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Grèce: le remède serait-il un poison ?

2 avril 2010

Santorini, Grèce - CC

En publiant un auteur invité d’Alain Monod-Broca, Paul Jorion nous offre une vision pour le moins dissonante de l’accord passé entre les états européens pour sauver les finances grecques. Au vu des chiffres et des explications données, on douterait presque de la bienveillance vis à vis de la Grèce de ses partenaires européens.

Tout le monde s’inquiète du niveau d’endettement de la Grèce. Pourtant le premier chiffre que l’on trouve n’est pas affolant : sa dette publique se monte à un an de PNB (100%). D’autres pays ont dépassé ce niveau, d’autres encore l’atteindront prochainement sans créer une panique comparable. Le calcul est simple : un état endetté à hauteur de 1 an de PNB à un taux de 3% doit mobiliser 3% de la production annuelle du pays au titre du service de la dette, et beaucoup y arrivent.

Or les projections que j’ai pu consulter évaluent le service de la dette grecque dans quelques années à 7 ou 8% de son PNB. D’ou vient ce brutal accroissement qui aboutit à un niveau qu’aucun pays ne pourrait supporter?

Lire la suite de cet article sur le blog de Paul Jorion

Nous profitons de la publication de ce lien pour vous inciter à lire les ouvrages de Paul Jorion, un des rares économistes (si tant est qu’il accepte ce qualificatif) à avoir prévenu, en 2005, de l’orage qui se formait au dessus de l’Atlantique, cette crise dont on nous parle tant.

Crédits: nanabcn19 – Flickr CC

Pourquoi Mélenchon a eu raison

2 avril 2010

Malakine, très prolixe blogueur, a repris sa plume après une pause de quelques mois. Ceux qui le lisaient s’en réjouiront et c’est l’occasion de le découvrir pour les autres.

Et il aura fallu tout son talent pour aborder le débat né de l’altercation entre Jean-Luc Mélenchon, le volcanique président du Front de Gauche, et un étudiant en journalisme.

Si la forme du propos fera bondir les gentils adeptes de la communication non violente, il n’en reste pas moins que l’idée défendue par M. Mélenchon est juste. Pourquoi ? C’est Malakine qui vous l’explique sur son blog, bien mieux que nous n’aurions pu le faire.

L’arrogance des journalistes politiques, leur prétention grandissante à s’ériger comme les nouveaux porte-paroles du peuple, leur inculture politique ou leur ignorance abyssale des sujets économiques ne serait rien s’il ne cachait pas un problème structurel lié à la culture journalistique. La logique même du journalisme politique est en passe de transformer le système démocratique en marché des opinions et des affects, fonctionnant dans une pure logique commerciale. Les politiques sont condamnés à s’adapter ou à disparaître.

Lire l’article en entier sur HORIZONS, le blog de Malakine.

Crédits: reflets de verts - Flickr CC

Dupont-Aignan se sent pousser des ailes

17 mars 2010

“Ceux qui, à droite, ne le prenaient pas au sérieux, en sont pour leurs frais. Moins de deux ans après la création de son parti, Debout la République, Nicolas Dupont-Aignan (NDA) a réussi le tour de force de récolter 8,6% des voix en Essonne. Le voilà devenu la deuxième force de droite dans le département.”

La suite, par ici.

Elections régionales : la surprise Debout la République

17 mars 2010

De manière parfaitement impartiale, il faut d’abord saluer la sagesse de Debout la République et les excellents résultats de Nicolas Dupont-Aignan en Ile-de-France. Sagesse d’abord puisque DLR n’a pas fait n’importe quoi avec les cotisations de ses militants en présentant des listes uniquement là ou c’était financièrement tenable.

Les résultats de Nicolas Dupont Aignan ensuite qui, malgré la censure des médias d’Etat et des sondages manipulés, a réussi a doubler son score des européennes en moins d’un an, confirmant que Debout la République est la force politique qui monte.

Il faut ensuite constater que la stratégie de la campagne de caniveau de l’oligarchie politique française, couplé à un contrôle médiatique strict, a parfaitement marché avec plus de 53% d’abstention. A chaque élection, la rupture entre représentants et représentés se fait plus franche et malgré tout, en écoutant la soirée électorale, à droite comme à gauche, tout va bien….TOUT VA BIEN….tant mieux pour eux et tant pis si tous va de mal en pis pour le peuple français.

L’attitude de la gauche a été particulièrement instructive puisque ses représentants ont clairement dit les choses ; votez d’abord, vous aurez le programme après nos petits arrangements entre amis….

La gauche arrive en tête avec 53% d’abstention… c’est un scrutin national. C’est une défaite pour la droite… le scrutin est local et le second tour va tous changer….bref, aucun remise en cause.

Mais la droite a-t-elle réellement voulu gagner ?

Pourquoi vouloir priver de leur pouvoir les piliers du PS qui sont rois dans leurs régions en risquant de les voir revenir sur la scène nationale ?

Pourquoi vouloir gagner lorsqu’il suffit de garantir leurs places aux oligarques locaux de l’UMP ?

Peut-on réellement vouloir gagner lorsqu’on annonce trois nominations d’homme de gauche à des postes importants ?

Peut-on réellement vouloir gagner lorsqu’on annonce une pause dans les réformes alors même que son électorat est favorable aux réformes ?

La réalité est que les résultats étaient courus d’avance, que l’oligarchie a tout mis en œuvre pour arriver à ces résultats… et elle a réussi. Heureusement, dans ce marasme démocratique, la lueur que représente DLR grandit de plus en plus.

Pierre Mathorel

Bad-inter-minable !

5 mars 2010

Élisabeth Badinter a écrit récemment un ouvrage, « Le Conflit, la femme et la mère ». Ouvrage probablement alimentaire, puisqu’il ne fait que réchauffer le plat des thèses féministes qui, en plus de trente ans de confrontation au monde réel, a largement eu le temps de refroidir.

Je n’ai pas envie ici de redéconstruire le féminisme, ni en faire une analyse sociologique, mais néanmoins la sortie de ce livre m’a donné envie d’évoquer une chose finalement assez simple, la complémentarité homme/femme.

L’égalité homme/femme est une abstraction républicaine. Il est faux de dire que les hommes et les femmes sont égaux, mais il est bon de le proclamer dans un esprit de concorde civile. Notons que cette abstraction, comme toutes les abstractions, finit par fuir, à savoir que l’on ne peut pas indéfiniment faire comme si les hommes et les femmes étaient réellement égaux. Ainsi, l’article premier de la constitution française établit que « [La loi] assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. », sans parler des sexes, donc. D’ailleurs la loi fera parfois explicitement des distinctions entre les hommes et les femmes.

Il me semble bon ici de souligner quelques réalités: différence ne veut pas dire systématiquement hiérarchie. Par exemple en mathématique, si 5 est différent de 3 et que l’on peut bien comparer ces deux nombres (5 est strictement supérieur à 3), en revanche un carré est différent d’un rond sans que l’on puisse établir une hiérarchie entre ces deux formes.

Par ailleurs, les hommes et les femmes sont identiques sous certains aspects et différents sous d’autres, et leurs différences sont complémentaires, par obligation (de perpétuation de l’espèce). Ainsi parler de « sexes opposés » pour désigner les hommes et les femmes est une erreur grossière. On devrait, si l’on était rigoureux, parler de « sexes complémentaires ».

Ainsi le féminisme, qui ne cesse d’opposer les hommes aux femmes, est essentiellement anti-naturel, éloigné de la réalité physiologique, et donc radicalement à côté de la plaque.

Si l’on veut proposer une répartition des rapports hommes/femmes qui soit pertinente et stable dans le temps, c’est à dire saine, il faut partir de ce qui est immuable,inamovible. En effet, tout structure humaine (société humaine) niant, voir allant à l’opposé de déterminismes qui ne peuvent être changés sera immanquablement bancale, incohérente, et donc vouée à la disparition à plus ou moins brève échéance, lorsque les contradictions du système se révèleront plus fortes que ses éléments de cohésion (ce qui finit toujours par arriver, les éléments de cohésion ne pouvant pas éternellement être à leurs top, ils s’affaiblent fatalement à un moment ou à un autre, alors que les éléments de contradictions sont eux stables car passifs, en attente _car inhérents au système).

Partant de ce raisonnement, qu’est-ce-qui est immuable chez l’homme et la femme, et qui donc pourrait servir de point de départ à notre réflexion? La réponse est évidente: ce qui est immuable dans la distinction homme/femme, c’est que ce sont tous des êtres humains, mais de sexes différents. Ayant là circonscrit notre analyse grâce à l’évidence, le reste n’est plus qu’une partie de jambes en l’air plaisir.

Analysons maintenant les spécificités physiologiques des hommes et des femmes inhérentes à leur sexe, sans aller trop entrer dans le détail. Les hommes sont manifestement plus grands et plus musclés que les femmes. Ils sont donc optimisés pour se confronter aux difficultés du monde extérieur (plus grand rayon d’action, meilleure capacité à modifier l’environnement). Et les femmes sont seules capables de faire naitre et nourrir un enfant, que ce soit à l’intérieur (via le placenta) ou à l’extérieur (via les seins). Elles sont d’ailleurs plus capables de stocker de l’énergie que les hommes. Elles sont donc optimisées pour la création et le maintient de la vie.

On pourrait aller très loin dans l’analyse pour voir à quel point notre physique (forme, fonctionnalités, limites) conditionne, détermine, nos actions et nos pensées. Et, utilisant cette méthode, faire émerger des contraintes structurelles incontournables de toute société humaine viable, mais là n’est pas vraiment l’objet de cet article.

Ce qui m’intéresse ici, c’est que nous avons fait émerger par le raisonnement une systématique, des règles fonctionnelles: les hommes sont systématiquement plus efficaces que les femmes pour gérer leurs environnement, et les femmes sont systématiquement plus efficaces que les hommes pour gérer la reproduction de l’espèce.

Ces déterminismes sont fonctionnels, et donc comportementaux: les hommes vont plus facilement explorer, découvrir, lutter, quand les femmes vont plus facilement s’occuper de la création, la survie et le bien-être des enfants humains. Ces différences, plutôt que de les voir comme des oppositions, je préfère les voir d’une manière constructive, positive. Les deux aspects, féminins et masculins, de l’humanité, sont appelés à devenir complémentaires pour avoir un sens. Il y a engendrement réciproque des deux faces de l’humanité pour que l’humanité puisse se réaliser, s’accomplir: sans vie, pas de remodelage du monde possible (pensée, construction), et sans action ni pensée sur le monde, l’espèce humaine n’a plus de sens (autant être une amibe). Allons même plus loin: les femmes, en créant les générations successives de l’espèce, permettent au savoir de s’accumuler et s’enrichir, et à l’action sur le monde de perdurer, se renforcer, s’améliorer (grâce à la femme, l’homme peut transmettre _le monde). Et les hommes, en inventant, explorant, bâtissant, fournissent aux générations futures un environnement de plus en plus confortable et propice à la perpétuation de l’espèce (grâce à l’homme, la femme peut transmettre _la vie).

Les hommes donnent aux femmes le monde pour faire la vie,
et
les femmes donnent aux hommes la vie pour faire le monde.

Cette relation de dépendance et de renforcement mutuel (l’homme est nécessaire à et a besoin de la femme comme la femme est nécessaire à et a besoin de l’homme) est éminemment constructive et harmonieuse (et donc stable) et car elle est permet d’engendrer la vie et l’espace, deux projets distincts (et non hiérarchisables) mais complémentaires, via le temps.

Créer un espace à trois dimensions (temps, espace et vie) où pouvoir évoluer, voilà tout le projet de la relation Homme/Femme, d’après moi,

Emmanuel Reynaud
délégué DLR Paris 20ème
9ème de la liste Paris pour les régionales

Voyons où ces trois dimensions noumène!

La non-affaire Soumaré et la politique poubelle

27 février 2010

La non-affaire Soumaré fait suite à l’affaire Cohn-Bendit Bayrou lors de la campagne des européennes, et s’inscrit dans la volonté de l’oligarchie française de faire de la politique poubelle afin que les Français ne s’intéressent pas à la chose publique.

Ils ne veulent pas que le peuple s’intéresse à la politique car nous risquerions de réaliser leur terrible bilan de ces 40 années, et surtout, leur pouvoir serait menacé par l’alternative que représentent Nicolas Dupont Aignan et Debout La République.

Sur l’affaire, si M. Soumaré a payé sa dette pour ses quatre condamnations, il a le droit de se présenter comme n’importe quel citoyen. Il y a une affaire en cours ; M. Soumaré reste innocent jusqu’à une condamnation définitive.

La vraie question serait de savoir si ce Monsieur a caché son passif au PS pour obtenir sa place, ou beaucoup plus grave, si le PS a voulu caché ces condamnations afin de tromper les électeurs du Val d’Oise.

Au-delà de ça, je trouve les réactions autour de cette affaire particulièrement intéressantes car symptomatiques de l’oligarchie qui tient le pouvoir dans notre pays.

Plusieurs voix ont réclamé qu’un candidat à un mandat électif ait un casier judiciaire vierge de toutes condamnations. Que font-ils du droit à l’oubli, de la seconde chance ? Plus important, de quel droit, qui sont–ils, pour se croire autoriser a décidé qui a le droit ou non d’obtenir un mandat ? C’est au peuple, et à lui seul, de décider à qui il souhaite confier un mandat.

L’empreinte carbone virtuelle !? Késako ?

24 février 2010

Un rapport scientifique a analysé l’empreinte carbone virtuelle. Qu’est-ce donc ? Ils ont évalué la production de CO2 pour les principales actions faites sur le net.

Ainsi, une recherche Google représente 60 mètres en voiture, tandis que la publication d’une note sur un blog équivaudrait à 2 km.

Allons-nous vers une taxe sur les recherches Google ? Le gouvernement est toujours rapide pour taxer une grande entreprise, toujours pour des raisons d’intérêt général, pour cacher la quasi-faillite dans laquelle ils ont mis la France, tout en se vantant de ne pas augmenter les impôts. Peu importe bien sûr que ces taxes sur les entreprises soient toujours, d’une manière ou d’une autre, répercutées sur les clients, c’est-à-dire les Français.

Pour les blogs, l’information est plus inquiétante. L’oligarchie Française, aussi bien par des actes que des déclarations, a déjà démontré que la liberté qui règne sur le net leur pose problème car elle ne pouvait la contrôler.

Va-t-on avoir le droit à une taxe carbone sur les blogs ? Cela priverait énormément de Français de l’accès à ce dernier espace de liberté. De plus, cela justifierait un contrôle des blogs car s’il y a taxe, il y aura contrôle.

Pierre Mathorel

Les brèves républicaines

20 février 2010

Retrouvez les brèves républicaines de Rémi Berger, responsable Nord-Pas-de-Calais, sur leur blog.

La vision de Nicolas Dupont-Aignan pour l’Île-de-France

14 février 2010

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout La République, est maire d’une ville de l’Essonne, Yerres, à 20km de Paris, depuis 1995.

S’il se présente aujourd’hui à la tête d’une liste en Île-de-France, ce n’est pas par simple ambition personnelle, non. C’est qu’en tant que maire, il ne peut accepter que des projets régionaux aussi clientélistes ou démagogiques que ceux de l’UMP, du PS ou des Verts puissent empêcher des villes comme la sienne d’accéder à un niveau de développement correct. Les banlieues sont abandonnées par l’Etat, qui n’assure même plus les fonctions régaliennes que sont l’éducation et la sécurité, et les entreprises qui ne trouvent aucun intérêt à s’y installer. Seuls restent des habitants qui ne sont pas attachés à leur ville, leur environnement puisque ils rêvent de s’installer ailleurs. Et c’est ainsi que l’on rentre dans le cercle vicieux que connaissent les banlieues d’Île-de-France, mais c’est aussi valable pour bien d’autres villes françaises.

C’est à partir de ce constat que Nicolas Dupont-Aignan et son équipe ont fait le choix de proposer un projet alternatif aux franciliens.

Pour en avoir un avant goût, vous pouvez visionner l’entretien réalisé par Paris-Capitale.fr

Image de prévisualisation YouTube

Cliquez ici pour visionner la suite de l’entretien sur paris-capitale.fr

Bonus: Le débat avec Fadela Amara dans l’émission Politiquement Parlant du 9 février sur Direct8 (à partir de 20:32)

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Les policiers sont des hommes comme les autres

14 février 2010

Il est peu de métier tant méprisé que celui de policier. Considérés souvent comme des êtres dénués de sens humain, insensibles aux drames dont ils sont témoins et que leur action provoque parfois, les policiers ne douteraient jamais et se lèveraient tous les matins dans l’espoir de trouver quelqu’un à tabasser ou humilier pour remplir leur journée.

Ce portrait caricatural est pourtant très répandu, et c’est ce que dénonce Philippe Bilger, Avocat général à la cour d’assises de Paris et blogueur talentueux.

Si j’étais policier…

J’en aurais assez. Je serais fatigué. Lassé d’entendre sans cesse les mêmes accusations, les mêmes récriminations, les mêmes injustices.

Je n’en pourrais plus d’être écartelé chaque jour entre le besoin qu’on a de moi, de l’ordre et de l’autorité que je représente et l’hostilité qu’on éprouve à l’égard de la police et de la contrainte nécessaire qu’elle doit exercer. On me veut ou on me déteste ?

Cliquez ici pour lire la suite sur Justice au singulier, son blog

Philippe Bilger est un blogueur d’une rare qualité, son point de vue est toujours original et pertinent, tout en nuance, il ne sombre jamais dans la caricature et la facilité d’une pensée toute faite. Ces qualités simples mais peu répandues, associé à un style fluide et accessible en font selon moi un point de passage incontournable pour qui s’intéresse à l’actualité politique et judiciaire.

LOPPSI: Un gendarme devant votre porte ?

11 février 2010

Vous accepteriez de dire où vous allez à chaque fois que vous sortez de chez vous ? J’en doute. Pourtant, le projet LOPPSI ouvre la porte à ce genre de contrôle. Réjouissant. Et si vous avez quelques difficultés à en comprendre encore les principes, je vous invite à lire l’article de Versac, enfin, Meilcour, alias Nicolas Vanbremeersch sur son blog:

Dans la rue, pour lutter contre la pédophilie, il ne viendrait à l’esprit d’aucun parlementaire d’instaurer des contrôles de police au sortir de chaque maison, et d’installer un mouchard dans chaque véhicule, sur chaque corps, pour suivre où il se déplace. Il serait insupportable que chacun, pour aller chez sa soeur, ou acheter son journal, doive passer par le péage, discret car non visible, mais un peu sensible, car nous ralentissant, le péage policier, qui filtrerait nos intentions.

Lire l’article en entier sur meilcour.fr

Une économie sans ingénieurs, ça fonctionne ? Non.

16 janvier 2010

Dans un – certes un peu long mais très intéressant - article, le blogueur Eugène revient sur le non-choix qui a été fait en France d’abandonner comme dans d’autres pays d’Europe les – trop arides ? trop exigeantes ? – sciences et techniques. On préfère aujourd’hui sublimer les activités de service peu coûteuses en terme de formation quitte à développer une économie artificielle ou la création de valeur ne serait plus que fictive. Et nous avons déjà depuis deux ans un avant-goût des conséquences que cela aura…

chercheur

Voici un extrait de son article, je vous invite à lire la suite sur son blog (lien) ou sur Marianne2.fr (lien)

Discrètement la finance a pris le pouvoir dans le monde et en particulier en France. A niveau d’étude égal, il vaut mieux travailler dans la finance que dans la recherche. Les Polytechniciens l’ont bien compris depuis des années et désertent en majorité la recherche pour la gestion, finance et direction d’entreprise. Aujourd’hui, en France, il faut admettre qu’il faut être fou pour faire de la technique ! Pourtant ce ne sont pas les financiers qui nous sauverons. L’exemple de la Grande-Bretagne qui a beaucoup trop misé sur la finance à bien montré durant la crise toute les faiblesses de son modèle. Les ingénieurs d’hier, qui avaient considération et haut niveau de vie, sont aujourd’hui dans la même posture qu’étaient les ouvriers il y a dix ans : ils sont pressurisés, menacés et finalement délocalisés. Nous ne comptons plus les grandes entreprises qui discrètement ouvrent des centres de recherches dans les pays de l’Est, au Maghreb ou en Asie. Cet aspect n’est pas médiatisé. Ceux qui sont aujourd’hui encore employés en France subissent tous les jours cette violence que constitue l’ouverture progressive, sous leur nez et avec leur coopération forcée, de ces centres. Nous nous étonnerons ensuite des suicides soudains chez les ingénieurs.

Le gouvernement actuel a clairement choisi le camp de la finance et ne se prive même pas d’attaques basiques sur les chercheurs « à budget comparable un chercheur Français publie de 30% à 50% en moins qu’un chercheur Britannique dans certains secteurs » a dit le président en janvier 2009. Il applique ici encore, les mêmes recettes d’entreprise (et de financiers) dont on sait qu’elles ne marchent absolument pas : les indicateurs.

par Eugène sur son Blog économique et social relayé par Marianne2.fr

Crédit photo: Conseil Général 94 – Flickr CC

Identité nationale : La France est mon village

13 janvier 2010

Retrouvez le long article de Cédric Prévot au sujet de l’identité nationale sur son blog.

Voici un extrait de la présentation :

“Je reviens tout d’abord sur les conditions de ce débat, les intentions policiennes de leurs auteurs, mais aussi sur la nécessité de s’emparer de cette question pour y apporter une réponse de synthèse, une réponse républicaine, patriote, bref citoyenne.

Après avoir reconnu ma petitesse devant l’immensité des thèmes abordés par cette question, je choisis deux postulats de départ très simples: la France est un territoire, le Français est un être humain.

Le premier indique la maison qui nous rassemble et revient sur la nécessité de ne pas oublier l’Outre-Mer. Le second développe le bagage relationnel de tout être humain: un amour fraternel et une affection filiale. A l’echelle d’une Nation, cela donne donc une République fraternelle et un patriotisme (néanmoins à renouveler).

Je reviens ensuite sur le mandat de Nicolas Sarkozy, qui bon an mal an, s’inscrit comme une réécriture de la politique en France. Dans un pays où les poids de l’Histoire et de la Tradition sont aussi importants que ceux de l’Esprit et de la création, il nous faut bien répondre non plus seulement par le discours, l’émotion même, mais bien plus par les propositions, l’action.

Le génie d’un peuple conjugué aux temps des héritages de sa culture: il n’est pas là une définition complète de l’identité nationale mais au moins l’expression immédiate de son essence. Essence qui doit être la racine d’un engagement politique au service de la Nation, d’un destin à gouverner.

Une République fraternelle (à l’aune de la laïcité), un patriotisme à renouveler (à l’aune d’un réel devoir de mémoire et d’un attachement moderne aux valeurs et aux symboles de notre pays), un destin à gouverner, tels sont les trois pans de l’identité nationale selon moi.

La France est mon village parce qu’à l’instar d’une bourgade des  champs confrontée à des contingences locales et à des réalités de terrain, comme la France est liée à des évolutions nationales, il incombe surtout à ces deux collectivités de rechercher les conditions d’un vivre-ensemble, de prises de décisions collégiales et responsables.

Il est un rêve que je fais chaque nuit, un espoir que je porte chaque jour, un destin en quel je crois à chaque instant: ce rêve cet espoir, ce destin ne portent qu’un nom, qu’un seul et même nom: France.”

La suite, c’est par .

COP15: “C’est une conférence sérieuse ou bien ?”

22 décembre 2009

Henry Michel, blogueur, dresse son bilan de la conférence de Copenhague. Evidemment, à l’image de celle-ci, son billet n’est pas sérieux. Dans la suite de l’article, il fait une proposition étonnante mais pas inintéressante, celle des ambassadeurs du Temps. A méditer.

Les Ambassadeurs du Temps

Le sommet de Copenhague. Je ne suis pas spécialiste en la matière – mais ce qui est rassurant, c’est que ceux qui prétendent l’être n’écrivent rien de bien clair à son sujet non plus. Vous avez compris ce qui s’est passé là-bas, vous ? Moi je n’ai pas compris. Je suis pourtant du genre à lire les journaux, suivre l’actualité, mais là c’est un truc qui est resté opaque pour moi. Les journalistes en ont beaucoup parlé sans en parler, il y sont allés, ils ont montré qu’ils y étaient, ils portaient de beaux cols roulés et de beaux manteaux, Canal nous a fait loler mais….rien d’autre.

La réalité c’est que Copenhague mariait deux sommets : un officiel, celui des représentants politiques, et celui du peuple, au sein d’un “Klimaforum”, qui joua le rôle du poisson pilote du sommet pendant les 12 jours. Un RÉGAL d’images pour les journalistes. Un melting pot de nationalités, d’accents, de diplomates africains en boubous, d’irlandais bien roux, de  chinois bien bridés, bref du Roland Emmerich, comme quelqu’un l’avait dit sur twitter. Oui, le sommet de Copenhague fut une sorte de film catastrophe de Roland Emmerich, et la catastrophe fut le sommet en lui même.

Je ne suis pas d’un naturel critique, mais dès le début je n’ai pas cru en cette sorte de kermesse ou des péruviennes en chapeau melon allaient émouvoir des politiciens qui, convaincus de la gravité de la chose, allaient signer de merveilleux accords.  Les images trop policées, le confort trop visible, le tout trop photogénique.

Lisez la suite sur le blog d’Henry Michel >>>

Nous avons un nouveau président ! Ah bon ?

14 décembre 2009

Herman-Van-Rompuy

Oyez, oyez braves citoyens,

Nous qui espérions un changement de cap dans la politique menée pour notre pays, nous qui souhaitions un renouvellement au sommet de la classe politique, nous qui attendions qu’une personne se lève pour porter un nouveau projet aux plus hautes instances du pouvoir, voici notre vœu exaucé : Nous avons un nouveau président !

On me dit que ce président sera, pour plusieurs années, au sommet de la plus haute instance politique et guidera ainsi le destin de plusieurs dizaines de millions de citoyens. Parmi ses fonctions, il présidera le conseil réunissant les personnalités politiques les plus importantes dans leur zone géographique, il donnera les impulsions nécessaires à notre développement, il définira les orientations et les priorités de politique générale et enfin conduira notre politique étrangère et de sécurité commune grâce à un représentant qui lui aussi est nouveau !

« Devant de telles responsabilités, on peut supposer que la campagne politique menant à son élection a dû être une des plus passionnantes que nous n’ayons jamais connues ? » On me répond bizarrement que non.

« Mais au moins le jour de l’élection, des millions de citoyens ont dû accourir aux bureaux de vote pour départager les candidats et donner toute la légitimité au prochain président ? » On me répond bizarrement que les citoyens n’ont pas été invités à voter.

« Bon, en supposant que le suffrage fût réservé à une certaine catégorie de gens, j’imagine que les candidats ont du quand même présenter leurs projets politiques et le défendre ardemment au sein de débats forcément houleux vu la fonction à laquelle ils aspiraient ? » On me répond bizarrement qu’aucun projet n’a été présenté et qu’aucun débat n’a eu lieu

Etant un peu décontenancé, j’essaie de me rassurer «  Peut-être que chacun a su ce qu’il faisait et le nouveau président élu est surement quelqu’un de connu de l’ensemble des citoyens dont il aura la charge. » On me répond qu’il n’est connu que de 2% de la population et qu’il n’a pas été élu à son poste de président, pas plus que son représentant des affaires extérieures qui n’est connu de personne.

Enfin je m’interroge « Mais, quel est ce système politique dans lequel les décisions les plus importantes pour notre futur sont prises sans que les citoyens soient consultés ou au minimum informés du projet ? » On me répond « L’Union Européenne ».

L’âge post-démocratique

Par ce récit, tout le monde aura compris qu’il s’agissait de la nomination du nouveau président de l’Europe dont la plupart a déjà oublié le nom ainsi que son haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité dont la plupart n’a jamais connu le nom.

Il y a deux ans, dans « Après la démocratie » Emmanuel Todd annonçait que la démocratie était en crise et que les politiques futures ne se décideraient plus par le suffrage universel. Aujourd’hui, remarquant le désintéressement total des citoyens pour l’accession de M. Von Rompuy au poste le plus important de notre système politique, il semblerait que sa prophétie visait juste.

Déjà en 2005, je me souviens de nombreuses discussions pendant lesquelles mes amis m’exposaient le plus calmement du monde, pourquoi nous n’étions pas capables de comprendre les enjeux de la construction européenne, pas capables de comprendre le contenu du traité constitutionnel et par conséquent pourquoi il fallait faire confiance à nos dirigeants en disant oui à un texte qu’aucun n’avait lu et qui retirerait une bonne partie de notre souveraineté nationale.

C’est à ce moment que je compris que nous étions en train de changer d’âge politique. A la place de la démocratie, système par lequel les citoyens détiennent le pouvoir souverain et expriment leur volonté par le vote, est venu s’installer insidieusement, tel l’expérience de la grenouille*, un nouveau système post-démocratique dans lequel les grandes orientations politiques et économiques sont de plus en plus décidées par des technocrates tandis que la gestion locale des affaires politiques reste déléguée aux représentants élus par le peuple. La subtilité de cette transformation vient du fait que le transfert du pouvoir entre le peuple et les technocrates n’est pas vécu par les premiers comme une confiscation violente mais plutôt comme un abandon progressif de responsabilités pour lesquelles le peuple ne se juge plus suffisamment compétent pour les exercer.

De traité en traité, les dirigeants ont organisé un transfert de souveraineté qui ne s’est absolument pas accompagné d’un transfert d’intérêt du peuple pour la chose européenne. Nous vivons, dans l’indifférence quasi générale, ce terrible paradoxe qui veut que plus nous transférons nos compétences législatives à l’Europe (environ 70% aujourd’hui), moins le peuple se déplace pour voter aux échéances européennes.

Ce désintérêt n’est pas le fruit du hasard. Il est la conséquence de la volonté délibérée des élites de décourager le peuple dans sa volonté de saisir les grands enjeux politiques et économiques et maitriser les processus de décision politique. La stratégie des technocrates tient en une phrase : moins le sujet sera compréhensible et moins le peuple aura envie de s’y intéresser.

Déjà en 2005, peu d’entre nous avait lu le traité constitutionnel européen et malgré sa complexité, un débat populaire s’installa quand même et aboutit à la victoire du non. En 2007, Sarkozy nous fit la promesse de revenir avec un traité simplifié débarrassé des points sujets à débat et il en résulta un étouffement du débat jamais égalé. En effet, le traité simplifié fut une copie du TCE tout en réussissant l’exploit d’être encore plus compliqué que son original. A ce titre, quoi de plus explicite que la citation de Giuliano Amato, ancien vice-président de la Convention sur l’Avenir de l’Europe, qui déclarait : « Ils ont décidé que le document devrait être illisible. S’il est illisible, c’est qu’il n’est pas constitutionnel ; c’était là l’idée… Si vous parvenez à comprendre le texte au premier abord c’est qu’il peut y avoir matière à référendum, parce que cela signifierait qu’il y a quelque chose de nouveau »

Un bilan, une perspective?

Nos ancêtres ont donné leurs vies pour que nos générations puissent savourer le fait de vivre en démocratie. De Gaulle et Debré nous ont proposé une constitution, claire et concise, largement compréhensible par la population afin que cette dernière puisse en connaissance de cause décider de son système de représentativité politique.

Hier une majorité d’entre nous avons refusé le projet d’un nouveau transfert de souveraineté et puis nous avons assisté, impuissant, à sa ratification parlementaire.

Aujourd’hui, la plupart d’entre nous sommes incapables d’esquisser un schéma fonctionnel de l’Union européenne ou encore donner le nom d’un seul commissaire européen. Une majorité de français a boudé les élections européennes et personne ne s’est intéressé à la nomination du futur président de l’Europe

Et si demain, nous nous décidions à reprendre un peu le pouvoir ?

 

Note : L’expérience de la grenouille peut se résumer ainsi : si l’on plonge une grenouille dans de l’eau chaude, d’un bond elle s’échappera. Si on la plonge dans l’eau froide et qu’on porte doucement l’eau à ébullition, la grenouille s’engourdira progressivement et finira ébouillantée.