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Michel Barnier retourne au bercail de la commission européenne

11 décembre 2009

barnier

Pendant la campagne des européennes Michel Barnier s’était tu sur sa possible nomination à un poste de commissaire européen, dès qu’il serait élu député européen. A l’époque, il valait mieux faire profil bas pour ne pas descendre la campagne UMP, déjà que sa colistière pour l’Ile de France, Rachida Dati, était pour le moins peu au fait des dossiers européens.

Aujourd’hui, les élections européennes sont loin, donc Barnier peut revenir  à sa nature profonde : défendre les intérêts européens avant ceux de la France. Plus besoin de faire illusion, en tant que fossoyeur, euh pardon, ministre français de l’agriculture  ou en tant qu’éphémère député dit français au parlement européen, depuis le 27 novembre, Michel Barnier est commissaire européen au marché intérieur et aux services financiers. Il avait déjà était commissaire de 1999 à 2004, et il était à l’époque en charge de la politique régionale et de cohésion.

Xavier Bertrand, secrétaire général de l’UMP, se félicite de cette nomination en déclarant que « c’est un succès sans précédent pour la France qui n’avait jamais obtenu un tel portefeuille ».

Un succès certainement, mais pour La France en aucun cas, à moins que l’on considère comme une réussite le fait d’avilir notre pays un peu plus chaque jour dans cette dictature molle appelée Union européenne.

Anthony Mitrano

Délégué Debout Les Jeunes des Alpes-Maritimes

Non, le référendum n’est jamais une catastrophe !

2 décembre 2009

Les quelques naïfs, dont je faisais une fois de plus partie, ont pensé que ce vote serait l’occasion d’engager un débat sur la laïcité, sur la place des religions dans la sphère publique, bref, qu’on se servirait de ce vote pour réfléchir et faire le point.

Loin d’avoir été engagé sur le fond, le débat est en train de se focaliser sur l’opportunité d’utiliser le référendum, et disons-le tel quel, sur l’existence même du référendum. Les institutions européennes dénoncent le procédé, quelques commentateurs n’hésitant pas à le qualifier de « populiste », « d’illégitime », etc. Daniel Cohn-Bendit, qui n’en est pas à une sottise près, demande tout bonnement à la République helvétique d’organiser un nouveau vote, estimant que les Suisses « doivent revoter » ! Cela nous rappelle bizarrement quelque chose.

Toutes ces critiques nous semblent au mieux artificielles, au pire absurdes.

Le référendum a cette immense qualité qu’il permet de sonder, à un moment donné, l’état d’esprit d’une nation, ses aspirations, ses craintes et ses peurs. Vaudrait-il mieux ignorer tout cela, laisser la peur s’installer, se nourrir de l’indifférence des gouvernants, pour finalement éclater, en dehors des urnes cette fois-ci ? C’était la politique qui prévalait dans la France d’Ancien Régime, dans les démocraties populaires et dans toutes les dictatures du siècle dernier… Sauf qu’au bout d’un certain temps, toute cette rancœur accumulée éclate, non sous la forme apaisée d’un vote démocratique, mais sous celle sanglante des révolutions.

On accuse le peuple d’être trop peu « savant » pour pouvoir se prononcer. Nos représentants élus sont-ils un meilleur gage de sagesse et d’intelligence ? Non, loin de là. Sans vouloir leur faire offense, certains de nos députés sont loin d’être des « lumières », au sens philosophique du terme bien sûr ! Mais surtout, il ne faut pas perdre de vue que, la plupart du temps, ils ne votent pas – hélas- en leur âme et conscience, selon leur conviction personnelle, mais bien plutôt sous la pression de leur groupe parlementaire. L’épisode du Traité de Lisbonne nous l’a montré. Le « miracle » du référendum, c’est justement de passer outre ces contingences politiciennes, ces intérêts de carrière, ces pressions partisanes.

Et quand bien même le peuple se tromperait ! On a montré que leurs gouvernants aussi. Faut-il pour autant supprimer les élections sous prétexte que l’on considère, au vu d’on ne sait quel critère, que les vainqueurs ne sont pas à la hauteur de l’enjeu ? Est-ce parce que le maire d’une petite commune a dilapidé les finances et défiguré la ville qu’on songerait un seul instant à interdire, une fois pour toutes, l’élection du maire au suffrage universel ? Non, ou alors cela ferait longtemps que l’on ne voterait plus ! On voit bien alors que toute critique contre le référendum devient alors une critique contre la démocratie elle-même. Qui plus est, si le peuple se trompe et qu’il s’en rend compte, rien ne l’empêche, à l’avenir, de revenir sur sa décision et de se déjuger.

On accuse le peuple d’être « irrationnel », « déraisonnable ». Pour ce qui est de notre affaire, cela relève manifestement d’une méconnaissance abyssale de la Suisse et de son fonctionnement. La plupart des hausses d’impôts sont décidées par référendum. Cela se fait parfois même à l’initiative des citoyens ! Et, bien souvent, les électeurs n’hésitent pas à accepter, mettant ainsi leur intérêt personnel de côté, au profit de celui de la collectivité. Est-ce là la manifestation d’un peuple « irrationnel » et « déraisonnable » ? Bien au contraire. Le peuple adopte parfois des décisions que ses gouvernants n’auraient pas le courage de prendre.

En réalité, la véritable cible de ces critiques, c’est le peuple lui-même. On espère qu’en supprimant le référendum, le peuple n’aura plus conscience de lui-même, de sa singularité, de sa force. Ainsi, on pourra sans doute mieux le diluer dans une « démocratie postmoderne » sans goût, ni saveur. On pourra le dissoudre dans un magma supranational où la notion même de peuple n’a pas sa place. Ils auront au moins retenu cela de la pensée marxiste : on ne peut arrêter une classe qui a conscience d’elle-même. Ce qui vaut pour une classe vaut encore bien plus pour un peuple. Faute de réussir à le convaincre, on le contourne, et, partant, on le supprime.

Pierre Bergé et le Téléthon

29 novembre 2009

 pierre bergé

 

Parasite et populiste. Voilà comment Pierre Bergé considère le Téléthon qui devrait avoir honte de montrer des enfants malades à la télévision, même si c’est la réalité de la maladie.

Le téléthon parasite la solidarité nationale de manière populiste, mais n’est-ce pas du populisme également de rassembler les derniers artistes à la mode pour faire un grand concert ?

Plus grave encore, M. Bergé a fait des sous-entendus sur l’utilisation des fonds récoltés. Si le Téléthon parasite la solidarité, que fait M. Bergé en jetant volontairement le discrédit sur cette association qui, depuis 1987, récolte des fonds pour des maladies handicapantes et obtient des résultats avec les premières thérapies géniques.

Après sa première attaque, Pierre Bergé a proposé de mettre en commun les fonds du Téléthon. Nous pourrions parler de détournement de solidarité car lorsqu’on donne à une association, ce n’est pas pour financer autre chose.

Ce dérapage de M. Bergé risque de provoquer une diminution des dons et donc d’affaiblir la recherche et les espoirs. Le vrai problème que M. Bergé n’a pas soulevé, trop occupé a envier les ressources de l’AFM, c’est la faillite de la recherche publique.

Nicolas Dupont Aignan et Debout la République propose de multiplier par 2 en 5 ans le budget de la recherche publique, pas seulement pour aider les malades, mais également parce que la recherche d’aujourd’hui, c’est nos emplois pour demain.

Pierre Mathorel

Le DIC ou le droit à l’image collectif

22 novembre 2009

Par Pierre Mathorel, DLJ Centre. Cet article est extrait de son blog.

images

En pleine crise, alors que le danger de l’extrême gauche se précise, les députés UMP et le gouvernement ont souhaité faire un exemple en supprimant le D.I.C. Motif ? Ils voyaient mal comment justifier en pleine crise d’accorder une aide fiscale pour que des joueurs professionnels gagnent quelques milliers d’euros supplémentaires, sur des gains déjà importants.

Le raisonnement se tient. Il est bien sûr possible de leur rétorquer que le sport permet actuellement à des millions de citoyens d’échapper au quotidien le temps d’un match de foot ou de rugby. En période de crise, le pouvoir d’achat et aussi important que le rêve… le gouvernement ayant échoué pour améliorer le pouvoir d’achat des français, pourquoi s’en prendre à leurs rêves ?

Si le raisonnement se tient, pourquoi ne pas l’avoir appliqué de manière plus régulière ?

En période de crise, il aurait semblé logique de suspendre un an le bouclier fiscal mais ceux qui en bénéficient ne sont pas les mêmes que ceux qui vont au stade. Pourquoi, en pleine crise, avoir accordé plusieurs milliards d’euros d’exonération aux restaurateurs, sans exiger de contrepartie, au lieu d’attendre un an ?

Pierre Mathorel

Du rififi chez les JPF

6 novembre 2009

JPF

Les tongs et les capottes « UMP » n’ont pas suffit !

3 novembre 2009

tong UMP

Selon une information « confidentielle » livrée par le Figaro, l’UMP aurait perdu plus de 40 000 adhérents en moins d’une année, passant de 270 000 en janvier à 228 740 aujourd’hui ! Sans oublier que son secrétaire général, Xavier Bertrand, entendait, en janvier dernier, dépasser les 500 000 adhérents d’ici 2012. Si ça continue, il lui faudra enlever un zéro.

Conclusion : les adhérents UMP sont moins bêtes que ne le pensent leurs dirigeants. Les tongs et capottes aux couleurs présidentielles, distribuées cet été sur les plages, n’auront pas suffit.