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La non-affaire Soumaré et la politique poubelle

27 février 2010

La non-affaire Soumaré fait suite à l’affaire Cohn-Bendit Bayrou lors de la campagne des européennes, et s’inscrit dans la volonté de l’oligarchie française de faire de la politique poubelle afin que les Français ne s’intéressent pas à la chose publique.

Ils ne veulent pas que le peuple s’intéresse à la politique car nous risquerions de réaliser leur terrible bilan de ces 40 années, et surtout, leur pouvoir serait menacé par l’alternative que représentent Nicolas Dupont Aignan et Debout La République.

Sur l’affaire, si M. Soumaré a payé sa dette pour ses quatre condamnations, il a le droit de se présenter comme n’importe quel citoyen. Il y a une affaire en cours ; M. Soumaré reste innocent jusqu’à une condamnation définitive.

La vraie question serait de savoir si ce Monsieur a caché son passif au PS pour obtenir sa place, ou beaucoup plus grave, si le PS a voulu caché ces condamnations afin de tromper les électeurs du Val d’Oise.

Au-delà de ça, je trouve les réactions autour de cette affaire particulièrement intéressantes car symptomatiques de l’oligarchie qui tient le pouvoir dans notre pays.

Plusieurs voix ont réclamé qu’un candidat à un mandat électif ait un casier judiciaire vierge de toutes condamnations. Que font-ils du droit à l’oubli, de la seconde chance ? Plus important, de quel droit, qui sont–ils, pour se croire autoriser a décidé qui a le droit ou non d’obtenir un mandat ? C’est au peuple, et à lui seul, de décider à qui il souhaite confier un mandat.

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L’empreinte carbone virtuelle !? Késako ?

24 février 2010

Un rapport scientifique a analysé l’empreinte carbone virtuelle. Qu’est-ce donc ? Ils ont évalué la production de CO2 pour les principales actions faites sur le net.

Ainsi, une recherche Google représente 60 mètres en voiture, tandis que la publication d’une note sur un blog équivaudrait à 2 km.

Allons-nous vers une taxe sur les recherches Google ? Le gouvernement est toujours rapide pour taxer une grande entreprise, toujours pour des raisons d’intérêt général, pour cacher la quasi-faillite dans laquelle ils ont mis la France, tout en se vantant de ne pas augmenter les impôts. Peu importe bien sûr que ces taxes sur les entreprises soient toujours, d’une manière ou d’une autre, répercutées sur les clients, c’est-à-dire les Français.

Pour les blogs, l’information est plus inquiétante. L’oligarchie Française, aussi bien par des actes que des déclarations, a déjà démontré que la liberté qui règne sur le net leur pose problème car elle ne pouvait la contrôler.

Va-t-on avoir le droit à une taxe carbone sur les blogs ? Cela priverait énormément de Français de l’accès à ce dernier espace de liberté. De plus, cela justifierait un contrôle des blogs car s’il y a taxe, il y aura contrôle.

Pierre Mathorel

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Les brèves républicaines

20 février 2010

Retrouvez les brèves républicaines de Rémi Berger, responsable Nord-Pas-de-Calais, sur leur blog.

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La vision de Nicolas Dupont-Aignan pour l’Île-de-France

14 février 2010

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout La République, est maire d’une ville de l’Essonne, Yerres, à 20km de Paris, depuis 1995.

S’il se présente aujourd’hui à la tête d’une liste en Île-de-France, ce n’est pas par simple ambition personnelle, non. C’est qu’en tant que maire, il ne peut accepter que des projets régionaux aussi clientélistes ou démagogiques que ceux de l’UMP, du PS ou des Verts puissent empêcher des villes comme la sienne d’accéder à un niveau de développement correct. Les banlieues sont abandonnées par l’Etat, qui n’assure même plus les fonctions régaliennes que sont l’éducation et la sécurité, et les entreprises qui ne trouvent aucun intérêt à s’y installer. Seuls restent des habitants qui ne sont pas attachés à leur ville, leur environnement puisque ils rêvent de s’installer ailleurs. Et c’est ainsi que l’on rentre dans le cercle vicieux que connaissent les banlieues d’Île-de-France, mais c’est aussi valable pour bien d’autres villes françaises.

C’est à partir de ce constat que Nicolas Dupont-Aignan et son équipe ont fait le choix de proposer un projet alternatif aux franciliens.

Pour en avoir un avant goût, vous pouvez visionner l’entretien réalisé par Paris-Capitale.fr

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Cliquez ici pour visionner la suite de l’entretien sur paris-capitale.fr

Bonus: Le débat avec Fadela Amara dans l’émission Politiquement Parlant du 9 février sur Direct8 (à partir de 20:32)

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Les policiers sont des hommes comme les autres

14 février 2010

Il est peu de métier tant méprisé que celui de policier. Considérés souvent comme des êtres dénués de sens humain, insensibles aux drames dont ils sont témoins et que leur action provoque parfois, les policiers ne douteraient jamais et se lèveraient tous les matins dans l’espoir de trouver quelqu’un à tabasser ou humilier pour remplir leur journée.

Ce portrait caricatural est pourtant très répandu, et c’est ce que dénonce Philippe Bilger, Avocat général à la cour d’assises de Paris et blogueur talentueux.

Si j’étais policier…

J’en aurais assez. Je serais fatigué. Lassé d’entendre sans cesse les mêmes accusations, les mêmes récriminations, les mêmes injustices.

Je n’en pourrais plus d’être écartelé chaque jour entre le besoin qu’on a de moi, de l’ordre et de l’autorité que je représente et l’hostilité qu’on éprouve à l’égard de la police et de la contrainte nécessaire qu’elle doit exercer. On me veut ou on me déteste ?

Cliquez ici pour lire la suite sur Justice au singulier, son blog

Philippe Bilger est un blogueur d’une rare qualité, son point de vue est toujours original et pertinent, tout en nuance, il ne sombre jamais dans la caricature et la facilité d’une pensée toute faite. Ces qualités simples mais peu répandues, associé à un style fluide et accessible en font selon moi un point de passage incontournable pour qui s’intéresse à l’actualité politique et judiciaire.

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LOPPSI: Un gendarme devant votre porte ?

11 février 2010

Vous accepteriez de dire où vous allez à chaque fois que vous sortez de chez vous ? J’en doute. Pourtant, le projet LOPPSI ouvre la porte à ce genre de contrôle. Réjouissant. Et si vous avez quelques difficultés à en comprendre encore les principes, je vous invite à lire l’article de Versac, enfin, Meilcour, alias Nicolas Vanbremeersch sur son blog:

Dans la rue, pour lutter contre la pédophilie, il ne viendrait à l’esprit d’aucun parlementaire d’instaurer des contrôles de police au sortir de chaque maison, et d’installer un mouchard dans chaque véhicule, sur chaque corps, pour suivre où il se déplace. Il serait insupportable que chacun, pour aller chez sa soeur, ou acheter son journal, doive passer par le péage, discret car non visible, mais un peu sensible, car nous ralentissant, le péage policier, qui filtrerait nos intentions.

Lire l’article en entier sur meilcour.fr

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Une économie sans ingénieurs, ça fonctionne ? Non.

16 janvier 2010

Dans un – certes un peu long mais très intéressant - article, le blogueur Eugène revient sur le non-choix qui a été fait en France d’abandonner comme dans d’autres pays d’Europe les – trop arides ? trop exigeantes ? – sciences et techniques. On préfère aujourd’hui sublimer les activités de service peu coûteuses en terme de formation quitte à développer une économie artificielle ou la création de valeur ne serait plus que fictive. Et nous avons déjà depuis deux ans un avant-goût des conséquences que cela aura…

chercheur

Voici un extrait de son article, je vous invite à lire la suite sur son blog (lien) ou sur Marianne2.fr (lien)

Discrètement la finance a pris le pouvoir dans le monde et en particulier en France. A niveau d’étude égal, il vaut mieux travailler dans la finance que dans la recherche. Les Polytechniciens l’ont bien compris depuis des années et désertent en majorité la recherche pour la gestion, finance et direction d’entreprise. Aujourd’hui, en France, il faut admettre qu’il faut être fou pour faire de la technique ! Pourtant ce ne sont pas les financiers qui nous sauverons. L’exemple de la Grande-Bretagne qui a beaucoup trop misé sur la finance à bien montré durant la crise toute les faiblesses de son modèle. Les ingénieurs d’hier, qui avaient considération et haut niveau de vie, sont aujourd’hui dans la même posture qu’étaient les ouvriers il y a dix ans : ils sont pressurisés, menacés et finalement délocalisés. Nous ne comptons plus les grandes entreprises qui discrètement ouvrent des centres de recherches dans les pays de l’Est, au Maghreb ou en Asie. Cet aspect n’est pas médiatisé. Ceux qui sont aujourd’hui encore employés en France subissent tous les jours cette violence que constitue l’ouverture progressive, sous leur nez et avec leur coopération forcée, de ces centres. Nous nous étonnerons ensuite des suicides soudains chez les ingénieurs.

Le gouvernement actuel a clairement choisi le camp de la finance et ne se prive même pas d’attaques basiques sur les chercheurs « à budget comparable un chercheur Français publie de 30% à 50% en moins qu’un chercheur Britannique dans certains secteurs » a dit le président en janvier 2009. Il applique ici encore, les mêmes recettes d’entreprise (et de financiers) dont on sait qu’elles ne marchent absolument pas : les indicateurs.

par Eugène sur son Blog économique et social relayé par Marianne2.fr

Crédit photo: Conseil Général 94 – Flickr CC

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Identité nationale : La France est mon village

13 janvier 2010

Retrouvez le long article de Cédric Prévot au sujet de l’identité nationale sur son blog.

Voici un extrait de la présentation :

“Je reviens tout d’abord sur les conditions de ce débat, les intentions policiennes de leurs auteurs, mais aussi sur la nécessité de s’emparer de cette question pour y apporter une réponse de synthèse, une réponse républicaine, patriote, bref citoyenne.

Après avoir reconnu ma petitesse devant l’immensité des thèmes abordés par cette question, je choisis deux postulats de départ très simples: la France est un territoire, le Français est un être humain.

Le premier indique la maison qui nous rassemble et revient sur la nécessité de ne pas oublier l’Outre-Mer. Le second développe le bagage relationnel de tout être humain: un amour fraternel et une affection filiale. A l’echelle d’une Nation, cela donne donc une République fraternelle et un patriotisme (néanmoins à renouveler).

Je reviens ensuite sur le mandat de Nicolas Sarkozy, qui bon an mal an, s’inscrit comme une réécriture de la politique en France. Dans un pays où les poids de l’Histoire et de la Tradition sont aussi importants que ceux de l’Esprit et de la création, il nous faut bien répondre non plus seulement par le discours, l’émotion même, mais bien plus par les propositions, l’action.

Le génie d’un peuple conjugué aux temps des héritages de sa culture: il n’est pas là une définition complète de l’identité nationale mais au moins l’expression immédiate de son essence. Essence qui doit être la racine d’un engagement politique au service de la Nation, d’un destin à gouverner.

Une République fraternelle (à l’aune de la laïcité), un patriotisme à renouveler (à l’aune d’un réel devoir de mémoire et d’un attachement moderne aux valeurs et aux symboles de notre pays), un destin à gouverner, tels sont les trois pans de l’identité nationale selon moi.

La France est mon village parce qu’à l’instar d’une bourgade des  champs confrontée à des contingences locales et à des réalités de terrain, comme la France est liée à des évolutions nationales, il incombe surtout à ces deux collectivités de rechercher les conditions d’un vivre-ensemble, de prises de décisions collégiales et responsables.

Il est un rêve que je fais chaque nuit, un espoir que je porte chaque jour, un destin en quel je crois à chaque instant: ce rêve cet espoir, ce destin ne portent qu’un nom, qu’un seul et même nom: France.”

La suite, c’est par .

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COP15: “C’est une conférence sérieuse ou bien ?”

22 décembre 2009

Henry Michel, blogueur, dresse son bilan de la conférence de Copenhague. Evidemment, à l’image de celle-ci, son billet n’est pas sérieux. Dans la suite de l’article, il fait une proposition étonnante mais pas inintéressante, celle des ambassadeurs du Temps. A méditer.

Les Ambassadeurs du Temps

Le sommet de Copenhague. Je ne suis pas spécialiste en la matière – mais ce qui est rassurant, c’est que ceux qui prétendent l’être n’écrivent rien de bien clair à son sujet non plus. Vous avez compris ce qui s’est passé là-bas, vous ? Moi je n’ai pas compris. Je suis pourtant du genre à lire les journaux, suivre l’actualité, mais là c’est un truc qui est resté opaque pour moi. Les journalistes en ont beaucoup parlé sans en parler, il y sont allés, ils ont montré qu’ils y étaient, ils portaient de beaux cols roulés et de beaux manteaux, Canal nous a fait loler mais….rien d’autre.

La réalité c’est que Copenhague mariait deux sommets : un officiel, celui des représentants politiques, et celui du peuple, au sein d’un “Klimaforum”, qui joua le rôle du poisson pilote du sommet pendant les 12 jours. Un RÉGAL d’images pour les journalistes. Un melting pot de nationalités, d’accents, de diplomates africains en boubous, d’irlandais bien roux, de  chinois bien bridés, bref du Roland Emmerich, comme quelqu’un l’avait dit sur twitter. Oui, le sommet de Copenhague fut une sorte de film catastrophe de Roland Emmerich, et la catastrophe fut le sommet en lui même.

Je ne suis pas d’un naturel critique, mais dès le début je n’ai pas cru en cette sorte de kermesse ou des péruviennes en chapeau melon allaient émouvoir des politiciens qui, convaincus de la gravité de la chose, allaient signer de merveilleux accords.  Les images trop policées, le confort trop visible, le tout trop photogénique.

Lisez la suite sur le blog d’Henry Michel >>>

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Nous avons un nouveau président ! Ah bon ?

14 décembre 2009

Herman-Van-Rompuy

Oyez, oyez braves citoyens,

Nous qui espérions un changement de cap dans la politique menée pour notre pays, nous qui souhaitions un renouvellement au sommet de la classe politique, nous qui attendions qu’une personne se lève pour porter un nouveau projet aux plus hautes instances du pouvoir, voici notre vœu exaucé : Nous avons un nouveau président !

On me dit que ce président sera, pour plusieurs années, au sommet de la plus haute instance politique et guidera ainsi le destin de plusieurs dizaines de millions de citoyens. Parmi ses fonctions, il présidera le conseil réunissant les personnalités politiques les plus importantes dans leur zone géographique, il donnera les impulsions nécessaires à notre développement, il définira les orientations et les priorités de politique générale et enfin conduira notre politique étrangère et de sécurité commune grâce à un représentant qui lui aussi est nouveau !

« Devant de telles responsabilités, on peut supposer que la campagne politique menant à son élection a dû être une des plus passionnantes que nous n’ayons jamais connues ? » On me répond bizarrement que non.

« Mais au moins le jour de l’élection, des millions de citoyens ont dû accourir aux bureaux de vote pour départager les candidats et donner toute la légitimité au prochain président ? » On me répond bizarrement que les citoyens n’ont pas été invités à voter.

« Bon, en supposant que le suffrage fût réservé à une certaine catégorie de gens, j’imagine que les candidats ont du quand même présenter leurs projets politiques et le défendre ardemment au sein de débats forcément houleux vu la fonction à laquelle ils aspiraient ? » On me répond bizarrement qu’aucun projet n’a été présenté et qu’aucun débat n’a eu lieu

Etant un peu décontenancé, j’essaie de me rassurer «  Peut-être que chacun a su ce qu’il faisait et le nouveau président élu est surement quelqu’un de connu de l’ensemble des citoyens dont il aura la charge. » On me répond qu’il n’est connu que de 2% de la population et qu’il n’a pas été élu à son poste de président, pas plus que son représentant des affaires extérieures qui n’est connu de personne.

Enfin je m’interroge « Mais, quel est ce système politique dans lequel les décisions les plus importantes pour notre futur sont prises sans que les citoyens soient consultés ou au minimum informés du projet ? » On me répond « L’Union Européenne ».

L’âge post-démocratique

Par ce récit, tout le monde aura compris qu’il s’agissait de la nomination du nouveau président de l’Europe dont la plupart a déjà oublié le nom ainsi que son haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité dont la plupart n’a jamais connu le nom.

Il y a deux ans, dans « Après la démocratie » Emmanuel Todd annonçait que la démocratie était en crise et que les politiques futures ne se décideraient plus par le suffrage universel. Aujourd’hui, remarquant le désintéressement total des citoyens pour l’accession de M. Von Rompuy au poste le plus important de notre système politique, il semblerait que sa prophétie visait juste.

Déjà en 2005, je me souviens de nombreuses discussions pendant lesquelles mes amis m’exposaient le plus calmement du monde, pourquoi nous n’étions pas capables de comprendre les enjeux de la construction européenne, pas capables de comprendre le contenu du traité constitutionnel et par conséquent pourquoi il fallait faire confiance à nos dirigeants en disant oui à un texte qu’aucun n’avait lu et qui retirerait une bonne partie de notre souveraineté nationale.

C’est à ce moment que je compris que nous étions en train de changer d’âge politique. A la place de la démocratie, système par lequel les citoyens détiennent le pouvoir souverain et expriment leur volonté par le vote, est venu s’installer insidieusement, tel l’expérience de la grenouille*, un nouveau système post-démocratique dans lequel les grandes orientations politiques et économiques sont de plus en plus décidées par des technocrates tandis que la gestion locale des affaires politiques reste déléguée aux représentants élus par le peuple. La subtilité de cette transformation vient du fait que le transfert du pouvoir entre le peuple et les technocrates n’est pas vécu par les premiers comme une confiscation violente mais plutôt comme un abandon progressif de responsabilités pour lesquelles le peuple ne se juge plus suffisamment compétent pour les exercer.

De traité en traité, les dirigeants ont organisé un transfert de souveraineté qui ne s’est absolument pas accompagné d’un transfert d’intérêt du peuple pour la chose européenne. Nous vivons, dans l’indifférence quasi générale, ce terrible paradoxe qui veut que plus nous transférons nos compétences législatives à l’Europe (environ 70% aujourd’hui), moins le peuple se déplace pour voter aux échéances européennes.

Ce désintérêt n’est pas le fruit du hasard. Il est la conséquence de la volonté délibérée des élites de décourager le peuple dans sa volonté de saisir les grands enjeux politiques et économiques et maitriser les processus de décision politique. La stratégie des technocrates tient en une phrase : moins le sujet sera compréhensible et moins le peuple aura envie de s’y intéresser.

Déjà en 2005, peu d’entre nous avait lu le traité constitutionnel européen et malgré sa complexité, un débat populaire s’installa quand même et aboutit à la victoire du non. En 2007, Sarkozy nous fit la promesse de revenir avec un traité simplifié débarrassé des points sujets à débat et il en résulta un étouffement du débat jamais égalé. En effet, le traité simplifié fut une copie du TCE tout en réussissant l’exploit d’être encore plus compliqué que son original. A ce titre, quoi de plus explicite que la citation de Giuliano Amato, ancien vice-président de la Convention sur l’Avenir de l’Europe, qui déclarait : « Ils ont décidé que le document devrait être illisible. S’il est illisible, c’est qu’il n’est pas constitutionnel ; c’était là l’idée… Si vous parvenez à comprendre le texte au premier abord c’est qu’il peut y avoir matière à référendum, parce que cela signifierait qu’il y a quelque chose de nouveau »

Un bilan, une perspective?

Nos ancêtres ont donné leurs vies pour que nos générations puissent savourer le fait de vivre en démocratie. De Gaulle et Debré nous ont proposé une constitution, claire et concise, largement compréhensible par la population afin que cette dernière puisse en connaissance de cause décider de son système de représentativité politique.

Hier une majorité d’entre nous avons refusé le projet d’un nouveau transfert de souveraineté et puis nous avons assisté, impuissant, à sa ratification parlementaire.

Aujourd’hui, la plupart d’entre nous sommes incapables d’esquisser un schéma fonctionnel de l’Union européenne ou encore donner le nom d’un seul commissaire européen. Une majorité de français a boudé les élections européennes et personne ne s’est intéressé à la nomination du futur président de l’Europe

Et si demain, nous nous décidions à reprendre un peu le pouvoir ?

 

Note : L’expérience de la grenouille peut se résumer ainsi : si l’on plonge une grenouille dans de l’eau chaude, d’un bond elle s’échappera. Si on la plonge dans l’eau froide et qu’on porte doucement l’eau à ébullition, la grenouille s’engourdira progressivement et finira ébouillantée.

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Michel Barnier retourne au bercail de la commission européenne

11 décembre 2009

barnier

Pendant la campagne des européennes Michel Barnier s’était tu sur sa possible nomination à un poste de commissaire européen, dès qu’il serait élu député européen. A l’époque, il valait mieux faire profil bas pour ne pas descendre la campagne UMP, déjà que sa colistière pour l’Ile de France, Rachida Dati, était pour le moins peu au fait des dossiers européens.

Aujourd’hui, les élections européennes sont loin, donc Barnier peut revenir  à sa nature profonde : défendre les intérêts européens avant ceux de la France. Plus besoin de faire illusion, en tant que fossoyeur, euh pardon, ministre français de l’agriculture  ou en tant qu’éphémère député dit français au parlement européen, depuis le 27 novembre, Michel Barnier est commissaire européen au marché intérieur et aux services financiers. Il avait déjà était commissaire de 1999 à 2004, et il était à l’époque en charge de la politique régionale et de cohésion.

Xavier Bertrand, secrétaire général de l’UMP, se félicite de cette nomination en déclarant que « c’est un succès sans précédent pour la France qui n’avait jamais obtenu un tel portefeuille ».

Un succès certainement, mais pour La France en aucun cas, à moins que l’on considère comme une réussite le fait d’avilir notre pays un peu plus chaque jour dans cette dictature molle appelée Union européenne.

Anthony Mitrano

Délégué Debout Les Jeunes des Alpes-Maritimes

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Non, le référendum n’est jamais une catastrophe !

2 décembre 2009

Les quelques naïfs, dont je faisais une fois de plus partie, ont pensé que ce vote serait l’occasion d’engager un débat sur la laïcité, sur la place des religions dans la sphère publique, bref, qu’on se servirait de ce vote pour réfléchir et faire le point.

Loin d’avoir été engagé sur le fond, le débat est en train de se focaliser sur l’opportunité d’utiliser le référendum, et disons-le tel quel, sur l’existence même du référendum. Les institutions européennes dénoncent le procédé, quelques commentateurs n’hésitant pas à le qualifier de « populiste », « d’illégitime », etc. Daniel Cohn-Bendit, qui n’en est pas à une sottise près, demande tout bonnement à la République helvétique d’organiser un nouveau vote, estimant que les Suisses « doivent revoter » ! Cela nous rappelle bizarrement quelque chose.

Toutes ces critiques nous semblent au mieux artificielles, au pire absurdes.

Le référendum a cette immense qualité qu’il permet de sonder, à un moment donné, l’état d’esprit d’une nation, ses aspirations, ses craintes et ses peurs. Vaudrait-il mieux ignorer tout cela, laisser la peur s’installer, se nourrir de l’indifférence des gouvernants, pour finalement éclater, en dehors des urnes cette fois-ci ? C’était la politique qui prévalait dans la France d’Ancien Régime, dans les démocraties populaires et dans toutes les dictatures du siècle dernier… Sauf qu’au bout d’un certain temps, toute cette rancœur accumulée éclate, non sous la forme apaisée d’un vote démocratique, mais sous celle sanglante des révolutions.

On accuse le peuple d’être trop peu « savant » pour pouvoir se prononcer. Nos représentants élus sont-ils un meilleur gage de sagesse et d’intelligence ? Non, loin de là. Sans vouloir leur faire offense, certains de nos députés sont loin d’être des « lumières », au sens philosophique du terme bien sûr ! Mais surtout, il ne faut pas perdre de vue que, la plupart du temps, ils ne votent pas – hélas- en leur âme et conscience, selon leur conviction personnelle, mais bien plutôt sous la pression de leur groupe parlementaire. L’épisode du Traité de Lisbonne nous l’a montré. Le « miracle » du référendum, c’est justement de passer outre ces contingences politiciennes, ces intérêts de carrière, ces pressions partisanes.

Et quand bien même le peuple se tromperait ! On a montré que leurs gouvernants aussi. Faut-il pour autant supprimer les élections sous prétexte que l’on considère, au vu d’on ne sait quel critère, que les vainqueurs ne sont pas à la hauteur de l’enjeu ? Est-ce parce que le maire d’une petite commune a dilapidé les finances et défiguré la ville qu’on songerait un seul instant à interdire, une fois pour toutes, l’élection du maire au suffrage universel ? Non, ou alors cela ferait longtemps que l’on ne voterait plus ! On voit bien alors que toute critique contre le référendum devient alors une critique contre la démocratie elle-même. Qui plus est, si le peuple se trompe et qu’il s’en rend compte, rien ne l’empêche, à l’avenir, de revenir sur sa décision et de se déjuger.

On accuse le peuple d’être « irrationnel », « déraisonnable ». Pour ce qui est de notre affaire, cela relève manifestement d’une méconnaissance abyssale de la Suisse et de son fonctionnement. La plupart des hausses d’impôts sont décidées par référendum. Cela se fait parfois même à l’initiative des citoyens ! Et, bien souvent, les électeurs n’hésitent pas à accepter, mettant ainsi leur intérêt personnel de côté, au profit de celui de la collectivité. Est-ce là la manifestation d’un peuple « irrationnel » et « déraisonnable » ? Bien au contraire. Le peuple adopte parfois des décisions que ses gouvernants n’auraient pas le courage de prendre.

En réalité, la véritable cible de ces critiques, c’est le peuple lui-même. On espère qu’en supprimant le référendum, le peuple n’aura plus conscience de lui-même, de sa singularité, de sa force. Ainsi, on pourra sans doute mieux le diluer dans une « démocratie postmoderne » sans goût, ni saveur. On pourra le dissoudre dans un magma supranational où la notion même de peuple n’a pas sa place. Ils auront au moins retenu cela de la pensée marxiste : on ne peut arrêter une classe qui a conscience d’elle-même. Ce qui vaut pour une classe vaut encore bien plus pour un peuple. Faute de réussir à le convaincre, on le contourne, et, partant, on le supprime.

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Pierre Bergé et le Téléthon

29 novembre 2009

 pierre bergé

 

Parasite et populiste. Voilà comment Pierre Bergé considère le Téléthon qui devrait avoir honte de montrer des enfants malades à la télévision, même si c’est la réalité de la maladie.

Le téléthon parasite la solidarité nationale de manière populiste, mais n’est-ce pas du populisme également de rassembler les derniers artistes à la mode pour faire un grand concert ?

Plus grave encore, M. Bergé a fait des sous-entendus sur l’utilisation des fonds récoltés. Si le Téléthon parasite la solidarité, que fait M. Bergé en jetant volontairement le discrédit sur cette association qui, depuis 1987, récolte des fonds pour des maladies handicapantes et obtient des résultats avec les premières thérapies géniques.

Après sa première attaque, Pierre Bergé a proposé de mettre en commun les fonds du Téléthon. Nous pourrions parler de détournement de solidarité car lorsqu’on donne à une association, ce n’est pas pour financer autre chose.

Ce dérapage de M. Bergé risque de provoquer une diminution des dons et donc d’affaiblir la recherche et les espoirs. Le vrai problème que M. Bergé n’a pas soulevé, trop occupé a envier les ressources de l’AFM, c’est la faillite de la recherche publique.

Nicolas Dupont Aignan et Debout la République propose de multiplier par 2 en 5 ans le budget de la recherche publique, pas seulement pour aider les malades, mais également parce que la recherche d’aujourd’hui, c’est nos emplois pour demain.

Pierre Mathorel

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Le DIC ou le droit à l’image collectif

22 novembre 2009

Par Pierre Mathorel, DLJ Centre. Cet article est extrait de son blog.

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En pleine crise, alors que le danger de l’extrême gauche se précise, les députés UMP et le gouvernement ont souhaité faire un exemple en supprimant le D.I.C. Motif ? Ils voyaient mal comment justifier en pleine crise d’accorder une aide fiscale pour que des joueurs professionnels gagnent quelques milliers d’euros supplémentaires, sur des gains déjà importants.

Le raisonnement se tient. Il est bien sûr possible de leur rétorquer que le sport permet actuellement à des millions de citoyens d’échapper au quotidien le temps d’un match de foot ou de rugby. En période de crise, le pouvoir d’achat et aussi important que le rêve… le gouvernement ayant échoué pour améliorer le pouvoir d’achat des français, pourquoi s’en prendre à leurs rêves ?

Si le raisonnement se tient, pourquoi ne pas l’avoir appliqué de manière plus régulière ?

En période de crise, il aurait semblé logique de suspendre un an le bouclier fiscal mais ceux qui en bénéficient ne sont pas les mêmes que ceux qui vont au stade. Pourquoi, en pleine crise, avoir accordé plusieurs milliards d’euros d’exonération aux restaurateurs, sans exiger de contrepartie, au lieu d’attendre un an ?

Pierre Mathorel

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Du rififi chez les JPF

6 novembre 2009

JPF

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