennes dénoncent le procédé, quelques commentateurs n’hésitant pas à le qualifier de « populiste », « d’illégitime », etc. Daniel Cohn-Bendit, qui n’en est pas à une sottise près, demande tout bonnement à la République helvétique d’organiser un nouveau vote, estimant que les Suisses « doivent revoter » ! Cela nous rappelle bizarrement quelque chose.

Toutes ces critiques nous semblent au mieux artificielles, au pire absurdes.

Le référendum a cette immense qualité qu’il permet de sonder, à un moment donné, l’état d’esprit d’une nation, ses aspirations, ses craintes et ses peurs. Vaudrait-il mieux ignorer tout cela, laisser la peur s’installer, se nourrir de l’indifférence des gouvernants, pour finalement éclater, en dehors des urnes cette fois-ci ? C’était la politique qui prévalait dans la France d’Ancien Régime, dans les démocraties populaires et dans toutes les dictatures du siècle dernier… Sauf qu’au bout d’un certain temps, toute cette rancœur accumulée éclate, non sous la forme apaisée d’un vote démocratique, mais sous celle sanglante des révolutions.

On accuse le peuple d’être trop peu « savant » pour pouvoir se prononcer. Nos représentants élus sont-ils un meilleur gage de sagesse et d’intelligence ? Non, loin de là. Sans vouloir leur faire offense, certains de nos députés sont loin d’être des « lumières », au sens philosophique du terme bien sûr ! Mais surtout, il ne faut pas perdre de vue que, la plupart du temps, ils ne votent pas – hélas- en leur âme et conscience, selon leur conviction personnelle, mais bien plutôt sous la pression de leur groupe parlementaire. L’épisode du Traité de Lisbonne nous l’a montré. Le « miracle » du référendum, c’est justement de passer outre ces contingences politiciennes, ces intérêts de carrière, ces pressions partisanes.

Et quand bien même le peuple se tromperait ! On a montré que leurs gouvernants aussi. Faut-il pour autant supprimer les élections sous prétexte que l’on considère, au vu d’on ne sait quel critère, que les vainqueurs ne sont pas à la hauteur de l’enjeu ? Est-ce parce que le maire d’une petite commune a dilapidé les finances et défiguré la ville qu’on songerait un seul instant à interdire, une fois pour toutes, l’élection du maire au suffrage universel ? Non, ou alors cela ferait longtemps que l’on ne voterait plus ! On voit bien alors que toute critique contre le référendum devient alors une critique contre la démocratie elle-même. Qui plus est, si le peuple se trompe et qu’il s’en rend compte, rien ne l’empêche, à l’avenir, de revenir sur sa décision et de se déjuger.

On accuse le peuple d’être « irrationnel », « déraisonnable ». Pour ce qui est de notre affaire, cela relève manifestement d’une méconnaissance abyssale de la Suisse et de son fonctionnement. La plupart des hausses d’impôts sont décidées par référendum. Cela se fait parfois même à l’initiative des citoyens ! Et, bien souvent, les électeurs n’hésitent pas à accepter, mettant ainsi leur intérêt personnel de côté, au profit de celui de la collectivité. Est-ce là la manifestation d’un peuple « irrationnel » et « déraisonnable » ? Bien au contraire. Le peuple adopte parfois des décisions que ses gouvernants n’auraient pas le courage de prendre.

En réalité, la véritable cible de ces critiques, c’est le peuple lui-même. On espère qu’en supprimant le référendum, le peuple n’aura plus conscience de lui-même, de sa singularité, de sa force. Ainsi, on pourra sans doute mieux le diluer dans une « démocratie postmoderne » sans goût, ni saveur. On pourra le dissoudre dans un magma supranational où la notion même de peuple n’a pas sa place. Ils auront au moins retenu cela de la pensée marxiste : on ne peut arrêter une classe qui a conscience d’elle-même. Ce qui vaut pour une classe vaut encore bien plus pour un peuple. Faute de réussir à le convaincre, on le contourne, et, partant, on le supprime.

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Pierre Bergé et le Téléthon

29 novembre 2009

 pierre bergé

 

Parasite et populiste. Voilà comment Pierre Bergé considère le Téléthon qui devrait avoir honte de montrer des enfants malades à la télévision, même si c’est la réalité de la maladie.

Le téléthon parasite la solidarité nationale de manière populiste, mais n’est-ce pas du populisme également de rassembler les derniers artistes à la mode pour faire un grand concert ?

Plus grave encore, M. Bergé a fait des sous-entendus sur l’utilisation des fonds récoltés. Si le Téléthon parasite la solidarité, que fait M. Bergé en jetant volontairement le discrédit sur cette association qui, depuis 1987, récolte des fonds pour des maladies handicapantes et obtient des résultats avec les premières thérapies géniques.

Après sa première attaque, Pierre Bergé a proposé de mettre en commun les fonds du Téléthon. Nous pourrions parler de détournement de solidarité car lorsqu’on donne à une association, ce n’est pas pour financer autre chose.

Ce dérapage de M. Bergé risque de provoquer une diminution des dons et donc d’affaiblir la recherche et les espoirs. Le vrai problème que M. Bergé n’a pas soulevé, trop occupé a envier les ressources de l’AFM, c’est la faillite de la recherche publique.

Nicolas Dupont Aignan et Debout la République propose de multiplier par 2 en 5 ans le budget de la recherche publique, pas seulement pour aider les malades, mais également parce que la recherche d’aujourd’hui, c’est nos emplois pour demain.

Pierre Mathorel

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Le DIC ou le droit à l’image collectif

22 novembre 2009

Par Pierre Mathorel, DLJ Centre. Cet article est extrait de son blog.

images

En pleine crise, alors que le danger de l’extrême gauche se précise, les députés UMP et le gouvernement ont souhaité faire un exemple en supprimant le D.I.C. Motif ? Ils voyaient mal comment justifier en pleine crise d’accorder une aide fiscale pour que des joueurs professionnels gagnent quelques milliers d’euros supplémentaires, sur des gains déjà importants.

Le raisonnement se tient. Il est bien sûr possible de leur rétorquer que le sport permet actuellement à des millions de citoyens d’échapper au quotidien le temps d’un match de foot ou de rugby. En période de crise, le pouvoir d’achat et aussi important que le rêve… le gouvernement ayant échoué pour améliorer le pouvoir d’achat des français, pourquoi s’en prendre à leurs rêves ?

Si le raisonnement se tient, pourquoi ne pas l’avoir appliqué de manière plus régulière ?

En période de crise, il aurait semblé logique de suspendre un an le bouclier fiscal mais ceux qui en bénéficient ne sont pas les mêmes que ceux qui vont au stade. Pourquoi, en pleine crise, avoir accordé plusieurs milliards d’euros d’exonération aux restaurateurs, sans exiger de contrepartie, au lieu d’attendre un an ?

Pierre Mathorel

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Du rififi chez les JPF

6 novembre 2009

JPF

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Les tongs et les capottes « UMP » n’ont pas suffit !

3 novembre 2009

tong UMP

Selon une information « confidentielle » livrée par le Figaro, l’UMP aurait perdu plus de 40 000 adhérents en moins d’une année, passant de 270 000 en janvier à 228 740 aujourd’hui ! Sans oublier que son secrétaire général, Xavier Bertrand, entendait, en janvier dernier, dépasser les 500 000 adhérents d’ici 2012. Si ça continue, il lui faudra enlever un zéro.

Conclusion : les adhérents UMP sont moins bêtes que ne le pensent leurs dirigeants. Les tongs et capottes aux couleurs présidentielles, distribuées cet été sur les plages, n’auront pas suffit.

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