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Benjamin Durand : Un jeune gaulliste qui va au bout de ses convictions

25 août 2010

Le conseiller municipal a rendu sa carte du PS et a rejoint Dupont-Aignan

Je me suis engagé en politique par conviction, donc si je ne peux pas les exprimer c’est inutile de rester”, affirme dans une douce colère Benjamin Durand.

Du haut de ses tout juste 23ans, le benjamin du conseil municipal délégué aux actions socio-sportives et conseiller communautaire découvre les affres de la politique. Et avec la fougue de sa jeunesse, il préfère claquer la porte du Parti socialiste auquel il a adhéré en 2007, porté par le discours de Ségolène Royal alors en pleine campagne pour la présidentielle. “J’ai été trop naïf“, concède l’étudiant, qui avait dans la foulée accompagné la campagne de Béatrice Négrier et Aline Reynaud pour les législatives dans la 9e circonscription, avant d’être élu à Aubagne sur la liste conduite par Daniel Fontaine. “Je ne suis plus en adéquation avec ce parti qui défend des valeurs et qui ne les applique pas en interne”, affirme-t-il. Sans jamais citer personne en particulier il dit que “le mythe s’est effondré” au niveau de la fédération départementale et va jusqu’à parler de parti “antidémocratique”. “La rose s’est fanée”, souffle-t-il.

Vous pouvez l’article original dans le lien suivant:

http://www.laprovence.com/article/aubagne/benjamin-durand-un-jeune-gaulliste-dans-la-majorite

Candidats aux cantonales

En quête d’un nouveau parti dans lequel ses opinions seraient écoutées, c’est vers le MoDem puis finalement vers Debout la République de Nicolas Dupont-Aignan que le conseiller municipal se tourne et adhère en mars dernier. “Nous nous sommes rencontrés à l’Assemblée nationale en février à l’issue d’une assemblée générale de Debout les jeunes (section Jeunes du parti). Je l’ai trouvé sympathique, il prend position et il fait ce qu’il dit, je préfère ça”, dit-il. En juin, il annonce officiellement sur son blog sa candidature aux cantonales de mars 2011 sous les couleurs du parti gaulliste pour le secteur Aubagne Est (Gémenos, Cuges, Cassis, La Bédoule); siège actuellement détenu par le maire de Gémenos Roland Giberti.

À Aubagne, où il estime être devenu “persona non grata” pour le PS, les socialistes relativisent. “Il s’est exclu lui-même de par ses propos et ses écrits et du fait qu’il adhère à un autre parti”, commente l’adjoint au Finances et à la Culture Patrick Arnoux, qui dit ne pas comprendre ses arguments. Le PS est un grand parti. On peut toujours avoir le sentiment que l’on n’est pas écouté et que l’on est isolé, j’ai moi-même été dans la minorité à la fédération des Bouches-du-Rhône, mais le but est de faire bouger les choses dans son parti. Si l’on n’est pas d’accord, on peut le dire, c’est un combat mais c’est la noblesse d’un parti. Deux choses me choquent: premièrement ilavait pris un engagement et la seconde, c’est que j’attends qu’il m’appelle, pas en tant que responsable du PS, mais en tant qu’être humain.”

Seul représentant de Debout la République au conseil municipal, Benjamin Durand ne pourra donc pas former de groupe. Lui, espère en revanche conserver sa délégation. “Je suis déçu par le système socialiste mais je n’ai aucun regret d’être élu et je resterai jusqu’en 2014. Mes convictions sont les mêmes. Je me suis engagé pour ma ville, c’est un engagement républicain, je me bats pour que les choses changent et je ne cherche pas à cumuler les élections”.

“Cohérence”

Cependant la décision revient au maire. Sera-t-il prêt à élargir sa majorité un peu plus à droite? “Son choix me surprend, confie Daniel Fontaine. Il se dit toujours solidaire de la majorité, je vais donc en discuter avec les élus pour savoir ce qu’ils souhaitent faire dans ce cas unique depuis que je suis élu.” Mais pour le maire, qui ne partage évidemment pas les valeurs de Nicolas Dupont-Aignan, pas question d’élargissement: “Il s’agit de cohérence et je veux être le garant de cette excellente cohérence qui existe dans la majorité”.

In fine, en terme de rapport de force, Patrick Arnoux n’a pas d’inquiétude: “Le groupe socialiste restera le deuxième groupe de la majorité plurielle”. Rendez-vous au prochain conseil municipal fin septembre.

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Police : Plus on en parle, moins il y en a

22 août 2010

Comment peut-on restaurer la tranquillité et la sécurité publiques avec un nombre de policiers en constante diminution? Voici la question que Debout Les Jeunes Nord – Pas-de-Calais pose à N.Sarkozy. En effet, à l’heure du spectacle sécuritaire de N.Sarkozy il vient d’être annoncé que 3.500 postes seront supprimés d’ici trois ans au sein de la Police Nationale. B.Hortefeux justifie cela au nom de la Révision Générale des Politiques Publiques. Certes ce mouvement de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite inflige des pertes d’effectifs au sein du ministère de l’intérieur, mais B.Hortefeux justifie également ce choix du fait que l’âge de la retraite étant repoussée, les fonctionnaires les plus âgés sont maintenus plus longtemps en place et comme ils sont les mieux rémunérés il faut compenser ce surplus de dépenses par le non – recrutement de jeunes policiers.

Cela semble être la recette d’un “deux échecs en un”. D’une part, échec flagrant de la politique de sécurité et d’autre part, aveux de la part d’un ministre en fonction de la bêtise qu’est la réforme des retraites.

Il existe pourtant des mesures à mettre en œuvre pour restaurer l’Etat de droit en France :

- renforcer les moyens de la justice et des forces de l’ordre

- appliquer les peines prononcées, réfuter toute remise de peine, diminuer le pouvoir prétorien du juge qui contourne sans cesse les mesures fortes de lutte contre la délinquance

- arrêter de victimiser les coupables et de culpabiliser les victimes

- restaurer les contrôles aux frontières (drogue, contrefaçons, immigration)

- lutter contre l’immigration irrégulière, interdire l’accès des étrangers au système de protection sociale et mettre en œuvre une réelle politique d’intégration des français d’origine étrangère.

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“Téléchargez, Téléchargez !”

3 août 2010

L’industrie musicale et le gouvernement (on ne sait plus qui est qui maintenant que l’ancienne Ministre de la Culture, Mme Albanel, a été recrutée par Orange, preuve si besoin de son grand souci de l’intérêt général) ont tout fait pour tuer dans l’oeuf le secteur français de la musique en ligne. Seul survivant, Deezer vient de s’adosser à Orange, l’entreprise de Mme Albanel donc, bien connue pour sa capacité à innover.

Les autres sont tous morts ou presque (quelques acteurs de niches essaient de survivre mais pas de quoi permettre l’émergence d’un vrai secteur économique). Dernière victime en date, Jiwa, qui fonctionnait de manière un peu différente à celle de Deezer et qui ne manquait pourtant pas d’intérêt. Alors même qu’en Suède, Spotify est en train de démontrer que ce type de service peut avoir une réelle valeur ajoutée aussi bien pour l’auditeur que l’artiste.

Bilan ? Comme dirait M. Hortefeux – un autre grand homme d’état – “ils ont voulu faire les malins, ils ont pas fait les malins longtemps”.

Que faire face à tant de bêtise ? “N’ayez aucun complexe, téléchargez, téléchargez !” comme a pu le dire Nicolas Dupont-Aignan lors d’une des manifestations d’opposition à la loi HADOPI en 2009.

Vous trouverez le très intéressant récit des derniers évènements sur le blog  tenu par Fabrice Epelboin, ReadWriteWeb France:

- Ce que nous prépare l’ HADOPI qui veut s’intéresser à TOUTES les données que vous échangez à travers internet avec le Deep Packet Inspection (traduisez “Inspection approfondie des paquets de données”) ce qui revient à lire TOUT votre courrier avant de vous le remettre ou de l’envoyer à son destinataire.

- La situation du marché de la musique numérique en France après la mort de Jiwa, dernier acteur alternatif qui avait réussi à lever quelques millions d’euros pour se développer.

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Illustration de Geoffrey Dorne  – J’affiche.fr

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Union européenne : le coming-out de Borloo

2 août 2010

Debout la République vient de trouver un porte-parole inattendu dans l’enceinte même du Conseil des ministres ! La dernière édition du Canard enchaîné rapporte en effet ces propos qu’aurait tenus le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo :

Les instances bruxelloises de la concurrence sont dans l’obsession du démantèlement des champions industriels européens. Ce qui aboutit à leur fragmentation. Si on voulait faire aujourd’hui Airbus, on n’y parviendrait pas”.

Non, vous ne rêvez pas ! On croirait lire quasiment mot pour mot un passage du programme défendu par Debout la République lors des dernières élections européennes. Sauf qu’à cette époque, lorsque nous répétions inlassablement cela, on nous répondait que nous n’y connaissions rien, que nous étions à côté de la plaque.

Les temps auraient-ils changé ? Les langues se délieraient-elles enfin ? Auraient-ils tout simplement retrouvé la raison ?

Ne nous faisons pas d’illusion. Cette épisode de lucidité n’y changera pas grand chose. Car inverser le cours des choses exigerait un courage et une volonté dont ce gouvernement n’est sans doute pas capable.

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